Menacé de mort pour avoir critiqué Israël


Depuis qu’il est intervenu lors d’un débat sur la liberté d’expression, Souhail Chichah est menacé de mort, calomnié et diffamé pour ses critiques envers l’Etat d’Israël. Est-il permis d’avoir un avis sur Israël ? Si oui, c’est au péril de sa vie !

Stéphane Lejoi

 

Peut-on encore parler d’Israël sans être taxé d’antisémitisme ? Non, selon le CCOJB.

Le 20 septembre dernier à l’Université libre de Bruxelles avait lieu une conférence sur la liberté d’expression organisée par le Cercle du Libre–Examen. Parmi les intervenants, Souhail Chichah, chercheur en économie à l’ULB. Depuis, celui-ci est menacé de mort, calomnié et diffamé pour avoir critiqué l’Etat d’Israël comme un « Etat raciste, colonial et ségrégationniste ». Ceux qui l’accusent ? Des personnalités et organisations juives particulièrement connues pour leur soutien à l’Etat d’Israël.

Plus que ce qui s’est passé pendant la conférence, c’est ce qui s’est passé après qui interpelle. Viviane Teitelbaum (député bruxelloise du Mouvement Réformateur) détourne le lendemain les propos de Souhail Chichah pour lui faire dire que « les Juifs venus des pays de l’Est pour fuir les nazis étaient « sales ». Il tient des propos vomitifs sur la Shoah, mais surtout il hait Israël. » Maurice Sosnowski, professeur à l’ULB et président du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), ajoute que se développe à l’ULB la « haine du juif » et qu’il a « honte qu’un assistant de notre université soit autorisé à gaver ses étudiants de propos haineux »1.

Toutes les personnes qui souhaitent se faire un avis sur ces allégations peuvent visionner la conférence en ligne2.

Depuis, la haine de certaines personnalités et organisations juives se déchaîne contre Souhail Chichah. Signalons qu’aucune plainte n’a été déposée concernant les propos qu’il a tenus lors de cette conférence. C’est plutôt dans le registre des menaces que ses détracteurs ont choisi d’agir.

D’abord, une campagne de diffamation, le qualifiant d’« antisémite et de négationniste ». À l’ULB, des pressions demandent « des mesures » (entre les lignes : le licenciement) contre Souhail Chichah. Des menaces de mort lui ont été envoyées par courrier anonyme, tel « morpion islamiste, ton heure est venue », ou encore « un musulman, une balle ; toi, dix ! »3. Comme on peut le voir, celui qui est accusé de haine raciale en est en fait la victime !

Le 4 octobre au matin, il échappe à une tentative d’agression au couteau devant son domicile. Et finalement, le 8 octobre, il est convoqué à la police pour répondre d’une plainte anonyme pour incitation à la haine raciale pour un texte écrit il y a des mois, intitulé « De la hiérarchie des races en Belgique », où il dénonce justement les dérives racistes. Mis sous une telle pression, il n’est plus aujourd’hui en mesure d’assumer ses activités professionnelles.

Dan Van Raemdonck, ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), réagit à la campagne d’intimidation contre Souhail Chichah : « Je suis juif, je n’aime donc certainement pas les antisémites. Ce n’est pas parce qu’on critique la politique d’Israël qu’on est antisémite. Je connais Souhail Chichah, c’est un chercheur qui n’a pas une vision haineuse, mais qui réfléchit au mieux vivre ensemble, à la bonne entente entre les communautés pour que les groupes ne se replient pas sur eux-mêmes. »

Est-il possible de critiquer Israël ?

Les organisations qui l’attaquent4 sont connues pour leur défense de la politique d’Israël. Si Souhail Chichah est aujourd’hui attaqué, c’est pour avoir dit lors de la conférence que l’État d’Israël est un État « raciste, ségrégationniste et colonial ». L’expression d’une opinion sur la politique guerrière d’Israël serait-elle maintenant interdite ? Peut-on encore parler d’Israël sans être taxé d’antisémitisme ? (Voir cadre)

Dans un État démocratique, Souhail Chichah comme tout citoyen doit pouvoir dire ce qu’il pense de la politique d’Israël. Que l’État hébreu est un état raciste, car il n’attribue pas les mêmes droits à sa population selon son origine. Ne peut-on pas remettre en question Israël à la lumière des discriminations que les non-juifs subissent ? Et ne peut-on dire qu’Israël est un état colonial ?

