Des associations juives obligent des manuels d’histoire à modifier l’histoire du partage de la Palestine


lundi 4 juillet 2011, par La Rédaction

Des passages de nouveaux manuels d’histoire contemporaine à destination des classes de première générale, contestés par des associations juives, vont être « modifiés » à l’occasion de l’impression des versions définitives, a indiqué lundi l’éditeur Hachette Éducation. Ces passages étaient relatifs au « partage de la Palestine », a-t-on précisé de même source. Ils étaient inclus dans des manuels « spécimens » dont la version définitive reste à imprimer, avant distribution aux classes de première L, S et ES à la rentrée 2011, dans le cadre de nouveaux programmes. Or, « après relecture, il est apparu que certains passages contestables devaient être modifiés. À l’occasion de l’impression, ils seront changés », a-t-on ajouté, sans préciser le détail des passages mis en cause ni la teneur des modifications. Le ministère de l’Éducation nationale n’avait pas réagi lundi en fin de journée.

Contacté, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Richard Prasquier a évoqué une « présentation du conflit israélo-palestinien tout à fait scandaleuse ». Il a notamment dénoncé « une idéologisation », via par exemple l’emploi du mot « nakba » (« catastrophe », selon l’appellation dans le monde arabe de la création de l’État d’Israël en 1948 et de l’exode des Palestiniens qui a suivi), quand le terme Israël « n’apparaissait pas ». Il a par ailleurs dénoncé « des erreurs factuelles », sans préciser lesquelles. Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a reproché aux auteurs du manuel d’ »interpréter les faits historiques », de « tronquer la vérité », de « prendre parti ».

(Lundi, 04 juillet 2011 – Avec les agences de presse)

A propos des détracteurs du BDS et de leur quête de respectabilité



Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël – PACBI


Prétendre à la neutralité dans cette situation coloniale flagrante où un côté est si dominant, et essayer de projeter une fausse image de symétrie entre l’oppresseur et l’opprimé, va plus loin que l’absence de fondement et la mauvaise conception : c’est moralement suspect.
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Dans le contexte de l’application des lignes directrices du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) pour le boycott universitaire et culturel d’Israël, la campagne palestinienne pour le boycott culturel et universitaire d’Israël (PACBI) fait face parfois à des scénarios où les détracteurs du boycott tentent de se racheter une conscience et avec elle, une certaine raison morale, en utilisant des Palestiniens ayant quelque valeur de symbole (ou plus rarement d’autres Arabes) comme couverture, pour dissimuler leur complicité dans les violations israéliennes du droit international et des droits palestiniens.

Alors que la réserve de « feuilles de vigne » diminue d’année en année, grâce au rayonnement impressionnant dans la dernière période de la conscience collective du BDS chez les Palestiniens et dans le monde arabe, il y en a encore qui sont prêts à accepter que leur nom soit manipulé dans des projets politiques cyniques de profanateurs du boycott international. Lorsque des Palestiniens et des Arabes jouent un tel rôle, c’est parfois en raison d’un manque de compréhension politique, mais le plus souvent, c’est avec la volonté de faire passer des intérêts propres avant les principes soutenus collectivement de résistance à l’oppression coloniale et à l’apartheid. Dans les années quatre-vingt-dix et la première moitié de la dernière décennie, de nombreux Palestiniens ont été attirés par des projets communs avec l’espoir d’une paix juste et véritable, et attirés aussi parce que des sommes d’argent apparemment illimitées étaient allouées à de tels projets communs par les donateurs européens et états-uniens. Au cours des deux dernières décennies, il est apparu clairement que ces projets rentraient dans un cadre politique s’attachant d’abord à créer une illusion de paix chez les Palestiniens – et dans le monde – et à soudoyer des Palestiniens en les soumettant aux diktats des Israéliens et à leur hégémonie coloniale permanente. Si une organisation israélienne voulait obtenir des fonds généreux pour un projet, tout ce qu’elle avait à faire était d’y inclure un « partenaire » palestinien, et vice versa. Ces collaborations israélo-palestiniennes ont créé une couverture parfaite pour la poursuite de la colonisation, de l’occupation et de l’apartheid israéliens, et elles ont miné le combat palestinien pour l’autodétermination.

Aujourd’hui, la plupart des projets (1) de normalisation impliquant des Palestiniens et des Israéliens sont bouclés après s’être révélés comme totalement vains ou, pire, comme une fraude bien conçue visant à donner une liberté de manœuvre à Israël dans la poursuite de son projet colonial sous la couverture de « faire la paix » de la base au sommet, comme avec les fameux « accords de paix » d’Oslo. Les quelques projets de normalisation restant peuvent continuer grâce à la persistance de structures de pouvoir, domination et dépendance créées à travers les années Oslo.

