Risque de faillite pour Agrexco ?


L’un des principaux utilisateurs des installations aéroportuaires liégeoises, la société israélienne Agrexco, connaît de très sérieuses difficultés financières. Croulant sous les dettes, l’avenir de la compagnie, spécialisée dans l’exportation des produits agricoles israéliens, retient toute l’attention du côté de Bierset. La société Agrexco a longtemps exercé le monopole des exportations agricoles israéliennes. Elle a été privatisée voici deux ans et croule actuellement sous les dettes. On parle de plusieurs dizaines de millions d’euros envers des producteurs, des transporteurs et des banques (allemandes et françaises).

Agrexco est principalement connue du public pour la marque Carmel sous laquelle elle vend des aocats, des pamplemousses, des herbes et condiments. Elle expédie également des fleurs. Pour ses exportations, Agrexco utilise les avions de la compagnie CAL et les services de la société LAX.

Pour l’instant, ces deux firmes enregistrent de très légères variations des tonnages transportés. La déconfiture d’Agrexco ne se traduit pas encore dans les statistiques.

Mais la situation pourrait devenir préoccupante si la faillite se précise : les fleurs et les fruits de la marque Carmel représentent jusqu’à 10 % du volume de fret transitant par les infrastructures liégeoises.

L’une des causes de ses difficultés, c’est la baisse de la demande sur le continent européen. La société Agrexco a souvent été critiquée car ses produits proviennent parfois des territoires palestiniens occupés sans que cette origine ne soit mentionnée. Les campagnes hostiles de divers mouvements pacifistes ont peut-être contribué à plomber les résultats d’Agrexco.
La presse de l’état hébreu évoque l’imminence d’un dépôt de bilan mais également des perspectives de sauvetage par de nouveaux investisseurs.

L’aéroport de Bierset, en tous les cas, s’interroge sur les répercussions que ces événements ne manqueraient pas d’avoir.

Michel Grétry, Xavier Van Oppens 

site RTBF.be

15.07/2011

Hommage à Hassan El Bouharrouti


Messieurs et Mesdames les Journalistes,

Je vous prie de trouver la lettre pamphlétaire (bas du courriel) de Monsieur Rudi Barnet, en réaction à l’article scandaleux paru sur Skynet et le Vif l’Express d’un pseudo-journaliste,  Hassan El Bouharrouti, du “collectif des associations belgo-marocaines”
“Bienvenue en Palestine: utiliser des mineurs d’âge est un “acte irresponsable””.

L’article de Hassan El Bouharrouti a bien sûr été relayé sur des sites de propagande israélienne (… du pain bénit: ils n’en sont pas à un mensonge près).
Notez aussi que le “collectif des associations belgo-marocaines” dont fait partie ce Monsieur est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.

Bien à vous,
Mireille Péromet

L’article d’Hassan El Bouharrouti:

Israël expulse 23 militants pro-Palestiniens, 58 toujours détenus ( Belga)
L’utilisation de mineurs d’âge dans la mission « Bienvenue en Palestine » est un « acte irresponsable », déclare jeudi le président du Collectif des associations belgo-marocaines (CABM)**, Hassan El Bouharrouti, contacté par l’Agence Belga. Le CABM dit condamner « avec la plus grande fermeté » l’utilisation de cinq mineurs d’âge belges au sein de la mission de solidarité avec le peuple palestinien du 8 juillet dernier.
« 
Je suis révolté. Cette mission a entraîné des enfants dans un acte suicidaire », estime Hassan El Bouharrouti, confiant que sa propre fille de 17 ans y a pris part, sous l’influence de sa mère. « Je remercie Israël d’avoir renvoyé ces enfants-là en Belgique », ajoute-t-il. Qualifiant cette mission d' »opération antisémite suicidaire », le Collectif estime que « les mineurs n’auraient jamais dû être exposés à quelque risque que ce soit en prenant part à une mission qui s’inscrit clairement dans la provocation et la confrontation avec l’Etat d’Israël ». Il dénonce également la nature de la mission, qui « ne sert aucunement la cause palestinienne », mais qui « contribue en revanche à alimenter l’antisémitisme au sein de la communauté belgo-marocaine ». « Il faut sensibiliser autrement », estime Hassan El Bouharrouti. Selon lui, « il y a d’autres problèmes à combattre en Belgique, comme par exemple le racisme ». Le CABM accuse par ailleurs les autorités belges de « laxisme » pour ne pas avoir empêché le départ de ces mineurs vers Israël, alors que le Collectif les avait pourtant prévenues. (PVO)