Amnesty International déclarait en 2007 : « Les lois discriminatoires et les mesures empêchant ou restreignant l’entrée dans les Territoires Palestiniens occupés des époux de Palestiniens, ont été fortement renforcées en 2006, interdisant toute possibilité de vie familiale aux Palestiniens qui épousent des personnes venues de l’extérieur des Territoires Palestiniens occupés.5» Pourtant, les colons, eux, illégalement installés, n’ont « aucune difficulté à obtenir pour leur conjoint l’autorisation d’entrer et de résider avec eux ». Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres du caractère raciste d’Israël.

La section de Comac-ULB, le mouvement des jeunes du PTB, réagit dans son bulletin d’information, et montre le caractère colonial d’Israël : « Il faut pouvoir s’insurger contre l’impunité d’un État qui, depuis 1947, ne viole pas moins de 34 résolutions de l’ONU. Il faut pouvoir continuer à condamner la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie, le morcèlement des territoires palestiniens, les expropriations forcées et destructions d’habitations, la construction du mur de séparation, l’annexion de Jérusalem-Est, la négation du droit au retour des réfugiés, le blocus contre Gaza… »

Antisémitisme et antisionisme

L’antisémitisme est le racisme à l’égard des juifs. Le négationnisme, qui consiste à nier ou à minimiser fortement l’importance du génocide contre les juifs pratiqué par l’Allemagne nazie et l’existence des chambres à gaz en particulier, en est une figure courante. Tous deux sont aujourd’hui condamnés par la loi belge.

L’antisionisme désigne l’opposition politique au projet sioniste visant la construction et l’expansion d’un État juif en Palestine. L’antisionisme refuse l’existence d’Israël en tant qu’État juif sur un territoire qui comporte près d’un quart de citoyens non juifs et dénonce les discriminations dont sont victimes ces minorités.

L’antisémitisme est un racisme, l’antisionisme est un anticolonialisme et un antiracisme.

Le soutien à Souhail Chichah s’organise

Une pétition s’est lancée « contre l’intimidation intellectuelle à l’ULB » pour inciter l’ULB à réhabiliter Souhail Chichah. Elles existent en version papier et internet. La version papier tourne dans les auditoires et via différents stands organisés par Comac. Vous pouvez la signer online : http://8387.lapetition.be Elle sera remise le … octobre aux Autorités de l’ULB.

 

 

1.http://www.ccojb.be/publications/communiques/lettreouverteauconseildadministrationdelulbdemauricesosnowski/

2.http://www.youtube.com/watch?v=jWCHjReJed8&feature=related

3. La Libre Belgique 14 octobre 2010

4. Le Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique, le Centre communautaire laïc juif, l’Union des Étudiants juifs de Belgique et l’European Union of Jewish Students

source

GAZA ON N’OUBLIE PAS


Levée du blocus de la Bande de Gaza!
Dimanche 26 décembre 2010
Marche et commémoration pour Gaza
Solidarité avec le peuple Palestinien
Marche : Départ Avenue de Stalingrad, 13h30

Il y a deux ans, Israël a déclenché son assaut meurtrier contre la bande de Gaza alors même qu’il l’occupait et lui imposait son blocus. Plus de 1.400 Palestiniens, la plupart des civils, ont été tués. De nombreuses organisations des droits de l’homme aussi bien qu’une mission spéciale des Nations Unies dirigée par le juge sud africain Richard Goldstone ont accusé Israël d’avoir commis des crimes de guerre. Ces attaques ont provoqué des manifestations tout autour du monde en solidarité avec les Palestiniens gazaouis.
Deux année après cette agression militaire dévastatrice, la perpétuation de ce blocus illégal constitue une punition collective de la population et sape la crédibilité du droit international humanitaire.

