Une manif pour la Syrie à Bruxelles


Rassemblement ce samedi 14 mai de 17h30 à 20h devant l’ambassade syrienne de Bruxelles !
(Avenue Franklin-D.- Roosvelt, 3, Bruxelles 1050).

Lors des manifestations qui ont débuté le 15 mars à Deraa en Syrie, les forces de l’ordre ont procédé à de nombreuses violences afin de calmer les protestations. Lors de ces heurts qui perdurent jusqu’à nos jours, il y aurait eu de nombreuses arrestations arbitraires et plus de 800 morts (Human Rights Watch). Les revendications étaient essentiellement de trois ordres : la libération de tous les prisonniers politiques, l’arrêt imédiat des violences à l’égard des manifestants, l’application de la « levée de l’Etat d’urgence » . Malgré les revendications qualifiées de « légitimes » par Boussaïna Chaabane, conseillère du président Bachar Al-Assad, les forces de l’ordre ont continué d’enrayer les manifestations par la violence. Cela, confirme que le régime syrien n’entend pas procéder à des amendements. Maintenant nous réclamons la CHUTE DU GOUVERNEMENT !

Mobilisons-nous afin de soutenir le peuple syrien en quête de liberté, mobilisons-nous afin de condamner les violences et les arrestations arbitraires auxquelles a recours le gouvernement syrien, mobilisons-nous afin de lutter contre la censure médiatique imposée par le gouvernement syrien ! Réclamons la chute du gouvernement syrien !!

Rassemblons-nous ce samedi 14 mai de 17h30 à 20h devant l’ambassade syrienne!

املظاهرة من ٔاجل الحرية لسورية
بسبب التصعيد الخطري الذي يقوم به النظام السوري ضد حراك الشعب السوري السلمي فإن املظاهرة الكربى يف ٔاوربا والتي دعا ٕاليها ٕائتالف دعم الثورة السورية السلمية ستكون يف
مدينة بروكسل يوم السبت
14.05.2011

Avenue Franklin Roosevelt 3
الساعة 17:30 ٕاىل الساعة 20:00
باسم االنسانية ندعو كل ٕانسان يؤمن بالحرية للتضامن مع الشعب السوري يف ثورته السلمية للتحرر من طغيان النظام الدكتاتوري علامً ٔاننا سننضم يف هذه املظاهرة الحاشدة ٕاىل لجنة منارصة الثورة السورية يف بلجيكا لنكون يدا واحدة ضد الطغيان والفساد والقمع

BDS en mouvement pour PALESTINE : DEXIA,AGREXCO, VIAVELO


Bonjour à tous,

demain, samedi, commencent les actions rentrant dans le cadre BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanction). Vous verrez que 3 événements se dérouleront ce jour là., il est cependant possible de combiner 2 activités; en effet, Via vélo fera son premier arrêt place Saint-Josse, où aura lieu l’action « Dexia ». Si vous optez pour la journée de plainte Agrexco, il est possible de rejoindre le parcours également en cours de route… (toutes les infos ci-dessous et surtout sur les pages respectives des events)

-DEBKAH DEVANT L’AGENCE DEXIA (9H45)
– STAND HOUMOS, DANSE POUR LEPARCOURS VELO (15H30) PLACE BETHLEHEM
– GESTE FORT AU NIVEAU NATIONAL CONTRE AGREXCO

Autant de raisons de nous retrouver et de manifester notre soutien à la Palestine qui a débuté aujourd’hui la commémoration de cette 63ème année de la Debkah

(RAPPEL:GRAND RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE à travers le monde devant les ambassades d’ISRAËL –> un message sera envoyé demain… 🙂

En résumé :
❂ Action : PALESTINE OCCUPEE, DEXIA IMPLIQUEE
๑ A 9h45 (Place Saint- Josse – métro Madou)
INFOS sur la page de l’EVENT FB : http://www.facebook.com/event.php?eid=155750991148908&ref=ts

❂ Au même moment : JOURNEE DE PLAINTE NATIONALE CONTRE AGREXCO
๑ A 10h (Maison de la Paix, rue Van Elewyck 35, 1050 XL)
INFOS sur la page de l’EVENT FB: http://www.facebook.com/event.php?eid=198069686877613

