Les indignés arrivent à Bruxelles


L’Agora Internationale de Bruxelles
du 8 au 15 Octobre 2011
Les marches citoyennes arriveront à Bruxelles le 8 Octobre 2011. Et la première Agora Internationale se tiendra du 8 au 15 Octobre 2011, au parc Elisabeth, station de métro Simonis.

Entamées au milieu de l’été, elles arriveront à destination au coeur de l’automne


Elles ont été entamées en Espagne, en France et ailleurs vers le milieu de l’été, pour arriver à destination au coeur de l’automne. Après avoir parcouru près de 1500 km à pieds pour certaines, collecté des centaines de doléances et de revendications tout au long du voyage et au fil des assemblées populaires qu’elles ont initiées sur les places publiques des villes et des villages traversés, les marches populaires convergeront à Bruxelles. Des milliers d’autres citoyens venus de toute l’Europe s’y déplaceront également pour préparer ensemble la mobilisation mondiale et inédite du 15 Octobre 2011.

Un espace public libre, ouvert, digne et sans frontière

Fatigués de devoir subir la dictature des marchés financiers et des politiques folles et corrompues de nos oligarchies, nous avons décidé d’agir et de faire entendre nos voix. L’Agora Internationale de Bruxelles ainsi que les divers ateliers et actions qui sont au programme de la semaine, seront les moteurs des évènements. Partager, échanger, décider et agir, individuellement et collectivement. Prendre conscience de la réalité du monde qui nous entoure pour le repenser ensemble. L’enjeu est à la hauteur de nos ambitions. Et nous avons, tous autant que nous sommes, l’opportunité aujourd’hui, de tisser les premiers liens d’un espace public libre, ouvert, digne et sans frontière.



Venus de toute l’Europe pour le début d’une nouvelle ère


Après bientôt cinq mois de campements, d’assemblées populaires, de débats, de réflexions et  d’actions. Cinq mois d’engagement, de créativité et de préparation, à couver les prémices d’une aventure humaine qui n’aura de limites que ses ambitions, des millers de citoyens de toute l’Europe se réuniront, ici, à Bruxelles, pour marquer à jamais le début d’une nouvelle ère.

Pour nous, nos enfants et la survie de l’humanité

Nous vous encourageons tous à nous rejoindre, à participer ou à initier des assemblées populaires là où vous vivez. Il est grand temps de nous réapproprier l’espace public, notre liberté d’expression et les rennes de nos vies. Pour nous, nos enfants et la survie de l’humanité.


Littéralement,
Badi Baltazar

Exclusivité OummaTV : Le père de la fille agressée à Vigneux témoigne


Contrairement au communiqué de Sammy Ghozlan président du Bureau National de Propagation de l’Antisémitisme qui parle d’« une l’agression antisémite commise par des groupes de jeunes filles décrites comme maghrébine, qui ont insulté, battu, blessé des membres de la communauté juive de Vigneux », c’est en fait totalement l’inverse qui s’est produit, comme le prouve le témoignage en exclusivité sur OummaTV du père de la victime.

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Steve Jobs n’était qu’un simple mortel


Apple a annoncé sobrement sur son site le départ de ce « génie créatif et visionnaire ». (capture d’écran).

Steve Jobs, le co-fondateur d’Apple, n’est plus. Avec son décès à l’âge de 56 ans, disparaît l’un des pionniers de la révolution technologique de la fin du 20e et début du 21e siècle. Retour sur la success story d’un homme devenu une légende…vivante.

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Est-ce un signe? Au lendemain de la présentation de l’iPhone 4S, la première Keynote en son absence, Steve Jobs a tiré sa révérence. Un départ qu’Apple a salué par ces mots. « Apple a perdu un génie visionnaire et créatif, et le monde a vu partir un extraordinaire être humain. Ceux d’entre nous qui ont eu la chance de connaître et de travailler avec Steve ont perdu un ami cher et un véritable mentor. Steve laisse derrière lui une entreprise que lui seul aurait pu fonder et son esprit fera à jamais partie des fondements d’Apple ».

Au travers de ce message, la société de Cupertino ne s’y trompe pas. Elle vient de perdre son emblème historique, véritable icône associée à jamais à cette pomme croquée à pleine dent, dont ce végétarien raffolait et qui lui rappelait son enfance passée dans les pommeraies  d’Oregon. À l’exception de son meilleur ami/ennemi Bill Gates, jamais un dirigeant n’aura autant incarné une société, fondée avec son ami Steve Wozniak au milieu des années septante et qui fera de lui, à 27 ans à peine, le membre le plus jeune du Fortune 400, le club mondial des personnes les plus riches de la planète.

Orphelin
Si aujourd’hui Jobs a fait de son bébé la première capitalisation boursière du marché américain, ex-aequo avec ExxonMobil, ils n’ont pas toujours fait cause commune. Cet orphelin de San Francisco, adopté par Paul et Clara Jobs peu après sa naissance, fut débarqué en 1985 de sa propre société pour avoir mal estimé les ventes du Macintosh, le premier ordinateur grand public lancé en 1984 mais distancé par l’IBM PC, et fait naître chez ses collaborateurs une certaine rancoeur en raison d’un management agressif  et exigeant de plus en plus critiqué.