Dans le cadre d’une action citoyenne et pacifique, nous organisons une marche symbolique et une veillée de commémoration à Bruxelles, pour :

La levée du blocus de Gaza
– L’arrêt de la politique sioniste de colonisation et d’occupation de la Palestine
– La condamnation du sionisme comme mouvement politique colonialiste et raciste.
– Le soutien à la résistance du peuple Palestinien
– La libération de tous les prisonniers Palestiniens
– Le soutien à la campagne « Boycott Désinvestissement et Sanctions ».

Le départ de la Marche se fera au croisement de l’avenue de Stalingrad et du boulevard du Midi (statue mégaphone) à 13h30, et nous achèverons cette marche sur la Place de l’ Albertine vers 15h30.

Nous lançons un appel à tous et toutes : citoyens, mouvements sociaux, mouvements syndicaux, ONG, comités de solidarité, représentants politiques à manifester avec nous, massivement, le 26 décembre 2010 à Bruxelles.

Premiers signataires : Mouvement Citoyen Palestine, Égalité, etc…

Merci d’envoyer votre signature et de faire signer ce texte à : mcpalestine@netcourrier.com

Nordine Saïdi
Mouvement Citoyen Palestine
http://mcpalestine.canalblog.com

La nouvelle orientation politique du Hamas


Cet entretien est le plus récent donné par Khaled Meshaal qui, depuis 1996, est le chef du Bureau politique du Mouvement de Résistance Islamique (Hamas). Depuis l’assassinat du dirigeant Hamas Abdul ‘Aziz Rantisi en 2004, Meshaal dirige l’ensemble du mouvement.
(JPG) 

Khaled Meshaal, chef du Bureau politique du Mouvement de la Résistance Islamique (Hamas)

Dans cet entretien avec le journal jordanien Al-Sabeel en juillet 2010, Meshaal énonce l’orientation politique du Hamas sur nombre de questions essentielles : les négociations avec Israël, les relations internationales, les Juifs, les Chrétiens, les femmes, entre autres. Cet entretien – qui a duré plusieurs heures – a été accueilli comme un texte important dans le monde arabe et comme un indicateur clair de la politique que le Hamas entend poursuivre, en particulier envers Israël. 20 septembre 2010

C’est un document important qui exprime, avec leurs propres mots, les perspectives des dirigeants du Hamas, et il doit être lu par tous les observateurs du Moyen-Orient, et tous les décideurs politiques pour qui cette partie du monde compte. Le Centre Afro-Moyen Orient (Afro-Middle East Centre – AMEC) l’a traduit en anglais pour le rendre accessible à une audience plus large, et permettre une compréhension plus grande – en particulier dans le monde anglophone – des perspectives politiques d’un mouvement qui est devenu l’un des acteurs les plus importants dans le Moyen Orient actuel.

suite

Cconcert HIP HOP pour briser le blocus de GAZA


Ce dimanche 24 octobre dès 14h aura lieu le concert HIP HOP pour briser le blocus de GAZA et également pour soutenir la plateforme « Belgium to Gaza » qui oeuvre pour l’envoi d’une nouvelle Flotille avec une délégation Belge.

Nous montrerons un extrait du film « To Shoot an Elephant » (« Tuer un éléphant ») concernant la guerre d’agression israélienne contre la population de Gaza en 2008-2009.

Nous aurons l’occasion de recevoir Fatima El Mourabiti, passagère sur le bateau « Mavi Marmara » de la flottille précédente, elle nous apportera son témoignage.

L’activité se passe au centre ville de Verviers à la maison des jeunes des Récollets derrière l’église.

Il y aura également une petite restauration + boissons + stands de produits palestiniens et infos

Participation : 3 €.

Merci de faire parvenir ce mail aux membres de votre association, à vos amis, vos connaissances

Venez nous rejoindre nombreux

Yamina BOUNIR

Shimon Peres obligé d’annuler sa visite au Maroc : le roi refuse de le recevoir


Publié le 18-10-2010

Mohammed VI vient de faire savoir à Peres qu’il ne pouvait pas le rencontrer lors de sa prochaine visite au Maroc, ce qui a amené ce dernier à annuler sa visite dans ce pays.

Pas du tout en odeur de sainteté Israël !