❂ PARCOURS RANDONEE « VIA VELO » : afin de promouvoir l’action Boycott – Désinvestissement – Sanctions (BDS) et appuyer la campagne contre Dexia.
๑ A partir de 10h (Rond point Schuman) .
Divers lieux de ralliement :
– 10h Rond Point Schuman Points de ralliement
– 12h30 Parc Paul Garcet (angle Place Cardinal Mercier – rue
Léon Theodor) apporter son pique-nique
– 14h30 Place de la Vaillance – Anderlecht (métro Saint-
Guidon)
– 16h00 arrivée Place Bethléem – St-Gilles
Plus d’infos : Geneviève Freres 0475 533 276
via.velo.palestina@gmail.com
LOCATION vélo 02 502 73 55 http://www.provelo.org
INFO : http://www.intal.be/fr/velo-palestina-1 ou
http://mcpalestine.canalblog.com/archives/2011/04/14/20896363.html

A DEMAIN

Amitié

CONTRE JOHN LENNON…


Le jeudi 19 mai à 21 heures 30,

à l’Arenberg

le cinéma d’Attac présente

LES USA

CONTRE JOHN LENNON…

Un reportage sensationnel de David LEAF et John SCHEINFELD

basé sur des archives inédites et les dossiers,

récemment déclassifiés,

des services de renseignement US

Dès 20 heures 30 précises,

LE GRAND DÉBAT:

«A QUOI SERVENT LES ÉTATS-UNIS…?»

avec

Jean BRICMONT

auteur de «L’Impérialisme humanitaire»

(Editions ADEN)

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DE LENINE A LENNON,

ET RETOUR…

«Désormais, les Beatles sont plus célèbres que le Christ», déclare John Lennon le 4 mars 1966, déclenchant une vague d’autodafés dans tout le sud des Etats-Unis.

Mieux que quiconque, l’ancien élève de l’Art College de Liverpool a compris que l’hystérie causée par la beatlemania n’est rien d’autre que la libération physique et morale, principielle et mystique, d’une jeunesse engoncée dans l’ignorance sexuelle, les préjugés raciaux et sociaux, la répression des idées, des sens, des femmes et des minorités –petits Blancs à la rythmique minimaliste, ridiculisés par le football brésilien, le cricket antillais, les sprinters et la musique afro-américaine, culpabilisés par les luttes d’indépendance des colonies et les Marches pour l’obtention des droits civiques aux USA…

Nourri de rock’n’roll américain, d’existentialisme parisien, de philosophie beatnik et de surréalisme à la Lewis Caroll; consommateur d’amphétamines (puis d’herbe et de LSD), John Lennon donne une vision aux quatre prolos de Liverpool –dont les progressions harmoniques stupéfiantes et l’esprit frondeur sont en train de conduire le monde post-religieux d’après-guerre à travers ce qu’il convient de considérer comme une crise spirituelle de massse: les fameuses années 60…

Première popstar culturelle –qui se demandait, enfant, s’il était «fou ou génie» tant sa perspective différait de la frime officielle–, John publie dès 1964 deux recueils de poèmes, dessins et aphorismes; devient un parolier considérable à l’écoute de Bob Dylan; et prend rang de leader le plus médiatique de l’underground après sa rencontre avec Yoko Ono (en compagnie de qui il va poser nu et tourner des courts métrages d’avant-garde vraiment crash et crus)…

Après la censure par la BBC de Lucy in the Sky with Diamonds et de A Day in the Life (lorsque la violence, l’héroïne et les extrémismes politiques s’en mêlent), Lennon hésite –à propos du recours à la violence de masse– entre deux versions du poème chanté Revolution, mais dans Working Class Hero, il écrit:

«Dès que tu nais ils te rabaissent

En ne t’accordant pas le moindre temps du tout

Jusqu’à ce que la douleur soit si grande

que tu ne sentes plus rien du tout

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Ils te font souffrir chez toi et te battent à l’école

Ils te détestent intelligent et te méprisent idiot

Jusqu’à ce que tu sois si cinglé

que tu ne ne puisses plus suivre les règles

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Quand ils t’ont torturé et effrayé pendant vingt bonnes années

Ils s’attendent à ce que tu embrasses une carrière

Quand tu ne peux pas tu es empli d’une grande crainte

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Ils te gardent drogué avec la religion, le sexe et la télévision

Et tu te crois alors si intelligent, hors-classe et libre

Mais tu es toujours un putain de paysan à ce que je vois

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Ils ne cessent de te dire qu’il y a de la place en haut

