Ali Ferzat


Enlevé par les sbires du pouvoir syrien, il a été jeté d’une voiture avec les mains cassées disent certains; d’autres affirment  qu’on ne lui a cassé qu’UN bras.

C’est un caricaturiste de grand talent. Mais seule la flatterie est admise.

p.s. Al Oufok rapporte que ce sont bien les mains qui ont été brisées.

Dernière minute


Ce jeudi 25 août 2011, Mr Thomas Pierret (Lecturer in Contemporary Islam à l’Université d’Edinburgh), animera une conférence sur le thème:

« Les oulémas syriens face à la révolution: entre silence, contestation et loyauté au pouvoir »

(voir détail dans la pièce ci-jointe)
La rencontre aura lieu de 18:00 à 20:00 à l’UCL, bâtiment J. Leclercq, Place Montesquieu, local 93.

Sauvons les platanes !


Avenue du Port: dernière mobilisation avant la décision du gouvernement?

Grande Fête organisée par l’Action Patrimoine Pavés Platanes.

Le 28 août, quelques jours à peine après le Meyboom, les Bruxellois s’apprêtent à célébrer la 703 ème édition de la Fête du Stadsboom (origine de la fête sur  http://www.avenueduport.be/
Tout le monde est convié à abattre symboliquement une Tronçonneuse Géante susceptible de massacrer les 300 platanes. Ambiance populaire et traditionnelle garanties.
Une branche à la main ou déguisé, rendez-vous au Quai Béco dès 15h

Toutes les actions ludiques et humoristiques sont les bienvenues, jongleurs, danseurs de ventre, musiciens,
dresseuses de puces savantes, mimeurs de platanes, etc….
C est l occasion de décorer vos platanes!

A 18h, verre de l amitié, formule auberge espagnole, chacun apporte sa boisson et son verre.

Que la fête commence!

Merci de faire suivre .

Coupable tant que la preuve de son innocence n’a pas été apportée


mercredi 24 août 2011 – 06h:22

Yasmeen El Khoudary – Al Jazeera

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Les frappes aériennes israéliennes se poursuivent à Gaza où les gens se sentent piégés et abandonnés du monde entier.
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Gaza, 20 août 2011 – Islam Qreqa, âgé de 2 ans et assassiné par les criminels sionistes, est emporté par les siens pour être enterré… La souffrance endurée par les Palestiniens ne franchit que trop rarement le barrage raciste pro/israélien de nos « médias » dominants – Photo : Reuters

22 août 2011″Al-Jazeera » — la mini-guerre conduite par Israël sur Gaza suite aux incidents survenus au sud d’Israël est une preuve supplémentaire que Gaza est le « plus grand perdant » du Moyen-Orient. Coincés dans un réseau épineux d’intérêts égoïstes et d’objectifs différents, les 1,5 million d’habitants de Gaza sont vraiment les grands perdants, quoiqu’il arrive au Moyen-Orient.

Nous ne sommes pas maîtres de notre destin. Le contrôle nous échappe jusque dans les plus les moindres détails de notre vie. Nous n’avons pas le luxe de faire des projets pour le lendemain encore moins pour la semaine prochaine. Nous, le peuple de Gaza,, nous essayons de vivre chaque jour comme si tout était normal. Mais il y a des moments où tout va très mal et où tout ce que nous avons essayé de construire s’écroule en un clin d’oeil.

Jeudi soir, nous avons eu une dure nuit avec de nombreuses attaques aériennes israéliennes dans différents endroits de la bande de Gaza, et nous nous sommes éveillés à une nouvelle journée torride de Ramadan qui a été interrompue par la nouvelle de l’attentat d’Eilat où 5 soldats israéliens ont perdu la vie et 36 autres ont été blessés. Immédiatement et sans attendre les détails de l’incident, tout le monde s’est mis à craindre une attaque israélienne sur Gaza.

Cela ressemblait beaucoup à la réaction instantanée des musulmans de Norvège aux attaques terroristes qui ont secoué Oslo dernièrement ; ils craignaient les attaques racistes qui n’auraient pas manqué de se produire si le terroriste avait été musulman. Les médias ont constitué d’ailleurs la principale menace en se hâtant d’attribuer, sans la moindre preuve, l’attaque terroriste à Al Qaeda et aux extrémistes musulmans. Quand le meurtrier s’est révélé être Norvégien les musulmans norvégiens ont poussé un soupir de soulagement.

« Nous ne sommes jamais en sécurité »

Le scénario n’a pas été très différent à Gaza. « L’opération » a tué 5 soldats mais personne ne sait qui est responsable de l’opération. Nous avons d’abord lu des articles disant que l’Egypte était impliquée puis Israël a vite nié toute implication égyptienne avant que l’Egypte ne le fasse elle-même. Tout de suite après est venue la déclaration d’ Ehud Barak accusant « Gaza » des attaques et jurant de « punir les responsables ».

