Le blog Nawaat menacé par Antoine Sfeir


Par Gilles Klein le 07/07/2011

L’avocate d’Antoine Sfeir (spécialiste du monde arabe, habitué des plateaux de télévision française) exige, depuis le 16 juin dernier, le retrait d’un article publié sur le blog collectif tunisien Nawaat le 20 mars dernier. Quatre autres sites ont aussi été mis en cause par un autre observateur averti du monde arabe, Antoine Basbous. Face au refus de Nawaat, l’avocate de Sfeir fait pression sur l’hébergeur du site, une société basée aux USA, comme le montre la lettre reçue en copie par Nawaat (fichier PDF).

Le 20 mars dernier, Nawaat publie un texte polémique de René Naba, journaliste libanais (« Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France presse (1978-1990), ancien conseiller du directeur-général de RMC pour l’information (1989-1994« ) :

« Ils sont deux, se partageant les plateaux de télévision de France, au gré de l’actualité et des connivences journalistiques, dans une subtile répartition des rôles, dans la pure tradition des westerns spaghettis du style «la bête et le méchant», distillant sur un ton docte leur science présumée, un remugle de la pensée kleenex de la doxa atlantiste, selon les désirs de leurs auditeurs et les besoins de leur commanditaire. » écrit Naba.

« Ils…ce sont les deux fameux duo des Antoine, Antoine Sfeir, directeur des «Cahiers de l’Orient», et Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des Pays Arabes, au choix, les Dupont et Dupont, ou, les pieds nickelés de la pensée stratégique occidentale, la caution exotique de la stratégie anti arabe de la France et de la stratégie anti-islamiste de la sphère néo conservatrice américaine. »

« Tous deux se réclament du patriarche irrédentiste maronite, Mgr Pierre Nasrallah Sfeir, récemment désavoué par le Vatican et démissionné au prétexte de l’âge, mais pour ces chrétiens libanais chauvins, l’argent n’a pas d’odeur, même s’il sent le souffre, surtout s’il sent le souffre des dictatures arabes. »

« La singularité de la France, qui confine à la spéciosité, a été de confier à des Maronites libanais la responsabilité du dispositif médiatique français à destination du Monde arabe, rarement en raison de la compétence de la personne, le plus souvent en raison de sa serviabilité à l’égard du pays hôte et de son empressement à aller au devant ses désirs. »

Nawaat,

Nawaat 20 mars 2011

Nawaat

 

Nawaat 20 juin 2011

Le 20 juin Nawaat et pluseiurs autres sites qui avaient repris le texte de Naba publient un long texte commun en réponse aux menaces dont ils font l’objet :

« Les signataires de ce texte commun souhaitent porter à l’attention de leurs lecteurs les précisions suivantes :

« L’article, objet du courrier des conseils juridiques des deux Antoine, mentionne pas moins de treize journalistes, notamment, Philippe Val, Mohamad Sifaoui, Frédéric Encel, Jeune Afrique, Afrique Asie, l’ancien ambassadeur de Tunisie à l’Unesco Merzi Haddad, l’universitaire Caroline Fourest, le présentateur de France 2 William Leymergie et son équipe Sophie Davant et Françoise Laborde, sans compter des personnalités politiques de premier plan. Aucun n’a formulé une requête visant au retrait de l’article, sauf ces deux personnes. Par ailleurs, le courrier ne mentionne aucun passage spécifique, se bornant à évoquer la diffamation. Il est de notoriété publique que les propos incriminés peuvent faire l’usage d’un droit de réponse, conformément aux usages. »

« Le fait de demander la suppression pure et simple de l’article, sans faire au préalable usage d’un droit de réponse, équivaudrait à une censure de fait. Censure d’autant plus inadmissible que les plaignants occupent moins d’un cinquième de cet article. »


« En quatre ans de fonctionnement, l’auteur de cet article a déjà publié sur son site une trentaine de portraits de personnalités politiques et médiatiques internationales de premier plan, tant françaises qu’arabes, sans concession, et sans jamais n’avoir jusque-là fait l’objet de la moindre plainte ou de la moindre doléance de la part des destinataires. Cet indice témoigne du sérieux de l’auteur et de la rigueur de ce site. »

 « Antoine Basbous et Antoine Sfeir, ont opté pour une voie conflictuelle, faisant planer la menace de poursuites judiciaires pour obtenir le retrait pur et simple du papier. Brandir la voie judiciaire pour obtenir le retrait d’un papier relève d’une sournoise tentative d’intimidation et d’une censure déguisée. » ajoutent les sites visés.

