Stephane Hessel : Oui au boycott économique, universitaire et culurel d’Israël


« L’initiative BDS appelle à isoler efficacement Israël, ses institutions complices économiques, universitaires et culturelles, ainsi que les entreprises qui profitent de ses violations des droits de l’Homme et de ses politiques illégales, aussi longtemps que ces politiques continueront. Je crois que l’initiative BDS est une stratégie morale qui a démontré son potentiel de réussite. » : Ce sont pour ces affirmations que Stephane Hessel a fait l’objet d’une plainte de la part des maîtres chanteurs israéliens.

 

 

 

 

Flottille de Gaza : les citoyens du monde doivent réagir là où les gouvernements ont échoué [1]

L’attaque illégale et immorale d’Israël contre le convoi d’aide humanitaire de la Flottille de la Liberté, qui a fait au moins neuf morts et des dizaines de blessés, a, à juste titre, stupéfié le monde. Le convoi entièrement civil de 6 bateaux transportait plus de 10 000 tonnes d’aide humanitaire cruellement nécessaire, et près de 700 citoyens de 40 pays. La Flottille était une tentative ambitieuse de briser le siège imposé par Israël depuis 2007 à 1,5 million de Palestiniens de la bande de Gaza occupée. Avec à son bord d’éminents parlementaires, chefs religieux, écrivains, journalistes, un Prix Nobel de la Paix et un survivant de l’Holocauste, le convoi humanitaire visait non seulement à fournir des secours à Gaza ; il cherchait à attirer l’attention internationale sur la crise humanitaire imposée aux habitants de Gaza et sur l’impératif d’y mettre fin. Il est indéniable que ce dernier objectif a réussi, mais avec des conséquences tragiques.

L’attaque israélienne contre le convoi d’aide non armé dans les eaux internationales a été « une violation [flagrante] du droit international humanitaire, du droit international maritime, et [selon la plupart des interprétations] du droit pénal international », pour reprendre les mots de Richard Falk, professeur de droit international et rapporteur spécial des Nations Unies sur les Droits de l’Homme dans les territoires palestiniens occupés. Il est triste de constater que les gouvernements du monde sont devenus depuis trop longtemps complices ou apathiques envers les crimes d’Israël et ont renforcé sa culture de l’impunité, sous le bouclier de soutien incontestable des États-Unis. Malgré sa condamnation initiale, le gouvernement des Etats-Unis a fait pression sur les membres du Conseil de Sécurité de l’ONU, à nouveau, pour adopter un langage ambigu qui allège Israël de toute responsabilité et renvoie dos à dos l’agresseur et la victime.

Typiquement, le gouvernement israélien a accusé les victimes de son raid d’avoir attaqué les soldats israéliens, prônant la « légitime défense ». L’éminent expert juridique et directeur du Centre de droit international de Sydney à l’Université de Droit de Sydney, le professeur Ben Saul, réfute carrément l’affirmation d’Israël en argumentant : « Juridiquement parlant, les forces militaires gouvernementales qui arraisonnent un bateau pour le capturer illégalement ne sont pas traitées différemment d’autres criminels. Le droit à la légitime défense dans de telles circonstances est du côté des passagers à bord : une personne a légalement le droit de résister à sa propre capture, enlèvement et détention illégaux. » Il ajoute que « si les forces israéliennes ont tué des gens, ils n’ont pas seulement enfreint le droit humain à la vie, mais ils peuvent aussi avoir commis de graves crimes internationaux. Selon l’article 3 de la Convention de Rome pour la répression d’actes illicites contre la sécurité de la navigation maritime de 1988, c’est un crime international, pour toute personne, de saisir ou d’exercer un contrôle sur un navire par la force, et c’est aussi un crime de blesser ou tuer une personne dans le processus. »

Malgré la déclaration du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon appelant à mettre fin au siège illégal de Gaza par Israël, le Conseil de sécurité n’a pas réussi à appeler à la fin inconditionnelle du blocus, autorisant ainsi Israël à commettre en toute impunité de graves crimes de guerre, également bien documentés dans le rapport Goldstone des Nations Unies.