Un bon exemple en est le Programme McGill pour le Moyen-Orient (PMMO), programme d’études de l’université canadienne McGill en société civile et pour le rétablissement de la paix au Moyen-Orient, un projet de normalisation qui nous reste des beaux jours d’Oslo, et qui doit encore être dénoncé. Dans le cadre d’un projet commun unique, la prestigieuse université canadienne a signé des accords séparés avec des institutions universitaires arabes (l’université An-Najah, l’université Al-Quds et l’université de Jordanie) et des institutions israéliennes. Le fait que des représentants des « deux côtés » comme c’est le cas ici, participent à un même projet avec des objectifs communs, siègent dans les même commissions du projet, et assistent aux mêmes réunions communes, fait tomber grandement la couverture d’ « indépendance » et met en lumière la visée de normalisation de ce projet.

Les institutions palestiniennes impliquées, tout en rejetant publiquement toute normalisation avec les universités israéliennes, sont restées actives dans ce projet, voyant apparemment plus les avantages pour leurs propres institutions à garder ce partenariat en activité que le mal qu’il fait en sapant le boycott universitaire grandissant contre Israël et ses institutions complices.

Les Palestiniens ne sont pas les seuls en ce cas. Étant donné les désastreuses conditions de ressources, la famine, résultant de décennies de politiques israéliennes, d’occupation, de nettoyage ethnique et d’apartheid, nous Palestiniens, comme la plupart des autres peuples se battant pour la décolonisation et l’autodétermination, avons eu notre part non seulement de ce que nous appelons les feuilles de vignes, mais aussi de collaborations à un niveau beaucoup plus profond avec les oppresseurs en échange de petits avantages. Éviter l’idéalisation de l’opprimé et du combat palestinien est important pour arriver à une critique rationnelle de ce phénomène aussi vieux que les révolutions à travers le monde. Comme dans la plupart des autres cas, il y a généralement des gens qui veulent placer leurs intérêts personnels au-dessus de ceux de leur communauté. Cependant, l’arbre flétri de l’opportunisme, voire de la trahison, ne doit jamais cacher la forêt du consensus autour de la résistance civile palestinienne contre Israël, un consensus qui est reflété dans la direction de la campagne de boycott, le comité national du BDS (BNC).

Les universitaires et personnalités culturelles de niveau international, notamment les groupes de musique, qui tiennent à traverser le piquet de grève du boycott palestinien alors qu’il leur est demandé par le mouvement BDS de ne pas le faire, cherchent souvent à organiser des concerts, des conférences, ou même des visites symboliques dans les territoires palestiniens occupés – spécialement à Ramallah, Jérusalem et Bethléhem – comme moyen normal pour essayer d’ « équilibrer » leur position politique et de se racheter après avoir violé l’appel au boycott.

En agissant ainsi, ils ajoutent en réalité l’insulte à l’injure, en ce sens qu’ils demandent alors aux Palestiniens de s’engager dans des projets de normalisation semblables à ceux de l’ère d’Oslo tels qu’abordés ci-dessus. Prétendre à la neutralité dans cette situation coloniale flagrante où un côté est si dominant, et essayer de projeter une fausse image de symétrie entre l’oppresseur et l’opprimé, va plus loin que l’absence de fondement et la mauvaise conception : c’est moralement suspect.

Les musiciens demandent souvent aux organisations palestiniennes d’organiser une « tournée Palestine ». Certaines organisations palestiniennes peuvent avec naïveté accepter de telles tournées sans contrôler d’abord si les musiciens ne violent pas en même temps le boycott. D’autres organisations peuvent fournir volontairement une couverture palestinienne à de telles violations du boycott, parce qu’elles n’ont pas été elles-mêmes capables de surpasser des relations corruptrices, récupératrices et créatrices de dépendance, ni le discours de dialogue qui ont prévalu durant ce qu’on a appelé le « processus de paix » d’Oslo et qui a échoué.

Se débrouiller pour parler à des Palestiniens ici ou là, ou s’associer avec certaines institutions palestiniennes nulles ou faisant office délibérément de feuilles de vignes, ne peuvent réduire les dommages causés par la violation des lignes directrices du boycott, alors que de telles violations servent d’abord et avant tout à sauver le vernis fragile de respectabilité d’Israël sur la scène mondiale. Aucune feuille de vigne, quelle que soit la taille qu’elle peut sembler avoir, ne peut cacher l’acte de complicité par le blanchiment de l’occupation et de l’apartheid israéliens auquel ces détracteurs du boycott s’adonnent en franchissant le piquet de grève.