Sur la différence de discours public d’Antoine Sfeir, avant et après la chute de Ben Ali, relire ceci.

 

source

Bienvenue en Palestine


Voici la vidéo tournée par l’équipe de « Palestine Vivra », jeudi à l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

Sur ordre du gouvernement israélien, la compagnie hongroise MALEV a refusé d’embarquer trente passagers en partance pour la mission BienvenuePalestine #8juillet.

La compagnie hongroise confirme qu’elle obéit à Israël. La police française déclare à nos camarades qu’elle a reçu des ordres de ne pas enregistrer nos plaintes pour ces agissements illégaux.

Voici la vidéo.

http://www.youtube.com/watch?v=PPEfi2kFNp8

Aux lève-tôt de la région parisienne, nous rappelons que plusieurs centaines de passagers de la mission sont depuis 5 heures du matin à l’aéroport de Roissy-CDG, au terminal T1 comptoir Lufthansa, ainsi qu’au terminal 2F comptoir Alitalia, et au terminal 2D comptoir Austrian, pour faire valoir leur droit de se rendre en Palestine occupée.

Que tous ceux qui le peuvent les rejoignent.

CAPJPO-EuroPalestine

Israël, sur les dents, attend les passagers d’avion propalestiniens




jeudi 7 juillet 2011, par La Rédaction
(Al-Oufok)

Israël était jeudi sur les dents à la veille de l’arrivée annoncée de militants propalestiniens à l’aéroport international de Tel Aviv après avoir réussi à tenir en échec une tentative de forcer symboliquement le blocus maritime de Gaza.
La police israélienne était en état d’alerte à l’aéroport Ben Gourion en prévision de l’arrivée à partir de jeudi soir de militants étrangers qui souhaitent exprimer leur solidarité avec les Palestiniens, selon des sources policières.
Sous la pression d’Israël, qui a menacé d’utiliser la force contre la flottille, les autorités grecques interdisent depuis vendredi le départ de tout bateau pour Gaza, invoquant la nécessité de « protéger les passagers ».
Tout en relevant l’objectif dissuasif de la mobilisation policière à l’aéroport, les médias israéliens critiquaient jeudi son caractère excessif. La radio publique s’alarmait d’une véritable « hystérie » des autorités et le quotidien à grand tirage Yediot Ahararonot titrait : « Nous sommes devenus cinglés », ironisant sur le fait qu’un « pays entier est sur les dents en attendant la venue d’une militante italienne octogénaire ».
Un ancien porte-parole de l’armée, le député du parti centriste Kadima (opposition) Nahman Shaï, a déploré pour sa part à la télévision qu’ »Israël continue à traiter comme une menace militaire des manifestations de civils non armés » telles qu’elles se produisent dans tout le monde arabe.
« Plusieurs centaines de policiers ont été déployés pour éviter tout désordre. Ils ont reçu pour consigne d’agir avec fermeté et retenue, en arrêtant sur le champ tout fauteur de troubles », a déclaré à l’AFP le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld.
Ces policiers, dont des membres de l’unité d’élite chargée d’intervenir en cas d’attentat et des gardes-frontières, ont été envoyés en renfort des centaines d’agents de sécurité opérant régulièrement à l’aéroport.
« L’aéroport n’est pas un champ de bataille et en conséquence, les policiers n’ont pas été équipés de matraques, de grenades lacrymogènes » ou d’autre matériel antiémeutes, a toutefois précisé M. Rosenfeld.
Des associations de soutien aux Palestiniens ont appelé sur internet leurs sympathisants à converger le 8 juillet vers l’aéroport de Tel Aviv, afin de se rendre ensuite dans les territoires palestiniens, dont Israël contrôle tous les accès, à l’exception de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte.
Les organisateurs de l’évènement ont expliqué qu’il s’agissait de marquer l’anniversaire de la décision, le 9 juillet 2004, de la Cour internationale de Justice (CIJ) selon laquelle la barrière de séparation construite par Israël en Cisjordanie est illégale.
Des centaines de militants attendus de France, de Belgique, d’Allemagne, du Royaume-Uni, des Etats-Unis et d’Italie doivent participer à cette opération « Bienvenue en Palestine », à l’invitation de 15 associations palestiniennes, selon les organisateurs.
Le ministre israélien de la Sécurité publique Yitzhak Aharonovitch a qualifié les militants propalestiniens de « hooligans » et prévenu qu’ils seraient immédiatement expulsés en cas de manifestation, une procédure déjà régulièrement appliquée par le passé.
En Grèce, le seul navire de la flottille à avoir pu prendre le large, le bateau français Dignité-Al Karama, était bloqué dans l’île de Crète (sud) par les autorités grecques.
Le Dignité Al-Karama transporte douze personnes, dont Olivier Besancenot, du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) français, et Nicole Kiil-Nielsen, eurodéputée d’Europe-Ecologie-Les Verts (EELV).