Mais tu dois d’abord apprendre à sourire en tuant

Si tu veux ressembler aux gens sur la colline

C’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière…

Oui, c’est quelque chose d’être un héros de la classe ouvrière

Et si tu veux être un héros tu n’as qu’à me suivre

Si tu veux être un héros tu n’as qu’à me suivre»…

MAOÏSTE

C’est aussi l’époque où Lennon d’abord se méfie des maoïstes avant de les suivre, par solidarité de classe… Dans le même temps, il tutoye la militance pacifiste avec Give Peace a Chance ou Come Together (composé pour soutenir la candidature de Timothy Leary contre Ronald Reagan en Californie), puis –fréquentant, à New York, les White Panthers, John Sinclair et Jerry Rubin–, il signe Power to the People, Happy X’sMas, War is Over et finalement Imagine, version euphémisée du Manifeste communiste de Karl Marx et Friedrich Engels…

En 1972, Lennon publie d’aileurs son album le plus politique, Some Time in New York City, dans lequel les chansons parlent de l’impérialisme britannique en Irlande (The Luck of the Irish), de la révolte des prisonniers à New York (Attica State) et de la lutte du mouvement pour les droits des femmes (Woman is the Nigger of the World). Cette dernière chanson est un pamphlet féministe parfait, tant il reste incroyablement contemporain :

«On la fait se peindre le visage et on la fait danser.

Si elle ne veut pas devenir esclave, on dit qu’elle n’aime pas.

On lui dit que sa maison est l’unique endroit où elle doit être.

Après, on se plaint qu’elle soit trop indigne pour être notre amie.

On l’insulte tous les jours à la télé et on se demande pourquoi elle n’a ni cran ni confiance en soi.

Quand elle est jeune, on tue sa volonté, pour ne pas avoir à lui dire de ne pas être aussi intelligente.

On la dénigre en la traitant de conne».

SECURITE NATIONALE

Paul McCartney, à une certaine époque, le détesta («C’était un pourceau paranoïaque, un coquelet égocentrique jaloux de mes chansons», avait-il révélé au magazine britannique Woman avant de rapidement se rétracter). Les habitants de Liverpool l’avaient répudié par avance, jugeant mal qu’il décide de s’installer à New York. Les services d’immigration américains lui refusèrent le visa et le ministère de la Justice exigea son expulsion. Même le dégommé Elvis Presley manifesta contre sa demande d’obtenir la nationalité américaine… L’ensemble de l’administration US voulait sa peau lorsqu’il décida d’entamer une vaste tournée des States pour manifester contre la guerre du Vietnam. Bref, une bonne partie de la planète semblait lui en vouloir à mort…

Etait-ce suffisant pour le faire éliminer purement et simplement ? De par son activisme et son influence sur le public, John Lennon restera en tous cas l’une des bêtes noires du gouvernement Nixon et des services du FBI, dirigé alors par Edgar J. Hoover, qui continuèrent à le surveiller tout au long des années 1970. Harcelé par la CIA (Lord, they’re gonna crucify me), menacé d’expulsion, parano et adepte de la thérapie du cri primal…, Lennon sera finalement assassiné devant chez lui par un fan parfaitement dérangé.

Assassiné sur ordre? La théorie, rendue plausible par la publication partielle des archives du service de renseignement américain, veut qu’il ait été supprimé à la manière des Kennedy et à la demande du lobby militaro-nucléaire –de peur qu’il ne reforme les Beatles pour lutter en faveur du désarmement…

Lennon était à peine âgé de 39 ans.

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Jean FLINKER

Manifestation contre les violences policières ce lundi 16 mai, à l’appel de la Ligue des droits de l’Homme


LIGUE DES DROITS DE L’HOMME

16 MAI 2011 – MARCHES DU PALAIS DE JUSTICE

EN SOLIDARITE AVEC RICARDO, RASSEMBLEMENT CONTRE LES VIOLENCES POLICIERES

Samedi 7 mai 2011.

Ricardo, militant pacifique, se rend au Steenrock festival pour marquer sa solidarité avec les détenus du Centre 127 bis.

Il n’arrivera pas au festival et devra être hospitalisé et opéré en urgence.

En cause : le déchaînement de violence d’un policier qui, suite à une incompréhension linguistique durant un contrôle d’identité, l’a tabassé à coups de matraque, dont plusieurs au visage.

Les dents cassées, les fractures multiples et la lèvre déchirée sont les douloureux témoins d’un déchaînement de violence inadmissible.