L’absence d’action significative de la part des gouvernements pour rendre Israël responsable devant le droit international laisse ouverte une voie pour les citoyens de conscience : celle de prendre eux-mêmes cette responsabilité, comme cela a été fait contre l’apartheid en Afrique du Sud. Les initiatives non-violentes menées par les citoyens, dont la Flottille et les multiples campagnes de boycott et de désinvestissement dans le monde entier sont des exemples, présentent la façon la plus prometteuse de surmonter l’échec des gouvernements du monde à résister à l’intransigeance et au comportement débridé d’Israël. En attaquant de façon flagrante le bateau humanitaire, Israël a provoqué par inadvertance une prise de conscience et une condamnation sans précédent non seulement de son siège fatal de la bande de Gaza, mais aussi du contexte plus large des pratiques de l’occupation israélienne dans les Territoires palestiniens, de sa négation des droits des réfugiés palestiniens et de sa politique d’apartheid contre les citoyens indigènes “non-juifs” d’Israël.

La Flottille de la Liberté rappelle le genre d’initiatives de solidarité de la société civile qui a mis fin aux lois de ségrégation aux États-Unis et à l’apartheid en Afrique du Sud, une analogie impossible à ignorer. Comme pour le régime d’apartheid en Afrique du Sud, la réaction d’Israël a été de qualifier cet acte non-violent de « provocation intentionnelle ». Comme dans le cas de l’Afrique du Sud, l’appel à la solidarité internationale, sous forme de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) provenait d’une écrasante majorité de syndicats et d’organisations de la société civile palestinienne en 2005, et est en train d’être adopté par des citoyens de conscience et des mouvements sociaux du monde entier. L’initiative BDS appelle à isoler efficacement Israël, ses institutions complices économiques, universitaires et culturelles, ainsi que les entreprises qui profitent de ses violations des droits de l’Homme et de ses politiques illégales, aussi longtemps que ces politiques continueront.

Je crois que l’initiative BDS est une stratégie morale qui a démontré son potentiel de réussite. Plus récemment, la Deutsche Bank allemande a été la dernière de plusieurs institutions financières et grands fonds de pension européens à se désinvestir du fabricant d’armes israélien Elbit Systems. La semaine dernière, deux chaînes majeures de supermarchés italiennes ont annoncé un boycott des produits provenant des colonies illégales israéliennes. Le mois dernier, les artistes Elvis Costello et Gil Scott-Heron ont annulé leurs représentations en Israël. Inspirée de la lutte populaire anti-apartheid sud-africaine, la génération actuelle d’étudiants dans les campus universitaires appelle activement leurs administrations à adopter des politiques de désinvestissement.

Je soutiens les mots sincères de l’écrivain écossais Iain Banks qui, en réaction à l’attaque atroce d’Israël de la Flottille de la Liberté, a suggéré que la meilleure façon pour les artistes, écrivains et universitaires internationaux de « convaincre Israël de sa dégradation morale et de son isolement éthique » est « tout simplement de ne plus rien avoir à faire avec ce gouvernement criminel. »

le 15 juin 2010

Stéphane Hessel

*Stéphane Hessel, né à Berlin en 1917, a vécu à Paris à partir du milieu des années 20. Arrêté par la Gestapo pour ses activités dans la Résistance, il a été déporté à Buchenwald. A la Libération, il a occupé divers postes diplomatiques, ce qui lui a permis de participer à la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 par l’Assemblée générale des Nations unies.

Publié par la section de Toulon de la LDH http://www.ldh-toulon.net/spip.php ?article3936 Notes

[1] Source : « Gaza Flotilla : Global Citizens Must Respond Where Governments Have Failed », The Huffington Post, 15 juin 2010.