Aéroport de Tel Aviv, une expérience israélienne


Deux jeunes d’intal séquestrées et expulsées en arrivant à l’aeroport de Tel Aviv

Jeudi 30 juin 2011, Elise et Rachida atterrissent à l’Aéroport Ben Gurion de Tel Aviv, en Israël à 23h00, heure locale. « Le vol s’est bien passé, Elise a discuté avec sa voisine pour lui demander la traduction de mots en hébreu », nous explique Rachida. « Nous savions que quelques tracasseries à la douane étaient possibles, mais rien ne nous laissait présager les 24 prochaines heures ».

Arrivée à l’aéroport de Tel Aviv

Elise et Rachida planifient leur voyage en Palestine et en Israël depuis des mois. Elle s’y rendent pour visiter le pays, rencontrer des associations palestiniennes, visiter Jérusalem, la Cisjordanie, la Galilée, découvrir la réalité de l’occupation, de la discrimination contre la population palestinienne, mais aussi rencontrer les acteurs de terrains, des ONG, des associations de la société civile. Comme son amie, Elise s’est préparée: « On nous a expliqué qu’il ne fallait pas nous étendre sur les motifs de notre voyage. Si l’on stipule que l’on va rencontrer des Palestiniens, les autorités israéliennes nous refusent l’accès au territoire. »

Elles sortent de l’avion. C’est Elise qui est abordée par une garde: « Where are you going? » « Tel Aviv » « And then? » « On the coast, Jérusalem… ». Les filles avancent ensuite vers les douanes proprement dites. Rachida remet son passeport au douanier: «Il m’a posé quelques questions, sur ma destination surtout. Je lui ai dit que nous nous rendions à Tel Aviv, puis que nous descendrions la côte jusqu’à Eilat, avant de faire une boucle dans le pays. Alors que je lui parlais, une femme est arrivée à côté de moi et m’a demandé de la suivre. Après quelques minutes, Elise m’a rejoint ».

Début des interrogatoires

Les interrogatoires débutent. Ensemble, puis séparément, les deux belges font face aux officiers israéliens. Elise leur remet une réservation d’hôtel pour Tel Aviv et quelques papiers qui préparaient son voyage en Israël. De nombreuses questions sont posées sur leurs origines, leurs finances, leur lien entre elles, le but du voyage et le voile de Rachida. Ils demandaient également si elles avaient l’intention de se rendre dans les Territoires Palestiniens. « Ils étaient obsédés par les question de religions, de cultures, de langues » remarque Elise. « Vous avez des mots en hébreu dans votre pile de papier! » remarque la garde. « J’ai appris un peu d’hébreu, je me suis entrainée. » « L’hébreu, comme c’est étrange… Pourquoi pas une autre langue ? » « «J’ai aussi appris l’italien, l’anglais et le néerlandais! ».