Un exemple classique en est Leonard Cohen qui, bien qu’à plusieurs reprises PACBI (2) et des collègues à lui de partout (3) lui aient demandé d’annuler son concert à Tel Aviv, a persisté et a même accepté comme premier sponsor du concert une banque israélienne profondément impliquée dans la construction des colonies israéliennes illégales sur la terre palestinienne occupée. Après avoir été largement critiqué pour cette violation flagrante du boycott dirigé par les Palestiniens, Cohen a recherché un interlocuteur palestinien, un lieu ou une organisation dont il pourrait se servir pour « équilibrer » et échapper aux critiques. Cependant, en revêtant le manteau de la « cicatrisation » et de la « paix » sans dire un mot sur la justice ni les violations par Israël du droit international, Cohen a échoué à convaincre la moindre organisation palestinienne de coopérer avec lui (4), restant désespérément à la recherche d’une feuille de vigne. Ceci, en conjonction avec les campagnes de pression concertées engagées dans de nombreux pays (5), qui finalement ont convaincu Amnesty International d’abandonner son idée de coopérer avec Cohen, l’association devant diriger les recettes de son concert vers des organisations des « droits de l’homme » (6).

Autre exemple, celui de l’université de Johannesburg, qui a dû céder aux énormes pressions (7) d’universitaires sud-africains et a rompu ses liens avec l’université Ben Gourion et qui, par suite, a essayé de trouver une université palestinienne prête à s’engager dans une relation trilatérale quoique indirecte avec l’université Ben Gourion. L’université de Johannesburg s’est trouvée alors confrontée à un consensus dans le système académique palestinien – notamment des fonctionnaires du gouvernement, des présidents d’universités et des syndicats universitaires – qui a rejeté une telle relation et soutenu qu’une solidarité sérieuse avec les Palestiniens signifiait aujourd’hui de rompre les liens avec les institutions israéliennes complices, telle l’université Ben Gourion, et de respecter les principes du BDS. Incapable de trouver un tel partenaire palestinien, le conseil de l’université de Johannesburg a finalement annulé son projet commun avec Ben Gourion (8).

Plus récemment, Shakira (auteure-compositrice-interprète colombienne) a essayé de faire de même, en utilisant son statut d’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF pour arranger une visite dans une ONG palestinienne dans Jérusalem occupée afin d’« équilibrer » avec sa participation honteuse à une initiative officielle de propagande israélienne, à l’invitation du président israélien, Shimon Peres. Le rôle bien connu de Peres dans les innombrables crimes et violations du droit international perpétrés par Israël dans les territoires palestiniens occupés et au Sud Liban est indéniable (9). L’ONG palestinienne ciblée a annulé la venue de Shakira au dernier moment quand elle a réalisé comment celle-ci avait violé le boycott, et que lui fournir un alibi palestinien nuirait au combat du mouvement pacifique du BDS pour la liberté, la justice et l’égalité.

Bien sûr, aucune société ne pourra jamais être monolithique ou n’avoir qu’une opinion unique. Malgré la persistance d’artistes, musiciens et autres professionnels internationaux de la culture à vouloir casser le boycott, et malgré la volonté d’un nombre qui se réduit de Palestiniens à continuer de servir de feuilles de vigne quand ils sont sollicités pour le faire, c’est l’écrasante majorité des Palestiniens, par l’intermédiaire de leurs organisations et syndicats représentatifs, qui a fait siens le BDS et ses lignes directrices. Il est temps que les écrivains, universitaires, artistes et autres, de dimension internationale, commencent à écouter la voix de cette immense majorité (*) et à respecter notre combat pour la liberté et la justice en, à tout le moins, s’abstenant de miner nos principes du boycott.

Il s’agit là d’une obligation morale fondamentale que le monde, dans sa grande majorité, a honorée pendant le combat contre l’apartheid sud-africain et se doit, sans relâche, de tout autant honorer dans notre cas aussi.

 

Notes :

[1] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1220
[2] http://www.pacbi.org/etemplate.php?…
[3] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1009
[4] http://www.pacbi.org/etemplate.php?…
[5] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1069
[6] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1080
[7] http://www.ujpetition.com/
[8] http://pacbi.org/etemplate.php?id=1532
[9] http://pacbi.org/etemplate.php?id=833

Voir dernièrement :

(*)Jello Biafra annule son concert en Israël

29 juin 2011 – PACBI
http://pacbi.org/etemplate.php?id=1645
traduction : JPP

Loi Boycott 2011 Israël : tout dépend de ce que vous boycottez


Adam Keller
Gush Shalom
Seuls, les colons, nos vaches sacrées, seront immunisés, et tout appel au boycott de leurs produits sera illégal. 

