Cinq militants pro-palestiniens veulent être jugés


le 10/09/2010

Henri Stoll, Jacques Muller, Guy Peterschmitt, Pierrine Olff-Rastegar et Yves Moulin. Photo Roger Struss

Henri Stoll, Jacques Muller, Guy Peterschmitt, Pierrine Olff-Rastegar et Yves Moulin. Photo Roger Struss

Lundi prochain, cinq prévenus seront jugés au tribunal correctionnel de Mulhouse pour incitation à la haine raciale ou envers un groupe en raison de sa religion. Il leur est reproché d’avoir distribué des tracts sur le parking de l’hypermarché Carrefour à Illzach, le 26 septembre 2009, appelant au boycott des produits provenant d’Israël.

Hier, cinq personnes, dont deux élus, ont signé à Colmar un courrier à destination du procureur de la République de Mulhouse pour demander à être « co-inculpés ». Il s’agit d’Henri Stoll, maire de Kay- sersberg, Jacques Muller, sénateur, Guy Peterschmitt, président de l’association France Palestine Solidarité du Haut-Rhin, Pierrine Olff-Rastegar, du Collectif judéo-arabe et citoyen pour la paix de Strasbourg, et Yves Moulin, du collectif Boycott 68 qui avait lancé l’opération de tractage.

Ce dernier a expliqué qu’il devait participer à la distribution ce fameux jour, mais qu’il était arrivé en retard… Les autres ont confié appeler également au boycott. « On veut corriger une injustice puisque nous faisons aussi ce que l’on reproche à nos camarades », ont-ils commenté en substance. Ils ont redit que ce boycott est un moyen « pacifique » pour lutter contre la « politique d’apartheid » d’Israël. Un moyen qui avait fait ses preuves il y a longtemps en Afrique du sud.

« Dérive sécuritaire »

Guy Peterschmidt a dénoncé « la dérive de la répression de l’expression des opinions en France ». « La dérive sécuritaire des amis de Sarkozy », a renchéri Henri Stoll. Jacques Muller a déclaré : « En tant que parlementaire, je rédige le droit. Or aujourd’hui, on est face à un état démocratique qui viole le droit, les résolutions des Nations Unies. Pour rétablir le droit, la justice, il faut mettre la pression, c’est le boycott. »

Les militants ont cité trois affaires similaires en Grande-Bretagne où les prévenus avaient été relaxés (pour avoir perturbé un concert du Quartet de Jérusalem ou s’être enchaînés dans un magasin d’une firme israélienne dont l’usine est implantée dans une colonie en Cisjordanie).

Henri Stoll s’est dit « confiant » dans la Justice française : « Je suis convaincu qu’ils seront relaxés. » Le courrier est parti hier en recommandé avec accusé de réception.

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En route vers un scénario de Troisième Guerre mondiale? Le rôle d’Israël dans le déclenchement d’une guerre contre l’Iran


Mondialisation.ca

La Troisième Guerre mondiale se prépare : Objectif Iran
par Michel Chossudovsky

1ère partie : La guerre planétaire

L’humanité est à un carrefour dangereux : la guerre contre l’Iran est à un « stade de préparation avancé » et des systèmes d’armes de haute technologie, incluant des ogives nucléaires, sont complètement déployés.

Cette aventure militaire est sur la planche à dessin du Pentagone depuis le milieu des années 1990. D’abord l’Irak, ensuite l’Iran, peut-on lire dans un document déclassifié de l’US Central Command.

L’escalade fait partie du programme militaire. Alors que l’Iran représente la prochaine cible, avec la Syrie et le Liban, ce déploiement militaire stratégique menace également la Corée du Nord, la Chine et la Russie.

Depuis 2005, les États-Unis et leurs alliés, incluant leurs partenaires de l’OTAN et Israël, ont été impliqués dans le vaste déploiement et le stockage de systèmes d’armes perfectionnés. Les systèmes de défense antiaérienne des États-Unis, des pays membres de l’OTAN et d’Israël sont totalement intégrés.

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Contre la logique du renoncement : développer la culture de la résistance


« Un jour de justice pour l’oppresseur est bien plus terrible qu’un jour d’injustice pour l’opprimé ». Imam Ali En France, nombreux sont ceux qui dressent le constat d’une solidarité avec le peuple palestinien s’exprimant en « dents de scie » : fort élan de solidarité lorsqu’un fait tragique se trouve à la Une de l’actualité puis essoufflement rapide de cet élan de solidarité lorsque le drame palestinien n’est plus en Une des journaux.