Comment il est arrivé à cette conclusion, quelle preuve a-t-il, et qui à Gaza est responsable selon lui, nous n’en avons pas la moindre idée (ni lui non plus, me semble-t-il). Ce que nous tenons pour certain c’est que nous sommes maudits et que ce qui nous attend est sans doute une réédition de Cast Lead malgré le fait qu’il n’y ait pas la moindre évidence de l’implication des Gazaouis dans l’opération d’Eilat..

C’est la seule différence entre les musulmans norvégiens et nous. Ces derniers ont retrouvé la sécurité quand la vérité a été révélée, tandis que nous, nous ne sommes jamais en sécurité- que la vérité soit faite ou pas. Que ce soit Israël, le Hamas, l’Autorité Palestinienne, l’Egypte, les USA, ou qui que se soit qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment, c’est nous le peuple innocent de Gaza qui nous retrouvons en train d’haleter sous la botte des ces égoïstes géants chaque fois que quelque chose se produit.

Ce qui arrive aujourd’hui n’est pas exceptionnel -et comme d’habitude, personne d’autre ne peut être accusé à tort en toute impunité que le peuple de Gaza. Même si l’Egypte y est pour quelque chose, Israël insiste sur la responsabilité unique de « Gaza » parce que ça lui donne une excuse pour se venger et punir. Je ne serais pas étonnée que le black out des communications qui a été imposé à Gaza il y a 10 jours ne soit le premier d’une longue série et que nous en ayons un autre si une opération militaire est vraiment déclenchée.

Les prières du vendredi dans la bande de Gaza ont calmé les gens perturbés par les rumeurs, les fuites et les spéculations sauvages, les menaces constantes d’Israël et le nombre croissant des personnes tuées et blessées par Israël. Dans des moments comme celui-là, les mosquées jouent un rôle très important en lisant des prières apaisantes, en diffusant les annonces urgentes, etc. Vendredi dernier, cependant, au moment où Israël bombardait Gaza, l’Iman qui menait les prières à la mosquée nous parlait de tout autre chose. Il avait consacré son sermon et ses prières à la Somalie et il demandait aux gens de faire des dons. Cette humanité, cette palpitante conscience humaine et ce respect pour la vie humaine sont les qualités qui caractérisent les Palestiniens même si le monde préfère penser qu’il n’en est rien.

Nous ne savons pas si l’avenir nous réserve un nouvelle cruelle attaque israélienne où nous jouerions le double rôle d’agresseurs et de victimes ou un nouvel épisode d’un décevant feuilleton politique où nous jouerions fois cette le rôle de spectateurs passifs. Nous ne pouvons qu’attendre et voir car c’est ce monde égoïste qui décide de notre sort. Parce que nous, le peuple de Gaza, sommes coupables tant que la preuve de notre innocence n’a pas été faite, en admettant qu’elle le soit jamais.

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* Yasmeen El Khoudary est un écrivain freelance de Gaza en Palestine occupée. Elle est diplômée de l’Université Américaine du Caire en Science Politique. Elle a un blog :
yelkhoudary.blogspot.com

22 août 2011 – Al Jazeera – Vous pouvez consulter cet article à :
http://english.aljazeera.net/indept…
Traduction : Dominique Muselet

source

Pour garder mémoire 5/5


Rudi Barnet

Des réalités à l’espoir, en passant par Vanunu et le Théatre de la Liberté

Première partie cliquez ici
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Troisième partie cliquez ici
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Mahmoud Abu Samra, âgé de 13 ans, assassiné par l’armée israélienne d’occupation le 19 août 2011 – Photo : AP/Adel Hana

Je ne rêve pas d’un monde…

Bâillon sur la bouche ou matraque ?

Depuis début 2010, les arrestations et les expulsions de journalistes se multiplient… Sans provoquer la moindre protestation des grands médias occidentaux.

Entre bien d’autres, le cas de Uri Blau, journaliste de “Ha’aretz“, obligé d’entrer dans la clandestinité et menacé d’une longue peine de prison pour espionnage… pour avoir écrit des articles démontrant, preuves à l’appui, les violations des lois de la guerre par les commandants de l’armée israélienne.

Le même sort est réservé aux responsables d’ONG qui témoignent des exactions de “Tsahal“ et aux intellectuels et chercheurs israéliens “douteux“.

Citons encore l’agression violente sur le vieux militant progressiste Uri Avnery (86 ans) qui revenait d’une manifestation contre la politique de Netanyahou qui avait rassemblé 10.000 personnes dans les rues de Tel-Aviv (5/6/2010)… Et les appels à l’assassinat de la députée Haneen Zoubi, devenue la proie de la haine sioniste pour avoir voulu témoigner à la Knesset des exactions contre les pacifistes de la “Flottille de la Liberté“.

Les vrais amis d’Israël sont ceux qui dénoncent l’occupation !

Comment est-il possible d’accepter que cet Etat voyou soit le seul à être au-dessus des lois internationales, le seul qui ne doive pas respecter la justice et le droit ?