CAPJPO-EuroPalestine

Procès Alima Boumediene-Thiery et Omar Slaouti : les sionistes renvoyés chez eux !


Publié le 14-10-2010

Les parties civiles et le ministère public qui attaquaient la sénatrice Alima Boumediene-Thiery (Verts) et Omar Slaouti (NPA) pour leur participation à une actin de boycott des produits israéliens dans le magasin Carrefour de Montigny ont été déboutées ce jeudi 14 octobre 2010 par le tribunal de Pontoise.

Après que Me Antoine Comte, avocat de la défense eut fait valoir les nombreuses irrégularités commises par les plaignants dans cette affaire, les juges n’ont même pas estimé nécessaire d’entendre développer les autres arguments sur le fond.

Courageux, mais pas téméraires, ni le colon israélien Sammy Ghozlan, ni son acolyte du CRIF William Goldnadel (également israélien), ne se sont montrés au procès. Ils sont restés chez eux.

En revanche, les militants se sont massivement déplacés pour soutenir Alima et Omar et pour réaffirmer leur détermination à poursuivre et amplifier la campagne de boycott, désinvestissement et de sanctions (BDS) contre Israël. Ils sont venus par centaines malgré les grèves des transports. Ils sont venus de différents coins de France et même de Belgique. Nous sommes, pour beaucoup, allés en cortège de la gare Pontoise jusqu’au tribunal, où les prises de paroles et les slogans ont scandé la totalité de l’après-midi, jusqu’à l’annonce de cette victoire peu avant 18 H.

Un immense merci à tous ceux qui, depuis des mois, se mobilisent pour le droit et la justice. Le combat n’est pas terminé. Mais une manche importante vient d’être gagnée : ne boudons pas notre plaisir !

CAPJPO

Le prix Nobel de la paix à un dissident chinois


Une réaction de Jean Bricmont

10 octobre 2010

Ceux qui ont attribué le prix Nobel de la paix à un dissident chinois nous expliquent que la paix et les droits de l’homme sont inséparables. On se demande bien, alors, comment il se fait que le pays qui proclame le plus son attachement aux droits de l’homme (les Etats-Unis) soit aussi celui qui a le plus de soldats à l’étranger et qui mène le plus de guerres et d’interventions de toutes sortes.

Le fait est que les Chinois voient l’attribution de ce prix comme une ingérence occidentale de plus dans leurs affaires intérieures. On pourrait peut-être la défendre, au nom des droits de l’homme, si les autres ingérences, déploiement de troupes et agitation des minorités, n’avaient pas lieu. Mais tant que les défenseurs des droits de l’homme ne comprennent pas que, dans la mesure où leur politique est liée de facto à la volonté hégémonique de l’Occident, cette politique, même avec les meilleurs intentions du monde, ne fera qu’augmenter les tensions internationales et, à cause de cela, ralentira les progrès en faveur des droits de l’homme qu’ils souhaitent.

Si ceux qui attribuent le prix Nobel veulent vraiment montrer leur courage, ils pourraient sans doute trouver un Palestinien innocent dans les geôles israéliennes (parmi les milliers qui s’y trouvent) et lui décerner leur prix. La réaction serait amusante à observer.

Le jour-sans doute pas si lointain- où les Chinois seront devenus plus forts que nous, on peut craindre qu’ils se « souviendront » de toutes les humiliations que nous leur avons fait subir dans le passé, depuis les guerres de l’opium et le sac de palais d’été jusqu’au soutien actuel au Dalai Lama et aux dissidents ; si la vengeance est un plat qui se mange froid, je préfère ne pas faire partie d’un banquet chinois lorsque ce moment du souvenir sera venu.

