Syrie-Bruxelles : parodie de manifestation


pour information

Des agents payés par le réseau des services de sécurité syro iraniens ont parodié

les manifestations de l’opposition syrienne à Bruxelles.

Avec drapeaux, calicots, musique et slogans, même le lieu choisi est loin d’être innocent,

puisque les marches de La Bourse à Bruxelles est le lieu de rassemblement de l’opposition syrienne.

Payé chacun 250 €, ces quelques Syriens, mais surtout des Libanais,

des Iraniens et Irakiens ont répété mollement les slogans criés par quelques meneurs.

 

Le Comité syrien en Belgique pour soutenir la révolution syrienne s’étonne que quelques media,

dont la télévision belge, aient couvert l’évènement,

aucun media ne couvrant les manifestations, pourtant hebdomadaires, de l’opposition.

 

Quelques-uns de ces agents ont même tentés, ce samedi 4 juin, de perturber la conférence tenue par l’opposition syrienne à Bruxelles.

Quelques 25 personnes, 6 Syriens, 13 Libanais, 4 ou 5 Iraniens et 1 Irakien,

tous payés, sont venus narguer les participants à la conférence avec des photos du président Bachar Al Assad

et 2 calicots pro régime.

La police a dû appeler des renforts afin de les disperser.

 

Un pas vers la démocratie

 

Cette conférence a réuni quelques 200 personnes venues d’Europe, d’Amérique du Nord et du Moyen Orient.

Elle n’est qu’un pas sur la route, qui risque d’être longue, de la démocratie en Syrie. Trois sous-groupes ont été formés avec pour thèmes :

La politique,

Les droits humains,

Les media.

 

Le dialogue « proposé » par le régime n’est pas crédible puisque les tueries et la répression continuent dans le pays.

La proposition vient beaucoup trop tard de toute façon.

Il est absolument clair que les gens en Syrie ne veulent plus de ce régime,

sourd à ses demandes, et de toutes ses violences.

Les participants à la conférence soutiennent les demandes du peuple syrien.

Pour le Comité syrien en Belgique pour soutenir la révolution syrienne

Bernadette van Zuylen

Le souvenir de la naksa enflamme le Golan 6 juin 2011


Lors de la commémoration de la naksa, la défaite arabe de juin 1967, des centaines de protestataires palestiniens et syriens ont tenté de franchir hier une première barrière de barbelés avant un champ de mines, tout près de la ville de Majdal Chams, dans la partie occupée du Golan.

L’armée israélienne leur a tiré dessus, faisant 20 tués et 325 blessés. Nir Élias/Reuters • L’armée israélienne tire sur des manifestants : 20 morts • Au Liban, les camps commémorent la défaite de 67 dans le calme •

L’État hébreu accuse Damas de « provocation » pour détourner l’attention de la répression en Syrie L’armée israélienne a tiré hier sur des manifestants palestiniens et syriens qui tentaient de pénétrer sur le plateau du Golan occupé, lors de l’anniversaire de la naksa, la défaite arabe de juin 1967.

Des centaines de protestataires, agitant des drapeaux palestiniens et syriens, ont tenté de franchir une première barrière de barbelés avant un champ de mines, tout près de la ville de Majdal Chams, dans la partie occupée du Golan.

Contrairement aux commémorations de la nakba (catastrophe) palestinienne le 15 mai, aucun manifestant n’a réussi à franchir la ligne de cessez-le-feu et le porte-parole de l’armée, Yoav Mordechai, a annoncé que la situation était « sous contrôle ».

Dans la soirée, plusieurs centaines de jeunes de Majdal Chams, le chef-lieu des localités druzes du Golan, ont attaqué à coups de pierres les forces israéliennes déployées pour contenir les manifestants massés du côté syrien du plateau.

Ces heurts ont éclaté quand des nuages de gaz lacrymogènes tirés en direction de la Syrie se sont répandus dans le bourg de Majdal Chams. Du côté syrien de la clôture frontalière, des protestataires sont restés sur place, à l’abri d’un fossé, et ont allumé des feux de camp. Par ailleurs, des jeunes Palestiniens et Syriens ont lancé un sit-in dans la ville de Kuneitra, vers où affluaient des milliers de personnes, selon la télévision syrienne.

Vingt personnes ont été tuées et 325 autres ont été blessées par les tirs israéliens, a ajouté la télévision. Un médecin de Kuneitra, dans la partie non occupée du Golan, Ali Kanaane, a précisé à l’agence SANA que les tués avaient été « touchés par balles dans la tête et la poitrine ».

Un porte-parole de l’armée israélienne a assuré que les militaires n’avaient « pas eu d’autre choix que d’ouvrir le feu en direction des pieds des manifestants afin de les dissuader », plusieurs dizaines d’entre eux ayant ignoré les avertissements verbaux et les coups de semonce.

Un correspondant de presse à Majdal Chams a vu une vingtaine de manifestants blessés, certains ensanglantés, évacués du côté syrien, l’armée israélienne dénombrant 12 victimes. Comme le 15 mai, l’armée israélienne a accusé Damas de « provocation » pour détourner l’attention de la sanglante répression des manifestations contre le régime, faisant état de projectiles lancés par les manifestants mais pas d’armes de guerre en leur possession.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accusé des « éléments extrémistes » qui « s’évertuent à forcer nos frontières, menaçant nos communautés et nos citoyens ». Les manifestations ne se sont pas limitées au Golan syrien, rassemblant des centaines de personnes dans les territoires palestiniens.

Le 15 mai, lors de l’anniversaire de la nakba, l’exode de centaines de milliers de Palestiniens avec la création de l’État d’Israël en 1948, des centaines de manifestants étaient parvenus à traverser la clôture pour atteindre Majdal Chams. Quatre avaient été tués par l’armée israélienne. Six autres manifestants avaient été tués à la frontière libanaise.

Les États-Unis ont vivement réagi à la suite de ces nouvelles violences sur le Golan. « Nous sommes profondément inquiets des événements qui ont eu lieu aujourd’hui sur le plateau du Golan et qui se sont traduits par des morts et des blessés », a déclaré hier soir le département d’État. « Nous appelons toutes les parties à la retenue.

Des actes de provocation comme ceux-ci doivent être évités », a ajouté le département d’État, qui a souligné « qu’Israël, comme tous les États souverains, a le droit de se défendre ». (Source : AFP)