N’est-il pas inadmissible que certains représentants de la communauté juive de ce pays osent user de ce sordide amalgame “Israël=Shoah“, tel ce Mr Rubinfeld, ex président du CCOJB, l’organisation prétendant représenter l’ensemble des juifs de Belgique, vitupérant sur les opposants au régime et les traitant “ d’antisémites qui n’osent pas s’afficher“ , de “malades mentaux “ ou encore de “ nouveaux nazis “.

Comment des juifs de mon pays peuvent-ils adhérer à ces propos ignobles plutôt que de se reconnaître dans les paroles de Gidéon Lévy : Si je suis critique par rapport aux guerres menées par Israël, c’est parce que je me sens responsable des miens. En tant que patriote israélien, il est de mon devoir de ne pas laisser mon pays sombrer dans le désastre de l’occupation (…) Les vrais amis d’Israël, ceux qui se préoccupent vraiment de l’avenir de ce pays, sont ceux qui dénoncent l’occupation et surtout, qui disent la vérité aux Israéliens… ou dans celles de Stéphane Hessel (survivant de l’Holocauste et un des rédacteurs de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948) qui déclarait récemment : “la meilleure façon pour les artistes, écrivains et universitaires internationaux de convaincre Israël de sa dégradation morale et de son isolement éthique est tout simplement de ne plus rien avoir à faire avec ce gouvernement criminel“ .

Israël est l’enfant d’un viol, mais cet enfant a le droit de vivre !

Tout honnête homme ne peut que s’élever contre les pratiques d’un régime colonial qui pratique le nettoyage ethnique, l’apartheid et commet des crimes contre l’Humanité.

Mais, s’il est évident que l’Etat d’Israël a été créé par la violence, le vol des terres et la spoliation des habitants, la réalité est là : ce pays existe… Et comme l’écrit Shlomo Sand : « Israël est l’enfant d’un viol, mais cet enfant a le droit de vivre ! »

… En devenant un pays qui accepte de rendre justice et de traiter les Palestiniens sur un pied d’égalité.

Arrêtons le mensonge !

Par la force, due notamment à l’armement et au financement massif des Etats-Unis (3 milliards de $/an actuellement), Israël s’est approprié près de 80% du pays et continue son expansion par l’implantation brutale de “colonies“ dans les territoires sous occupation depuis 1967.

En 1988, l’OLP s’était résolue à accepter un Etat limité à 22% de l’ancienne Palestine, avec Jérusalem-Est comme capitale.

… 20 ans plus tard, avec le développement effréné de la colonisation, les Palestiniens ne sont plus en mesure de réaliser ce projet ! Il suffit de regarder les cartes (la situation n’a fait qu’empirer depuis 1999) pour se rendre compte que c’est une impossibilité pratique ! « Camp David », « Oslo », « Annapolis »… n’ont jamais été que des simulacres de négociation donnant le temps à Israël d’amplifier son expansion.

Principales conditions fixées par Israël pour la création d’un Etat palestinien

• Maintien des blocs de colonies majeures en Cisjordanie

• Contrôle par Israël de la frontière avec la Jordanie

• Démilitarisation du nouvel Etat

• Abandon de Jérusalem-Est

• Reconnaissance de la judaïté de l’Etat israélien

• Non-coopération avec un pays considéré comme ennemi par Israël

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Cisjordanie occupée
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Evolution de la Palestine

Négation des évidences

La publication de ces cartes a, bien entendu, suscité de violentes réactions de la part des dogmatiques sionistes : cartes mensongères, distorsion historique, imbéciles… etc Pour prouver leurs dires, ils développent des arguments basés sur les cartes établies par les occupants britanniques et n’avancent que des raisonnements, plus ou moins « tordus », d’ordre militaire ou économique. Jusqu’à proclamer que les Palestiniens n’existaient pas il y a 80 ans… puisqu’ils n’avaient pas d’Etat !

Négligeable donc l’existence d’un peuple ! Sans importance donc les expulsions de populations, les destructions de leurs villes et villages… Ce n’étaient que des Arabes sans Etat ! (1)

Cette argumentation aberrante bute évidemment sur le « plan de répartition » décidé par l’ONU… Alors, c’est simple : s’il n’a pas été appliqué, c’est uniquement parce que les « Arabes » ont attaqué Israël.

La « vérité » est que les pays voisins ont tenté d’écraser Israël… qui a résisté et a pu, heureusement, les défaire rapidement.

Si, comme négation de l’Histoire, d’autres ont fait mieux, la rémanence reste frappante.

Les dés sont donc pipés et ce qu’Israël propose aujourd’hui n’est autre qu’un Bantoustan contrôlé par ses troupes. Il faut être d’une totale mauvaise foi pour ne pas l’admettre.

Tout ça c’est la faute à l’Iran !

