Cinéma Attac le 16 juin


Le jeudi 16 juin à 21 heures 30,

à l’Arenberg

le Cinéma d’Attac présente

l’Oscar 2011 du meilleur film documentaire

INSIDE JOB

 

de Charles FERGUSON

 

Comment Wall Street a réussi à commettre le hold-up parfait.

Un reportage-événement qui aura coûté

plus de 20.000 milliards de dollars…

Dès 20 heures 30 précises,

LE GRAND DÉBAT:

«LE TRIOMPHE DU CAPITALISME FINANCIER:

 UN SCANDALE AMÉRICAIN…?»

avec la présence exceptionnelle de

José GARCIA

__________

UN CRIME

COMMIS DE L’INTERIEUR…

Si on doit juger de la qualité d’un film à l’état dans lequel il nous met, alors Inside Job est un chef-d’œuvre. D’efficacité. Après deux heures de démontage au pied de biche, étalant la plus grave crise financière depuis la Grande Dépression des années 30, le spectateur moyen ne peut pas échapper à une envie irrésistible: pendre par les pieds, avec plumes et goudron, tout ce qui ressemble à un banquier de Wall Street, un professeur de finance à Harvard ou un conseiller économique du Président américain (qu’il soit républicain ou démocrate). Il n’est pas impossible non plus d’être saisi par le découragement. Puisqu’il ne fait guère de doute que rien, ou si peu, n’a changé dans le fonctionnement de la spéculation internationale… Et ce, malgré les sermons mondialisés des derniers G20.
PEDAGOGIQUE. Deux années après la sortie de Capitalism: A Love Story (le film de Michael Moore), Inside Job est une indispensable piqûre de rappel pour ne surtout pas oublier cette édifiante histoire des subprimes. Autant Capitalism était un pamphlet ricanant et subversif –qui assumait de ne rien comprendre aux subtilités de la finance moderne–, autant Inside Job revendique une rigueur journalistique et une vocation pédagogique. Car Charles Ferguson n’hésite pas à foncer dans le tas, ne reculant devant aucune difficulté, comme par exemple expliquer ce que peuvent bien recouvrir ces mots barbares de CDS (Credit default swap), CDO (Collaterized debt obligation) ou ventes à découvert –qui ont été popularisés par la crise. C’est la grande force et à la fois la (petite) faiblesse du film : à travers un montage très serré d’une trentaine d’intervenants, tout va très vite.

Mais Fergusson donne la possibilité à tout un chacun de remonter dans le train de son film grâce à des témoignages percutants, une réalisation rythmée et une manière de mettre en scène drôlatique.  Le réalisateur américain a ainsi gardé au montage les hésitations, les blancs, les contorsions ennuyées des intervenants et des interviewés.  Une manière édifiante d’énoncer la mauvaise foi des principaux accusés. Non seulement Inside Job révèle une série d’éléments nouveaux dans le déroulé de la crise, mais plus d’une séquence mérite le détour. Au choix, on retiendra: les bégaiements embarrassés (et donc désopilants) de Frederic Mishkin, professeur d’économie à la Columbia Business School et, surtout, ancien membre du Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale entre 2006 et 2008; le cynisme imperturbable de Scott Talbott, lobbyiste en chef des banques américaines, et la réaction de Glenn Hubbard, conseiller économique dans l’administration Bush et actuel doyen de la Columbia University Business School, qui décide de couper court à l’entretien au moment où le journaliste évoque ses conflits d’intérêts d’universitaire.
PINCETTES. Si la morale du film apparaît imparable (cette crise est le résultat d’une politique d’affairisme et de «laisséfairisme» –mise en oeuvre sous la présidence néo-conservatrice de Reagan et accélérée sous «le progressiste» Clinton), la conclusion est à prendre avec des pincettes. L’auteur laisse en effet entendre que la réponse de l’Europe en matière de régulation a été bien plus vigoureuse que celle des Etats-Unis. Sont ainsi interrogés la sirupeuse Christine Lagarde et le trop étincellant Dominique Strauss-Kahn, alors directeur général du FMI en pleine ascension. Bien entendu, on aimerait les croire. Mais on ne le peut. Si l’Europe a fait mine d’être en pointe sur les questions des bonus et de l’adoption d’une taxe frappant les transactions financières, rien n’a été réellement entrepris pour prendre les spéculateurs par la gorge et forcer les banquiers à trinquer pour tout le mal qu’ils ont fait… Aux Etats-Unis, c’est pareil. Les principaux instigateurs du désastre de 2008 détiennent toujours les clés du pouvoir. Malgré des velléités annonçant la mise au pas des grands consortiums bancaires, Barack Obama reste entouré des individus qui ont ardemment défendu la libéralisation à outrance. Timothy Geithner, qui s’était illustré à la Federal Reserve comme un dérégulateur à tout crin, est actuellement au Trésor;  son directeur de Cabinet Mark Petterson est un ancien lobbyiste de Goldman Sachs. Quant à Ben Bernanke (qui n’avait rien vu venir), il est toujours à la tête de la Banque centrale américaine…