Jean Bricmont
http://www.silviacattori.net/article1365.html

Pétition contre l’intimidation intellectuelle à l’ULB


Le 20 septembre dernier se tenait ,au Janson, une conférence sur «la Liberté d’expression» à la suite de la projection du film d’Olivier Mukna : «Est-il permis de débattre avec Dieudonné?». Cette projection-débat était organisée par le Cercle du Libre Examen et présidée par le vice Recteur aux affaires sociales et étudiantes de l’ULB, M. Marc Van Damme. Les débattants étaient quant à eux: Souhail Chichah (chercheur en économie de la discrimination à l’ULB), Jacques Englebert (avocat spécialisé en Droit des médias, maître de conférence à l’ULB), Joël Kotek (politologue et historien) et Olivier Mukuna (journaliste indépendant). .

Depuis cette conférence, Maurice Sosnowski, président du CCOJB et professeur à l’ULB, orchestre une scandaleuse campagne de diffamation auprès de la presse et des autorités académiques de l’ULB afin de museler la liberté d’expression dans notre Université en réclamant des sanctions contre M. Chichah et M. Van Damme. Face à cette campagne diffamatoire visant à confisquer le droit de débattre de la politique israélienne à l’ULB, nous devons réagir! Il en va de notre liberté d’expression!
Video intégrale du débat: http://www.sidimedia.blip.tv/
Si vous aussi, vous êtes sensibles à cette affaire, alors, je vous encourage à signer cette pétition et à faire suivre cet Email à vos contacts.

Adresse de la pétition : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8387

Pétition : Pétition contre l’intimidation intellectuelle à l’ULB

« Lettre ouverte :

-à Monsieur Le Pro-Recteur,
-à Monsieur Le Président du Conseil d’Administration de l’ULB,
– à l’ensemble du corps académique de l’ULB,

Mesdames, Messieurs,

Nous, étudiants et chercheurs/professeurs de l’Université Libre de Bruxelles et nous, citoyens, demandons aux autorités académiques de prendre leurs responsabilités face à la campagne diffamatoire de M. Sosnowski à l’encontre de M. Chichah et de M. Van Damme.

En accusant, à tort, de «propos vomitifs sur la Shoah» M. Chichah, en le taxant d’antisémitisme et en accordant du crédit à une vidéo malhonnête publiée par l’UEJB (http://www.youtube.com/results?search_query=d%C3%A9rive+incontr%C3%A9e+ulb&aq=f) décontextualisant et coupant les propos de Souhail Chichah, M. Sosnowski participe d’une campagne d’intimidation et de diffamation qui consiste à qualifier toute personne critique envers l’État d’Israël d’antisémite.

M. Sosnowski, dans sa lettre ouverte au Conseil d’Administration de l’ULB datant du 21 septembre 2010, déclare «j’ai honte qu’un assistant de notre université soit autorisé à gaver ses étudiants de propos haineux. Je demande donc au CA de réagir et de condamner ce qui s’est passé[…]». Qui plus est, il accuse, le vice-recteur, Monsieur Van Damme d’ «une surdité sélective», «d’incompétence», d’avoir laisser «la haine du juif se développer dans l’enceinte de l’ulb» entre autres accusations diffamatoires.

Vous trouverez à l’adresse suivante, la carte blanche (envoyée également sous forme de Lettre ouverte au président du Conseil d’Administration) à l’adresse suivante :
http://www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2010-10-01/on-a-laisse-la-haine-du-juif-se-developper-au-sein-de-l-ulb-796056.php

En conséquence, nous, étudiants, chercheurs/professeurs et citoyens, demandons aux autorités académiques de rétablir M. Chichah et M. Van Damme dans leurs honneurs et nous réclamons des excuses publiques de M. Sosnowski.

Ainsi, en toute solidarité avec M. Chichah et M. Van Damme, j’appose ma signature :

Signer la pétition / De petitie ondertekenen. Signer la pétition / De petitie ondertekenen.

Assad et Erdogan:l’obligation d’allégeance à « Etat juif » est fasciste et raciste


 

mardi 12 Octobre 2010

Assad et Erdogan:l'obligation d'allégeance à "Etat juif" est fasciste et raciste
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, en visite en Syrie, et le président syrien Bachar al-Assad, ont condamné lundi
le projet fasciste et raciste d’Israël qui veut obliger les candidats non juifs à la citoyenneté à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».