Le temps passant, nous vivons au rythme de ces intenses élans de solidarité portés par la ferveur populaire puis de ces moments de retombée où les expressions de solidarité avec le peuple palestinien sont avant tout portées par l’action de militants plus ou moins organisés. Ainsi, en l’espace de quelques mois, voire de quelques semaines, une manifestation en soutien à la Palestine peut drainer plusieurs dizaines de milliers de manifestants puis seulement quelques centaines.

Certains voient dans cette mobilisation en « dents de scie » l’expression de l’« affectivité » ou de l’« émotivité » de la communauté arabo-musulmane qui constitue, en grande partie, la base sociale du mouvement de solidarité avec la Palestine en France. L’incapacité à pérenniser les élans de solidarité liés à des évènements particuliers serait avant tout le résultat de l’« immaturité » politique de cette communauté.

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« Juifs, lobby juif »… Que peut-on dire ?


Les propos sur les juifs de Karel De Gucht, commissaire européen, vendredi, font des vagues, tout comme la couverture de l’affaire par « Le Soir ».


LOOS,BAUDOUIN

Mercredi 8 septembre 2010

Les propos de Karel De Gucht sur le poids du lobby juif aux États-Unis et sur les juifs en général, mais aussi, pour certains, la couverture de cette affaire par Le Soir ce samedi alimentent encore la polémique. Nous y revenons ce mercredi par le biais d’interviews que deux personnalités nous ont accordées : d’un côté, Maurice Sosnowski, président du CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique), et de l’autre Alain Gresh, du Monde diplomatique.

Rappelons brièvement que le commissaire européen belge réputé pour son franc-parler avait déclaré à la VRT vendredi qu’il ne fallait « pas sous-estimer le poids du lobby juif sur la colline du Capitole, le Parlement américain. C’est le groupe de pression le mieux organisé qui existe là-bas »; le libéral flamand ajoutait encore un jugement sur les juifs « même les laïques », qui « partagent la croyance d’avoir effectivement raison. Il n’est donc pas facile, même avec un juif modéré, d’avoir une discussion sur ce qui se passe au Proche-Orient. C’est une question très émotionnelle ».

Le Soir avait rapporté ces propos en posant la question – pas l’affirmation – : « Faut-il dire tout haut ce que “tout le monde” pense tout bas ? ». Cette phrase a ému certaines personnes et organisations qui nous ont fait part de leur questionnement.

Pour des raisons historiques compréhensibles et qu’il n’est pas nécessaire d’expliciter, les juifs ont le plus souvent une sensibilité à fleur de peau dès que surgit une mise en cause d’eux-mêmes comme groupe particulier.

Cela dit, on observe que les juifs israéliens, de leur côté, adoptent depuis longtemps une attitude plus décomplexée, et il n’est pas rare de lire dans la presse israélienne le rappel – satisfait ou même parfois déploré – de la puissance du lobby pro-israélien au Congrès américain à Washington (l’AIPAC, {American Israel Public Affairs Committee}).

Celui-ci ne fait pas mystère de ses réalisations et de son influence, qu’il vante notamment en long et en large sur son site [www.aipac.org->http://www.aipac.org%5D. Il n’est d’ailleurs pas insolite de trouver, que ce soit en Israël ou aux États-Unis, des constats dans la presse que les élus ou candidats américains craignent comme la peste de déplaire à l’AIPAC.

Enfin et par ailleurs, il est peu douteux qu’il n’y a pas, sur ce thème comme sur aucun autre, « un juif moyen », comme semble le croire Karel De Gucht dans sa fameuse interview à la VRT. Pas plus qu’il n’existe de « catholique moyen », de « Wallon moyen » ou de… « lecteur moyen ». La diversité des opinions parmi les juifs est même de notoriété publique. Le dicton juif est bien connu : « quand il y a deux juifs dans une pièce, il y a trois avis… ».

« Des propos maladroits… »

n.c.

Mercredi 8 septembre 2010

Alain Gresh, de la rédaction du mensuel Le Monde diplomatique, à Paris, est un spécialiste patenté du Proche-Orient (1).

Que pensez-vous de la polémique qui a éclaté après les propos du commissaire européen Karel De Gucht sur les juifs ?