Narré avec prestance par l’acteur Matt Damon, Inside Job agit donc comme un film exigeant, à la nervosité spectaculaire. Son constat final est implacable: le vice va continuer à prospérer…

INSIDE JOB

Cinéma ARENBERG

26 Galerie de la Reine

USA  2010   Durée 120 minutes

Prix d’entrée 6,6 euros

y compris pour le débat (sauf les Article 27)

ATTAC-Bruxelles 1

16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles

  bxl1@attac.be       http://bxl.attac.be        0494 / 808 854

Manif de soutien à la révolution syrienne


Comité syrien en Belgique pour soutenir la Révolution syrienne

Les forces de sécurité syrienne continuent de massacrer, chaque jour, des civils et des manifestants désarmés et pacifiques.

A Jisr al-Choughour, dans le nord-ouest du pays, des policiers et des soldats ont tenté de protéger les manifestants.

Les agents des forces de sécurité les ont abattus.

Nous demandons à la Communauté internationale et à la Communauté Européenne en particulier

de prendre toutes les mesures possibles pour faire pression et condamner le régime et ses atrocités.

En solidarité avec les manifestants pacifiques en Syrie,

manifestation

ce mercredi 8 juin, de 13h à 14h30,

Au rond point Schuman



Syrische Comite in België aan de Syrische Revolutie te ondersteunen

Le régime syrien doit céder la place… et tout de suite !


dimanche 5 juin 2011 – 14h:29

Khalid Amayreh – MEM


Les images horribles et les comptes-rendus terrifiants qui continuent d’affluer en provenance de Syrie défient la description par les mots. Ils vont au-delà de la plus pâle décence humaine.
(JPG)

3 juin 2011 – Manifestation à Kfar-Nebel (nord de la Syrie. On peut lire sur la banderole : « Que Dieu nous aide à briser le silence de la Ligue Arabe » – Photo : AP

Il y a quelques semaines, Hamza al Khatib, un garçon vif et doux de Dira’a a été enlevé à son domicile par des voyous appartenant aux Shabbiha [mercenaires] du régime – ou escadrons de la mort – pour avoir prétendument participé à une manifestation contre le régime.

Quelques jours plus tard, son corps criblé de balles et portant des marques indescriptibles de tortures de toutes sortes, a été remis à sa famille.

Selon des témoins oculaires et des militants d’organisations de défense des droits de l’homme qui ont examiné le corps, les agents du régime ont également coupé l’organe sexuel de l’enfant avant de restituer le corps pour l’enterrement.

Azmi Bishara, intellectuel arabe et commentateur d’actualités fait remarquer à propos de cela que seuls des animaux humains ont pu être capables de commettre un tel crime.

S’exprimant sur Al-Jazeera, Bishara a déclaré que, dans ce cas au moins, l’affaire est pire que la torture classique qui vise à punir et à dissuader. « C’est du sadisme pur et simple. C’est même un sadisme dans ses formes les plus barbares. »

Mais Hamza al Khatib n’est pas un cas isolé, victime de la brutalité policière. Au contraire, il incarne la pure barbarie et l’instinct cannibale avec lesquels le régime de Bachar El-Assad traite systématiquement les citoyens syriens, en particulier ceux qui exigent des réformes politiques.