Très vite les questions portent sur le voile de Rachida: « Cela ne vous dérange pas que votre amie porte le voile? Comment nommerais-tu ce vêtement?» demande une garde. « Heu un foulard, je ne sais pas le dire en anglais. »« Et toi Rachida, sais-tu tu comment on le dit en anglais? ». « Euh…? oui, on dit a scarf ». « Non, ce n’est pas comme cela qu’on appelle ce vêtement en anglais. En anglais, on appelle cela un hijab! » souligne la garde.

Ils n’ont pas apprécié le fait qu’on réclame, qu’on ne soit pas dociles et silencieuses

Fin de la discussion, les filles sont renvoyées dans la salle d’attente. Elles commencent à s’impatienter: « Cela faisait plus de quatre heures que nous attendions dans cette salle d’attente entre des interviews de cinq minutes, nous voyions des touristes arriver et repartir, alors que nous devions attendre en restant coincées là, sans nos passeports… Nous commencions à nous impatienter, nous étions fatiguées et avions faim. »

Elise et Rachida se dirigent vers un bureau pour poser des questions: « Nous voulions une explication, cela faisait plusieurs heures que nous attendions. A partir de ce moment tout a changé, les gardes sont devenus agressifs. Ils n’ont pas apprécié le fait qu’on réclame, qu’on ne soit pas dociles et silencieuses ».

Après plusieurs heures d’attentes, on fouille leur GSM. Elise est interrogée pour la énième fois et on lui annonce : « You are denied. It will not be possible for you to enter Israel. You do not have enough money to do this trip. »

Deux gardes exigent alors de prendre ses empreintes et sa photo. Elle refuse. Ils insistent pendant 15 minutes. « Faites-le! » « Non, vous n’avez pas à prendre mes empreintes. Je refuse catégoriquement. » « Faites-le ou vous aurez des problèmes. » « Pas question!». Les gardes laissent tomber.

De retour dans la salle d’attente, la même demande est faite à Rachida, elle refuse également. Un garde se poste devant la salle d’attente. Tout déplacement des filles est surveillé et accompagné. Rachida se fait aborder par une garde israélienne en arabe. « Je ne réponds pas, elle insiste en arabe, je lui explique en anglais que je ne parle pas l’arabe ». Les filles sont amenées vers la salle des bagages. Changement d’équipe, elles prennent leurs bagages, une fois de plus, les mêmes questions. Pendant deux heures, on procède à une fouille corporelle ainsi qu’à une fouille minutieuse de leurs bagages, objet par objet.

Le refus d’accéder au territoire est signifié

De retour dans le hall des arrivées, vers 6h30 du matin, il n’y avait plus aucun autre passager. Une dizaine de gardes les attendaient: « Votre accès au territoire israélien est refusé. Suivez-nous! » Les filles protestent et exigent une explication: « Nous avions compris que nous serions de toute façon déportées. Nous n’allions pas l’accepter avec le sourire. Nous avions décidé de parler seulement en français et d’exiger une explication. Ils sont devenus super agressifs avec nous, nous nous sentions clairement menacées au milieu de ces gardes». Toute demande pour contacter la Belgique ou l’Ambassade belge à Tel-Aviv leur a été refusée. Elles ont quand même eu le réflexe d’envoyer quelques sms en Belgique.

Cris, menaces, … Les filles sont sommées de les suivre et sont embarquées manu militari dans une camionnette. Elise raconte: « Nous avions vraiment peur, je ne savais pas où ils nous emmenaient, l’ambiance était super agressive ». Rachida demande des explications au garde en charge de leur transfert: «Il me répond que l’Etat d’Israël expulse qui il veut, quand il veut et qu’ils n’ont pas à donner de raison! La seule explication qu’il nous accorde est que nous nous dirigeons vers le centre de l’immigration». Nous arrivons au centre : une prison avec des barreaux aux fenêtres.