Ses propos sont extrêmement maladroits car l’utilisation du terme « juif » doit être faite avec beaucoup de prudence. Notez qu’aux Etats-Unis l’expression « lobby juif » ne heurte personne. j’ai toujours été frappé par le fait que la presse communautaire juive américaine ne se gênait pas pour publier la liste des candidats ou des élus juifs. En Europe, une telle pratique entraînerait ipso facto l’accusation d’antisémitisme ! Il convient d’ailleurs de nuancer : le lobby juif est très divers, il comporte certes une partie de la communauté juive mais aussi, aux États-Unis, des chrétiens fondamentalistes et, en Europe, ce que j’appellerais des « occidentalistes » qui pensent qu’Israël est l’avant-garde de l’Occident au Proche-Orient.

Par ailleurs, il ne faudrait pas non plus négliger le fait qu’Israël lui-même entretient une certaine ambiguïté. Voilà un État qui se définit lui-même comme un « Etat juif », qui dit de lui-même qu’il est l’État de tous les juifs dans le monde.

L’article du « Soir » qui relatait les propos de Karel De Gucht samedi dernier posait la question de savoir si l’ex-ministre belge des Affaires étrangères ne disait pas en fait « tout haut ce que beaucoup de monde pense tout bas » à propos d’Israël…

On dira aussi que cette formulation est maladroite, et bien trop schématique. Il convient d’être vigilant dans l’expression. Sur l’antisémitisme européen proprement dit, on remarquera qu’il n’a pas disparu, que certains croient encore que « les juifs » exercent une puissance occulte, etc., mais en revanche, tous les sondages d’opinion le prouvent, il est devenu une posture politique extrêmement minoritaire.

Utiliser l’expression « lobby juif » déclenche néanmoins en Europe presque mécaniquement l’accusation d’antisémitisme…

Oui, je l’ai dit, cette question de vocabulaire renvoie à des pratiques culturelles puisqu’aux États-Unis on n’observe pas du tout cette tendance. Chez nous, on n’a pas les mêmes pratiques des lobbies, qu’ils soient juif, des armes, de l’automobile ou autre. Cependant, je remarque que ceux qui bondissent pour fustiger l’expression sont souvent les mêmes qui parlent d’un « État juif », Israël, avec lequel ils disent entretenir une relation particulière.

Certains, parmi ceux-là, sont aussi prompts à brandir l’accusation d’antisémitisme lorsque des propos ou un texte se permettent de critiquer Israël, vous le savez trop bien…

C’est comme un syllogisme d’apparence implacable : il y a critique contre l’État juif, contre l’État des juifs, donc critique contre les juifs. C’est un raccourci extraordinaire puisqu’en réalité la critique en question concerne la politique d’Israël, cette occupation des territoires qui dure depuis plus de quarante ans. On devrait plutôt s’étonner de la mansuétude dont jouit Israël aux États-Unis et en Europe alors que cet État bafoue la légalité internationale notamment en se moquant de dizaines de résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. n

Propos recueillis par

BAUDOUIN LOOS

(1) Alain Gresh publie justement un nouvel essai intitulé De quoi la Palestine est-elle le nom ? qui paraît aux éditions LLL le 15 septembre.

« Barroso doit licencier De Gucht »

Mercredi 8 septembre 2010

Maurice Sosnowski, médecin anesthésiste de son état, est depuis quelques mois le nouveau président du CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique). La polémique sur les propos de Karel De Gucht le fait sortir de ses gonds.

Pouvez-vous résumer les critiques du CCOJB condamnant l’interview du commissaire belge…

Quand l’on parle de lobby juif aux États-Unis, où la pratique du regroupement des citoyens pour défendre leurs intérêts est reconnue par la Constitution, cela n’a pas le même caractère péjoratif qu’ici. Pourtant, cela évolue : il y a même des lobbies pro-palestiniens au Parlement européen, que je sache. Ce qui est inadmissible, ce sont les propos que je qualifie d’antisémites de M. De Gucht sur « les juifs », en général, qui pensent qu’ils ont toujours raison, etc. : il stigmatise totalement de cette manière un groupe, les juifs, cela au lieu d’avoir des propos rassembleurs et humanistes qu’on attendrait d’un commissaire européen.

J’ai demandé une réunion urgente de la cellule de crise du Centre pour l’égalité des chances, car je considère qu’on verse là dans l’incitation à la haine.