Une altercation verbale – même ironique ou désobligeante voire, dans l’absolu, injurieuse – ne peut mener, de la part des forces de l’ordre, à une réponse aussi disproportionnée et violente.

Scandalisée par ce comportement et inquiète de la multiplication de la violence policière à l’égard de militants pacifiques,

la Ligue des droits de l’Homme invite ses membres, ses sympathisants et tous les citoyens partageant cette inquiétude,
à participer,

le lundi 16 mai, de 13 à 14 heures,
à un rassemblement pacifique sur les marches du
Palais de Justice de Bruxelles, Place Poelaert

– pour témoigner leur solidarité avec Ricardo ;
– pour exprimer leur rejet catégorique de tout comportement violent de la police à l’égard d’un militant pacifique;
– pour que toute la lumière soit faite tant par la Justice que par les instances disciplinaires de la police sur cette affaire

Merci de faire circuler ce message.

Les événements en Syrie – Quel camp avez-vous choisi ?


Je vous poste cet article pour information; cela ne veut pas dire que je partage tout ce qui s’y dit. Contre l’intervention « humanitaire » de l’Occident, entièrement d’accord. C’est une affaire syrienne, à résoudre entre Syriens. L’article semble négliger totalement les arrestations et les massacres; il est trop théorique. L’auteure ne voit pas que les Syriens en ont marre d’être quadrillés, réduits au silence, privés de liberté. Tout ce qui se dit à Al Jazeera n’est pas toujours vrai, j’en conviens, mais il reste une bonne marge de vérité; par contre, si vous vous branchez sur la TV syrienne, alors là, on est en pleine langue de bois.

Sara Flounders

12 mai 2011

Quand l’impérialisme américain s’engage dans une agression contre l’un ou l’autre gouvernement ou mouvement, il est essentiel que les mouvements ouvriers et les mouvements politiques progressistes en faveur du changement puissent collecter le maximum d’informations disponibles et prendre position.

Il est lâche de rester neutre et c’est une trahison à l’égard de sa classe que de se ranger dans le même camp que celui de la pieuvre impérialiste qui cherche à dominer le monde.

C’est le b a ba des mouvements ouvriers depuis un siècle et demi de lutte des classes. C’est la base même du marxisme. Cela se retrouve dans les chants syndicaux qui posent la question : « Which side are you on ? » (De quel côté êtes-vous ?) et chez les organisateurs ouvriers qui ne cessent de répéter « En blesser un, c’est les blesser tous. »

Une explosion sociale ébranle le monde arabe. L’impérialisme américain et tous les anciens régimes qui lui sont liés dans la région tentent désespérément de gérer et de contenir ce soulèvement de masse incessant dans des voies qui ne mettent pas en péril la domination impérialiste sur le Proche et Moyen-Orient.

Les États-Unis et leurs collaborateurs essaient également de diviser et de saper les deux ailes de la résistance – les forces islamiques et les forces nationalistes laïques – qui, ensemble, ont renversé les dictatures soutenues par les États-Unis en Égypte et en Tunisie. On assiste actuellement à un effort américain concerté en vue de dresser ces mêmes forces politiques contre deux régimes de la région qui, dans le passé, se sont opposés à la domination américaine : en Libye et en Syrie.

Ces derniers pays ont tous deux leurs propres problèmes de développement, lesquels sont exacerbés par la crise capitaliste mondiale en général et par des décennies de compromis qu’on leur a imposés du fait qu’ils tentaient de survivre dans un environnement hostile d’attaques incessantes – politiques et parfois militaires, le tout comprenant également des sanctions économiques.

Les bombardements de la Libye des œuvres des États-Unis et de l’Otan ont clairement montré où en est l’impérialisme vis-à-vis de ce pays. Les exploiteurs transnationaux sont bien décidés à s’emparer totalement des réserves pétrolières les plus riches de l’Afrique et de mettre un terme au flux de milliards de dollars par lequel la Libye contribuait au développement de pays africains beaucoup plus pauvres.

La Syrie est également visée par l’impérialisme – en raison de sa défense héroïque de la résistance palestinienne des décennies durant et de son refus de reconnaître l’occupation sioniste. L’aide de la Syrie au Hezbollah dans sa lutte pour mettre un terme à l’occupation israélienne du Liban et dans son alliance stratégique avec l’Iran ne peut être oubliée non plus.