« C’est un acte fasciste et raciste, cela ne doit pas nous étonner, cela fait partie d’un plan de longue date que les Israéliens appliquent graduellement. La Turquie, en tant que peuple et gouvernement, soutient le peuple palestinien, et les Turcs savent le plus la réalité d’Israël », a déclaré Assad lors d’une conférence de presse commune à Damas, en allusion à l’attaque sanguinaire sioniste contre les pacifistes de la flottille d’aide destinée à Gaza, qui a fait neuf martyrs.
« Il est désormais prouvé qu’Israël, qui se présente comme le seul pays démocratique au milieu du monde arabe et musulman, est un pays raciste », a-t-il ajouté.

Pour le chef d’Etat syrien, « ces décisions ne laissent paraître aucune volonté sérieuse de la part d’Israël de s’engager en faveur du processus de paix », relancé le 2 septembre à Washington mais bloqué par la poursuite de la colonisation israélienne en Cisjordanie en dépit des demandes de gel palestiniennes.

Erdogan a estimé de son côté que « personne ne peut imposer la citoyenneté à quiconque, d’autant plus de cette manière ».
Le cabinet israélien, dominé par la droite, a approuvé dimanche un projet d’amendement controversé contraignant les candidats non juifs à la citoyenneté israélienne à prêter allégeance à « l’Etat juif et démocratique d’Israël ».
Ce projet d’amendement doit encore faire l’objet de trois lectures au Parlement, où la coalition gouvernementale dispose d’une majorité écrasante.

La minorité arabe dans les territoires occupés par Israël (20% de la population) qualifie ce texte de « raciste », notamment parce qu’il vise les Palestiniens voulant s’y installer après s’être mariés avec des Palestiniens des territoires de 1948.

Par ailleurs, Recep Tayyip Erdogan a de nouveau appelé l’entité sioniste à présenter ses excuses
à la suite de l’offensive contre la flottille d’aide. ‘Ils ont été tués de sang froid. Trente balles ont été détectées dans les corps des pacifistes selon
le rapport médical après l’autopsie, et la communauté internationale a admis ce résultat », a-t-il dit,
s’étonnant de la partialité de certains pays en faveur de l’entité israélienne, malgré toutes ces
tragédies. L’histoire ne pardonnera pas aux pays neutres ou partisans d’Israël », a ajouté Erdogan.

 

Mardi 12 Octobre 2010

http://www.almanar.com.lb http://www.almanar.com.lb

Est-il antisémite de critiquer l’Etat juif ?


Souhail Chichah

Me faisant l’honneur de la critique de l’un de mes textes, «Supplique à mon Roi» , M. Kotek, professeur à l’ULB ainsi qu’administrateur du CCLJ et directeur de publication de la revue Regards, m’accusait en mars dernier de négationnisme dans un billet d’humeur intitulé «Un indigène à géométrie variable» .

Dans une récente carte blanche publiée dans Le Soir, c’est aujourd’hui au tour du Pr. Sosnowski, président du CCOJB et professeur à l’ULB, de m’accuser d’antisémitisme et de négationnisme, pour des propos tenus lors d’une conférence sur la liberté d’expression, organisée par le Cercle du Libre Examen de l’ULB, le 20 septembre dernier. Le Pr. Sosnowski envoya également cette carte blanche sous forme de lettre ouverte au Conseil d’Administration de l’ULB afin de lui demander une sanction .

Les accusations du Pr. Sosnowski se font l’écho des mêmes griefs portés par la parlementaire MR Teitelbaum, à la une sur le site du CCLJ et sur les ondes de radio Judaica, dès le lendemain de ladite conférence.