J’estime que M. Barroso, s’il avait le sens des responsabilités par rapport aux valeurs morales qu’il incarne comme président de la Commission européenne, devrait licencier M. De Gucht sur-le-champ ! Ce dernier ignore-t-il qu’au sein des communautés juives de la diaspora et en Israël même, des débats très vifs ont lieu sur le Proche-Orient ?

Il a donc tort sur le fond et sur la forme quand il affirme qu’on ne peut discuter de ce sujet avec les juifs. J’insiste sur le fait que la communauté juive est outrée, elle se sent abandonnée, et je ne cache pas que je n’ai reçu aucun appui des partis politiques malgré mon appel en ce sens.

L’article du « Soir » vous inspire le même réflexe de défiance ?

J’ai été tout de suite surpris par le titre plutôt « sympa » : « De Gucht brave les tabous ». Et par la question posée de savoir s’il avait dit ce que tout le monde pensait tout bas. Cela m’inquiète.

Quand on voit les débordements sur certains blogs, où l’on lit que De Gucht a raison, cela m’inquiète aussi. Tout comme quand on apprend que le Cercle du Libre Examen à l’ULB va bientôt diffuser un film pestilentiel à la gloire de l’« humoriste » Dieudonné, un personnage maintes fois condamné pour ses dérives antisémites.

Cela me rappelle cette manifestation anti-israélienne devant la banque Dexia où des gens s’étaient affublés en juifs au nez crochus et buveurs de sang d’enfants palestiniens. Cette année et en Belgique !

Comment voulez-vous que les juifs se sentent encore à l’aise et intégrés dans notre pays ?

A l’inverse, certains milieux stigmatisent toute critique contre Israël, qualifiant leurs auteurs d’antisémites…

Il existe une claire tendance à la dérive de l’antisionisme vers l’antisémitisme, cela même dans des pays épargnés jusqu’ici comme en Scandinavie. Nous nous en inquiétons. En revanche, je n’ai aucun problème à parler de J Street (un jeune lobby juif pro-paix à Washington, NDLR), de J Call (un appel de juifs européens critiquant la colonisation juive des territoires occupés, NDLR) ou de toute critique constructive d’Israël. Ce qui n’est pas admissible, par contre, c’est la remise en cause de l’existence même de l’Etat d’Israël comme on peut le lire dans certains blogs, lesquels reprennent finalement l’antienne du Hamas, qui nie le droit à l’existence d’un Etat juif et par là même ne laisse pas d’autre alternative que la guerre. n Propos recueillis par

B. L.

Lettre-pétition « Moi aussi je boycotte ! »


08 août 2010

Moi aussi, je boycotte !

Déclaration au Président du Tribunal correctionnel de Mulhouse

Lettre-Pétition  » Moi aussi je boycotte ! «  Elle sera remise au Président du tribunal le jour du procès.

Monsieur le Président,

Je soussigné(e)demeurant (rue,code postal, ville) … m’adresse à vous, pour vous informer que je participe au boycott des produits de l’occupant israélien des territoires palestiniens, et refuse ainsi de me rendre complice des crimes commis par l’Etat d’Israël contre un peuple sans défense, et en violation totale du Droit International dont le droit humanitaire.

Je l’avoue, je participe au boycott des produits de ce pays aujourd’hui guerrier, conquérant et oppresseur. Je l’avoue, c’est de toute ma voix et de tout mon cœur que je participe à cet acte de résistance, qui est un acte pacifique et raisonné.

J’élève ainsi ma voix contre l’indignité des crimes commis, et contre la colonisation par l’Etat d’Israël de la Palestine.

Face à l’inertie des autorités françaises et européennes, qui se refusent à prendre des sanctions à l’encontre d’un Etat qui commet des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, j’estime qu’il est de mon devoir moral de porter assistance à un peuple en danger. Face à une colonisation qui se poursuit depuis des décennies, en violation de nombreuses résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies, face à la construction d’un mur jugé illégal par la Cour de Justice Internationale de la Haye, à l’emprisonnement et à l’assassinat de milliers de femmes d’hommes et d’enfants, je réponds à l’appel lancé par la société civile palestinienne, en participant à la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanction (BDS) visant l’occupant israélien et les entreprises qui s’y associent.

Comme pour l’Afrique du Sud du régime d’apartheid, le boycott, dans le cadre de cette campagne, me semble le seul moyen pacifique de faire respecter les droits de l’homme et le droit international, sans lesquels nous sommes menacés par la loi du plus fort, c’est à dire la barbarie. C’est dans cet esprit que je participe à cette campagne et que  j’appelle mes concitoyens à y participer.