Même si une grande partie de la situation interne de la Syrie est malaisée à comprendre, il convient de faire remarquer que, dans la lutte qui se déroule actuellement, des déclarations claires de soutien au gouvernement syrien et d’hostilité aux efforts américains de stabilisation ont été prononcées par Hugo Chávez au Venezuela, par le secrétaire général du Hezbollah, Seyyed Hassan Nasrallah, au Liban et par plusieurs dirigeants en exil du Hamas, l’organisation palestinienne élue par les habitants de Gaza. Ces dirigeants politiques ont vécu aux premières loges les campagnes américaines de déstabilisation, qui recouraient à l’invention de mythes par les médias traditionnels, à des groupes d’opposition financés de l’extérieur, à des assassinats bien ciblés, à des opérations spéciales de sabotage et se servaient d’agents bien entraînés travaillant sur Internet.

Du côté de ce qui est censé être « l’opposition démocratique », on trouve des réactionnaires comme le sénateur Joseph Lieberman, président de la puissante Commission sénatoriale pour la sécurité intérieure, qui a lancé un appel pour que les États-Unis bombardent la Syrie, après la Libye. Parmi les partisans déclarés de l’opposition en Syrie, on trouve également James Woolsey, ancien directeur de la CIA et conseiller de la campagne électorale du sénateur John McCain.

Wikileaks dénonce le rôle des États-Unis

Un article intitulé « Les États-Unis ont soutenu secrètement les groupes d’opposition syriens » et rédigé par Craig Whitlock (Washington Post, 18 avril) décrivait par le menu les informations contenues dans les câbles diplomatiques américains que Wikileaks avait adressés aux agences d’information du monde entier et publiés sur son site Internet. L’article résume ce que ces câbles du ministère américain des Affaires étrangères révèlent à propos du financement secret des groupes syriens d’opposition politique, y compris la transmission dans le pays d’émissions antigouvernementales et ce, via la télévision par satellite.

L’article décrit les efforts financés par les États-Unis comme faisant partie d’une « campagne de longue haleine visant à renverser le dirigeant autocratique du pays, Bashar al-Assad », qui a fait ses débuts sous le président George W. Bush et a poursuivi sa carrière sous le président Barack Obama, même si ce dernier a prétendu qu’il reconstruisait les relations avec la Syrie et qu’il a installé un ambassadeur en Syrie pour la première fois depuis six ans.

Selon un câble d’avril 2009 signé par le diplomate le plus élevé en grade à Damas à l’époque, les autorités syriennes « considéraient sans aucun doute tout financement de groupes politiques illégaux comme équivalant à appuyer un changement de régime ». L’article du Washington Post décrit plus ou moins en détail les liens entre la chaîne de TV de l’opposition Barada, financée par les États-Unis, et le rôle de Malik al-Abdeh, qui fait partie de son conseil d’administration et diffuse des vidéos de protestation. Al-Abdeh fait également partie de la direction du Mouvement pour la justice et la démocratie, présidé par son propre frère, Anas Al-Abdeh. Les câbles secrets « font état de craintes persistantes, parmi les diplomates américains, que les agents de la sécurité d’État syrienne n’aient découvert que la piste de l’argent remontait jusqu’à Washington ».

Le rôle d’Al Jazeera

Peut-être le défi de la campagne de déstabilisation en Syrie, ainsi que sa dénonciation, sont-ils venus avec la démission de Ghassan Ben Jeddo, le journaliste bien connu des nouvelles émissions de télévision d’Al Jazeera et le responsable de l’agence d’Al Jazeera à Beyrouth. Ben Jeddo a démissionné pour protester contre la partialité d’Al Jazeera, mettant tout spécialement en exergue une « campagne de diffamation contre le gouvernement syrien » qui a transformé la chaîne de TV en « vulgaire organe de propagande ».

Al Jazeera a couvert favorablement l’incontrôlable soulèvement de masse de millions de personnes en Égypte et en Tunisie. Cependant, cette chaîne d’information par satellite a également fait état par le détail de toute revendication et accusation politique, sans égard pour la façon dont elles pouvaient n’être pas fondées, qui ont été exprimées par l’opposition politique, tant en Syrie qu’en Libye. Al Jazeera est devenue la voix la plus forte de la région – elle est captée par des millions de spectateurs – pour réclamer l’intervention « humanitaire » des États-Unis, des zones d’exclusion de vol et le bombardement de la Libye. Ainsi donc, il est important de bien comprendre la position d’Al Jazeera en tant que société d’information, et tout particulièrement lorsqu’elle prétend s’exprimer en faveur des opprimés.