Le centre de détention

Les filles sont amenées dans le hall, les gardes sont très nerveux. Ils leur crient dessus. Elise doit se lever, on lui donne des draps et on ouvre une cellule, lui ordonnant d’entrer. Pour elle, il n’est « pas question d’entrer. Six gardes m’entourent et on m’attrape par les bras pour me faire entrer de force en cellule. Ils me faisaient très mal ». Rachida profite de la confusion pour appeler l’Ambassade. Deux gardes foncent sur elle, l’agrippent au visage et lui arrachent son téléphone pour l’empêcher de laisser un message. Ensuite on la jette sur le côté et on les force toutes les deux à entrer en cellule. « Enfermées, nous n’avions plus aucun contact avec l’extérieur. Nos contacts en Belgique, alertés par nos sms envoyés plus tôt, se sont chargés de prévenir l’Ambassade belge à Tel-Aviv. Grâce à leur intervention, le secrétaire de l’Ambassade est venu nous rendre visite au centre de détention».

Suite aux maintes négociations avec les gardes du centre, elles ont pu récupérer quelques affaires de base dans leurs bagages (médicaments, brosse à dent…). Elles ont enfin pu prendre contact avec leurs familles, via le téléphone du secrétaire de l’Ambassade, qui ont décidé de les faire rentrer par le premier vol vers Bruxelles.

Expulsion

Au bout de plusieurs heures d’attente en cellule, la police a finalement donné son autorisation pour que les filles quittent le territoire. Les billets d’avion ont alors été faxés au centre de détention.

Rachida et Elise ont été reconduites à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv après 17h d’enfermement et sont arrivées samedi 2 juillet à 5h du matin à Zaventem.

« Cette expérience de 25h d’interrogatoires, d’enfermement, d’injustice, nous a permis de réaliser ce que pouvaient ressentir quotidiennement un Palestinien. Nous avons vécu le racisme, l’arbitraire, le dénigrement et la frustration face à l’oppresseur. Encore une fois l’Etat d’Israël a abusé de son statut et n’a pas hésité à outrepasser ses droits. Malgré l’intimidation et les menaces proférées à notre égard et cela dans le but de nous dissuader de revenir en Palestine, notre motivation n’a fait que croître ainsi que notre sentiment de solidarité envers le peuple palestinien.»

Les sioinistes aux abois


Après avoir confisqué la Mer Égée, voila qu’ils s’en prennent aux aéroports étrangers.


Les Israéliens ont envoyé une liste de plusieurs centaines de noms de voyageurs à toutes les compagnies aériennes du monde en leur demandant de ne pas les laisser embarquer, afin qu’ils ne puissent pas se rendre en Cisjordanie.
Certaines compagnies ont commencé à passer des coups de fils à nos participants pour essayer de les dissuader de voyager.

NOUS APPELONS LES PARTICIPANTS DE LA MISSION, ET TOUS LEURS AMIS, FAMILLES ET SYMPATHISANTS À SE RENDRE DÈS DEMAIN MATIN DANS LES AEROPORTS OÙ ISRAEL VEUT TENTER D’INTIMIDER LES COMPAGNIES POUR LES AMENER À VIOLER LE DROIT.

NOUS DEVONS ALLER EXIGER D’EMBARQUER ET FAIRE VALOIR NOS DROITS.

AUCUN(E) D’ENTRE NOUS NE DOIT MANQUER A L’APPEL ! AU CONTRAIRE MOBILISEZ SANS TARDER POUR QUE, DEMAIN, DAVANTAGE DE PERSONNES ET JOURNALISTES NOUS ACCOMPAGNENT DANS LES AEROPORTS OÙ NOUS AVONS RENDEZ-VOUS .