  Le boycott par les consommateurs du cottage cheese (fromage cottage) a fait les grands titres et volé la vedette à la Knesset et au Cabinet. Des politiciens de tous les partis du spectre politique ont fait l’éloge de cette initiative hautement citoyenne de boycott du « fromage avec des morceaux » pour protester contre la scandaleuse augmentation de son prix et faire pression sur les producteurs et la distribution afin d’en faire baisser le prix. Tout le monde parle du boycott du cottage, tout le monde le soutient, et l’admire. Est-il imaginable que, au même moment, quelqu’un dans l’État d’Israël se lève pour interdire ce boycott des consommateurs et infliger des sanctions sévères pour intimider ceux qui appliqueraient un tel boycott ?

En fait, c’est tout à fait imaginable. C’est même arrivé. Un projet de loi avec précisément cet objectif et cette intention affichés a déjà été voté en première lecture par la Knesset, et la Commission juridique de la Knesset l’a approuvé hier en deuxième et troisième lecture : la « Loi Boycott » (pour l’appeler par son nom officiel, la « Loi 2011 d’interdiction de boycott »).

S’il passe avec succès toutes les étapes de la procédure du vote parlementaire et devient ainsi partie intégrante de la législation de l’État d’Israël, ce projet imposera l’interdiction de tout appel au «  boycott d’une personne en raison de ses liens avec Israël ou des régions sous le contrôle d’Israël ». (Comme cette dernière référence aux régions n’est pas claire, les initiateurs du projet ont pris la peine de la clarifier explicitement : « par « région sous le contrôle d’Israël », il faut entendre la Judée et la Samarie »). Bref, nous parlons ici des colonies et des colons qui produisent (hautement subventionnés par l’État) différents articles et produits que vous pouvez trouver en rayon dans vos magasins et supermarchés à Tel Aviv et Haïfa, et dans chaque ville et village du pays.

Tout comme il y a en Israël des consommateurs qui s’inquiètent et ne sont pas prêts à payer un cottage cheese à un prix exorbitant, il y a aussi un certain nombre de consommateurs inquiets qui ne sont pas disposés à acheter des produits des colonies. Les civils israéliens qui rejettent une colonisation totale – en tant que colonisation établie sur un territoire occupé en violation du droit international, et se servant d’astuces juridiques douteuses pour s’emparer de la terre palestinienne – bloquant toute possibilité de paix, et perpétuant une occupation qui nous réduit à une dégradation morale et à l’isolement international. Il y a des consommateurs – leur nombre est estimé à des dizaines de milliers – qui regardent attentivement lors de leurs achats et s’assurent du lieu où les produits mis en vente ont été cultivés ou fabriqués, et évitent de consommer des produits des colonies (ce qui n’est pas toujours facile, de nombreux fabricants et exploitants dans les colonies ayant recours à toutes sortes de moyens ingénieux pour déguiser et dissimuler l’origine de leurs produits).

A l’intention de ces consommateurs, Gush Shalom (duquel je me trouve être le porte-parole) publie depuis 1997 une liste détaillée des produits des colonies qui pénètrent sur le marché israélien. Avec nos moyens limités, nous essayons de la maintenir à jour et de la faire connaître du grand public tant par Internet que par une distribution à la main de brochures lors de rassemblements publics.

Si la « Loi Boycott » devait être promulguée, de telles activités de notre part pourraient être vues comme illégales, tout comme d’autres activités diverses de gens qui veulent la paix en Israël (par exemple le refus d’acteurs de se produire au « Hall de la Culture » dans la colonie Ariel).

Si la « Loi Boycott » est promulguée, toute entreprise implantée dans une colonie pourrait aller au tribunal et y déposer plainte pour préjudice ; étant donné qu’il y a des centaines de telles entreprises, la somme qui leur serait attribuée par le tribunal pourrait monter à moulte millions.

Si cette loi est votée, les consommateurs dans l’État d’Israël pourront toujours appeler au boycott de n’importe quel produit, pour n’importe quelle raison qu’ils considèreraient justifiée – mais sauf des produits des colonies qui jouissent d’une immunité absolue. Ils seront toujours autorisés à appeler au boycott de produits vendus à un prix exorbitant, les gens de religion pourront toujours boycotter les produits non cachère, et les amoureux des bêtes pourront toujours boycotter les produits expérimentés sur des animaux. Seuls, les colons, nos vaches sacrées, seront immunisés, et tout appel au boycott de leurs produits sera illégal.

Les députés de la Knesset qui sont si favorables et enthousiastes pour le boycott du cottage cheese vont-ils oser lever la main pour mettre hors la loi un boycott de consommateurs d’un autre genre ?

Du même auteur :

Ici, c’est la Corée du Nord
L’évacuation de colons à Hébron : trop peu et trop tard !