Actuellement, l’UEJB diffuse massivement un montage vidéo dénaturant à l’extrême ma pensée, en décontextualisant et tronquant mes interventions du 20 septembre. Cette grossière tentative de manipulation médiatique est évidente au regard de l’enregistrement intégral de mes propos. Tant cet enregistrement que la caricature qui en est faite par l’UEJB sont disponibles sur la toile.

A cette indigne escroquerie intellectuelle succèdent depuis des menaces de mort accompagnées d’un déferlement de haine islamophobe. Anonymes bien entendu.

Que me vaut cette campagne de dénigrement et d’intimidation? Pourquoi ces honorables associations ne saisissent-elles pas les tribunaux si elles pensent avérés les délits infâmes dont elles m’accusent ?

En réalité, et le film de la conférence l’atteste de manière irréfutable, ce ne sont pas d’impossibles propos antisémites ou négationnistes qui cabrèrent d’indignation le Pr. Sosnowski et qui le firent bondir vers la sortie de l’hémicycle, mais bel et bien mon inaudible et blasphématoire « Israël est un État raciste, ségrégationniste et colonial». Mme Teitelbaum le rapportera à sa façon: « (…) il tient des propos vomitifs sur la Shoa, mais surtout il hait Israël. (…). Ils ont la haine du Sioniste, du juif sioniste, du Juif…»4.

Ainsi donc la critique rationnelle de l’État d’Israël, réduite avec mépris à l’expression d’un affect haineux, surpasserait dans l’ignominie le négationnisme? Ainsi donc la critique du sionisme serait-elle celle des Juifs? Que de faux raccourcis attentatoires à notre si chère liberté d’expression !

Ce n’est pas la première fois que le Pr. Sosnowski laisse entendre «qu’antisionisme et antisémitisme [sont] les deux faces d’une même pièce » , pour reprendre les propres termes du président du CCOJB qui entend également « endiguer le venin de l’antisionisme » . Est-ce cette croisade contre l’antisionisme qui l’amena également à formuler des « propos malveillants et diffamatoires » contre l’UPJB, au motif qu’elle ne reconnaîtrait pas « l’existence de l’Etat d’Israël » ?

Ainsi donc, plutôt que de débattre de la légitimité et de la pertinence de la mise en question du régime israélien, le Pr. Sosnowski préfère mener cabale et recourir au terrorisme intellectuel afin de réprimer le débat citoyen, et ce dans le temple même du Libre Examen. Il n’hésite pas pour ce faire à instrumentaliser la mémoire des victimes du génocide juif, au service de la défense « à tout prix » d’un Etat critiqué pour son ethnocide des Palestiniens et pour son mépris patent du droit international, par une part importante et grandissante de l’opinion.

Belle éthique humaniste que celle qui met en concurrence la souffrance des uns et des autres. Le génocide juif, comme tous les crimes contre l’Humanité, appartient à la mémoire universelle. Il doit être remémoré dès que l’histoire bégaie, sans forcément attendre qu’elle se répète. Ce n’est pas minimiser le génocide juif, ce n’est pas le diminuer. Que la mémoire des morts participe à sauver de la mort, quel plus bel hommage peut-il être rendu aux victimes du nazisme ? C’est en ce sens que bien des consciences juives fondent leur solidarité avec les Palestiniens, au nom précisément de leurs chers exterminés par les nazis. En opposition radicale avec nombre de margoulins de l’industrie de l’Holocauste, pour emprunter à l’une des plus belles voix juives de notre époque, l’inestimable Norman Finkelstein.

Ceux qui, comme le président du CCOJB, recourent au terrorisme intellectuel afin de museler les débats en amalgamant légitime solidarité communautaire et soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël, soutien « à tout prix » comme le revendique bien, selon l’UPJB10, la charte du CCOJB, ceux-là portent une écrasante responsabilité morale dans la confusion dangereuse qui conduit tristement certains à confondre antisionisme et antisémitisme.