Même Mohammed VI n’ose se compromettre en le rencontrant la semaine prochaine, à l’occasion d’un forum économique mondial. C’est dire !

Du coup, Peres qui avait annoncé comme incontournable d’être reçu par le chef d’Etat de chacun des pays où il se rendait, n’a plus qu’à rester en compagnie de ses amis de l’extrême-droite israélienne.

Le prix nobel de la paix, apparait désormais pour ce qu’il est : le représentant d’un Etat raciste, dont la colonisation rime avec extermination.

CAPJPO-EuroPalestine

En Belgique démocratique : Arrestation et détention arbitraire dans le cadre d’une vaste opération policière au marché de Châtelineau


Samedi 16 octobre. Nous nous trouvons avec quelques membres de la Plate-forme Charleroi-Palestine avec un stand au marché de Châtelineau. Tout se passe bien, nous avons de multiples discussions avec les gens, très réceptifs à nos arguments sur le boycott des produits israéliens.

Vers midi, un hélicoptère tourne sans arrêt au-dessus de la place. Nous nous demandons ce qui se passe. Un peu plus tard, une camionnette de la police se fraie un chemin le long du marché, passant à proximité de notre stand.

Puis un ami de la Plate-forme vient nous dire : « Ils sont en train d’arrêter plein de sans-papiers, là-bas. » Cela se passe dans une rue donnant sur le marché, tout près de notre emplacement.

Je décide d’aller voir. Là, derrière une camionnette de police, je vois quatre ou cinq personnes alignées contre une grille, les mains menottées dans le dos. Je m’en vais un peu plus loin, puis je reviens sur mes pas et je prends deux photos. Un policier me dit, calmement, que je dois laisser la police faire son travail et que je ne peux pas prendre de photos. Je demande pourquoi on arrête tous ces gens. Il me répond qu’ils vendent des produits de contrefaçon.

Je m’éloigne, je retourne au stand, la rage au coeur. Pourquoi s’en prend-on aux petits vendeurs, souvent des sans-papiers n’ayant pas la possibilité de faire un autre boulot, alors que ce ne sont pas eux qui font écouler la marchandise sur le marché.

On discute un peu au stand, et voilà qu’un commissaire de la police s’amène.

« Vous pouvez venir une minute avec moi ? » Je le suis, un membre de la Plate-forme le suit aussi. Le commissaire me dit : « Vous avez posé une question au policier. Vous n’avez pas le droit de poser des questions. » « Vous avez pris des photos aussi. On va vous entendre au commissariat. » Il appelle son « team d’arrestation ». Trois ou quatre policiers en civil s’amènent très rapidement. Ils me prennent de force, me soulèvent des deux côtés à la fois.

On me pousse dans la camionnette, on me prend mon GSM, mon appareil photo et on met tout cela dans un sac en plastic. Dans la camionnette, il y a trois personnes arrêtées, menottées. J’apprends que deux d’entre elles n’ont pas de papiers de séjour, le troisième n’a pas de permis de travail.

J’entends par la radio de la camionnette que l’opération d’arrestation se poursuit. Des policiers en civil passent régulièrement près de la camionnette.Mon GSM sonne tout le temps. Je demande de pouvoir répondre. « Vous n’en avez pas le droit, vous êtes en détention administrative. »On ne part toujours pas. En fait, le chauffeur attend du renfort…

Une des personnes arrêtées supplie : « S’il vous plaît, éloignez-nous d’ici : les gens du marché vont nous prendre pour des criminels… » Le policier du marché propose d’accompagner la camionnette pour qu’enfin celle-ci puisse partir.

Nous arrivons au commissariat de Châtelet. On nous amène dans un couloir. À gauche, il y a le bureau d’« accueil ». À droite, des cellules où des jeunes d’origine étrangère se trouvent par deux, les mains liées, derrière les barreaux. Il y a un va-et-vient impressionnant, dans ce couloir. De nouveaux « arrivages » de personnes arrêtées, de policiers en civil.

Un policier particulièrement excité et très autoritaire (et je reste polie) donne les ordres et décide qui va où.