28 juin 2011 – Gush Shalom – L’article a été initialement publié en hébreu dans News1 – traduction de l’anglais : JPP

PCHR du 23 au 29 juin 2011



Les Forces d’occupation israéliennes (FOI) poursuivent leurs agressions méthodiques contre les Palestiniens et leurs biens dans les Territoires palestiniens occupés (TPO).

Durant la semaine du 23 au 29 juin :

  • les FOI ont continué d’user la violence contre les manifestations pacifiques en Cisjordanie :
    • un Palestinien a été blessé ;
    • 2 militants des droits de l’homme et 6 Palestiniens ont été arrêtés ;
  • des navires israéliens ont ouvert le feu sur des bateaux de pêche dans la bande de Gaza :
    • un bateau de pêche a été endommagé et
    • 2 pêcheurs ont été arrêtés, et libérés par la suite ;
  • les FOI ont conduit 31 incursions dans les communautés palestiniennes de Cisjordanie :
    • elles ont arrêté 21 Palestiniens, dont 7 mineurs, un député du Conseil législatif palestinien, un militant des droits de l’homme et un journaliste ;
  • Israël a maintenu son siège total sur les TPO et l’isolement de la bande de Gaza du monde extérieur :
    • les FOI ont arrêté 3 Palestiniens sur les check-points militaires en Cisjordanie ;
    • elles ont arrêté un jeune homme handicapé physique au passage frontalier de Beit Hanoun (Erez), dans la bande de Gaza ;
  • les FOI ont poursuivi leurs activités de colonisation de la Cisjordanie et les colons israéliens leurs agressions contre les Palestiniens et leurs biens :
    • au moins 100 tombes ont été rasés par les bulldozers dans un cimetière à Jérusalem-Est ;
    • les FOI ont démoli deux basses-cours dans le village d’Arab al-Rashaida, près de Bethléhem ;
    • elles ont saisi un terrain près d’Hébron pour y construire une piste pour avions ;
    • elles ont détruits des réseaux d’irrigation près d’Hébron ;
    • elles ont arraché 300 oliviers à Deir Estia, près de Salfit.

rapport intégral sur : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=10836

La langue arabe (1/30)


samedi 2 juillet 2011, par La Rédaction

La langue arabe (al ʿarabīya) est originaire de la péninsule Arabique. L’expansion territoriale au Moyen Âge et la diffusion du Coran répandent la langue arabe, devenue langue liturgique de l’islam, en Asie (Moyen-Orient et Proche-Orient), en Afrique du Nord et en Europe (Chypre, Crète, Péninsule ibérique, Malte et Sicile). Parlée d’abord par les Arabes, cette langue sémitique(1) qui se déploie géographiquement sur plusieurs continents s’étend sociologiquement à des peuples non arabes, et devient aujourd’hui langue officielle de plusieurs organismes internationaux.
La diglossie est un caractère de la langue arabe qui permet de distinguer l’arabe vernaculaire et l’arabe littéraire. Le niveau de langue littéraire comprend l’arabe classique (pré-coranique, coranique, et post-coranique) et l’arabe standard moderne. Le niveau de langue vernaculaire comprend toutes les variétés des dialectes arabes régionaux.
Les vecteurs du rayonnement culturel de la langue arabe sont la religion islamique, la littérature poétique et prosaïque, et les médias audiovisuels contemporains dont la toile (internet). Un vecteur historique important de rayonnement est l’intrusion lexicologique de termes arabes dans des langues étrangères, telles les langues romanes dont le français.
L’étude linguistique de l’arabe est propédeutique et grammaticale et se complète par des sciences annexes telle la lexicologie.
L’étude propédeutique se penche sur la prononciation de l’arabe et se spécialise en phonétique, phonologie et orthophonie de la langue arabe ; à l’orthophonie se rattachent les normes de la cantillation coranique. L’étude propédeutique vise ensuite l’écriture de la langue arabe, qui s’écrit de droite à gauche, à deux points de vue complémentaires : le système graphique et les modalités de l’écriture arabe. Le système graphique se compose d’un alphabet arabe dérivé de l’alphabet phénicien, de type abjad, qui note exclusivement les consonnes, complété par des signes diacritiques (dont la hamza) et des chiffres dérivés d’écritures indiennes.
La grammaire de la langue arabe, langue flexionnelle, étudie la formation des mots (morphologie) et la composition des mots en phrases (syntaxe).
Des sciences linguistiques complémentaires à l’étude de la grammaire sont la sémantique et la stylistique de la langue arabe, ainsi que la lexicographie qui étudie le vocabulaire et permet l’élaboration de dictionnaires.
Origine
L’origine de la langue arabe remonte au IIe siècle, dans la péninsule Arabique, dans une forme assez proche de l’arabe standard moderne actuel. La tradition donne par moments des origines bien antérieures : la reine de Saba, l’ancien Yémen ainsi que des tribus arabes disparues auraient parlé cette langue dans une forme plus ancienne. Les premières traces de l’écriture arabe, telle qu’on la connaît de nos jours, remontent au IIIe siècle(2).
Les Abd Daghm étaient les habitants de Taïf et ce sont les premiers à inventer l’écriture arabe(3).
Notes:
(1) Les langues sémitiques comprennent aussi l’akkadien, le phénicien, l’hébreu, le syriaque et l’araméen.
(2) Comme l’ont attesté Healey et Smith par les inscriptions de Raqush (Jaussen-Savignac 17): les plus anciennes inscriptions arabes préislamiques (date 267).
(3) Toufic Fahd, Études d’histoire et de civilisation arabes, Éditions Isis, 1997, (ISBN 975-428-106-8)