**Notez aussi que le CABM est totalement inconnu de toutes les personnes s’y connaissant peu ou prou dans le domaine de l’associatif marocain en Belgique, y compris des journalistes crédibles.


Minister of Hasbara Office

A Hassan El Bouharrouti
Président du CABM
(Collectif des Associations belgo-marocaines)

Cher Collaborateur,

Toutes mes félicitations pour votre action en faveur du sionisme!
C’est avec le plus grand plaisir que nous avons appris votre intervention dans la presse belge, au nom de l’ensemble des Marocains du pays, pour stigmatiser cette honteuse opération « Bienvenue en Palestine ».
Comme vous l’avez remarqué, nous avons immédiatement relayé vos propos dans nos offices de propagande web et dans la presse d’Israël.
Votre intervention a été une belle surprise pour nos services!

D’autre part, votre action nous a également permis d’occulter la décision du tribunal de Tel-Aviv condamnant notre Ministère de l’Intérieur pour l’illégalité de l’interdiction d’entrée du territoire à des militants déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés.
Bravo pour votre collaboration!

Il me faut aussi vous féliciter pour votre  amour filial. En effet, bien que vous n’ayez plus de relations avec votre fille de 18 ans depuis de nombreuses années, vous avez tenu à la protéger de l’endoctrinement de ces soi-disant pacifistes.
Je ne peux qu’appuyer votre action : ce n’est pas le rôle des femmes de réfléchir et de faire de la politique  (cette déviance est malheureusement une des plaies de l’ère moderne)… Et surtout pas à une gamine de 18 ans!

Merci aussi d’avoir stigmatisé cette opération qui vise, je reprend vos termes, à « cultiver la haine et l’antisémitisme ».
C’est avec plaisir que je constate que vous êtes en symbiose avec Israël et que pour vous, également, il est fondamental d’accuser d’antisémitisme tous ceux qui veulent s’opposer à notre politique et à nos pratiques.
Je ne doute pas que la communauté marocaine de Belgique, dont vous êtes le représentant éminent, continuera de vous appuyer et de vous encourager dans votre courageuse démarche.

Enfin, j’ai le plaisir de vous annoncer que lors de la prochaine visite de Mr Lieberman, notre Ministre des Affaires Etrangères, en Belgique (séance de travail avec Mr Dewinter), il aura le plaisir de vous remettre la « Croix du Mérite de la Hasbara ».

En espérant que notre collaboration n’ira qu’en s’amplifiant dans la guerre que nous menons contre les opposants au sionisme!

Avec ma solidarité

RB

Israël bâtit un rempart de lois ultranationalistes


Al-Manar/AFP

Israël se dote d’un arsenal croissant de lois ultranationalistes, sous la pression des éléments les plus durs de la coalition de droite au pouvoir qui visent désormais la Cour suprême.

Pêle-mêle, la Knesset (Parlement) a adopté en près d’un an et demi une série de lois permettant de retirer la nationalité aux citoyens reconnus coupables de terrorisme ou d’espionnage, infligeant des amendes aux organismes commémorant la « Nakba » palestinienne et dernièrement, pénalisant les appels au boycottage des colonies.

La loi dite Azmi Bishara, du nom d’un ex-député arabe, soupçonné d’espionnage en faveur du Hezbollah libanais et en fuite depuis 2007, a privé ce dernier de ses droits à la retraite parlementaire.