Je cesserai de boycotter l’Etat d’Israël et ses produits quand il cessera de boycotter le peuple palestinien, de l’emmurer, de le priver de ses droits fondamentaux, de nourriture, de travail, de libre circulation, et de son droit à l’auto-détermination.

J’apprends que cinq militants du Collectif Boycott 68 sont convoqués devant le Tribunal correctionnel de Mulhouse. Je constate qu’aucun acte de violence, de dégradation ou de pression sur les personnes relatif à l’action du 26 septembre 2009, n’a été signalé.

Pour faire valoir ce que de droit lors de l’audience du tribunal correctionnel le 13 septembre 2010 concernant l’assignation des cinq militants du Collectif Boycott 68.

Dater, signer et envoyer à Trichine 33 bd de l’Europe 68100 Mulhouse

ou par mail (indiquer l’adresse internet en bas de la lettre et envoyer à COLLECTIF_BOYCOTT68@yahoo.fr )

Posté par palestine68 à 18:43 –

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Meurtre Hariri : Saad Hariri dit avoir commis une « erreur » en accusant la Syrie


lundi 6 septembre 2010, par La Rédaction

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a affirmé avoir commis une « erreur » en accusant la Syrie d’être derrière l’assassinat de son père Rafic Hariri, dans une interview publiée lundi dans le quotidien arabe A-Sharq Al-Awsat.
« A un moment donné, nous avons commis des erreurs. Nous avons accusé la Syrie d’avoir assassiné le Premier ministre martyr. Il s’agissait d’une accusation politique, et cette accusation politique n’est plus à l’ordre du jour », a déclaré M. Hariri.
« Il y a une cour qui fait son travail, et de notre côté nous devons réexaminer ce qui s’est passé », a-t-il dit en allusion au Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de l’enquête sur cet assassinat et créé en 2007 par une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU.
Rafic Hariri, ancien Premier ministre devenu opposant à l’hégémonie de Damas au Liban, a été tué avec 22 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth le 14 février 2005.
A cette époque, Saad Hariri et ses alliés avaient accusé le régime en Syrie, qui exerçait alors une tutelle sur son petit voisin, d’être à l’origine de ce meurtre, ce que Damas a toujours nié.
Deux mois après ce drame qui a plongé le Liban dans une crise politique aiguë et sous la pression de l’opposition libanaise et de la communauté internationale, la Syrie a été contrainte de retirer ses troupes du Liban après trois décennies de présence.
Le camp de M. Hariri avait aussi accusé la Syrie d’avoir planifié l’assassinat de plusieurs personnalités libanaises anti-syriennes, dont un ministre et trois députés, après celui de l’ex-Premier ministre.
Le « travail du TSL n’a rien à voir avec des accusations politiques hâtives. Il y a une enquête et un tribunal qui ne se soucie que de preuves », a encore dit Saad Hariri. Il a fait allusion à de « faux témoins » qui ont « détruit les relations entre la Syrie et le Liban et politisé l’assassinat », ajoutant qu’une « nouvelle page a été ouverte dans ces relations depuis la formation du gouvernement libanais ».
Propulsé dans l’arène politique après l’assassinat de son père, Saad Hariri n’avait jamais eu de contacts officiels avec le régime syrien jusqu’à la formation de son gouvernement fin 2009. Depuis il a effectué cinq visites en Syrie et le président syrien Bachar el-Assad est venu une fois au Liban.
« Nous avons procédé à une réévaluation de nos erreurs commises vis-à-vis de la Syrie et qui ont porté atteinte au peuple syrien et aux relations entre les deux pays », a encore dit le Premier ministre libanais.
En août dernier, le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a accusé Israël d’être derrière l’assassinat de Rafic Hariri. En juillet, il avait dit s’attendre à ce que le TSL accuse des membres de son parti d’implication dans ce meurtre.
La date de publication de l’acte d’accusation n’a pas encore été précisée.
Les deux premiers rapports de la commission d’enquête de l’ONU sur cet assassinat avaient conclu à des « preuves convergentes » mettant en cause les renseignements syriens et libanais.

