Delanoë pris à partie pour son apologie de l’occupation israélienne


« Invité par le maire de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat, le maire de Paris a dû faire face aux questions de jeunes défenseurs de la cause palestinienne

Tout était pourtant prévu pour que la rentrée politique de la section PS de Bourg soit une fête, hier soir à la MJC. Musique, toasts, décorations en rouge et noir avec la rose et le poing… Même la qualité de l’invité d’honneur promettait un feu d’artifice d’intelligence et de pertinence socialiste. Bertrand Delanoë, maire de Paris, l’un des chouchous des Français, l’un des présidentiables au sein de la planète gauche, avait répondu à l’invitation de son ami Jean-François Debat, maire de Bourg, vice-président de la Région. Et cela malgré la grève des trains.

Un joli programme, mais chamboulé à l’arrivée par de jeunes défenseurs de la cause palestinienne. Parfaitement organisés, installés aux points stratégiques de la grande salle, ils ont interpellé à tour de rôle l’élu parisien sur la situation politique en Israël et en Palestine « . (….) »

Exposition photo: Enfants de Palestine, un souffle de liberté


 

Sidney Bovy, un photographe et participant du projet 3TA 2009, nous expose sa collection de photos inédites prises en Palestine.

De nombreux intervenants ont répondu à l’appel afin de venir témoigner, discuter et expliquer la situations des enfants dans les territoires palestiniens occupés en Cisjordanie et à Gaza.

Vendredi 22 octobre

  • 12h : Ouverture de l’expo
  • 17h30-18h30 : Projection de film sur des enfants
  • 18h30 : Mot du photographe (Enfants de Palestine : un souffle de liberté) et du Président de GP ; « drink » de présentation et d’ouverture
  • 19h30 : mise en ordre (ventes d’objets, thé, gâteaux etc)

Samedi 23 octobre

  • 12h30 : Ouverture au public
  • 14h00 : Début de conférence (brève présentation de GP)
  • Conférence sur « Les enfants palestiniens à l’épreuve de l’occupation » en deux parties
  • 1ière partie « Troubles psychologiques et soins de santé » : 14-15h30

 

3 intervenants : Marc Abramowicz (psychologue) ; Françis Martens (psychanalyste) ; Valérie Alaluf (médecin)

 

Projection du film sur les enfants sourds et muets de Gaza

Témoignages de terrain et exposé théorique sur les csq traumatiques et somatiques que peuvent avoir une situation de conflit sur la santé mentale et physique des enfants.
20 min de film, 15 min par intervenants, plus un débat (questions-réponses)

 

15h30-16h30 : pause thé ; café ; mot du photographe
2ième partie « enfants prisonniers politiques et la convention des droits de l’enfant » 16h30-18h00

 

3 intervenants : Dominique Cattry et Benoit Vankersbielck (Communauté française et Dei Palestine) ; Hélène Crokart (avocate)
Film Defence Children Interlation

 

Menacé de mort pour avoir critiqué Israël


Depuis qu’il est intervenu lors d’un débat sur la liberté d’expression, Souhail Chichah est menacé de mort, calomnié et diffamé pour ses critiques envers l’Etat d’Israël. Est-il permis d’avoir un avis sur Israël ? Si oui, c’est au péril de sa vie !

Stéphane Lejoi

 

Peut-on encore parler d’Israël sans être taxé d’antisémitisme ? Non, selon le CCOJB.

Le 20 septembre dernier à l’Université libre de Bruxelles avait lieu une conférence sur la liberté d’expression organisée par le Cercle du Libre–Examen. Parmi les intervenants, Souhail Chichah, chercheur en économie à l’ULB. Depuis, celui-ci est menacé de mort, calomnié et diffamé pour avoir critiqué l’Etat d’Israël comme un « Etat raciste, colonial et ségrégationniste ». Ceux qui l’accusent ? Des personnalités et organisations juives particulièrement connues pour leur soutien à l’Etat d’Israël.

Plus que ce qui s’est passé pendant la conférence, c’est ce qui s’est passé après qui interpelle. Viviane Teitelbaum (député bruxelloise du Mouvement Réformateur) détourne le lendemain les propos de Souhail Chichah pour lui faire dire que « les Juifs venus des pays de l’Est pour fuir les nazis étaient « sales ». Il tient des propos vomitifs sur la Shoah, mais surtout il hait Israël. » Maurice Sosnowski, professeur à l’ULB et président du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), ajoute que se développe à l’ULB la « haine du juif » et qu’il a « honte qu’un assistant de notre université soit autorisé à gaver ses étudiants de propos haineux »1.

Toutes les personnes qui souhaitent se faire un avis sur ces allégations peuvent visionner la conférence en ligne2.

Depuis, la haine de certaines personnalités et organisations juives se déchaîne contre Souhail Chichah. Signalons qu’aucune plainte n’a été déposée concernant les propos qu’il a tenus lors de cette conférence. C’est plutôt dans le registre des menaces que ses détracteurs ont choisi d’agir.