Dans la même veine, les villages coopératifs sont désormais légalement habilités à rejeter les candidatures de ceux qui veulent s’y installer, s’ils sont jugés « incompatibles » – une mesure qui vise essentiellement la communauté de 1,4 million d’Arabes israéliens.

Et mercredi, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a revendiqué au Parlement la responsabilité « personnelle » d’une loi qui sanctionne l’appel au boycottage des colonies juives dans les territoires occupés depuis 1967, au risque de porter atteinte à la liberté d’expression comme l’a déploré mercredi l’Union européenne.

« Netanyahu veut se draper d’un soi-disant patriotisme pour se présenter comme le défenseur d’Israël, face à ceux qu’il présente comme des ’collaborateurs de l’intérieur’ « , a dénoncé jeudi à la radio publique Tzipi Livni, chef du parti centriste Kadima en faisant allusion aux opposants de gauche.

La coalition gouvernementale repose sur des partis de droite nationaliste et d’extrême droite, son aile modérée se réduisant aux cinq élus (sur 120) restés fidèles au ministre de la Défense Ehud Barak après sa récente scission du parti travailliste.

« Netanyahu veut donner à ses compatriotes le sentiment qu’Israël est assiégé afin de susciter la peur et justifier la nécessité de se défendre contre les tentatives de ’délégitimation d’Israël’ », explique à l’AFP Rafi Smith, directeur d’un des principaux instituts de sondage israéliens du même nom.

Selon Yaron Ezrahi, professeur de sciences politiques à l’Université hébraïque de Jérusalem, « Netanyahu cède délibérément à la surenchère du courant radical au sein de sa propre formation, le Likoud, et de ses alliés d’extrême droite » tels que le parti Israël Beiteinou du chef de la diplomatie Avigdor Liebeman.

Proches des colons, les durs de la majorité veulent à présent modifier les règles de nomination des juges de la Cour suprême, garante de l’État de droit, qu’ils présentent volontiers comme un « repaire de gauchistes« .

M. Netanyahu a assuré qu’il s’opposerait à cette tentative. En revanche, conscient des dérives constantes de l’opinion vers la droite, il a donné son feu vert à de nouvelles initiatives nationalistes

Le ministre de l’Éducation, Gideon Saar, un de ses proches, a ainsi ordonné qu’à compter de septembre, les petits des jardins d’enfants soient obligés de commencer la semaine en chantant l’hymne national, face au drapeau frappé de l’étoile de David.

Auparavant, M. Saar avait préconisé de « renforcer l’identité juive » des lycéens en organisant à leur intention des visites au Caveau des Patriarches à Hébron (Cisjordanie), lieu saint vénéré par le judaïsme et l’islam et foyer de tensions avec les Palestiniens.

Un projet de loi proposant la création de commissions d’enquête parlementaires sur le financement d’organisations israéliennes de défense des droits de l’Homme doit revenir prochainement devant les députés.

« La Knesset souffre d’une fièvre nationaliste qui relève de la maladie mentale« , constate, amer, jeudi dans le quotidien Haaretz, Yossi Sarid, ex-ministre de l’Éducation et ancien chef du parti de gauche Meretz.

15 juillet 2011 – source AFP
http://www.lorientlejour.com/category/Moyen+Orient+et+Monde/article/713107/Israel_se_dote_d%27un_arsenal_de_lois__ultranationalistes.html

Sur les troubles en Syrie


Par M’sili

Les événements en cours en Syrie sont un des faits marquants de l’actualité internationale, d’autant plus que ce pays joue un rôle important dans l’échiquier politique régional du proche Orient. Comme en Egypte ou en Tunisie, le pouvoir en place se trouve face à une revendication démocratique aiguisée par des difficultés économiques qui n’ont fait que stimuler le mécontentement..

A ces revendications de nature politique, le gouvernement du président Bachar Assad a opposé une répression brutale exercée par sa police, mais aussi par l’armée qui est allée jusqu’à déployer des forces blindées dans ou autour de certaines villes.

