Aux Halles de Schaerbeek


La présentation du livre « Kâtem »
de Raja Alem

12/10/11


rue Royale Ste Marie 22b

1030 Schaerbeek

T 02 218 21 07

info@halles.be

 

Raja Alem est une écrivaine née à la Mecque en Arabie Saoudite et qui vit aujourd’hui entre Djeddah et Paris. Au départ complexes et hermétiques, aujourd’hui plus accessibles, son oeuvre et son style ont été récompensés par de nombreux prix littéraires dont le Arabic Women’s Creative Writing décerné par l’UNESCO (2005) ou le prix Khalda Saed de la Créativité du Club Culturel de Paris (2008). En 2011, en lice avec une quinzaine d’autres romans nominés, elle obtient le Prix International pour la Fiction de langue Arabe (communément appelé l’« Arabic Booker ») pour son roman « Taouq Al Hamama »(Le Collier de la Colombe).

Ses principales oeuvres sont : Khâtem, Tariq al-Harir (La Route de la Soie), Arba’a sifr (Quatre Zéro), Fatma: A Novel of Arabia, et Taouq Al Hamama (Le Collier de la Colombe).

 

Cycle de littérature centré sur les « mondes arabes »

  Alors qu’un extraordinaire vent de liberté et de citoyenneté souffle sur le monde arabe depuis le début de cette année, en Tunisie, en Egypte, au Bahreïn, mais aussi au Maroc, en Algérie, en Syrie et en Libye où la répression est sanglante , le cycle de littérature centré sur les « mondes arabes » redémarre .

La proposition est toujours la même : tout au long de la saison, Les Halles proposent des rencontres littéraires afin de découvrir de nouveaux auteurs importants là-bas, souvent méconnus ici. Afin de réfléchir aux questions cruciales de notre temps, et partager le plaisir de lire et d’écouter…Les rendez-vous s’égrènent d’octobre à mai, certains dans le contexte des temps forts de la programmation. Autant de rencontres avec un auteur, son écriture et le regard qu’il porte sur notre monde, au fil du passionnant catalogue rassemblé par Actes Sud.

En collaboration avec les éditions Actes Sud, la librairie Tropismes, le journal Le Soir et Musiq’3.

Plus d’infos: www.halles.be

Arab Women’s Solidarity Association – Belgium ASBL
www.awsa.be

0881.718.815
363-0002517-35

Bureau : Local A 133, Amazone asbl, 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles.
Tél : 02/ 229 38 10

Siège social : avenue de l’Eternité, 6, 1070, Bruxelles.

Avec le soutien de la Communauté Française, Ministère de la Culture, de l’Audiovisuel, de la Santé et de l’Egalité des Chances.

Coupe de l’UEFA junior : Pas en Israël !


publié le samedi 8 octobre 2011

Le quotidien britannique The Guardian a publié mercredi une lettre de personnalités demandant aux dirigeants du football européen de ne pas aller jouer la coupe de foot des moins de 21 ans en Israël.

La place d’Israël dans la communauté des nations

Ceux qui dirigent le football européen doivent répondre à un appel des Palestiniens leur demandant de renoncer à jouer en Israel le championnat européen 2013 du foot junior.

Un Etat qui se sert de sa puissance militaire pour voler des terres, qu’il occupe et exploite illégalement, qui viole le droit international et se moque des résolutions de l’ONU, ne peut prétendre à faire normalement partie de la communauté des nations, même si les puissances occidentales continuent à considérer Israël comme un allié.

Au cours du championnat des juniors qui s’est déroulé au Danemark en juin 2011, 42 clubs de foot de la bande de Gaza, soutenus par un grand nombre d’associations sportives, ont écrit au président de l’UEFA, Michel Platini, pour lui demander de ne « pas récompenser Israël pour sa violente répression des droits Palestiniens ».

Nous appelons l’UEFA à répondre positivement à cette requête. »

  •  Stephane Hessel, diplomate
  •  Ken Loach, réalisateur de films
  •  Michael Mansfield, avocat
  •  Miriam Margolyes, acteur
  •  Nurit Peled, Israélienne, Prix Sakharov 2011 pour la Liberté de Pensée
  •  John Pilger, journaliste et réalisateur de films
  •  Ahdaf Soueif, rommancier et commentateur politique et culturel
  •  Jean Ziegler, vice-president, de la Commission des Nations Unis pour les Droits de l’Homme http://www.guardian.co.uk/world/2011/oct/05/israel-palestinians (Traduit par CAPJPO-EuroPalestine)

Indignés à Bruxelles: deux témoignages de Facebook


09 Octobre 2011

Par  » Dominique Couturier

J´étais enseignante en milieu rural. Maintenant j´agis dans le domaine associatif.