D’abord, une campagne de diffamation, le qualifiant d’« antisémite et de négationniste ». À l’ULB, des pressions demandent « des mesures » (entre les lignes : le licenciement) contre Souhail Chichah. Des menaces de mort lui ont été envoyées par courrier anonyme, tel « morpion islamiste, ton heure est venue », ou encore « un musulman, une balle ; toi, dix ! »3. Comme on peut le voir, celui qui est accusé de haine raciale en est en fait la victime !

Le 4 octobre au matin, il échappe à une tentative d’agression au couteau devant son domicile. Et finalement, le 8 octobre, il est convoqué à la police pour répondre d’une plainte anonyme pour incitation à la haine raciale pour un texte écrit il y a des mois, intitulé « De la hiérarchie des races en Belgique », où il dénonce justement les dérives racistes. Mis sous une telle pression, il n’est plus aujourd’hui en mesure d’assumer ses activités professionnelles.

Dan Van Raemdonck, ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), réagit à la campagne d’intimidation contre Souhail Chichah : « Je suis juif, je n’aime donc certainement pas les antisémites. Ce n’est pas parce qu’on critique la politique d’Israël qu’on est antisémite. Je connais Souhail Chichah, c’est un chercheur qui n’a pas une vision haineuse, mais qui réfléchit au mieux vivre ensemble, à la bonne entente entre les communautés pour que les groupes ne se replient pas sur eux-mêmes. »

Est-il possible de critiquer Israël ?

Les organisations qui l’attaquent4 sont connues pour leur défense de la politique d’Israël. Si Souhail Chichah est aujourd’hui attaqué, c’est pour avoir dit lors de la conférence que l’État d’Israël est un État « raciste, ségrégationniste et colonial ». L’expression d’une opinion sur la politique guerrière d’Israël serait-elle maintenant interdite ? Peut-on encore parler d’Israël sans être taxé d’antisémitisme ? (Voir cadre)

Dans un État démocratique, Souhail Chichah comme tout citoyen doit pouvoir dire ce qu’il pense de la politique d’Israël. Que l’État hébreu est un état raciste, car il n’attribue pas les mêmes droits à sa population selon son origine. Ne peut-on pas remettre en question Israël à la lumière des discriminations que les non-juifs subissent ? Et ne peut-on dire qu’Israël est un état colonial ?

Amnesty International déclarait en 2007 : « Les lois discriminatoires et les mesures empêchant ou restreignant l’entrée dans les Territoires Palestiniens occupés des époux de Palestiniens, ont été fortement renforcées en 2006, interdisant toute possibilité de vie familiale aux Palestiniens qui épousent des personnes venues de l’extérieur des Territoires Palestiniens occupés.5» Pourtant, les colons, eux, illégalement installés, n’ont « aucune difficulté à obtenir pour leur conjoint l’autorisation d’entrer et de résider avec eux ». Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres du caractère raciste d’Israël.

La section de Comac-ULB, le mouvement des jeunes du PTB, réagit dans son bulletin d’information, et montre le caractère colonial d’Israël : « Il faut pouvoir s’insurger contre l’impunité d’un État qui, depuis 1947, ne viole pas moins de 34 résolutions de l’ONU. Il faut pouvoir continuer à condamner la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie, le morcèlement des territoires palestiniens, les expropriations forcées et destructions d’habitations, la construction du mur de séparation, l’annexion de Jérusalem-Est, la négation du droit au retour des réfugiés, le blocus contre Gaza… »

Antisémitisme et antisionisme

L’antisémitisme est le racisme à l’égard des juifs. Le négationnisme, qui consiste à nier ou à minimiser fortement l’importance du génocide contre les juifs pratiqué par l’Allemagne nazie et l’existence des chambres à gaz en particulier, en est une figure courante. Tous deux sont aujourd’hui condamnés par la loi belge.

L’antisionisme désigne l’opposition politique au projet sioniste visant la construction et l’expansion d’un État juif en Palestine. L’antisionisme refuse l’existence d’Israël en tant qu’État juif sur un territoire qui comporte près d’un quart de citoyens non juifs et dénonce les discriminations dont sont victimes ces minorités.

L’antisémitisme est un racisme, l’antisionisme est un anticolonialisme et un antiracisme.

Le soutien à Souhail Chichah s’organise

Une pétition s’est lancée « contre l’intimidation intellectuelle à l’ULB » pour inciter l’ULB à réhabiliter Souhail Chichah. Elles existent en version papier et internet. La version papier tourne dans les auditoires et via différents stands organisés par Comac. Vous pouvez la signer online : http://8387.lapetition.be Elle sera remise le … octobre aux Autorités de l’ULB.

 

 

1.http://www.ccojb.be/publications/communiques/lettreouverteauconseildadministrationdelulbdemauricesosnowski/

2.http://www.youtube.com/watch?v=jWCHjReJed8&feature=related

3. La Libre Belgique 14 octobre 2010

4. Le Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique, le Centre communautaire laïc juif, l’Union des Étudiants juifs de Belgique et l’European Union of Jewish Students

source