Laissez-les partir !


Objet : TRES URGENT : [ABP] La Grèce interdit le départ des bateaux : rassemblement devant l’ambassade de Grèce – 10 rue des Petits Carmes – samedi 2 juillet à 12h

Information de dernière minute : « le gouvernement grec vient d’interdire le départ de la flottille –  les bateaux sont encerclés par les services de police

Mobilisation générale demain SAMEDI 2 JUILLET à 12h devant l’ambassade grecque à Bruxelles »
À diffuser largement
Laissez-les partir !
Communiqué – La Grèce et l’UE complices du blocus de Gaza

Le gouvernement grec vient d’annoncer qu’ « aucun bateau ne partira d’un port grec vers Gaza ».
Belgium to Gaza dénonce cette décision et appelle à une mobilisation de toutes celles et ceux qui soutiennent la flottille.
La Grèce a donc cédé aux pressions israéliennes. Benjamin Netanyahou a remercié hier le premier ministre grec Georges Papandréou ainsi que « tous les responsables politiques du monde d’avoir récemment pris position en paroles et en actes contre cette flottille qui était une provocation ». Israël sous-traite sa politique à la Grèce. Elle n’a pas pris cette décision seule, l’Union européenne est aussi responsable et tout aussi complice. Le blocus de la bande de Gaza s’étend maintenant jusqu’à ses portes.
Il est inconcevable que l’Union européenne cautionne de façon aussi ouverte la politique illégale d’Israël dans la bande de Gaza. Il est inconcevable qu’elle puisse nier de façon aussi insultante une mobilisation populaire d’une ampleur inédite dans des dizaines de pays en faveur du droit et de la justice. La liberté de circulation et de navigation est bafouée et encore une fois la voix citoyenne est bâillonnée.
La décision grecque est une décision injuste et scandaleuse. Le danger vient de l’occupation pas de ceux qui défendent le droit international.


Agissons maintenant : La flottille de la Liberté Stay Human – doit voguer vers Gaza !
Nous appelons à une large mobilisation et à multiplier les initiatives ce week-end pour soutenir le départ de la Flottille:
–  Rassemblement devant l’Ambassade de Grèce demain samedi 2 juillet de 12h à 14h
10, rue des Petits Carmes – 1000 Bruxelles

–  Un modèle de lettre à l’ambassade de Grèce est proposé ci-dessous

Laissez partir les bateaux / Let the people go !


Contact presse  ‘Belgium to Gaza’:
·         Bert De Belder, 0495/85.57.01 (Nederlands)
·         Ludo De Brabander, 0473/51.64.62 (Nederlands)
.    Fatima El Mourabiti, 0474/74.20.94 (Français)



M. l’Ambassadeur Alexis Hadjimihalis
Rue des Petits Carmes 10
1000 Bruxelles
tel. 02/545.55.00
fax 02/545.55.85
e-mail: ambagre@skynet.be, mea.bruxelles@rp-grece.be, madee@skynet.be,grdel.nato@euronet.be, greekpressoffice@gpo.be »

(exemple de lettre)
À son excellence l’ambassadeur de Grèce M. Alexis Hadjimihalis,

Votre excellence, je m’adresse à vous en votre qualité de représentant de la Grèce en Belgique.

Je fais partie de ceux qui soutiennent la participation belge à la flottille de la Liberté II,  Belgium to Gaza.
Nous apprenons que les autorités grecques, sous la pression des autorités israéliennes, entravent le départ de ces bateaux chargés d’aide humanitaire et de pacifistes du monde entier, mobilisés pour briser le blocus illégal et inhumain qu’Israël impose aux Palestiniens au mépris du droit international.