Al Jazeera, dont le siège est au Qatar, ne fait jamais état du fait que 94 pour 100 du travail au Qatar est effectué par des immigrés qui n’ont absolument aucun droit et qui survivent dans des conditions proches de l’esclavage. La répression brutale du mouvement de masse dans le royaume à monarchie absolutiste de Bahrein, voisin immédiat du Qatar et actuellement occupé par les troupes saoudiennes, ne reçoit que peu de couverture non plus de la part d’Al Jazeera.

Cette censure est-elle due au fait qu’Al Jazeera TV News a été fondé par le monarque absolu du Qatar, l’émir Sheikh Hamad bin Khalifa Al Thani ?

Il est particulièrement important de faire remarquer qu’Al Jazeera ne mentionne jamais l’énorme base aérienne militaire du Commandement central américain, installé au Qatar précisément. Des drones en mission secrète dans la région décollent régulièrement de cette base. Le Qatar a également envoyé des avions pour participer aux bombardements en Libye des États-Unis et de l’Otan.

Le Qatar travaille en étroite collaboration avec le ministère américain des Affaires étrangères pour appuyer à fond l’intervention des États-Unis dans la région. Le Qatar a été l’un des premiers États arabes, et le premier des États du Golfe, à établir des relations avec israël. Lors des bombardements de Gaza par Israël, en 2009, il a suspendu ces relations mais, depuis, a proposé de les renouer.

Facebook et la contre-révolution

La CIA et le NED (National Endowment for Democracy – Fondation nationale en faveur de la démocratie) sont devenus des experts dans l’utilisation des barrages des médias sociaux tels que Facebook, Twitter et Youtube pour submerger les gouvernements visés de millions de messages fabriqués, de rumeurs et d’images incontrôlées.

Les alertes fabriquées sur les luttes et les scissions entre les factions rivales de l’armée syrienne, lesquelles auraient abouti à des démissions, étaient fausses. Par exemple, le général de division al-Rifai (retraité) a nié comme dénuées de fondements les informations par TV satellite prétendant qu’il dirigeait une scission au sein de l’armée. Il a ajouté qu’il était retraité depuis dix ans.

Izzat al-Rashek, du Bureau politique du Hamas, et Ali Baraka, représentant du Hamas au Liban, ont infirmé publiquement des allégations prétendant que la direction de cette organisation palestinienne de résistance quittait Damas pour se réinstaller au Qatar. Ali Baraka a expliqué que c’était un bobard monté par les États-Unis pour exercer des pressions sur Mahmoud Abbas, du Fatah, et entraver la réconciliation palestinienne tout en attisant le conflit entre les mouvements de résistance et la Syrie.

Le gouvernement syrien a accusé des snipers d’avoir tiré sur des manifestations, sur l’armée et sur la police dans l’intention de voir la police ouvrir à son tour le feu sur les manifestants.

Les rumeurs, les messages anonymes sur Internet et les rapports émis par TV satellite dans l’intention d’exacerber les divergences sectaires font partie de la campagne de déstabilisation.


Le caractère dual de la Syrie

Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi l’impérialisme américain et ses pions dans la région, y compris Israël et les monarchies corrompues et dépendantes que sont la Jordanie, le Qatar, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, aimeraient voir un « changement de régime » en Syrie.

La Syrie est l’un des rares pays arabes à n’entretenir aucune relation avec Israël. Plusieurs organisations de résistance palestinienne ont des « bureaux en exil » en Syrie, y compris le Hamas. La Syrie est alliée de façon étroite à l’Iran et au Liban.

La Syrie aujourd’hui n’est ni un pays socialiste, ni un pays révolutionnaire. Le capitalisme – et l’inégalité qui en résulte – n’y a pas été renversé. Il existe une classe capitaliste, en Syrie : nombreux sont ceux qui, en sont sein, ont bénéficié des « réformes » au cours desquelles des industries anciennement aux mains de l’État ont été vendues à des capitaux privés.

Toutefois, l’État syrien représente des forces contradictoires. Le pays a été un bastion de protection des gains obtenus lors des luttes et soulèvements anticoloniaux des masses arabes dans les années 60 et 70. Au cours de cette période, de nombreux gains sociaux importants ont été réalisés, des industries et ressources majeures ayant appartenu au capital étranger ont été nationalisées et d’importants progrès ont été enregistrés dans la garantie des soins de santé, dans le niveau de vie et l’enseignement.