***

Vers une reconstitution du meurtre de Rafic Hariri en Gironde ?
Une reconstitution de l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais Rafic Hariri, tué dans un attentat à Beyrouth le 14 février 2005, aura lieu fin septembre dans un camp militaire de Gironde, écrit samedi le Figaro sur son site internet.
Les préparatifs ont commencé en juin dans le camp de Captieux, au sud de Bordeaux, avec la visite d’un spécialiste français en matière d’explosifs, membre de l’équipe d’enquêteurs du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé de l’investigation, écrit Lefigaro.fr.
Des portions de la rue empruntée par Rafic Hariri, qui a été tué avec 22 autres personnes, ont été reconstituées.
Etalé sur près de 10.000 hectares, le CTPE (Champ de tir et polygone d’essai) de Captieux est l’un des plus grands champs de tir d’Europe et le plus grand de France.
Une cinquantaine de personnes civiles et militaires travaillent en permanence sur le site, rattaché à la base aérienne de Mont-de-Marsan, qui se trouve à cheval sur les départements de la Gironde et des Landes.
Le Tribunal spécial pour le Liban n’a prononcé aucune inculpation depuis son installation en mai 2007 par le Conseil de sécurité des Nations unies.

(Lundi, 06 septembre 2010 – Avec les agences de presse)

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Sarkozy à nouveau « trou du cul » du web


Rédaction en ligne

le Soir du lundi 06 septembre 2010, 12:56

Nicolas Sarkozy est à nouveau victime depuis ce week-end d’un « google bombing », un référencement sauvage qui fait apparaître sa page Facebook en tête des résultats Google liés aux mots-clés « trou du cul ».

Sarkozy  à nouveau « trou du cul » du web

Le phénomène ne dure jamais plus de quelques jours, mais il fait mal à la com’. Le président français, dont le gouvernement entame une semaine périlleuse (retraites, sécurité) après des semaines difficiles (affaire Bettencourt, Roms), n’avait pas besoin de ça. Un « Google bombing ». Relevant plus de la mauvaise blague que du piratage, ce phénomène fait correspondre un mot-clé et un résultat à priori peu cohérents. « Trou du cul » et l’adresse de la page Facebook de Nicolas Sarkozy, par exemple.

Comment ça ? Par l’action conjuguée de sites internet et d’internautes : plus ils sont nombreux à associer le mot-clé et l’adresse choisis, et plus le système d’exploitation de Google fait remonter cette référence dans la hiérarchie de ses résultats. « Parfois, en faisant appel à cette pratique, des farceurs peuvent générer des résultats étranges », a tenu à souligner Google dans un communiqué. « Dans ce cas précis, un certain nombre de webmestres ont utilisé l’expression en question pour pointer vers la page Facebook de Nicolas Sarkozy, la faisant ainsi remonter parmi les résultats de recherches liés à cette requête ». « Nous ne soutenons pas cette pratique, ni aucune autre visant à altérer l’intégrité de nos résultats de recherche, mais en aucun cas cette pratique n’affecte la qualité générale de notre moteur de recherche dont l’impartialité reste, comme toujours, au centre de notre action », a souligné Google.

Le moteur de recherche indique que ses résultats « sont générés par un algorithme qui classe, entre autres, les pages web en tenant compte de la relative popularité des sites qui pointent vers ces pages », comme il l’avait déjà expliqué en juillet 2009, alors que le président français était la cible de la même pratique, qui renvoyait vers le site de sa campagne (sarkozy.fr).

(avec afp)

Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre


Part 3/3
René Naba

Paris, le 16 août 2010

V- Les Etats-Unis, une justice «à la carte», la France, une suspicion légitime

La justice pénale internationale, dont l’avènement avait été salué comme annonciateur d’une ère nouvelle est, ainsi, d’emblée, obérée par sa sélectivité et ses immunités, en un mot par sa partialité. Les Etats-Unis, un des tortionnaires majeurs de l’époque contemporaine, le maître d’œuvre des tortures de la base américaine de Guantanamo (Cuba), de Bagram (Afghanistan) et d’Abou Ghraib (Irak), de même qu’Israël, considéré par une fraction importante de l’opinion publique mondiale comme «l’Etat voyou N°1» de la scène internationale, n’ont pas souscrit au traité fondateur de la Cour pénale internationale. Ils disposent de ce fait d’un privilège de juridiction qui leur confère une sorte d’immunité régalienne les plaçant à l’abri des poursuites, héritage de l’ancien «régime des capitulations» de l’empire ottoman.