A COMMENCER PAR ROISSY-CHARLES DE GAULLE, A 4H 30 DU MATIN, AU TERMINAL T1 (LUFTHANSA) ET AU TERMINAL 2F (ALITALIA). LES PASSAGERS PARTANT PAR ROISSY DEMAIN MATIN ET VOLANT SUR D’AUTRES COMPAGNIES SONT PRIÉS DE COMMENCER PAR VENIR AU TERMINAL T1 EN SOUTIEN.

POUR LES AUTRES VILLES OÙ IL Y A DES DÉPARTS D’AVION PRÉVUS PAR LA MISSION « BIENVENUE EN PALESTINE », MÊME MOBILISATION AU CAS PAR CAS :

GENEVE
ROME
BRUXELLES
ZURICH
FRANCFORT
BUDAPEST
LONDRES
VIENNE
ISTAMBUL
ATHENES
BUCAREST

LE GOUVERNEMENT ISRAÉLIEN EST AINSI EN TRAIN D’AVOUER AU MONDE ENTIER QU’IL N’Y A PAS UN BLOCUS MAIS BIEN DEUX, ET ILS CONCERNENT L’ENSEMBLE DE LA PALESTINE.

L’OCCUPATION EST TELLEMENT ABJECTE QU’ELLE NE PEUT SE PERMETTRE LE MOINDRE TEMOIN.

MAIS NOUS NE LÂCHERONS RIEN ! LE COMBAT POUR LE DROIT ET LA JUSTICE NE CESSERA AU CONTRAIRE DE S’AMPLIFIER !

ET SI NOS GOUVERNEMENTS ACCEPTENT QUE L’OCCUPANT ISRAELIEN INSTALLE SES SALES BOTTES DANS NOS AEROPORTS ET PRENNE DES VOYAGEURS EN OTAGE, ILS NE VONT PAS TARDER A LE REGRETTER !

Amnesty International dénonce des crimes contre l’humanité en Syrie


06 juillet 2011

Lors d’une manifestation de soutien aux contestataires syriens au Liban, le 24 juin, un manifestant brandit le portrait d’un Syrien ayant été tué.

« Les méthodes brutales utilisées lors d’une opération de sécurité dévastatrice syrienne dans la ville de Tell Kalakh, dans l’ouest du pays, s’apparentent à des crimes contre l’humanité […] dès lors qu’elles s’inscrivent dans le cadre d’une attaque généralisée et systématique contre la population civile », a dénoncé l’organisation Amnesty International dans un rapport publié le 6 juillet.

Les faits sur lesquels l’organisation a enquêté remontent à la mi-mai, lors d’une vaste opération menée par les forces de sécurité et l’armée contre les habitants de cette ville située près de la frontière libanaise. L’opération, qui a débuté le 14 mai, au lendemain d’une manifestation anti-régime, n’aura duré que quelques jours. Selon des militans, elle aurait fait au moins 26 morts, des dizaines de blessés et forcé des milliers d’habitants à fuir au Liban.

suite avec plusieurs videos

Fin de régime dans le huis clos syrien ?


LEMONDE | 04.07.11 | 13h31

Une incroyable guerre d’usure se livre dans le huis clos syrien. Le président Bachar Al-Assad a jeté dans la bataille tous les organes répressifs sur lesquels repose le régime hérité de son père : appareils de sécurité, milices, armée. Un outil qui a fait ses preuves par le passé mais qui bute sur la lame de fond d’une exaspération, d’une colère et d’une détermination que rien ne semble pouvoir enrayer. Le régime est toujours là, mais comme une coquille vide, ramené à son noyau dur : les sinistres « services ».

Chaque vendredi, depuis la mi-mars, les rues grondent contre un pouvoir arc-bouté sur le seul impératif de sa préservation. Vendredi 1er juillet, ils étaient sans doute près d’un demi-million dans les rues de la ville de Hama.

Les centaines de morts depuis le début de ce soulèvement, les dizaines de milliers d’arrestations, les menaces et les tortures semblent incapables de relever le mur de la peur, qui paraissait plus solide en Syrie que partout ailleurs dans le monde arabe.