 « Je ne veux voir qu’une seule tête ». C’est ce qu’on pourrait attribuer comme attitude aux autorités belges, en ce qui concerne leur réaction face aux Indignés qui viennent protester dans la capitale européenne. De même que l’occupation à proximité de Wall Street fait « désordre » et qu’on les a repoussés un peu plus loin, on ne permet pas aux contestataires, aussi pacifiques soient-ils de choisir leur façon de s’afficher… S’exprimer, oui, mais dans les strictes limites de ce que leur autorise notre monde formaté.

Premier témoignage: Victor

Les Marches sont arrivées un peu après 19 h. Après la bienvenue et les interviews, et après que la nuit soit tombée et que la pluie ait cessé, on a commencé une assembée. L’assemblée a décidé que ceux des Indignés qui désiraient camper dans le parc Elisabeth y resteraient.

Composé de marcheurs des deux itinéraires, d’habitants de la Belgique, ainsi que de personnes qui s’étaient jointes pour faire du « tourisme indigné », un groupe numériquement assez important a résisté pacifiquement en formant une  « pomme de pin » (ndlt: une grappe humaine unie, chaque individu s’aggrippant à ses voisins).

La police a commencé à agir de façon assez correcte pour une intervention policière, sans se servir de violence extrême. J’ai apprécié que parmi la plupart des policiers anti-émeutes de Bruxelles on respectait l’humanité. La situation s’est conclue par la raffle de la « grappe » dans un autobus; auparavant, la police les avait encerclés pour les séparer de la multitude qui était arrivée pour protester. On a essayé d’arrêter le bus, mais ça n’a pas marché; ça n’a fait que le ralentir sur 150 m.

La police de Bruxelles ne lésine pas sur les moyens et se déplaçait avec des chiens, des bouteilles de gaz lacrymogène, des matraques, des flics en civil armés de matraques pliantes…, et n’hésitait pas à agir de façon stricte et ferme pour mener à bien l’expulsion, éloigner les gens du chemin de l’autobus, ainsi qu’arrêter les exaltés.

Finalement, nous, la plupart des Indignés avons fini dans l’Université atribuée par les autorités. A noter cette anecdote: quelques-uns se faufilèrent dans des zones interdites de l’édifice universitaire, et le concierge les y enferma par mégarde.

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Témoignage de Álvaro

Bruxelles comme tu es belle.
Salut, gens du monde nouveau.
Je suis un de ceux qui ont marché jusqu’à Bruxelles.
Aujourd’hui nous sommes arrivés au parc Elisabeth et ils nous ont déjà expulsés pour la première fois. Cela fait une semaine qu’on se doute qu’on va faire beaucoup parler, et pas seulement sur ce qu’on débattra en Agora…
Nous avons été traînes dans la boue, tirés par les cheveux, trompés, matraqués et mordus par leurs chiens (au sens propre: ils se sont servis des chiens contre nous).

ET ILS NOUS ONT MENTI, parce que quand nous étions assis, et qu’ils nous encerclaient, ils nous ont dit que tout ce dispositif policier était dû au fait que nous étions un groupe numériquement important « potentiellement dangereux » (sic).
Ils nous ont dit que si nous nous séparions en groupes de moins de cinq  il n’y aurait plus de problème. Tenant compte de ça, nous nous nous sommes mis en groupes de 4 personnes agrippées les unes aux autres.. Et ce tas de f*ls de p*t*s en ont profité pour commencer le « massacre »…

Plus ou moins 50 arrestations, 20 blessés, mais demain matin à la première heure ils seront libresssss, je ne sais pas jusqu’à quand.
Demain, plus d’infos sur Youtube.
Allez le 15 Octobre!

A retrouver, l’original en espagnol sur le groupe  15M: Marche Bruselas

Une émission sur la Palestine déclenche une polémique avec la communauté juive


En cause : un numéro du magazine "Un oeil sur la planète" diffusé lundi et intitulé "Un Etat palestinien est-il encore possible ?".