L’ingénieur Mordechai Vanunu a fait 18 ans de prison, dont 11 en isolement, dans les geôles israéliennes pour avoir révélé l’existence des activités nucléaires clandestines de son pays.

Il y retourne encore régulièrement chaque fois qu’il ose rencontrer un étranger… comme récemment pour avoir osé retrouver sa compagne norvégienne.

C’est ce régime, puissance atomique militaire illégale avec quelques 200 missiles à tête nucléaire pointés sur les États voisins, qui brandit la menace atomique contre un État qui affirme vouloir se rendre autonome sur le plan nucléaire industriel !

Le régime d’Ahmadinedjad ne suscite pas la moindre sympathie chez les défenseurs des droits humains, mais il faut bien admettre qu’il n’y a, à ce jour, pas le moindre début de preuve que la fabrication d’une bombe nucléaire est l’objectif du régime iranien.

Alors… les appels à la guerre d’Israël ont quelque chose de « surréaliste », non ?

Abbas… le Pétain palestinien ?

Objectivement parlant, l’“Autorité palestinienne“, déjà profondément corrompue du temps d’Arafat, s’est muée, au fil des années, en véritable auxiliaire des colonisateurs.

Pendant qu’Abbas lançait des appels pour un gouvernement d’union nationale, ses services livraient les militants du Hamas à Israël, poursuivaient les arrestations et la torture des résistants.

Même durant “Plomb durci“, alors que le monde entier protestait, Abbas a rejeté la responsabilité de l’invasion sur le Hamas et a réprimé dans la violence les manifestations de soutien à la population de Gaza.

Le Fatah d’Abbas n’est visiblement plus en mesure d’obtenir un quelconque accord acceptable et fonctionne avec Israël plus comme le gouvernement de Vichy durant la dernière guerre mondiale qu’en force de résistance à l’occupant.

Les preuves de la collusion d’Abbas avec Netanyahu s’accumulent. Une fuite massive de documents authentifiés et diffusés par “Al Jazeera“ et “The Guardian“ offre une preuve irréfutable que des années de “négociations“ avec les Israéliens n’ont été qu’une imposture. Les dernières révélations sur les pourparlers du “processus de paix“ et les témoignages, dont celui de Ziyad Clot (juriste franco/palestinien qui durant deux ans participa aux discussions), montrent que ce processus est mort, a été un jeu de dupes… Que ni Israël, ni le Fatah/OLP n’ont tenté de trouver un accord. La réalité est là : “Israël contrôle dorénavant de manière plus ou moins aboutie l’ensemble de l’ancienne Palestine“. (2) …Y compris Gaza où son armée décide de la vie quotidienne, de son approvisionnement !

L’utopie est un projet qu’on n’a pas encore tenté de réaliser

La création d’un Etat palestinien – la carte de la Cisjordanie occupée en témoigne – est devenu, sauf si Israël respecte la « ligne verte », techniquement impossible ! Il n’y a plus assez de terre, ni d’eau – Israël s’est octroyé 89% des ressources – pour qu’un Etat souverain et indépendant puisse exister. Alors… Ne vaudrait-il pas mieux accepter cette réalité, cesser la mascarade du “processus de paix“ ? Et si cette “Autorité“ de façade se sabordait et mettait ainsi Israël en face de ses responsabilités en reconnaissant Israël pour ce qu’il est : l’occupant victorieux d’un pays qui s’appelait Palestine ? Ce sabordage aurait en tout cas pour effet d’identifier clairement la situation réelle. Le rideau de fumée du « conflit entre deux pouvoirs » étant écarté, la lutte pour la dignité et la justice se ferait dans le cadre commun à tous les peuples luttant pour leurs droits, face à un pouvoir colonial. Les artifices ou simulacres ne seraient plus acceptables et Israël serait dans l’obligation – sous peine d’être clairement identifié d’Etat xénophobe aux yeux du monde – d’édicter une constitution reconnaissant les droits de tous ses citoyens, de définir ses frontières, de développer la démocratie.

La création de cet Etat démocratique offrirait aussi aux Gazaouis la possibilité de mettre fin à leur lutte et au Hamas – à l’instar des « Frères Musulmans » d’Egypte, dont il est issu – celle de s’intégrer à la vie politique. Est-ce vraiment utopique ?

Ce le sera en tout cas si Israël maintient les objectifs sionistes de 1948 et tente d’infliger aux Palestiniens, avec la collaboration des occidentaux et de certains régimes arabes, le même sort que celui des Patagons !

Et si les démocrates juifs d’ici et d’Israël…

Rêvons un peu, espérons !