Sans doute le régime dispose-t-il encore des moyens de résister à son peuple. Il est préservé contre la moindre intervention extérieure. La Ligue arabe reste interdite et muette sur les exactions perpétrées par l’un de ses membres, et la Russie est décidée à préserver, coûte que coûte, l’un de ses rares alliés dans une région où elle souhaite continuer à disposer d’une influence.

Jusqu’à présent, contrairement à la Tunisie, à l’Egypte ou au Yémen, aucun craquement n’a été enregistré au coeur d’un système dominé par un clan appartenant à la communauté ultraminoritaire des alaouites et qui ravive, pour son seul intérêt, les craintes d’affrontements confessionnels entre les différentes familles composant la très complexe mosaïque syrienne.

De même, la dénonciation du régime et de ses pratiques a cristallisé un rejet stupéfiant par son ampleur, mais qui n’a pas donné naissance pour l’instant à une alternative structurée.

C’est la principale faiblesse de cette contestation en même temps que sa force, puisqu’elle mobilise des ressources nouvelles qui ont échappé au quadrillage des services de renseignements. Capable de livrer sans état d’âme une guerre civile contre une insurrection armée, comme à Hama en 1982, le régime syrien est impuissant dans la même ville, près de trente ans plus tard, face à une mobilisation pacifique et citoyenne.

Cette résilience du pouvoir syrien ne semble pourtant pas être l’assurance d’une reprise en main une fois la contestation épuisée. L’épreuve à laquelle il est soumis le laisse incapable de la moindre prise sur les événements, comme l’ont montré les interventions successives, également inutiles, du président Al-Assad. Ce dernier est confronté au dilemme bien connu du dictateur : la réforme impossible parce qu’elle ouvre les vannes à un courant qui finit par tout emporter, ou bien la répression accrue qui renforce l’opposition intérieure et l’isolement international.

Sa capacité de nuisance reste grande, mais il se bat à reculons.

Article paru dans l’édition du 05.07.11

Si de Rudyard Kipling revu par Rudi


A la manière de Rudyard Kipling

Si

SI tu peux détruire les ouvrages de leur vie
Et, sans état d’âme écraser leurs protestations
Si tu peux les tuer sans perdre ta sérénité
Et bombarder leurs villages sans cesser d’être pieux

Si tu es persuadé de faire partie d’un peuple élu
Et que Dieu t’a légué cette terre
Si tu considères que ta bible est sa parole
Et que l’Histoire doit se soumettre à elle

Si tu crois être du même sang que ceux qui vivaient ici il y a 2.000 ans
Et convaincu qu’il faut soumettre ceux qui y vivaient jusqu’à aujourd’hui
Si tu sais être dur envers eux, sans jamais être en rage
Et que les asservir est pour toi une noble mission

Si pour toi, les lois d’apartheid ne sont pas des lois racistes
Mais qu’il faut se protéger contre ceux qui pensent autrement
Si épouser une non-croyante est pour toi une obscénité punissable
Et un risque de dégénérescence pour la pureté de ton peuple

Si ton hymne national te fait vibrer d’enthousiasme
Si chaque matin tu te demandes ce que tu peux faire pour ton pays
Et si pour toi, tout opposant est un terroriste

Si tu as le courage de capturer des enfants qui t’injurient
Et que tu peux rester impassible devant leurs larmes
En les plaignant d’avoir ce bas sentiment qu’est la haine

Si tu es convaincu que ton armée est d’une grande moralité
Et que chaque guerre qu’elle mène est une guerre juste
Si tu es prêt à porter le glaive chez les mécréants
Et à exterminer les ennemis intérieurs et extérieurs

Si, pour défendre ton pays, tu es prêt à falsifier des faits
Que toute condamnation internationale t’est insupportable
Et que les accusations de crimes contre l’humanité t’indignent

Alors les puissants et les dieux seront tes esclaves soumis
Et te reconnaîtront comme un des leurs
Comme l’égal des meilleurs conquérants, mon fils!