Le bilan des pertes humaines est de fait élevé, plus d’un millier de morts (1400 ?) chez les opposants au régime ou tout simplement des personnes qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.

Si la violence de la répression est incontestable et inadmissible, ce bilan est cependant à mettre au regard de celui des pertes parmi les forces de sécurité, police ou armée : 348..

Nous sommes donc en présence d’une contestation en réalité multiforme animée par des acteurs différents : des partis et/ou une fraction importante de la société qui posent clairement un défi démocratique au régime baathiste, mais aussi des organisations structurées qui ont engagé dès le départ la lutte armée.

Tout cela sur fond de tensions entre des tenants d’une ligne dure au sein du régime et un président Bachar Assad qui a donné quelques temps le sentiment d’être désorienté voire même surpris par la dureté de la réaction de ses propres services de sécurité.

Il reste que ce qui se passe en ce moment  sur la scène internationale est emblématique du rapport que les puissances occidentales entretiennent avec ce qu’il est convenu d’appeler le « printemps arabe ». Car si nous avons en effet une condamnation apparemment sans appel de la brutalité de la répression exercée par les forces gouvernementales à l’encontre de ceux qui contestent le pouvoir et demandent une démocratisation du système politique, il n’est nullement question de sanctionner lourdement le régime syrien (qui fait de toutes façons déjà l’objet de toute une panoplie de sanctions de la part des Etats Unis)

Vous me direz que Bernard-Botul-Henri Lévy s’est emparé de ce sujet et a même organisé une conférence de solidarité avec l’opposition syrienne en présence de Mlle Fadela Amara, excusez du peu !

Au-delà du fait que cette conférence a été un fiasco compte tenu de la faible représentation des organisations d’opposition les plus influentes, il faut observer que, contrairement au précédent libyen, la clique réunie par  Bernard-Botul –Henri Lévy  (de Jean-François Copée à Bertrand Delanoe, ce dernier qui soutenait la dictature en Tunisie) n’appelle pas à une action militaire de l’OTAN guidée par la Sarkozie contre le régime de Damas.

Si Bernard-Botul-Henri Lévy ne le fait pas, ce n’est pas seulement parce que la Syrie est un morceau plus difficile à avaler militairement que la Libye. C’est tout simplement parce que notre philosophe chevelu sait que l’entité sioniste, qui est l’Etat qui lui tient le plus à cœur, n’a pas trop envie d’un changement de régime à Damas. En effet, Tel Aviv préfère traiter avec le régime baathiste dont il n’a pas grand-chose à craindre qu’avec un gouvernement dirigé par une variante du Hamas, cette dernière étant, dans le scénario cauchemar, élue démocratiquement comme ce fut le cas à Gaza.

Selon moi, Bernard-Botul-Henri Lévy n’avait qu’un seul objectif en offrant son pseudo-soutien à l’opposition syrienne : la discréditer auprès d’une partie de l’opinion syrienne et arabe.

C’est en gros le même objectif qu’ont recherché les ambassadeurs des Etats Unis et de France qui se sont rendus à Hama, suscitant le mécontentement parait-il des autorités syriennes.

J’écris « parait-il » parce que le Daily Star de Beyrouth n’y croit pas une seconde et considère que ces diplomates n’ont pu se rendre dans cette agglomération cernée par l’armée syrienne qu’avec un accord sous une forme quelconque du gouvernement de Damas. Et les protestations du gouvernement syrien font bien entendu partie du jeu… Les manifestations d’hostilité des habitants de Damas sont précisément le tout premier résultat escompté. La France pourra se targuer encore une fois d’être visée pour sa défense des droits de l’homme !

Le Daily Star nous rappelle avec raison que ce qui guide l’action des puissances étatiques, n’est rien d’autre que ce qu’on appelle l’intérêt national. Et c’est en fonction de ce qu’elles perçoivent comme étant de leur intérêt, y compris par rapport à des motifs de politique intérieure comme on l’a vu avec Nicolas 1er à la poursuite des lauriers de la gloire,  que les puissances agissent, interviennent militairement ou pas.