En cause : un numéro du magazine « Un oeil sur la planète » diffusé lundi et intitulé « Un Etat palestinien est-il encore possible ? ».AP/CHRISTOPHE ENA

La diffusion sur France 2 d’une émission sur les territoires palestiniens a déclenché une polémique, obligeant la direction de la chaîne à rencontrer prochainement l’ambassadeur d’Israël et les représentants de la communauté juive en France, a indiqué samedi 8 octobre le groupe public.

« Des rendez-vous ont été pris entre l’ambassadeur d’Israël et le CRIF (le Conseil représentatif des institutions juives de France, ndlr), et le président de FranceTélévisions Rémy Pflimlin, avec Thierry Thuillier« , le directeur de l’information de France Télévisions, a indiqué la chaîne. A l’origine de cette polémique, un numéro du magazine « Un oeil sur la planète » diffusé lundi et intitulé « Un Etat palestinien est-il encore possible ? ».

« INTENSE ÉMOTION ET UNE STUPÉFACTION ÉCOEURÉE »

Cette émission « a entraîné au sein de la communauté juive une intense émotion et une stupéfaction écoeurée », a déclaré le président du CRIF, Richard Prasquier, dans une lettre ouverte à Rémy Pflimlin. Il a jugé que l’équipe qui l’a réalisée « a présenté, d’un conflit complexe, une image caricaturale et unilatérale »« en distordant les causalités, en ridiculisant l’adversaire, sans éviter les insinuations à la limite des théories conspirationistes antisémites ». M. Prasquier a demandé derencontrer Rémy Pflimlin.

L’ambassade d’Israël à Paris n’était pas joignable samedi, jour du Yom Kippour, leGrand Pardon, la fête la plus importante du judaïsme. Un groupe a parallèlement été créé sur Facebook, « Boycott France Télévisions », demandant que la chaîne« revienne sur cette émission et présente des excuses ».

MENACES PHYSIQUES

Le rédacteur en chef de l’émission, Patrick Boitet, s’est expliqué dans une interview au Parisien : « Nous avons fait notre travail de journalistes avec rigueur (…) Pour le Proche-Orient, les opinions s’enflamment facilement. Mais là, c’est exagéré ». Il raconte avoir reçu « 800 mails » cette semaine, « où nous sommes traités de petits nazillons ». Le présentateur de l’émission, Etienne Leenhardt, aurait pas ailleurs été physiquement menacé.

Le journaliste de France télévisions spécialiste du Proche-Orient, Charles Anderlin,s’est fendu d’un article sur son blog intitulé « Bonjour les censeurs ». Il y fustige la polémique, estimant que « cela s’appelle de la censure et c’est une atteinte intolérable au droit d’informer. »

Syrie, dans les coulisses de l’enfer


Le Point.fr – Publié le 08/10/2011 à 15:01
La journaliste Sofia Amara a filmé clandestinement les acteurs de la révolution syrienne et les risques auxquels ils s’exposent.

Syrie, dans les coulisses de l'enferDes manifestants brandissent un drapeau d’indépendance à Homs. © – / arte

Sofia Amara, 43 ans, est la première journaliste indépendante à avoir pu filmer la révolte syrienne. C’était en août dernier. De Damas à Hama en passant par Homs et Rastan, elle a pu suivre clandestinement le travail au quotidien des comités de coordination de la révolution, rencontrer des officiers résistants et mesurer la violence des sanctions. Son documentaire, Syrie, dans l’enfer de la répression, diffusé mardi 11 octobre à 20 h 40 sur Arte, est le journal de bord de ce périple à haut risque. Pour Le Point.fr, elle raconte les coulisses de ces images exclusives.

Le Point.fr : La Syrie est interdite aux médias étrangers. Comment avez-vous pu tourner votre documentaire ?

Sofia Amara : Je suis entrée avec un visa touristique, sans mentionner mon statut de journaliste. Mais, comme une femme seule éveille forcément les soupçons, une collègue qui parle également l’arabe m’a accompagnée du 4 au 15 août. Pour les autorités, nous étions des touristes pro-syriennes et pro-Hezbollah.

C’était risqué…

Oui, mais il fallait que je voie ce qu’il se passait réellement. Et surtout, que je rapporte des preuves. C’est un pays qui connaît la terreur depuis 40 ans. Aujourd’hui, avec le Printemps arabe, la chute de Moubarak en Égypte, la soif de liberté, le peuple se soulève et doit affronter de nouvelles atrocités. J’avais surtout peur pour mes guides, à qui j’ai fait prendre beaucoup de risques. Mais la peur est partout en Syrie. Diffuse, elle vous quitte parfois, mais vous rattrape toujours. C’est l’instrument maître de Bachar el-Assad. Je me souviens d’un réfugié qui vivait en France depuis des années et qui me disait : « Je vais mourir avec cette peur. »

Qu’avez-vous observé pendant ces deux semaines ?