MISSION « BIENVENUE EN PALESTINE » DU 8 AU 16 JUILLET 2011



« WELCOME TO PALESTINE » MISSION FROM 18 TO 16 JULY 2011

mardi 5 juillet 2011


Nous avons tenu ce mardi, au Sénat, une conférence de presse qui a permis de remettre quelques pendules à l’heure, après une dégoulinade d’âneries sur la mission « Bienvenue en Palestine », diffusées par un certain nombre d’officines israéliennes. Ci-dessous le communiqué de presse en Français et en Anglais.

COMMUNIQUE DE PRESSE

MISSION « BIENVENUE EN PALESTINE » DU 8 AU 16 JUILLET 2011

Près de 600 femmes, hommes et enfants, dont plus de 350 Français, s’envoleront vendredi prochain 8 juillet, pour se rendre en Cisjordanie à l’appel de 15 associations de la société civile palestinienne de Cisjordanie.

L’objectif est de montrer que si nos gouvernements ne semblent pas s’intéresser au sort de cette population, sous occupation depuis bien trop longtemps, il y a des femmes et des hommes de tous les pays qui sont prêts à leur apporter un soutien moral, en prenant une semaine de leurs vacances pour aller à leur rencontre.

Pour pouvoir nous rendre à Bethléem, nous n’avons d’autre choix que d’atterrir d’abord à l’aéroport de Tel Aviv, puisque le seul aéroport palestinien a été détruit par Israël au début des années 2000. Nous savons que les internationaux qui se rendent en Palestine sont plus souvent soumis à des pratiques arbitraires voire illégales, lorsqu’ils ne sont pas refoulés, ce qui les amène souvent à mentir sur les motifs de leur voyage.

Mais tous les participants français, belges, britanniques, allemands, italiens, américains, ont décidé d’un commun accord que n’ayant rien à cacher, et venant avec des intentions totalement pacifiques, ils informaient les autorités israéliennes de notre volonté de nous rendre en Cisjordanie, directement après notre arrivée à l’aéroport de Tel Aviv..

Et nous en avons dûment informé le Ministère français des affaires étrangères, qui a transmis l’information aux autorités israéliennes.

Celles-ci savent donc parfaitement que nous ne venons pas pour « semer la pagaille à l’aéroport de Tel Aviv », contrairement à ce qu’affirment certaines officines, mais bien pour rendre visite à des familles palestiniennes, partager leur quotidien pendant une semaine, visiter les villes, les villages et les camps de réfugiés, découvrir les difficultés de leurs habitants, mais aussi leur culture et leurs attentes.

Notre programme comprend notamment des échanges avec le Centre Culturel Al-Rowwad du camp de réfugiés d’Aïda (Bethléem), L’aide à la plantation d’oliviers dans les villages autour de Ramallah, ainsi qu’une visite de solidarité aux animateurs du Théâtre de la Liberté à Jénine, dont le directeur, Juliano Meir Khamis, a été sauvagement assassiné récemment.

Nous tenons à souligner que nous militons pour une paix juste et pour la liberté et la sécurité aussi bien du peuple palestinien que du peuple israélien. Une telle paix passe nécessairement par la fin de l’occupation des territoires palestiniens et le respect du droit international. Nombreux sont les Israéliens qui partagent d’ailleurs ce point de vue.

Nous partons avec des passeports en règle. Nous ne transportons rien de dangereux. Nous venons souvent en famille et sommes prêts à nous soumettre aux contrôles en vigueur dans tous les aéroports du monde. Mais nous refusons les pratiques arbitraires, c’est à dire sans rapport avec la sécurité de qui que ce soit, de même que l’humiliation.

Tous les journalistes qui veulent bien se joindre à notre voyage pourront en témoigner.

Pour se tenir informés du déroulement de la mission : www.bienvenuepalestine.com

contact@bienvenuepalestine.com

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