La Syrie sous le parti socialiste arabe Ba’ath est résolument laïque. Elle a maintenu la liberté religieuse pour tous tout en n’autorisant aucun groupement religieux à dominer l’État ou à être promu par ce dernier.

Mais le régime syrien a également réprimé sévèrement les efforts des mouvements de masse basés au Liban et en Syrie et qui voulaient poursuivre la lutte. Il a justifié sa répression des mouvements passés en insistant sur sa position précaire à proximité d’Israël, sur l’impact des deux guerres contre Israël, en 1967 et 1973, et sur l’occupation et l’annexion par Israël de l’importante région syrienne que sont les hauteurs du Golan, et ce, depuis 44 ans.

Les années de sanctions de la part des États-Unis et les efforts de déstabilisation du passé ont également eu un effet cumulatif. L’appareil d’État, craignant depuis longtemps les perpétuelles interventions de l’extérieur, craint désormais le changement.

Il est essentiel de reconnaître ce caractère dual et de ne pas excuser ni d’ignorer tous les problèmes qui en découlent.

La Syrie a assumé le fardeau supplémentaire de nourrir et d’héberger plus de 500.000 réfugiés palestiniens et leurs descendants ces 63 dernières années. Les conditions sont meilleures que dans n’importe quel pays avoisinant parce que, contrairement à ce qui se passe au Liban et en Jordanie, les soins de santé, l’éducation et le logement sont accessibles aux Palestiniens vivant en Syrie.

L’impact de la guerre en Irak

L’invasion et la destruction massive par les États-Unis du pays voisin, l’Irak, la discussion entre Bush et Blair d’une semblable agression contre la Syrie en 2003 et les nouvelles sanctions très dures contre la Syrie ont encore accru l’intensité des pressions.

Mais le facteur le plus destructeur n’a jamais été discuté dans les médias traditionnels : plus de 1.500.000 Irakiens ont afflué en Syrie afin d’échapper à l’occupation américaine de ces huit dernières années.

Ceci a eu une importante influence sur un pays dont la population était de 18 millions d’habitants en 2006. Selon un rapport sorti en 2007 par le bureau du haut commissaire américain pour les Réfugiés, l’arrivée quotidienne de 2000 Irakiens désespérés a eu un impact extrême sur toutes les facettes de la vie en Syrie, particulièrement sur les services proposés par l’État à tous ses citoyens et à tous les réfugiés. La Syrie a le plus haut niveau de droits civiques et sociaux pour les réfugiés, dans toute la région. D’autres pays des alentours exigent un minimum de solvabilité bancaire et expulsent les réfugiés nécessiteux.

L’arrivée inattendue de ces réfugiés irakiens a eu un impact dramatique sur les infrastructures, sur les écoles primaires et supérieures à la gratuité garantie, sur les soins de santé gratuits, sur la disponibilité des logements et sur les autres domaines de l’économie. Elle a provoqué une hausse des prix dans toute l’alimentation. Les prix des denrées alimentaires et des biens de première nécessité ont augmenté de 30 pour 100, les prix des propriétés de 40 pour 100 et les prix des loyers de 150 pour 100.

Les réfugiés irakiens ont également bénéficié de la part de l’État syrien de subsides pour le carburant, la nourriture, l’eau et autres produits essentiels pour tout le monde. Une telle masse de personnes sans emploi a amené une baisse des salaires et a augmenté la concurrence autour des emplois. L’impact du ralentissement économique mondial durant cette période difficile a encore aggravé les problèmes. (Middle East Institute, 10 décembre 2010, rapport sur la Coopération au profit des réfugiés).

Les États-Unis ont créé la crise des réfugiés, qui a amené le déplacement de plus de 25 pour 100 de la population irakienne en raison des violences sectaires. Pourtant, ils acceptent le nombre le plus bas de réfugiés et ils ont contribué aux frais des secours des Nations unies pour une somme moindre que le coût d’un seul jour de guerre en Irak. Les sanctions américaines contre la Syrie ont encore accru la désorganisation économique du pays.

Tout cela a accru la conscience du gouvernement et du peuple de Syrie à propos des dangers de l’occupation américaine et de la déstabilisation interne et du bain de sang qui pourraient venir de la violence sectaire attisée par les États-Unis.