Rappelons ici avec force notre rejet de toutes les discriminations raciales. Qu’elles soient le fait d’antisémites ou de sionistes. Rendons également hommage à l’une des figures mythiques de l’ULB, le très regretté Marcel Liebman, en citant un extrait de son témoignage autobiographique de la condition juive sous l’occupation allemande : « Une solution des problèmes du Moyen-Orient n’est concevable que si Israël, (…), prend graduellement les mesures propres à diminuer toutes les conditions discriminatoires entre Arabes et Juifs qu’il a établies en vertu de sa nature sioniste. Une telle perspective impliquerait certes un abandon des postulats fondamentaux du sionisme. Mais si la survie de millions d’Israéliens, comme individus et comme collectivité, était à ce prix, qui donc prendrait la responsabilité de la rejeter, et même, comme cela est si souvent le cas, d’en refuser l’examen? »

Ces lignes furent écrites en 1977. Que de chemin parcouru depuis…à reculons!

Souhail Chichah Chercheur en Economie de la discrimination ULB

1 http://bougnoulosophe.blogspot.com/2010/02/supplique-mon-roi.html 2 http://www.cclj.be/article/45/876 3 http://www.ccojb.be/publications/communiques/lettreouverteauconseildadministrationdelulbdemauricesosnowski/ 4 http://www.cclj.be/article/3/1319 5 http://sidimedia.blip.tv/ ouhttp://www.youtube.com/watch?v=jWCHjReJed8 6 http://www.youtube.com/watch?v=o4Ee0xjFZiI7 http://blogs.politique.eu.org/Un-bateau-juif-pour-Gaza 8 http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/568306/maurice-sosnowski-nouveau-federateur-du-monde-juif.html 9 http://www.upjb.be/spip.php?article111

source

Génération Palestine : LES LUNDIS DE LA FORMATION



L’association Génération Palestine Belgique est ravie de lancer son premier cycle de formation qui sera animé
par Majed Bamya,
diplomate palestinien à la Délégation Générale de Palestine auprès de l’UE, de la Belgique et du Luxembourg.
Nous aurons le privilège d’accueillir
Fayez Tanib,
Secrétaire général du Comité de coordination de la résistance populaire contre le mur et la colonisation,
à l’occasion du second module traitant de la résistance pacifique dans le territoire palestinien occupé.
Ce cycle comportera trois modules :
Le premier module portera sur le Mouvement national palestinien et se déroulera le 25 octobre 2010 de 19h à 22h.
Le second module portera sur la Résistance pacifique et se déroulera le 8 novembre 2010 de 19h à 22h.
Le troisième module portera sur les Prisonniers politiques palestiniens et se déroulera le 15 novembre de 19h à 22h.
(Vous trouverez les détails dans la brochure en annexe.)
Ce premier cycle des Lundis de la formation se déroulera dans les locaux d’APRODEV, au 28 Boulevard Charlemagne – 1000 Bruxelles.

Génération Palestine Belgique organise une formation préparatoire gratuite pour l’ensemble du cycle et portant sur l’historique du conflit le dimanche 24 Octobre 2010 de 19h à 21h à l’ABP, 9 Quai du Commerce – 1000 Bruxelles. Veuillez indiquer votre souhait d’y participer lors de votre inscription aux modules.

Pour vous inscrire à l’un de ces modules, veuillez envoyer un mail à l’adresse suivante formations@generation-palestine.org avant le 18 octobre en précisant le(s) module auquel(s) vous souhaitez participer et versez la somme de 5 euros par module (3 euros pour les membres de l’association) sur le compte suivant 001-5782973-06.

Si vous souhaitez vous inscrire à l’entièreté du cycle, soit les 3 modules, veuillez verser la somme de 12 euros (7 euros pour les membres de l’association) sur le compte mentionné ci-dessus.

Brochure Lundi de la Formation Génération Palestine.pdf Brochure Lundi de la Formation Génération Palestine.pdf
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Procès BDS : dernières infos


La conférence de presse qui s’est tenue ce lundi matin au Sénat a montré que la répression contre les femmes et les hommes engagés dans la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) contre l’Etat d’Israël, suscite un vaste mouvement de protestation et de solidarité en France comme à l’étranger.

