Rassemblement devant le Ministère de la Défense | mercredi 8 JUIN – 16H


Depuis plus de deux mois maintenant, la coalition chargée de « protéger les civils » en Libye mène une véritable campagne de soutien à un groupe armé, appuyée par des bombardements massifs opérés par l’OTAN.

Loin de protéger les civils, ces bombardements entraînent une succession de victimes humaines et visent des objectifs politiques de changement de régime en contradiction flagrante avec la teneur de la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.

L’intervention de L’Otan s’inscrit dans la logique de guerre, augmente le nombre de victimes civiles et est un obstacle à toute solution politique, pourtant demandée dans le premier point de la résolution 1973.

 

Le gouvernement belge s’emploie à suivre et à soutenir les déviances illégales de l’intervention ; au lieu de tirer les leçons de l’évolution guerrière qu’elle prend – qui était à prévoir –, de faire son mea culpa et de se retirer. La Belgique n’a rien à gagner à se positionner de la sorte ; et surtout pas en faisant preuve d’un zèle va-t-en-guerre, comme nous l’observons depuis le début de l’opération. 

 

Les trois premiers mois de l’intervention arrivent bientôt à échéance. Nous demandons que nos parlementaires en profitent pour faire écho aux revendications que nous porterons. Soyons vêtus du noir de deuil pour toutes les victimes civiles de cette guerre, ce mercredi 08 juin à 16h devant le ministère de la guerre (coin du boulevard du Régent et de la rue Lambermont).

 

–        Arrêt immédiat des bombardements de l’OTAN

–        Retrait de la Belgique de l’intervention de l’OTAN

–        Respect du droit international humanitaire par toutes les parties

–        Soutien à la résolution politique du conflit

Cette intervention en Libye est un exemple de plus de  la militarisation et de la violence des options prises par notre société. Il nous faut répéter que l’option militaire n’en est pas une et que les conflits ne se règlent pas à la force du canon.


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Roland Dumas en Libye pour défendre Kadhafi


Roland Dumas et Jacques Vergès se sont rendus en Libye. © AFP / Sia Kambou

L’ancien ministre français des Affaires étrangères Roland Dumas s’est rendu en Libye en tant qu’avocat pour préparer un dossier judiciaire au nom des victimes des frappes de l’Otan. Il s’est déclaré prêt à défendre Muammar Kadhafi si ce dernier est un jour envoyé pour jugement à La Haye. L’ancien chef de la diplomatie sous la présidence de François Mitterrand a dit avoir vu plusieurs victimes civiles de bombardements de l’Otan dans un hôpital et avoir été informé par un médecin qu’il y en aurait jusqu’à 20 000 autres.

L’Otan, qui dirige les opérations militaires contre la Libye depuis la fin mars, dit ne viser que des objectifs militaires. En dépit de leurs promesses répétées, les autorités n’ont pas montré aux journalistes basés à Tripoli des preuves d’un grand nombre de victimes de frappes aériennes de l’Alliance. « C’est une agression brutale, brutale contre un pays souverain », a déclaré Roland Dumas lors d’une conférence de presse organisée dans un hôtel de la capitale.

Dans l’assistance, selon les autorités, étaient présents des membres des familles ou des personnes soutenant la cause des proches des victimes des raids aériens. « Pour le moment, nous sommes saisis, on a des mandats par des victimes de bombardements militaires de l’Otan, qui poursuivent leurs actions militaires contre les civils avec une couverture artificielle, très artificielle de l’ONU », a-t-il dit.

« Démasquer les assassins »

Roland Dumas était accompagné de l’avocat Jacques Vergès, qui a dit avoir pour but de « démasquer les assassins », ajoutant avoir versé des larmes lors de sa visite à l’hôpital. Dumas n’a pas décrit la nature exacte du dossier qu’il entend monter au nom des victimes. Il compte donner des détails supplémentaires à son retour en France.

Il s’est déclaré prêt à défendre Muammar Kadhafi si ce dernier devait comparaître devant la Cour pénale internationale à La Haye, tout en jugeant cette hypothèse peu probable. « S’il me le demandait, oui, bien sûr, mais je ne pense pas que cela se produira », a-t-il dit à Reuters.

Le procureur de la CPI a requis à la mi-mai des mandats d’arrêt contre Kadhafi, son fils Saïf al-Islam et le chef des renseignements libyens, Abdoullah al-Senoussi, pour crimes contre l’humanité. Des responsables libyens ont expliqué que Dumas et Vergès avaient offert leurs services volontairement pour représenter les victimes civiles des frappes de l’Otan. Prié de dire s’il avait reçu de l’argent de la part de Tripoli, Roland Dumas a répondu en anglais : « Non, rien pour le moment. »

À la question de savoir si leurs services impliquent qu’à l’avenir ils pourraient accepter de l’argent du gouvernement libyen, il a ajouté : « Nous travaillons comme avocats. Comme un avocat anglais ou un avocat américain. OK ? »

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