Je suis « appelée » dans ce bureau. Le policier hyper-excité se met à m’aboyer dessus. Je lui réponds que je ne suis pas son chien. Vu que mon comportement n’est pas assez collaborant, il m’accuse de « trouble de l’ordre public », « rébellion », « outrage à policiers en fonction ». « Maintenant vous avez deux dossier judicaires et vous êtes en détention judiciaire. » Le lendemain, un avocat me dira qu’ils m’ont dit n’importe quoi. Je ne pouvais pas être en arrestation judiciaire, parce que je n’avais pas vu un juge d’instruction.

Je dois enlever mon bonnet, mon manteau, mes châles, mes sacs… Le policier donne l’ordre à une collègue de me fouiller et envoie une deuxième policière pour l’accompagner car « elle (moi, en fait) se rebelle ».

Je laisse faire la fouille. (Je dois enlever les chaussures, les chaussettes, le jeans, le T-shirt, le pull. Me mettre de face, me mettre de dos. Soulever le soutien-gorge). Après, je dis aux policières qu’il n’est pas normal qu’on me traite ainsi, uniquement parce que je pose une question et que je prends des photos.

On m’amène dans un bureau pour que je fasse une déclaration. Je le refuse. C’est mon droit. Les policiers à qui j’ai affaire ne sont pas contraires. Je dis que je voudrais déposer plainte. Ils me disent que j’ai le droit de déposer plainte au comité P.

De retour à « l’accueil », le policier hyper-excité ordonne qu’on m’emmène dans une cellule en bas. Je vois de nouveaux visages de personnes arrêtées derrière les barreaux. Il y a de nouveau plein de monde dans le couloir.

On m’emmène dans les caves. Je dois enlever mes chaussures, on me fait entrer dans une cellule, je dois enlever mon soutien-gorge. Le froid me tombe dessus. Je demande d’avoir ma veste. « Vous n’avez pas le droit, il y a une couverture. »

Cette cellule ressemble plus à un cachot qu’à autre chose. Il n’y a pas de lumière de jour, elle est à demi éclairée par un spot placé au-dessus de la porte d’acier. Un banc, une toilette. 2 m sur 2 m 30. Il y fait très froid. Je ne peux pas mettre les pieds à terre car le carrelage est très froid lui aussi. Je mets la couverture autour de moi, des épaules jusqu’aux pieds et j’attends sur le banc.

A un certain moment, j’entends qu’un policier vient dans le couloir. Je tape avec mon coude contre la porte d’acier : « Je veux téléphoner à mon mari et à un avocat. » « Vous n’avez pas le droit, vous êtes en détention judiciaire. » Encore un qui dit n’importe quoi.

Je reste au moins deux heures dans cette cellule froide. Heureusement, en élevant la voix, je peux échanger quelques mots avec la personne qui se trouve à côté. J’apprends que c’est la personne qui était assise avec moi dans la camionnette. « Madame, vous êtes là ? »… « Oui. »… « Putain !… ».

Je lui demande s’il ne craint pas d’être expulsé. Il me dit que, la fois précédente, on l’a relâché après quelques heures. J’espère pour lui que ce sera pareil maintenant. « Patience, Madame, quelques heures… »

A nouveau, des pas dans le couloir. Le commissaire qui a ordonné la détention administrative ouvre la porte, accompagné de deux autres policiers. Il me dit que je peux sortir. Je récupère mes affaires à « l’accueil ».

Mais je suis encore amenée dans un autre bureau. Avec le commissaire, encore les deux mêmes policiers qui sont venus jusqu’à la cellule, et un nouveau, en civil.

Le commissaire précise qu’il m’a mise en détention administrative, mais que cela n’a rien à voir avec mes activités sur le marché. « Je ne vous ai pas non plus parlé de photos. » Ce qui est manifestement faux. « Il y a trois dossiers contre vous : celui du marché, rébellion, trouble de l’ordre public. »

Le « civil » dit que son rôle est de protéger les policiers en fonction. Il me demande de voir les photos pour constater s’il y a des policiers reconnaissables. Apparemment, il faut protéger les indics.