Je vous prie d’intervenir instamment pour faire savoir aux autorités grecques que des centaines de milliers de citoyens de par le monde les observent avec attention. Nous vous demandons solennellement de transmettre notre message à votre gouvernement : laissez-les partir !

Veuillez agréer, votre Excellence, l’expression de ma très haute considération.

Israël simule une attaque contre la Flottille de la Liberté


30 juin 2011 – Saed Bannoura – Imemc et Agences

Navire israélien

Des sources israéliennes rapportent que l’armée, des dirigeants politiques et de la sécurité israélienne ont suivi mardi un exercice de simulation d’interception de la Flottille de la Liberté 2 qui se rendra à Gaza pour remettre des fournitures médicales et humanitaires.

L’exercice a commencé dans une salle d’opérations spécialement conçue à cet effet, tandis que des personnels de plusieurs ministères, du cabinet du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, et du ministre de la Défense Ehud Barak étaient présents et supervisaient la simulation.

Israël a également préparé des vidéos et documents justifiant une attaque de la flottille, qui seront prêts pour être publiés sur les réseaux internet, les agences de presse et par messages SMS.

Yuli Edelstein, ministre israélien de « l’Information et de la Diaspora » supervisait la simulation à côté de responsables de la sécurité et de l’armée, dont des fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères d’Israël.

Israël fera diligence pour publier ces informations sur les réseaux Internet, en particulier sur les réseaux sociaux comme Twitter et Facebook, afin de contrer les réseaux pro-Palestine décrits par Tel Aviv comme « des ennemis d’Israël ».

Ces préparatifs interviennent après qu’Israël ait intensifié ses menaces d’interception de la Flottille de la Liberté, et même d’utilisation de la force pour empêcher les navires d’arriver jusqu’à Gaza.

Plusieurs dirigeants israéliens se sont déjà lancés à prétendre que des militants (les activistes) des droits humains projetant d’attaquer les soldats israéliens devaient monter à bord des navires.

L’armée israélienne affirme également que des militants envisagent de pulvériser du soufre sur les soldats, mais des fonctionnaires du gouvernement ont démenti l’information, et l’armée a refusé de fournir les preuves de ce qu’elle avance.

Selon un article du quotidien Ha’aretz, des sources militaires ont déclaré que plusieurs militants auraient déclaré lors de réunions de coordination avec les organisateurs de la Flottille qu’« ils avaient l’intention de recourir à la violence et qu’ils feraient couler le sang des soldats israéliens s’ils attaquaient leurs navires ».

L’article ajoute que des militants de la Fondation d’entre-aides humanitaires turque (IHH), en plus de militants musulmans et arabes, participeront à la flottille et qu’ils sont prêts à user de violence contre les soldats.

Lundi, le Conseil ministériel israélien a autorisé l’usage de la force si nécessaire pour faire respecter le blocus maritime sur Gaza et demandé d’agir pour empêcher tout navire d’arriver sur la côte assiégée.

Le ministère de la Défense israélien a récemment proposé de former un tribunal qui déciderait de la saisie de tout matériel nautique et de tout navire tentant de briser le siège de Gaza.

Jeudi dernier, la secrétaire d’État US, Hillary Clinton, a déclaré que les navires de la solidarité en partance pour Gaza venaient comme un défi au blocus israélien sur la région côtière, et étaient considérés comme une action « inutile et susceptible de susciter une réaction d’Israël ».

Le 31 mai 2010, Israël a attaqué le navire turc, Mavi Marmara, qui faisait partie de la Flottille de la Liberté, tuant neuf militants turcs dont un militant turc de citoyenneté états-unienne.

Une enquête diligentée par le gouvernement turc sur l’attaque israélienne de l’an dernier a rendu ses conclusions il y deux semaines, montrant que les neuf hommes avaient été tués de 30 balles tirées à bout portant, cinq hommes d’entre eux ayant été tués par des balles tirées dans la tête.

Le citoyen états-unien de 19 ans, Furqan Dogan, a été tué de cinq balles tirées à une distance de 45 centimètres du corps, dans le visage, derrière la tête, dans une jambe et dans le dos.

Les organisateurs de la Flottille de la Liberté ont publié un communiqué de presse affirmant la nature non violente de leur traversée vers Gaza, et que leur seul objectif est de briser le siège illégal israélien et de délivrer des fournitures médicales et humanitaires dont le besoin est urgent.

http://www.imemc.org/article/61580
traduction : JPP

Jello Biafra annule son concert en Israël


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C’est une grande victoire pour la Campagne BDS et son versant culturel: l’annulation de la tournée de Jello Biafra et de son groupe (Guantanamo School of Medicine) en Israël est le résultat d’une belle mobilisation et d’un beau travail de persuasion de la part de militants et d’artistes palestiniens, israéliens et du monde entier.