De plus en plus d’Israéliens prennent conscience de la politique criminelle menée par leurs dirigeants. Plusieurs dizaines d’ONG israéliennes ont pris parti et, comme les quelques 120 pays qui ont reconnu l’Etat palestinien dans les frontières de 1967, soutiennent la résistance.(3)

De plus en plus de soldats “Refuzniks“ – le général Yaakov Amidror préconise de leur « loger une balle dans la tête » – s’opposent au massacre des Palestiniens, des rabbins orthodoxes manifestent contre le sionisme, un diplomate (4) a choisi de démissionner pour ne pas être complice de la politique de colonisation…

Comme l’écrit l’historien israélien Ilan Pappé, professeur à l’Université anglaise d’Exeter, “ Le retrait de l’armée de la vie des Palestiniens opprimés en Cisjordanie, la levée du blocus de Gaza et l’abolition de la législation raciste et discriminatoire contre les Palestiniens en Israël seraient le premier pas fort bienvenu vers la paix. Il est également essentiel de discuter sérieusement et sans préjugés ethniques d’un retour des réfugiés palestiniens, selon des modalités respectant leur droit fondamental au rapatriement et les chances de réconciliation en Israël et en Palestine. (5)

Toute politique allant dans ce sens doit être approuvée, accueillie et mise en œuvre par la communauté internationale et les populations vivant entre le Jourdain et la mer Méditerranée. Alors, les seules flottilles qui se rendront à Gaza seront celles des touristes et des pèlerins.  » (6)

Espérons que les citoyens juifs d’ici et d’ailleurs se débarrasseront de leurs oripeaux, de leurs dogmes et mythes sans fondement. Qu’ils cesseront de suivre aveuglément les discours de ces organismes et medias qui prétendent les soutenir mais ne sont en réalité que les porte-voix du régime fasciste israélien.

Espérons qu’ils ouvriront les yeux, qu’ils regarderont la réalité sans les filtres acquis ou que tentent d’imposer les doctrinaires religieux et politiques qui, en amalgamant solidarité avec la communauté juive et solidarité avec un Etat raciste et colonial, portent une écrasante responsabilité dans la confusion qui conduit certains à confondre antisionisme et antisémitisme… A traiter un antifasciste d’antisémite !

Espérons qu’il y aura de plus en plus d’Israéliens qui n’accepteront plus qu’en leur nom on traite les Palestiniens comme des êtres inférieurs… Et qu’ainsi, ils rejoindront ceux qui tentent de défendre les droits des hommes, qu’ils soient Palestiniens ou (liste non-exhaustive) Birmans, Kurdes, Saharaouis, Sans-Papiers, Oïgours, Mapuches, Roms, Tibétains, Aborigènes… Ceux pour qui “Les races ne sont que les prénoms d’un même peuple… Celui des êtres humains“ !

«  Je ne rêve pas d’un monde où la religion n’aurait plus de place, mais d’un monde où le besoin de spiritualité serait dissocié du besoin d’appartenance. D’un monde où l’homme, tout en demeurant attaché à des croyances, à un culte, à des valeurs morales éventuellement inspirées d’un Livre saint, ne ressentirait plus le besoin de s’enrôler dans la cohorte de ses coreligionnaires. D’un monde où la religion ne servirait plus de ciment à des ethnies en guerre.

Séparer l’Église de l’État ne suffit plus ; tout aussi important serait de séparer le religieux de l’identitaire.

Et, justement, si l’on veut éviter que cet amalgame ne continue à alimenter fanatisme, terreur et guerres ethniques, il faudrait pouvoir satisfaire d’une autre manière le besoin d’identité.  » (7)

Une lueur de printemps ?

En Palestine, la pression de la population, fortifiée par les grands mouvements de Tunisie et d’Égypte de ce printemps 2011, ont amené à une reconstitution de l’OLP.

Avec la réconciliation du Hamas et du Fatah, le peuple est de nouveau réuni face à l’occupant.

Avant la fin de cette année, maintenant que sa viabilité structurelle et économique a été reconnue par les experts internationaux, l’ONU va devoir se prononcer sur la reconnaissance de l’État Palestine dans les frontières de 1967.

Le régime israélien s’y oppose et mène actuellement campagne pour trouver des alliés… Alors que, il y a encore un an, il proclamait la main sur le cœur : Nous sommes totalement favorable à la création d’un État palestinien !

… Quand le discours est confronté à la réalité.

Ailleurs dans le monde, la protestation citoyenne s’amplifie chaque jour : conférences, manifestations, opérations BDS… sont de plus en plus nombreuses.

Des centaines de pacifistes des cinq continents sont partis en ce mois de juillet par bateau et par avion pour tenter, à nouveau, de forcer le blocus illégal. Car il est bien illégal, ce blocus maritime et terrestre ! En effet, si le droit international applicable aux conflits armés sur mer autorise le blocus naval et permet le recours à la force pour mettre en œuvre ce blocus lorsqu’un navire d’un Etat tiers, tente de le franchir… Ce droit n’est pas applicable à Gaza car malgré l’évacuation de la bande par l’armée israélienne en septembre 2005, la maîtrise des frontières terrestres, aériennes et maritimes appartient toujours à Israël ! Ce n’est donc pas un Etat tiers mais un territoire occupé !