Pour moi, qui connais bien le pays, c’était très surprenant de voir qu’une population qui a vécu des dizaines d’années dans la méfiance, dans l’oppression, sans possibilité de tisser des liens sociaux sûrs, peut se lever comme un seul homme et prendre autant de risques. N’importe qui peut être indic là-bas. Un enfant, une jeune femme… Ils sont cachés partout. Mais j’ai surtout rétabli la vérité sur les idées fausses véhiculées par le pouvoir via la télévision officielle. D’une part, ce ne sont pas des communautaires à la botte de l’Arabie saoudite qui mènent la révolte. Et d’autre part, les révolutionnaires ne sont pas armés. Ils souhaitent avant tout rester pacifistes et militent pour un État laïc.

Comment s’organise la révolte ?

La population n’ayant pas le droit de se réunir, les manifestations s’organisent principalement via les réseaux sociaux. Les responsables des comités de coordination comme Omar, que j’ai suivi dans son quotidien, ont des pages secrètes sur Facebook, sur lesquelles ils échangent les principales informations, les slogans… Certains, comme on le voit dans le film, sont aussi sur le terrain. Mais ceux qui se sont fait repérer doivent désormais se contenter d’agir derrière l’écran. Comme cette jeune Homsienne qui envoie les vidéos des activistes torturés à Human Rights Watch pour le « jour où le régime aura à rendre des comptes au Tribunal pénal de la Haye ». Des pages Facebook favorables au régime de Bachar el-Assad demandent aujourd’hui la liquidation pure et simple de cette jeune fille. Al Jazeera joue aussi un rôle fondamental en diffusant régulièrement des vidéos consignées par les coordinateurs. Mais il faut composer avec les interruptions d’Internet et de téléphone. À chaque fois que l’armée entre dans une ville, elle coupe tout.

À Rastan, vous avez rencontré des membres de l’armée en résistance, que risquent-ils ?

Ce sont les « militaires de l’armée libre ». Ils considèrent que l’armée syrienne, c’est eux, et non pas ceux qui restent dans les rangs du pouvoir. Comme ils ont juré fidélité à la nation et au peuple, c’est leur devoir de les protéger. Au mois d’août, cette armée était composée d’à peu près 400 personnes. Aujourd’hui, je sais qu’elle a fortement augmenté. Mais ces hommes qui vivent dans la clandestinité sont activement recherchés… Et terminent pendus s’ils se font rattraper.

Des témoignages évoquent aussi la torture pratiquée dans les hôpitaux militaires…

J’ai en effet pu filmer des médecins, des chirurgiens qui m’ont fait part des atrocités pratiquées dans l’enceinte de ces centres. Lors des manifestations, tous les blessés sont traqués par les gens de la sûreté et rapatriés dans ces lieux de torture. Si le blessé insiste pour aller dans une clinique privée, on lui tire dessus. À l’hôpital, on vous questionne pour que vous balanciez les membres des comités d’organisation, on vous torture pendant des heures, on vous humilie… Puis les hommes de la sûreté s’amusent comme bon leur semble avant de, peut-être, vous achever. Tout dépend sur qui vous tombez. C’est la « roulette syrienne ».

Washington demande aujourd’hui à Bachar el-Assad de partir. Six mois après le début de la contestation, quel est l’état d’esprit des Syriens ?

Ils n’attendaient qu’une chose quand j’y étais : un geste ou une parole de la communauté internationale pour condamner ce massacre quotidien. Après autant d’années de terreur, beaucoup estiment ne plus rien avoir à perdre. Pour les Syriens, la révolution est orpheline, puisqu’elle n’a ni père ni mère. Le peuple ne peut compter que sur lui-même. Et sur Dieu. Je n’ai plus qu’à espérer qu’ils aillent au bout de leur révolte et qu’ils fassent tomber la dictature. Car je pense qu’ils ont raison : « les moitiés de révolution reviennent à un suicide »…