Dans ce processus de décision, intervient bien entendu un calcul risque-bénéfice. C’est pour des raisons d’intérêt et parce que le rapport risque-bénéfice paraissait intéressant que la France et d’autres pays membres de l’OTAN ont jugé utile d’intervenir militairement en Libye. On se souviendra par ailleurs, que l’Italie, pays le plus exposé par sa position géographique aux contrecoups d’une intervention militaire et possédant le plus d’intérêts en Libye (et donc ayant le plus à perdre) n’était pas franchement favorable à une action de ce genre.

Dans le cas de la Syrie, personne (sauf peut-être le peuple syrien), n’a intérêt à un changement de régime qui précipiterait le pays et la région dans l’inconnu. Comme on l’a dit, l’entité sioniste se satisfait parfaitement du régime actuel à Damas, les Etats Unis aussi d’ailleurs qui avaient pu apprécier la présence de soldats Syriens lors de la première guerre contre l’Irak, ainsi que les services de Damas en matière de torture.

Par contre, les Etats Unis comme le régime sioniste ont intérêt à une Syrie affaiblie et, surtout, qui prendrait ses distances avec le Hezbollah libanais d’une part, et le régime iranien d’autre part.

Tels sont les objectifs stratégiques que poursuivent les Etats Unis en Syrie et c’est également ce que souhaite les philosophes de la mouvance sioniste comme Bernard-Botul-Henri Lévy.

Par la rédaction du Daily Star, Daily Star (Liban) 9 juillet 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un jeu se met en place en Syrie, mais il n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser.

Les Etats Unis, les pays européens et arabes sont tous impliqués, mais le développement le plus remarquable est intervenu cette semaine, quand les ambassadeurs de France et des Etats Unis en Syrie se sont rendus dans la ville de Hama pour montrer leur solidarité avec le soulèvement populaire dans cette ville.

Il serait naïf de penser que les ambassadeurs auraient fait ce déplacement sans s’assurer au préalable d’une certaine forme d’assentiment officiel du gouvernement syrien.

Les pays européens et les Etats Unis ont affirmé de manière répétée leur désapprobation et leur condamnation de la brutale répression de la contestation par le gouvernement mais, pour l’instant, il y a eu beaucoup de fumée sans feu.

Washington a exhorté le président Syrien Bachar Assad à entreprendre des réformes politiques, mais Assad a été en mesure de prétendre qu’il est aussi le champion d’un tel mouvement vers les réformes. Si on en juge par les actions de l’Europe et des USA jusqu’à présent, le régime syrien n’est pas en danger.

Le problème tient au deus poids deux mesures du monde extérieur par rapport aus effusions de sang qui ont marqué le monde arabe ces six derniers mois..

La communauté internationale n’a pas agi, n’est pas disposée à agir et n’agira pas sur la base des grands principes moraux, mais plutôt sur la base du pur intérêt politique.

Les populations de cette région du monde sont souvent trompées par la rhétorique des officiels étrangers, croyant que de nouvelles évolutions importantes sont peut-être en cours, alors qu’en réalité le véritable message est du genre « business as usual. ».

Les Etats Unis soutiennent de nombreux régimes dans le monde avec un passif en matière de droits de l’homme qui aurait, dans u autre contexte, déclenché la sonnette d’alarme.

Les peuples arabes, et leurs gouvernements, devraient se faire beaucoup de souci lorsqu’ils entendent qu’ils ont le soutien du monde extérieur, ou qu’ils n’ont pas le soutien du monde extérieur.