La Convention de Genève de 1949 impose très précisément à la puissance occupante d’assurer l’approvisionnement en vivres, médicaments, vêtements, matériel et autres biens essentiels à la survie de la population civile et, aussi… de permettre aux organisations humanitaires d’y conduire leurs activités !(8)

Le gouvernement israélien craignait visiblement cette tentative et a tenté d’empêcher par tous les moyens l’application du Droit : pressions sur l’ONU et les gouvernements européens (surtout ceux d’où partaient les bateaux), menaces aux compagnies aériennes, attaques calomnieuses dans la presse (« c’est une opération dirigée par des terroristes islamistes, ces gens sont des antisémites »… les slogans et mensonges habituels, quoi), sabotage des navires, arraisonnement (19/7/2011) – dans les eaux internationales… encore une fois – du seul bateau parvenu à se diriger vers Gaza.(9)

Quant à la « Flytille », la réception de la soldatesque israélienne se montra à la hauteur : incarcération de ceux et celles qui, débarquant à Tel-Aviv – simples voyageurs, pas délinquants – ont eu l’outrecuidance de déclarer vouloir aller en Palestine. Ces arrestations (dont des dames de près de 80 ans) ont été accompagnées de brutalités (passages à tabac, menottes aux mains et aux pieds, mises à nu, etc).(10)

… Pourtant, durant l’opération « Flytille », un tribunal israélien avait jugé (13/7/2011) que la décision du ministère israélien de l’Intérieur d’interdire l’entrée du territoire à des militants déclarant se rendre dans les territoires palestiniens occupés était illégale. Il avait en outre précisé dans son jugement qu’il était anormal que des personnes souhaitant se rendre dans les territoires palestiniens occupés soient le plus souvent contraintes, pour avoir une chance de passer, de mentir lorsqu’elles arrivaient à l’aéroport de Tel Aviv. Ce juge israélien risque gros… Pas les medias belges qui ont, comme d’habitude, appliqué la règle de la symétrie en donnant la parole à la voix sioniste et en ne disant mot de ce jugement et des sévices endurés par certains de ces voyageurs.

Quant aux associations palestiniennes qui avaient invité les pacifistes, les représailles n’ont pas tardé. La première cible fut, en cette fin juillet, le « Théâtre de la Liberté », situé dans le camp de réfugiés de Jénine qui a été attaqué et saccagé par les forces spéciales de l’armée israéliennes, les animateurs emprisonnés sous le régime de haute sécurité, avec interdiction de contact avec un avocat. L’assassinat en pleine rue, quatre mois plus tôt, de Juliano Mer-Khamis, son directeur israélo-palestinien, n’avait sans doute pas suffi !(11)

Qui disait « Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver » ?

Parallèlement, Israël tente de faire accroire à son « ouverture politique » par quelques mesures médiatiques : ouverture de la frontière terrestre à certains produits, légères modifications dans le tracé du mur, suppression de certains check-points, facilitation d’entrée en Israël pour les Palestiniens de Cisjordanie… La tactique est toujours la même ! La « Hasbara » est une seconde nature d’Israël ! … Mais se dote aussi d’un arsenal croissant de lois ultranationalistes (interdiction de commémorer la Nakba, de critiquer l’exportation des produits des colonies…) et édifie un nouveau mur sur le Golan syrien. Netanyahu veut donner à ses compatriotes le sentiment qu’Israël est assiégé afin de susciter la peur et justifier la nécessité de se défendre contre les tentatives de « dé-légitimation d’Israël ». Comme le constate amèrement Yossi Sarid, ex-ministre de l’Éducation : La Knesset souffre d’une fièvre nationaliste qui relève de la maladie mentale.(12)

Sionisme sans Frontières ?

Comme écrit en introduction, ce texte est essentiellement le reflet de l’incompréhension et de l’inquiétude d’un citoyen lambda devant l’attitude d’autres citoyens de son pays, soutenant ou excusant un régime aussi cynique et antidémocratique, incompréhension et inquiétude aussi devant les résultats de la manipulation des horreurs de la « Shoah ». Verront-ils enfin le vrai visage de ce régime ségrégationniste et expansionniste, qui se comporte comme le maître du monde en rejetant les lois internationales et les droits humains ?

En espérant que ce « Pour garder Mémoire » sera utile à certains de mes concitoyens, qu’il leur permettra de quitter le lit douillet de l’indifférence pour affirmer leur désir de justice pour tous.

Rudi Barnet 31 Juillet 2011

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En mémoire de Naji Al-Ali, artiste palestinien Assassiné en 1987

Notes

1) Lire  » La pire carte mensongère… » (www.aschkel.info)

2) “Il n’y aura pas d’Etat palestinien“ de Ziyad Clot (Max Milo Editions )

3) AFP du 26/1/2011

4) Ilan Baruch dans le quotidien « Yediot Aharonot » (3/3/2011)

5) Résolution 194 de l’ONU

6) “Herald Scotland“ du 6/6/2010

7) Amin Maalouf « Les Identités Meurtrières », Grasset Poche

8 « Le Monde » du 29/6/2011 (Ghislain Poissonnier et Alima Boumedienne-Thierry)

9) Le JT de la RTBF (13h) a choisi, attitude récurrente de se taire, préférant interviewer un ex-professeur sioniste accusant (sur un autre sujet) d’antisémitisme les opposants à Israël

10) Le Ministère des affaires étrangères belge a estimé que « ces voyageurs ont été correctement traités » (Bonjour l’hypocrisie) !