Washington prétend être ennuyé à propos de l’instabilité qui règne en Syrie. Mais l’impérialisme américain en tant que système est amené à créer l’instabilité. La domination et le pouvoir débordants de l’armée et des sociétés pétrolières sur l’économique américaine et les énormes profits résultant des contrats militaires renforcent cette motivation à rechercher des solutions militaires.

Chaque déclaration faite par le gouvernement syrien a reconnu l’importance de réaliser des réformes internes tout en maintenant en place l’unité nationale dans un pays extrêmement diversifié présentant des différences historiques sur le plan de la religion, des tribus et des régions, et qui héberge actuellement près de deux millions de réfugiés.

Les diverses nationalités, religions et groupes culturels en Syrie ont absolument le droit de faire partie de ce processus. Mais ce dont ils ont le plus besoin, c’est que soit mis un terme à l’intervention constante et sans relâche des États-Unis.

USA, bas les pattes !

Source : workers.org
Traduction site Michel Collon

Traduction : JMF / Investig’Action

15 mai sur Facebook


dimanche 15 mai · 00:00 – 23:30
Lieu
FACEBOOK

Le 15 mai, nous changeons la photo de notre profil sur FB en drapeau palestinien et notre statut en FREE PALESTINE ou VIVE LA PALESTINE LIBRE
هده مظاهرة مليونية الكترونية هنا على الفايس بوك.كل ما عليك فعله هو تغيير صورة البروفايل الى علم فلسطين يوم 15.05.2011 للتعبير عن تضامنك مع فلسطين .

Questo è un evento ONLINE peri dimostrare la nostra solidarietà alla Palestina, in questo giorno, cambiando le nostre foto del profilo in bandiera della Palestina e il nostro status di liberare la Palestina.

Esto es un evento ”Online”. Vamos todos a mostrar nuestra solidaridad ese día (Mayo 15)con el pueblo Palestino cambiando nuestra foto a la bandera de Palestina y nuestro status a VIVA PALESTINA LIBRE! O “FREE PALESTINE”!

Soirée de Soutien : « Orientale sans couscous »


samedi 21 mai
15h (enfants et parents)
18h – 3h
Militants, Organisations, Associations : possibilité stand : 10€

Menu : on verra !
Desserts : pas vraiment une surprise !
Boissons : 1€

Soutien au

CRI (Collectif Réflexion Indigène)

Ali Aarrass (freeali.eu)

Le MDF (Mouvement pour les Droits Fondamentaux)

Le cercle Victor Hugo

Artistes – Jeux -Tombolas – Dakka Marrakech – Spepeech – Dj’sss

Plus sérieusement : paf :
5€ en prévente (levictorhugo@live.fr)
6€ sur place

Adresse : Rue Melsens, 38
1000 Bruxelles
Place Sainte Catherine

Quand la victime se mue en accusée…


Myriam De Ly

Je vous avais parlé de l’incident qui m’était arrivé en octobre dernier au marché de Châtelineau, en marge d’un stand de la Plate-forme Charleroi-Palestine. J’avais été arrêtée et détenue arbitrairement lors d’une grande opération policière, uniquement pour avoir posé une question à un policier et avoir pris deux photos de personnes d’origine étrangère, en état d’arrestation. J’avais été fouillée (on m’a obligé d’enlever tous mes vêtements et je me suis retrouvée en soutien-gorge et petite culotte face à deux policières) et on m’a enfermée dans un cachot froid, sans lumière du jour, à moitié habillée seulement. Suite à des pressions (deux avocats ont téléphoné au commissariat et un camarade est venu voir le commissaire), j’ai été libérée après trois heures de détention. Mon avocat Frédéric Ureel a déposé plainte auprès du parquet du procureur du roi. Très rapidement, la plainte a été classée. Mais, surprise : voilà que la police m’attaque pour « outrages aux policiers ». Victime, voilà que je me retrouve au banc des accusés pour des propos que je n’ai jamais tenus. Cela se passe le lundi 30 mai à 14 h, au Palais de justice de Charleroi, tribunal correctionnel, 20e chambre. Bien sûr, vous êtes tous les bienvenus ! Et n’hésitez pas à faire circuler ce message…

Ci-dessous : un reportage de la télévision régionale Télésambre :

http://telesambre.rtc.be/content/view/10087/166/

Bien à vous,

Myriam

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