La situation en Libye ne devrait pas être prise comme un indice de quoi que ce soit de significatif quand on en vient à un pays comme la Syrie. Le départ du dirigeant Libyen Mouammar Kadhafi ne laissera pas un important vide politique régional [je ne serais pas aussi affirmatif vu les graves conséquences pour l’Afrique, NdT], tandis que le départ d’Assad et de son gouvernement aura des répercussions significatives dans les pays voisins, que ce soit en Irak, au Liban ou ailleurs. Pour l’instant, Washington apporte un soutien tacite à Assad, malgré les flashs d’informations qu’on peut entendre de temps en temps. Les Etats Unis ne sont pas en position de faire la démarche risquée consistant à choisir un camp, et ils sont conscients que le gouvernement d’Assad, à sa manière, offre le genre de « sécurité » que Washington et d’autres capitales étrangères sont désireuses d’avoir.

La plus importante leçon de cette semaine est que les peuples arabes qui se lancent dans de courageuses protestations publiques devraient se concentrer sur les conditions intérieures de leurs actions. Ils ne devraient pas compter sur le monde extérieur pour les aider, parce que l’histoire a montré que seuls les intérêts, et rien d’autre, guident ce genre de politiques.

La tension monte entre la France et la Syrie


anniebannie donne raison aux Syriens

lundi 11 juillet 2011, par La Rédaction

La France a « vigoureusement » protesté dimanche auprès de la Syrie après des dégradations faites à son ambassade et à un consulat au lendemain d’une visite de son ambassadeur dans la ville rebelle de Hama (nord), assiégée par les forces syriennes. L’ambassadrice syrienne en France Lamia Shakkour a été convoquée au Quai d’Orsay en raison de « nombreuses dégradations », lors de manifestations samedi, ciblant l’ambassade française à Damas et le consulat d’Alep, a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Des « outrages contre les emblèmes de la République » française ont été commis, a-t-il précisé dans un communiqué : « drapeaux français brûlés et nombreuses dégradations (jets de projectiles dans l’enceinte, destruction de véhicules) sans que les forces de l’ordre et de sécurité syriennes se soient le moins du monde mobilisées pour empêcher ces actes inqualifiables ». Ces évènements sont « en totale violation des obligations qui incombent à la République arabe syrienne au titre de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques » et « nous tenons les autorités syriennes responsables de la sécurité de nos agents et de nos emprises diplomatiques », a souligné le porte-parole.
Ces manifestations faisaient suite à un déplacement jeudi de l’ambassadeur français en Syrie, Éric Chevallier, à Hama. L’ambassadeur américain Robert Ford s’était, lui aussi, rendu en fin de semaine dans cette ville afin de témoigner du soutien des États-Unis à la population.
Les deux diplomates ont été convoqués dimanche à Damas par le ministère syrien des Affaires étrangères, qui a dénoncé une « ingérence flagrante dans les affaires intérieures syriennes ».
Comme Paris, Washington a aussi signalé des incidents devant son ambassade liés à des jets de tomates, d’oeufs, de morceaux de verre et de pierres.
« Nous avons appris avec stupéfaction que l’ambassadeur de France à Damas s’était vu notifier une protestation contre le fait qu’il se soit rendu à Hama sans autorisation préalable », a ajouté Bernard Valero. « La convention de Vienne sur les relations diplomatiques stipule la totale liberté de déplacement des chefs de mission diplomatique dans leur pays d’accréditation, a fait valoir le porte-parole. C’est dans ce cadre que notre ambassadeur circule à travers la Syrie, comme le fait du reste l’ambassadrice de Syrie en France. Il serait vain de reprocher à l’ambassadeur de France des motifs inavoués : il est dans le plein exercice de ses fonctions. »
Paris a profité de la convocation de l’ambassadrice syrienne pour « redire de la manière la plus solennelle que ce qui s’est produit au cours des derniers mois en Syrie n’est pas acceptable », a aussi affirmé Bernard Valero. « Il n’est pas acceptable qu’un gouvernement déchaîne l’usage des armes contre sa population » et « n’entende pas l’appel de son peuple pour des réformes. Il n’est pas acceptable que la communauté internationale ne se mobilise pas pour que ces appels soient entendus, pour protéger la population civile et aussi au nom de la paix et de la sécurité dans la région », a-t-il aussi dit, en allusion à l’échec jusqu’à présent des Occidentaux à obtenir à l’ONU un soutien de la Russie et de la Chine pour dénoncer la répression en Syrie.