11) « Politis » du 8/4/2011

12) Ha’aretz du 14/7/2011

Communiqué par l’auteur via courriel

Café ougandais amer


BRAECKMAN,COLETTE

Page 13

Vendredi 19 août 2011

Café ougandais amerLe café que des manifestants proposeront aux passants devant l’ambassade d’Ouganda à Bruxelles ce vendredi aura un goût amer : il rappellera la souffrance des 2.000 habitants du district de Mubende, chassés de leurs terres. C’est en 2001 que l’armée ougandaise fit irruption dans quatre villages, détruisant les maisons, confisquant les récoltes et chassant 392 familles qui jusqu’alors vivaient de leurs cultures vivrières. Il s’agissait de faire place nette afin de permettre l’installation de Kaweri Coffee Plantations Ltd, une filiale du groupe allemand Neumann Kaffee Gruppe. Pour le gouvernement ougandais, et plus particulièrement pour le président Museveni (photo), désireux de renforcer les cultures d’exportation génératrices de devises, l’affaire était d’importance : Kaweri représentait la première grande plantation de café installée dans le pays. Jusqu’alors, le café, représentant 70 % des revenus d’exportation, était exclusivement produit par de petits paysans. Les habitants de Mubende n’ont jamais été correctement indemnisés. Paupérisés, ils sont « réfugiés » aux abords de leur ancienne propriété. L’eau potable manque. Les écoles ont été détruites. Dorénavant, tous les recours légaux s’étant avérés sans effet, c’est dans la rue que les militants vont agir.

Israël bombarde, Gaza résiste (photos)


Ziad Medoukh – Gaza, le 21 août 2011

Bonjour de Gaza

Quelques photos prises par un ami journaliste des derniers bombardements israéliens sur Gaza qui ont visé les maisons, les immeubles, les écoles, les marchés et les routes partout dans la bande de Gaza.

Malgré ces raids et ces bombardements aveugles qui visent les civils, Gaza, ses habitants résistent et résistent.

Amitiés de Gaza la résistante

Ziad

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(17 autres photos sur : http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11051)

(JPG) Ziad Medoukh est enseignant de français à l’université Al-Aqsa de Gaza et coordinateur du Centre de la Paix

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Message de Ziad, du 21 août 2011 – ziadmedoukh@hotmail.com