REGARDEZ la bande-annonce : à la source ici

Mashaal Tammo assassiné de sang froid : un autre crime contre l’humanité



Le vendredi 7 octobre, Mashaal Tammo, un militant bien connu et un porte-parole pour le futur parti kurde, a été martyrisé par les sbires de Bachar Al Assad dans la ville de Qamishli. Ceci est un autre acte d’agression non seulement contre les Kurdes et le mouvement démocratique syrien mais contre la communauté internationale et tous les gens qui luttent pour la démocratie dans le monde. L’opposition syrienne veut souligner que le sang de Tammo Mashaal et de toutes les autres personnes innocentes tuées en Syrie est sur les mains de Bachar Al Assad et des pays comme la Chine et la Russie qui, par leur veto sur la résolution de la Sécurité de Sécurité des Nations Unies réitère leur soutien à des actes odieux de terrorisme.
Le Comité belge pour soutenir la révolution syrienne, appelle les Nations Unies et tous les pays libres dans le monde à condamner le triangle de la terreur qui inclut l’Iran, la Chine et la Russie pour leur soutien inhumain au régime criminel syrien. Il est temps que le monde comprenne que les intérêts économiques ne justifient pas le massacre d’une nation.
Le peuple syrien n’oubliera jamais ces actes de trahison à l’échelle internationale et réitère sa détermination à apporter la liberté et la démocratie dans son pays.

Le 8 octobre 2011
Le Comité belge pour soutenir la révolution syrienne

Syrie: un chef de l’opposition kurde tué, Moscou envisage un départ d’Assad


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le 07.10.11 | 17h22

Un chef de l'opposition kurde, Mechaal Tamo, a été assassiné vendredi en Syrie, théâtre de nouvelles manifestations contre le régime réprimées dans le sang, au moment où la Russie envisageait pour la première fois un départ du président Bachar al-Assad.

Un chef de l’opposition kurde, Mechaal Tamo, a été assassiné vendredi en…

Un chef de l’opposition kurde, Mechaal Tamo, a été assassiné vendredi en Syrie, théâtre de nouvelles manifestations contre le régime réprimées dans le sang, au moment où la Russie envisageait pour la première fois un départ du président Bachar al-Assad.
A Damas, l’opposant et ancien député syrien Riad Seif a été hospitalisé après avoir été roué de coups par des agents de sécurité devant la Mosquée al-Hassan, dans le quartier Midane, ont dénoncé les comités de coordination locaux (LCC), mouvement qui chapeaute les manifestants sur le terrain.
Les Etats-Unis et l’opposition syrienne ont dénoncé l’assassinat et l’attaque comme une « escalade » dans la répression menée par le régime de Bachar al-Assad, qui a encore coûté la vie vendredi à 16 personnes.
Vendredi soir, la Maison Blanche a condamné avec force ces dernières violences et appelé le président Assad à quitter le pouvoir « maintenant », évoquant une situation « très dangereuse ».
Mechaal Tamo, 53 ans, membre du Conseil national syrien (CNS), principale coalition de l’opposition, a été assassiné par des inconnus à son domicile dans la ville de Qamichli (nord-est), selon des militants.
« Quatre hommes armés et masqués se sont introduits dans sa maison et ont tiré sur lui et son fils Marcel et une collègue », qui ont tous deux été blessés, a annoncé l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).
L’agence officielle syrienne Sana a affirmé que le responsable kurde avait été tué par des « hommes armés à bord d’une voiture noire qui ont tiré sur son véhicule ».
A l’annonce de ce décès, des milliers de manifestants kurdes sont descendus dans la rue.
Fondateur du Courant du Futur, un parti kurde libéral, Mechaal Tamo avait récemment été libéré après trois ans et demi de prison. Il avait rejeté une proposition de dialogue présentée aux partis kurdes par les autorités.
« C’est à l’évidence une escalade dans la tactique du régime », a commenté le département d’Etat américain après les attaques contre les opposants.
Pour la porte-parole du Conseil national syrien, Bassma Kodmani, le régime a « franchi une nouvelle étape dans la stratégie de répression. Tous les leaders de l’opposition doivent se protéger ». La moitié des membres du CNS vivent en Syrie, les autres étant éparpillés aux Etats-Unis, en Europe et en Turquie.
Créé fin août à Istanbul, le CNS qui s’efforce de structurer la contestation contre le régime, réunit la majorité des courants politiques opposés au régime, en particulier les LCC, les libéraux, les Frères musulmans et des partis kurdes.
Il doit en principe se réunir samedi au Caire pour se doter d’une direction.
A l’appel des militants pro-démocratie, des milliers de personnes ont défilé en Syrie sous le slogan « le CNS est notre représentant, le mien, le tien et celui de tous les Syriens ».
Mais, comme chaque vendredi, les forces de sécurité massivement déployées ont ouvert le feu sur les manifestants, tuant 16 civils: trois à Douma et un à Zabadani, deux villes proches de Damas, un dans la région de Jisr al-Choughour (nord-ouest), et 11 à Homs (centre), selon l’OSDH.
A Homs, des manifestants ont appelé à la chute du régime en brandissant des chaussures devant des photographies du président syrien, dont le visage était barré d’une croix, selon une vidéo diffusée sur YouTube.
A Deraa (sud), des milliers de personnes ont piétiné des drapeaux géants de la Russie et de la Chine, qui ont opposé mardi leur veto à un projet de résolution occidental au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression.
Mais le président russe Dmitri Medvedev, dont le pays est un proche allié de Damas à qui Moscou fournit de l’armement, a envisagé pour la première fois le départ de M. Assad, même si Moscou maintient son opposition à toute ingérence dictée par les Occidentaux.
« Nous travaillons activement avec les dirigeants syriens pour qu’ils procèdent aux réformes indispensables. S’ils ne sont pas capables de mener ces réformes, ils doivent partir », a-t-il dit. « Mais c’est au peuple et au régime syrien de décider cela, et non pas à l’Otan ou à certains pays européens ».
Alors que la répression a fait plus de 2.900 morts dont au moins 187 enfants selon l’ONU, la Syrie a été la cible à Genève de nombreuses critiques devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, le régime Assad restant inflexible aux protestations et aux sanctions depuis le début de la révolte le 15 mars.
Plusieurs pays occidentaux, ainsi que le Brésil, ont demandé à Damas d’autoriser l’entrée sans entrave de la commission d’enquête internationale indépendante chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’Homme.