(Lundi, 11 juillet 2011 – Avec les agences de presse)

anniebannie voudrait qu’ils fassent preuve de la même indignation au sujet du sort des Palestiniens brimés, occupés, spoliés et assassinés par leurs alliés de la seule démocratie au MO. Cela ne veut pas dire qu’elle approuve les arrestations et les massacres perpétrés par le pouvoir syrien.

40 Belges détenus en Israël


Rédaction en ligne

samedi 09 juillet 2011, 23:09

Il s’agit de militants de la cause palestinienne, interdits d’entrée en Israël. Ils sont détenus dans deux centres de détention, l’un près de Tel-Aviv et l’autre à Beersheva.

Deux d’entre eux, qui ne contestent pas l’interdiction imposée par Israël de pénétrer sur son territoire, reprendront un vol vers Bruxelles cette nuit et sont attendus dimanche matin, vers 5H00. Parmi les 38 autres, plusieurs ont décidé de contester la décision israélienne et restent dès lors détenus pour l’instant. « L’ambassade de Belgique continuera à leur fournir une assistance et les aidera à trouver un avocat », ajoute le porte-parole des Affaires étrangères. Quant aux derniers, dont le nombre n’est pas non plus précisé, ils n’ont pas encore décidé de leur position face à l’interdiction d’entrée, soit ils la dénoncent et resteront détenus, soit ils l’acceptent et rentreront prochainement en Belgique.

Selon les représentants de l’ambassade belge en Israël, qui ont rendu visite samedi aux 40 Belges, ceux-ci ont été correctement traités et se portent bien. Ces personnes ont été arrêtées vendredi à leur arrivée en Israël. Elles avaient l’intention de se rendre dans les territoires palestiniens, dans le cadre de l’action « Bienvenue en Palestine » contre le blocage de la Bande de Gaza.

Plusieurs dizaines de membres des familles et amis des activistes ont manifesté samedi, d’abord devant le domicile du ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, à Neder-over-Hembeek, et ensuite devant le ministère des Affaires étrangères, où ils ont rencontré un porte-parole du ministre. Selon la mère d’une jeune Belge de 22 ans détenue en Israël, 5 mineures d’âge figurent parmi les personnes arrêtées.

Un peu de détente dans ces heures difficiles


Examen de français au primaire
(véridique) et drôle surtout…
Réponses d’élèves du primaire
            1. Dans la phrase  »Le voleur a volé les pommes », où est le sujet ?
              – En prison. 


            2. Le futur du verbe  »je baille » est… ?
              – je dors. 


            3Que veut dire l’eau  »potable’‘ ?
              – C’est celle que l’on peut mettre dans un pot. 


            4Qu’est-ce qu’un oiseau migrateur ?
              – C’est celui qui ne peut se gratter que la moitié du dos. 


            5Que faire la nuit pour éviter les moustiques ?
              – Il faut dormir avec un mousquetaire. 


            6À quoi sert la peau de la vache ?
              – Elle sert à garder la vache ensemble. 


            7Pourquoi le chat a-t-il quatre pattes ? 
              – Les 2 devant servent à courir, les 2 derrière à freiner. 


            8Quand dit-on  »chevaux » ? 
                   – Quand il y a plusieurs chevals. 


            9Qui a été le premier colon en Amérique ?
              – Christophe. 


            10Complétez les phrases suivantes : 
               – À la fin les soldats en ont assez…
              – …d’être tués. 


               – La nuit tombée…
              – ….le renard s’approcha à pas de loup. 


            11. Pourquoi les requins vivent-ils dans l’eau salée ?
              – Parce que dans l’eau poivrée, ils tousseraient tout le temps. 


               Ma préférée 

            12L’institutrice demande : Quand je dis «je suis belle», quel temps est-ce ?
              – Le passé, madame.

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