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Les groupes armés de la résistance palestinienne annoncent de nouvelles attaques


vendredi 3 septembre 2010 – 18h:19

Al Jazeera

Treize organisations palestiniennes ont menacé de lancer de nouvelles attaques, au moment même où débutent des discussions directes entre Israël et l’Autorité de Ramallah à Washington.

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Photo : EPA

Les combattants du Hamas ont menacé de lancer une nouvelle vague d’attaques contre Israël, après que des dirigeants palestiniens et israéliens aient entamé des [soi-disant] négociations de paix directes à Washington.

Les dirigeants du Hamas ont précisé que 13 différents groupes armés, dont eux-mêmes et le Jihad islamique, vont unir leurs forces pour lancer « des attaques plus efficaces » contre l’occupant israélien.

L’appel est intervenu après que Mahmoud Abbas, l’ex-président palestinien, et Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien, aient tenu ce jeudi leur première séance de pourparlers directs, plus de de deux ans après un sommet parrainé par les Etats-Unis dans la capitale américaine.

« Inutilité » des négociations

Un porte-parole des Brigades Ezzedeen Al-Qassam, l’aile militaire du mouvement Hamas, a rejeté ce vendredi les pourparlers, les qualifiant d’« inutiles ».

Abu Obaida a fait cette déclaration lors d’une courte conférence de presse dans la ville de Gaza, où il était escorté de plusieurs autres hommes masqués en treillis militaires.

« Nous rejetons totalement le nouveau dérapage de l’Autorité de Ramallah qui va participer à cette série de négociations inutiles, qui ne sont qu’une couverture pour l’agression sioniste contre notre peuple », a déclaré Obaida.

Il a également dit que la « résistance » succéderait à ces pourparlers.

« Nous ne permettrons pas à ces négociations de se dérouler, et la résistance répondra d’une voix forte à ce marchandage de notre territoire », a-t-il ajouté.

Netanyahu et Abbas ont eu des discussions avec l’administration américaine, suivies aussi par Hosni Moubarak, le président égyptien, et le roi Abdallah II de Jordanie.

Ce jeudi, Netanyahu et Abbas ont convenu de continuer à discuter et de trouver un cadre général pour un accord définitif.

Sabri Saidam, un membre du Conseil révolutionnaire du Fatah à Ramallah, a déclaré à Al Jazeera que le comité central du Fatah soutenait des pourparlers directs à condition qu’ils aboutissent à « des résultats justes et positifs ».

« Deux décennies de négociations qui n’ont donné aucun résultat vont certainement créer une atmosphère d’inquiétude, qui ne touche pas seulement les organisations palestiniennes, mais aussi la société palestinienne dans son ensemble. Donc, ne vous attendez pas un soutien unanime pour de telles négociations », a-t-il encore déclaré.

« Ces négociations ne peuvent pas continuer sans l’implication des organisations palestiniennes au sens large. Pour qu’une formule de paix puisse l’emporter, il faut gagner un consensus accepté par toutes les organisations, dans leur intégralité. »

Abbas « en difficulté »

Mais Ahmed Yousef, ministre adjoint des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, a déclaré à Al Jazeera que les Palestiniens n’étaient pas derrière Abbas.

« Ce n’est pas la bonne façon de tenir des pourparlers, nous savons qu’Abbas est en grande difficulté. Il a été obligé de suivre les directives des Américains et venir à Washington et, malheureusement, les Arabes qui devraient le soutenir ont été désignés par les États-Unis, » dit-il.

« Abbas agit mal et c’est ce que la plupart des Palestiniens disent. »

Le Hamas contrôle la bande de Gaza, l’un des deux territoires qui sont censés faire partie d’un futur Etat palestinien.

Il exerce un droit de veto virtuel sur un accord et n’a donné aucune indication qu’il accepterait un accord obtenu avec Israël par Abbas, lequel dirige un gouvernement rival en Cisjordanie.

Abbas a déclaré à plusieurs reprises qu’il soumettrait un accord de paix à un référendum national, un consultation qui comprendrait la population de Gaza. Un vote en faveur de la paix appliquerait une forte pression sur le Hamas afin qu’il accepte la volonté du peuple palestinien.

Les commentaires faits ce jeudi par le Hamas surviennent après la mort de quatre colons israéliens, dont une femme enceinte, dans une fusillade près de la ville d’Al Khalil [Hébron] en Cisjordanie. Le Hamas a revendiqué la responsabilité de cette attaque.

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