Libye : violents combats autour de la résidence de Kadhafi et au sud de Tripoli


lundi 22 août 2011, par La Rédaction

De violents combats se déroulaient lundi matin autour de la résidence du dirigeant Mouammar Kadhafi à Tripoli, au lendemain d’une offensive majeure menée par les rebelles dans la capitale libyenne, que les pays occidentaux, Etats-Unis en tête, espèrent victorieuse.
Dans la nuit, les rebelles, qui ont lancé une offensive samedi soir sur la capitale, ont atteint la place Verte, un lieu symbolique où les partisans du régime avaient l’habitude de se rassembler.
Une foule en liesse dansait, agitait des drapeaux rouge, noir et vert, aux couleurs de la rébellion, et scandait « Allah Akbar » (« Dieu est grand ») tout en tirant en l’air, selon des images diffusées par la télévision britannique Sky News.
Pour autant, les affrontements se poursuivaient dans la capitale lundi matin. Des combats de plus en plus violents avaient lieu autour de la résidence de Mouammar Kadhafi à Bab Al-Aziziya, selon un journaliste de l’AFP sur place.
Le colonel Kadhafi serait encore dans sa résidence, a indiqué à l’AFP une source diplomatique.
Depuis 06H00 (04H00 GMT), des bruits d’affrontements à l’arme légère et à l’arme lourde retentissaient également en provenance du sud de la capitale, a indiqué le reporter de l’AFP, sans pouvoir déterminer avec exactitude la provenance des tirs.
Vers 06H30 (04H30 GMT), des tirs de kalachnikov étaient aussi entendus tout près de l’hôtel Rixos, où est logée la presse internationale.
Dans un bref entretien téléphonique avec la chaîne Al-Jazira, un des fils de Mouammar Kadhafi, Mohamed, a affirmé qu’il était chez lui, qu’il restait dans sa maison et qu’il ne la quitterait pas. La chaîne n’a pas précisé dans quel quartier il résidait.
L’entretien a été interrompu par des bruits de tirs, intenses et très proches, puis Mohamed Kadhafi, président du Comité olympique libyen, a repris l’interview sur un ton de panique.
L’offensive « Sirène » a été lancée samedi soir par les insurgés en coordination entre le CNT, l’organe politique de la rébellion à Benghazi (est), et les combattants dans et autour de Tripoli, a indiqué un porte-parole du Conseil national de transition (CNT), en précisant que l’Otan était « aussi impliquée ».
Des insurgés se sont infiltrés dans la capitale en arrivant par la mer de l’enclave côtière de Misrata, à 200 km à l’est, selon la rébellion.
D’autres rebelles venant de l’Ouest ont réussi, après de violents accrochages avec des soldats loyalistes, à entrer dans Tripoli dimanche en fin d’après-midi, acclamés par les habitants qui couraient le long de leur convoi, dans une ambiance euphorique, a constaté un correspondant de l’AFP.
Les insurgés, qui semblent n’avoir pas rencontré une forte résistance, se sont approchés du centre de la capitale après avoir pris le contrôle de plusieurs quartiers dont Tajoura, dans la banlieue est de Tripoli, selon les témoins.
Quelques heures auparavant, le colonel Kadhafi avait appelé ses partisans à « nettoyer » la capitale des rebelles, dans son troisième message sonore en moins de vingt-quatre heures diffusé par la télévision libyenne.
Dimanche matin, il avait déjà martelé qu’il ne se rendrait pas et sortirait « victorieux » de la bataille de Tripoli.
Le porte-parole du régime, Moussa Ibrahim, a affirmé pour sa part que « le régime est toujours fort et que des milliers de volontaires et de soldats sont prêts à se battre ». Il a indiqué dimanche soir que 1.300 personnes avaient péri au cours des dernières 24 heures à Tripoli. Il n’était pas possible de vérifier ce bilan.
Le procureur de la CPI (Cour pénale internationale) Luis Moreno-Ocampo a annoncé que Seif al-Islam, un autre fils de Mouammar Kadhafi, avait été « arrêté ». Seif al-Islam, présenté dans le passé comme le futur successeur de son père, fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la CPI pour crimes contre l’humanité.
A Benghazi, la « capitale » rebelle dans l’est de la Libye, des dizaines de milliers d’habitants en délire ont envahi les rues dans la nuit. « Bye Bye le frisé ! », « Dieu est grand ! », scandait la foule en liesse.
Mahmoud Jibril, l’un des principaux responsables du CNT, basé à Benghazi, a demandé aux rebelles de s’abstenir de toute vengeance. Il les a également mis en garde contre des « poches de résistance (pro-Kadhafi) dans et autour de Tripoli », soulignant que « le combat n’est pas terminé ».
Dans la nuit de dimanche à lundi, les forces pro-kadhafi ont ainsi pilonné le quartier Al-Hemida (est), a indiqué à l’AFP un habitant.
« Les bataillons de Kadhafi sont en train de tirer des roquettes sur les habitations, les gens sont terrifiés et terrés chez eux, en train d’attendre les rebelles pour les sauver », a-t-il poursuivi.
Mais pour le président américain Barack Obama, le régime du colonel Kadhafi « a atteint le point de non-retour » et le « tyran » libyen doit partir pour éviter un bain de sang.
Le secrétaire général de l’Otan Anders Fogh Rasmussen a estimé de son côté que « le régime de Kadhafi s’effondre clairement ».
L’Otan a pris le commandement fin mars d’une coalition internationale intervenue sur mandat de l’ONU pour protéger la population civile d’une sanglante répression d’un mouvement de contestation sans précédent, né à la mi-février, contre le régime autoritaire de Mouammar Kadhafi, au pouvoir depuis 42 ans.
Le président français Nicolas Sarkozy a déclaré « que l’issue ne fait désormais plus de doute », tandis que Rome estimait que la « tragédie » du conflit « touche à sa fin ». Pour Londres, « il est clair d’après les scènes auxquelles nous assistons à Tripoli que la fin est proche pour Kadhafi ».
En revanche, l’un des derniers alliés du dirigeant libyen, le président vénézuélien Hugo Chavez a estimé que les gouvernements d’Europe et les Etats-Unis étaient « en train de détruire Tripoli sous les bombes ».

(Lundi, 22 août 2011 – Avec les agences de presse)

Les larmes de Gaza


 

IRIB – Tears of Gaza” (Larmes de Gaza) est le nom d’un documentaire de la cinéaste norvégienne, Vibeke Lokkeberg, qui vient de sortir au Canada. «Tears of Gaza», un documentaire, sur l’agression israélienne de 22 jours contre Gaza, a expérimenté sa première sortie, dans le cadre du 35ème Festival international du film de Toronto, rapporte l’Agence Qodsna, citant le website «Al-Qods on line». Le film, qui a retenu l’attention de beaucoup de spectateurs, traite des crimes israéliens, au cours de la guerre de Gaza, notamment, l’utilisation, par l’armée israélienne, d’armes interdites, dont les bombes au phosphore.

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