Il n’y a absolument aucun doute que le régime syrien est en train de commettre de véritables crimes contre l’humanité et contre le peuple syrien. Que peut-on dire d’un régime qui ordonne à ses soldats de tirer sur des manifestants pacifiques avec des auto-mitrailleuses, et même sur des enfants ? Et si les soldats montrent une quelconque réticence, ils sont sommairement exécutés pour avoir désobéi aux ordres.

Ensuite, bien sûr, la machine à mensonges du régime prétendra que les soldats ont été tués par des éléments infiltrés et salafistes, et ce que vous voudrez !

Il est évident que ce régime a perdu sa légitimité et doit être chassé le plus tôt possible. Sinon, il est fort probable que des massacres d’une plus grande ampleur, tels que celui de Srebrenica ou pire encore, auront lieu dans toute la Syrie si le monde continue de montrer de l’indécision à l’égard de ce régime manifestement criminel.

Jusqu’à présent, plus de mille citoyens syriens ont été impitoyablement massacrés ou torturés à mort entre les mains des diverses machines à tuer du régime.

Dans de nombreuses villes syriennes, les fournitures en électricité ont été coupées comme punition collective pour avoir exigé la liberté. Les approvisionnements alimentaires ont également été fortement réduits pour la même raison. Tout ceci en plus de l’arrêt de tous les téléphones cellulaires et de la communication Internet, apparemment pour empêcher les militants pro-liberté de communiquer et de révéler au monde extérieur la brutalité et la criminalité du régime.

Je ne suis pas vraiment enclin à commenter ou essayer de réfuter la pléthore de mensonges disséminés par le régime de Damas pour tenter de justifier sa violence et son sadisme – à dresser les cheveux sur la tête – contre ses propres citoyens. En dernière analyse, un régime qui viole ses femmes, ses enfants et tue sans discrimination des manifestants pacifiques avec des balles ne peut être considéré comme digne de confiance et disant la vérité.

Il serait même plus que naïf d’écouter ce que ce régime a à dire sur ce qui se passe en Syrie. Les criminels, les tueurs d’enfants et les menteurs obscènes ne doivent pas avoir le moindre podium pour assassiner la vérité après avoir assassiné leurs innocentes victimes.

Il est vraiment lamentable que la grande majorité des Etats arabes gardent le silence sur les massacres génocidaires en Syrie. Pour ces dirigeants arabes, on est amené à dire : « Qu’attendez-vous ? Que le régime sectaire en finisse avec le peuple de Syrie ? »

La décision prise récemment par le gouvernement turc de geler les relations avec le régime syrien est louable. Toutefois, la Turquie devrait faire davantage pour aider ses frères et sœurs au sud. La Turquie devrait sans aucun doute prendre des mesures plus fortes pour arrêter les massacres en Syrie. Les femmes syriennes, dont les frères, les fils et les maris sont assassinés par les égorgeurs du régime, ont cruellement besoin d’aide. Si leurs frères turcs n’entendent ni n’écoutent les cris de ces femmes en détresse, qui le fera ? Mouammar Kadhafi ?

Par ailleurs, la non-ingérence dans les affaires intérieures d’un pays n’est pas et ne doit jamais signifier regarder le régime dans ce pays massacrer tranquillement son propre peuple.

Maintenant, un dernier mot de réprimande à la fois pour l’Iran et pour le Hezbollah. Vous êtes les soutiens du régime meurtrier de Bachar El-Assad, pour des raisons sectaires, égoïstes et contraires à l’éthique, et, ce faisant, vous attirez sur vous l’incrédulité, la consternation et l’hostilité de centaines de millions d’Arabes et de Musulmans qui n’ont jamais manqué de se placer à vos côtés. Ne vous aliénez pas des centaines de Musulmans sunnites à travers le monde pour l’amour d’un régime sans Dieu qui est dépourvu d’humanité, de moralité et de toute ombre de décence islamique.

Vous devez immédiatement prendre vos distances de cette junte criminelle et barbare qui est véritablement un stigmate de honte sur la conscience des chiites du monde entier.

Ce régime a commis tous ces crimes en votre nom. Ne leur permettez pas de ternir l’image de votre glorieux passé. Faites-le maintenant, sinon demain pourrait être trop tard.

Rappelez-vous le verset coranique : « Ne cherchez pas alliance avec les oppresseurs, de peur que le feu ne tombe sur vous. »

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