Le divorce
Comble du comble, Jobs sera éjecté par John Sculley, celui-là même qu’il avait débauché de Pepsi, le convainquant qu’il valait mieux saisir une chance de sauver le monde que de passer le reste de ses jours à vendre de l’eau sucrée. Placardisé par Sculley, Jobs se dévêtira dans la foulée de son costume de président honorifique en même temps qu’il ravalera son égo, lui qui était définit comme le plus grand égotiste de la Silicon Valley. La vente d’un cinquième de ses actions lui rapportera 20 millions de dollars et en dépit d’avoir été « Steved » (de l’expression « to be Steved » qui signifie « être viré de sa propre entreprise »), il débauchera cinq cadres de son ancienne boîte, provoquant l’ire de Sculley. Bien qu’ébranlé par cette éviction, Jobs créera NeXT en 1986, mais surtout, réalisera, sans le savoir, un coup fumant en rachetant à LucasFilm les studios d’animation Pixar, évitant à George Lucas de vendre le label Star Wars pour payer son divorce.

Révolution en marche
Vingt ans plus tard, Jobs revendra la boîte (dont il est l’actionnaire majoritaire à hauteur de 50,7%) créatrice de Toy Story, de Monsters & Cie ou du Monde de Nemo pour quelques 7,4 milliards de dollars à Disney. Entre-temps, ce père de quatre enfants avait réintégré, par la grande porte, son bureau du 1, Infinite Loop de Cupertino où il fut appelé à la rescousse pour « apporter une grande expérience et du tissu cicatriciel ». Apple, dont l’action avait atteint en 1996 son niveau le plus bas depuis 12 ans, aspirait contre 430 millions de dollars le NeXT de son désormais super conseiller qui empochait au passage 1,5 millions d’actions. La révolution était en marche.

iMac G3
« La solution pour Apple n’est pas dans la réduction des coûts. La solution pour Apple est dans l’innovation », dira-t-il à son retour, point de départ d’une nouvelle ère du design Apple. Le Mac du 20e anniversaire est la première oeuvre de Jon Ive, embauché pour redynamiser le design des ordinateurs Apple. Il préfigurait l’iMac G3, commercialisé en août 1998, et qui marquera définitivement le renouveau de la marque avec la combinaison, dans un seul et même boitier, d’un écran 15 pouces et d’une unité centrale. Livré avec un clavier et une souris s’accordant à la couleur du boîtier, l’iMac G3 réunit ce que Jobs avait retenu de sa première période Apple (l’importance du design) et de sa période NeXT (primauté du logiciel sur le matériel).

Le monde en « i »
Une combinaison gagnante qui va lancer la marque et, en quelques années, envahir l’univers multimédia. En 2001, sortait le premier iPod, ce baladeur numérique à disque dur (les déclinaisons utilisent une mémoire flash) dont la gestion s’effectue depuis le logiciel iTunes qui contient la plate-forme iTunes Store, devenu rapidement incontournable dans le département de l’achat en ligne de musique et d’autres contenus. Une révolution chez Apple, qui va voir son core business profondément modifié, et dans le monde de la musique. L’iPhone, lancé en 2007, va ensuite définitivement changer la face d’Apple, devenu bien plus qu’un fabricant d’ordinateurs.

Santé et bourse
Si la santé financière d’Apple est au beau fixe, celle de son illustre créateur vacille. En 2003, une tumeur maligne au pancréas est diagnostiquée. Une forme rare de cancer pancréatique qui emportera, deux ans plus tard, Jef Raskin, le père du Mac. De rumeurs en communiqués officiels, de congés maladies en séjours à l’hôpital, la société se pose des questions sur l’état de santé de sa tête pensante. De son sauveur. S’il reste tantôt discret, tantôt rassurant, tantôt en aveu d’une transplantation du foie en 2009, chacune de ses apparitions déclenche son lot de questions et crispe la valeur des actions boursières, qui fluctuent en fonction du bulletin médical de son charismatique dirigeant.

Devenu trop maigre pour être bien portant, flottant dans son traditionnel et célèbre col roulé sombre sur blue-jean clair, Steve Jobs multiplie les absences et confie à Tim Cook la gestion quotidienne du groupe. Sa dernière apparition surprise au WWDC de San Francisco à l’occasion du lancement de l’iPad 2 en mars dernier a dissipé les derniers doutes sur son état de santé.  Et sa démission le 24 août dernier a fait figure de premier avis nécrologique, que la diffusion de photos volées, le montrant mourant, viendra renforcer. En nous quittant, Jobs rappelle qu’il appartient à cette espèce de « mere mortals », comme il aimait définir les utilisateurs Apple lors de ses célèbres discours. Oui, Steve Jobs est un simple mortel. On l’avait presque oublié.

L.S., correspondant à Los Angeles.

Un registre de condoléances est ouvert au public à l’adresse suivante: rememberingsteve@apple.com

© photo news
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06/10/11 01h49

Pour les videos voyez sur le site

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