AFP

Cinéma ATTAC : MOURIR ? PLUTÔT CREVER…!


Le jeudi 20 octobre à 21 heures 30, à l’Arenberg,

le Cinéma d’Attac présente

MOURIR ?

PLUTÔT CREVER…!

 Un documentaire impertinent mais pertinent

sur un «voyou» magnifique: le dessinateur Siné.

Dès 20 heures 15, LE GRAND DÉBAT:

 

  «DU RIRE AUX (L)ARMES,

TOUS LES COUPS SONT-ILS PERMIS…?»

AVEC

Philippe GELUCK (en réserve de la République),

Nöel GODIN, Pierre KROLL et Claude SEMAL

 

Siné a des tuyaux dans le nez et l’humour noir comme son pacemaker.

Le cartooniste a passé le mur des 80 ans en chaise roulante, mais ses nerfs restent assez solides pour fouetter les tire-au-cul.

Rebelle à l’armée, aux drapeaux, aux hymnes, aux polices de la pensée, aux patrons, aux politiques de droite, il revient secouer les ukazes de toutes sortes avec un nouveau magazine indépendant: Siné Mensuel. Le premier numéro est sorti en septembre avec la complicité acide de beaux branleurs: Philippe Geluck, Lindingre, Willem, Vuillemin, Zep, Christophe Alévêque, Isabelle Alonso, Delfeil de Ton, Stéphane Mazurier…

En bonus, les lecteurs trouveront des fiches conseils pour faire la révolution et empêcher la réélection de Nicolas Sarkozy.

Mourir? Plutôt crever ! Ce documentaire jouissif raconte les combats d’un dessinateur hors-pair, ses liens avec Malcom X, son amitié avec Prévert, sa guerre contre la guerre en Algérie, l’antigaullisme, Mai 68 et tout le boxon qui s’en suivit.

Siné s’est toujours engagé, s’est parfois trompé, le reconnaît volontiers. Sa férocité, il la tient de son immense tendresse pour tous les opprimés. D’où sa rage contre les nantis de tous acabits.

Siné est resté un homme «mal élevé», le genre de types qui aident à nous relever.

 

 

 

 

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MOURIR ? PLUTÔT CREVER… ! 

Cinéma ARENBERG 26 Galerie de la Reine

 France  2009   Durée 94 minutes

Prix d’entrée 6,6 euros y compris pour le débat (sauf les Article 27)

 ATTAC-Bruxelles 1 16 avenue Nouvelle, 1040 Bruxelles

  bxl1@attac.be       http://bxl.attac.be        0494 / 808 854

 

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