Jello Biafra est l’ancien chanteur du groupe The Dead Kennedys, héros de la culture punk et toujours très engagé à gauche depuis des décennies. Quand la nouvelle s’est répandu de sa prochaine visite dans le pays de l’apartheid, la communauté punk s’est mobilisée pour faire comprendre à Jello qu’il ne pouvait pas faire ça, ni pour les Palestiniens, ni pour son honneur à lui, ni pour la réputation de l’identité punk du monde entier.

En quelques jours une coalition s’est formée: Punks Against Apartheid et des centaines de témoignages, écrits ou sous forme de vidéos, ont afflué par email ou sur les réseaux sociaux. Des échanges d’une grande richesse ont démonté les arguments naïfs de Jello Biafra qui voulait « voir par lui même la situation sur place ». L’invitation à se rendre sur place a été maintenue, mais sans passer outre l’appel au boycott culturel, le refus de servir de caution morale au gouvernement israélien, et le refus aussi de contrebalancer un tel concert par un concert donné le lendemain à Ramallah.

L’éducation doit se poursuivre car Jello Biafra, dans son communiqué annonçant l’annulation de son concert, affirme que le concert de Ramallah n’a pas pu se faire à cause d’un manque d’intérêt des Palestiniens pour la culture punk. Cette contrevérité à relents naïvement racistes, montre qu’il n’a toujours pas compris que l’appel au boycott culturel était quasi unanime au sein des Palestiniens, et qu’ils refuseront toujours de servir d’alibi à un concert à Tel Aviv. Nous attendons donc beaucoup du prochain voyage de Jello Biafra en Palestine, pour le convaincre que son annulation était juste et qu’elle doit se confirmer.

Nous attendons aussi beaucoup d’une coalition mondiale d’artistes punks qui allient musique et conscience politique sur un sujet qui en a bien besoin. Nous espérons qu’une telle initiative inspirera d’autres artistes, musiciens de rap, de reggae ou d’autres, afin que la musique ait un sens, un message, des principes et qu’elle ne se compromette plus jamais, par naiveté ou par intérêt financier, avec l’apartheid israélien.

Belgique : soutien à la flottille


Bonsoir à tous,
parmi les dernières nouvelles citons : un bateau de la flottille 2 qui a été saboté, des participants qui ont été agressés et la NVA qui condamne le flottille pour Gaza
Et puis….le flottille bloquée en Grèce;

Il est vraiment très urgent que nous agissions tous par ECRIT et puis surtout que via la page d’event chacun invite un maximum de contacts ET/OU mette les informations sur sa page, les envoie par mail, etc.

Il s’agit d’une « bataille électronique » à la portée de tous…

Voici :

► MAINTENANT ET PAR ECRIT

« La Grèce bloque la Flotille qui veut se rendre à Gaza
Ecrivez a l’ambassade de la Grèce à Bruxelles,
Ambassadeur :
M. Georges Papadopoulos
Rue des Petits Carmes 10
…1000 Bruxelles
tel. 02/545.55.00
fax 02/545.55.85
e-mail: ambagre@skynet.be, mea.bruxelles@rp-grece.be, madee@skynet.be,grdel.nato@euronet.be, greekpressoffice@gpo.be »

► Lettre en soutien à la délégation belge et à la flottille international au Ministère des Affaires Etrangères

Beaucoup plus de détails sur la Page FB

PAGE FB : http://www.facebook.com/notes/fti-moumou/innondez-le-ministère-des-affaires-etrangères-de-cette-lettre-en-soutien-à-la-dé/10150682868490394

Lettre en version NL : https://www.facebook.com/notes/vrede-vzw/brief-aan-minister-vanackere-steun-aan-freedom-flotilla-ii-gaza/10150351621513154

Mille mercis ♥

APPEL A MOBILISATION : FAITES SUIVRE DANS VOS RÉSEAUX


– Le gouvernement grec est en train de céder aux pressions israéliennes qui s’exercent sur lui.

– Un appel à mobilisation est lancé dans toute la France ce week-end : LAISSEZ-LES PARTIR !!!

– Quels que soient les obstacles, nous embarquerons vers Gaza ! Alors INDIGNEZ-VOUS !

– Participez aux rassemblements de vendredi et du week-end

Téléphonez à l’ambassade de Grèce en France, envoyez des mails, en votre nom et/ou au nom d’une organisation


Coordonnées dans l’article http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10805
Inondez tous les services de vos coups de fil, de vos fax et de vos mails !

P.S. Thomas Sommer-Houdeville, porte-parole de la Flottille française, appelle à la mobilisation générale : http://www.protection-palestine.org/spip.php?article10804

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