En France, tous les représentants des partis de gauche, de la vice-présidente du Sénat, Catherine Tasca (PS), au Parti de Gauche, en passant par le Parti Communiste, les Verts et le NPA, ont condamné clairement le soutien apporté par le gouvernement français à la politique raciste d’Israël. Ils ont souligné que les poursuites scandaleuses et les accusations mensongères d’incitation à la haine raciale contre une représentante du peuple, étaient un pas de plus franchi contre la démocratie. Ils ont réclamé des sanctions contre Israël, et ont félicité celles et ceux qui mènent une action citoyenne en faveur des droits que nos dirigeants se refusent à défendre. (voir le compte-rendu sur : http://www.europalestine.com/spip.php?article5487 )

A l’étranger aussi, les protestations se multiplient contre ces poursuites judiciaires, contre le parti pris du gouvernement français, à l’heure même où l’extrême droite israélienne chasse les Palestiniens de Jérusalem-Est, donne les pleins pouvoirs aux colons, et vote des mesures racistes pour bâillonner toute dénonciation de sa politique, y compris par des Israéliens.

A l’initiative du sénateur algérien Mostefa Boudina, plus d’une centaine de parlementaires du continent africain se sont solidarisés avec leur consoeur et ont dénoncé la « honteuse machination » en soulignant dans un appel commun que « l’esclavage, le féodalisme, le colonialisme, le fascisme, le sionisme et l’apartheid ont constitué, pour l’humanité, un même mal criminel condamné par l’histoire. »
Des parlementaires européens, canadiens, mexicains envoient également des lettres de protestation.

Aujourd’hui à Milan et à Rome des rassemblemernts ont eu lieu devant l’ambassade de France à Rome et devant le Consulat de France à Milan. Jeudi, jour du procès, c’est devant le consulat d’Edimbourg que des militants écossais appellent à venir protester. Le parti « Egalité » en Belgique a affrété un autocar afin de se joindre au rassemblement de jeudi à Pontoise.

Nous sommes tous conscients de l’importance des enjeux. C’est pourquoi, nous continuerons à agir pour faire respecter les droits de l’homme et le droit international. Chacun à notre niveau, et en commençant par dénoncer la présence de produits illicites et immoraux dans les rayons de nos magasins.

Pas plus tard que samedi, au magasin Auchan de Cergy-Pontoise, nous avons été protester contre la vente de produits étiquetés « Israël » et nous avons été reçus par le directeur qui a écouté nos explications. Il nous a promis de les vérifier et d’en tirer toutes les conséquences, en nous donnant une réponse vendredi. Nous pourrons ainsi apprécier ensemble l’honnêteté des dirigeants d’Auchan qui se déclarent en faveur d’un commerce éthique.

Voir la vidéo sur : http://www.europalestine.com/spip.php?article5488&var_mode=calcul

RENDEZ-VOUS JEUDI A 12 H DEVANT LE TRIBUNAL DE PONTOISE

Nous vous attendons nombreux au procès d’Alima Boumediene-Thiery et d’Omar Slaouti, ainsi qu’au rassemblement devant le tribunal de Pontoise ce jeudi 14 octobre à partir de 12 H, afin de demander que la justice sanctionne ceux qui violent les droits de l’homme, et non les gens de conscience qui s’appliquent à les faire respecter.

Le tribunal de Pontoise se trouve près de la Gare de Pontoise (terminus du RER C).

En cas de grève totale des transports en commun, nous avons prévu du co-voiturage à partir de la Porte de Clignancourt. (Merci de nous signaler par un message à info@eurpalestine.com si vous auriez des places libres dans votre voiture ou si vous souhaiteriez profiter d’une place dans une voiture, en cas de non fonctionnement du RER C).

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