Il montre une photo que j’ai prise du stand de la Plate-forme. « Vous vendiez des objets à votre échoppe ? » Je lui réponds que je n’ai rien à dire là-dessus. « Moi, je suis passé à 8 h 35, vous vendiez de la marchandise. » « Alors cela, c’est votre quatrième dossier. » Je lui ai répondu que c’est un grossier mensonge. En réalité, nous étions sur place à 10 h 30. Il me rend l’appareil.

Les photos des arrestations ne sont pas enlevées. Il faut dire qu’elles n’étaient pas très réussies non plus.

Je m’adresse au commissaire. « Je voudrais connaître votre identité. Je vais déposer plainte contre vous. » Réponse : « Votre avocat n’a qu’à faire son travail. »

Je suis reconduite à la sortie. Il est 16 h 50. J’ai été arrêtée pendant 3 h 30.Je demande qu’on me reconduise à Châtelineau, ma voiture se trouve trois ou quatre kilomètres plus loin. Cela, c’est rêver, évidemment.

Ce n’est qu’une fois chez moi, que j’apprends que des amis ont averti un avocat, lequel a téléphoné au commissariat, et qu’un camarade est venu voir le commissaire pour connaître la raison de ma détention. Ce sont probablement ces interventions qui ont fait que j’ai été libérée plus tôt.

Tout au long de mon « séjour », j’ai pu constater que certains policiers, en particulier ceux qui sont responsables du marché, semblaient plus qu’embarrassés et n’étaient visiblement pas d’accord avec les méthodes utilisées.

J’estime que ces faits, me concernant, sont très graves, c’est une réelle atteinte aux droits démocratiques (au même moment se déroulait une manifestation à Bruxelles sur le même sujet) et je ne resterai pas les bras croisés.

Mais évidemment les personnes arrêtées et qui sont d’origine étrangères ont subi un sort bien plus dur que moi.

Je n’ai pas été menottée (alors qu’on m’a dit que c’était la procédure). Je n’ai pas dû m’inquiéter si j’allais être amenée dans un centre fermé et expulsée du pays. J’ai encore pu répliquer aux aboiements de certains policiers, sans qu’on me frappe. D’ailleurs, un policier m’a dit : « Vous avez vu qu’on a mis des gants, lorsqu’on vous a amenée à la camionette. « Je n’allais pas vous frapper, vous avez l’âge de ma mère. »

Il a oublié de dire aussi que je suis « blanche » et que j’ai la nationalité belge.

Myriam De Ly

Viva Palestina : 18 volontaires refusés par l’Egypte. L’attente se poursuit en Syrie


Publié le 19-10-2010

L’attente se poursuit dans le port de Lattaquié pour la convoi Viva Palestina et ses 170 véhicules transportant de l’aide médicale pour Gaza. Moubarak a dressé une liste de 18 passagers représentant soi-disant un « risque pour la sécurité ».

Les humanitaires à bord du convoi de Viva Palestine espèraient quitter la Syrie dimanche pour rejoindre le port de El Arish, puis Rafah.

Ils sont toujours bloqués pour le moment en Syrie, avec George Galloway, tantdis que le gouvernement égyptien vient de transmettre une liste de 18 passagers « non grata ».

Parmi ces derniers, une dizaine de Jordaniens dont l’un âgé de 83 ans, un journaliste, des humanitaires qui se trouvaient à bord du Marmara (bateau turc en route pour Gaza attaqué sauvagement le 31 mai dernier par les escadrons de la mort israéliens) , et d’autres qui ont déjà participé à un autre convoi Viva Palestina.

Moubarak continue à servir de paillasson à Israël.

CAPJPO-EuroPalestine

Vivement le remaniement ministériel [HQ]


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Mohamed Hamzaoui

Pourquoi faut-il, en France donner des gages à un Etat fantoche, criminel de guerre et contre l’humanité de surcroît, pour accéder à de hautes fonctions et même à la fonction suprême ? Faut-il en France, toujours se compromettre avec le diable pour ambitionner tant les fonctions de 1er Ministre ? Que faites-vous mes frères avec vos bulletins de votes. Faites barrage à ces sans-grades qui ont bradé la France pour encore moins qu’un plat de lentille.

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