Des nouvelles de Rafah Nached et une adresse pour lui écrire


Chers signataires, Rafah NashedLa situation continue d’évoluer en Syrie et le régime de perdre peu à peu des soutiens importants. La Chine qui avait fait partie des états ayant empêché le vote d’une motion à l’ONU condamnant la syrie pour ses violations des droits de l’Homme, vient à son tour de dénoncer les exactions du régime syrien.Le vote du Parlement européen est également une étape importante. Nous invitons celles et ceux qui ont reçu une réponse de leur député à écrire à leur tour une lettre de remerciement pour le vote de cette motion demandant à être informés des actions entreprises dans la suite du vote de cette motion ainsi que des réactions éventuelles des autorités syriennes.

Nous enverrons de notre côté, au nom du Comité de soutien, après réunion de celui-ci, un courrier dans ce sens aux responsables des groupes parlementaires français et européens.

Les nouvelles que nous avons reçues de Rafah Nached par l’intermédiaire d’Houriya Abdelouahed qui est en contact fréquent avec sa famille , sont plus rassurantes notamment en ce qui concerne son état de santé et également son moral.

Côté santé sa tension s’est stabilisée, mais son taux du cholestérol reste élevé.

Coté moral Rafah Nached continue son combat pour la psychanalyse,. Elle a commencé à faire des thérapies pour des femmes prisonnières et leurs enfants. Elle a demandé à son mari de lui apporter des jouets afin de lui permettre de faire un travail avec les enfants qui sont donc emprisonnés avec leur mère.

Faïsal (le mari de Rafah) remercie tous ceux qui ont signé et qui continuent à se mobiliser. D’un côté, Rafah est mal vue (par le Régime), de l’autre, cette mobilisation des amis et des collègues a empêché ce dernier de la condamner au silence de la disparition.

Chaque semaine, dit Faïsal, on espère sa libération. Si elle n’est pas relâchée la semaine prochaine, elle fêtera son anniversaire en prison.

Nous avons ouvert une adresse à laquelle vous pouvez lui écrire et tout particulièrement à l’occasion de son anniversaire.

ecrireoedipe@gmail.com … l’adresse est volontairement banalisée .

Merci à tous de continuer à prêter attention à la situation de Rafah Nached et à soutenir notre effort afin d’obtenir sa libération..

Cordialement à tous

Laurent Le Vaguerèse

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« Ne pas relâcher la pression sur Bachar Al-Assad »


Le drame syrien, qui se déroule dans un quasi-huis clos depuis sept mois devant une communauté internationale largement impuissante, est-il parvenu à un tournant ? Plusieurs éléments, intervenus ces derniers jours, permettent de l’espérer.

(JPG) La mort sinistre, d’abord, de Mouammar Kadhafi, traqué par ses propres compatriotes appuyés par l’OTAN, lynché et abattu le 20 octobre, n’a certainement pas laissé indifférents les dictateurs des environs. On l’avait prédit : la mort du Guide libyen, après la fuite de Ben Ali et la chute de Moubarak, fragiliserait Bachar Al-Assad. Ce facteur psychologique ne doit pas être sous-estimé.

La contestation populaire interne, ensuite, ne faiblit pas en Syrie, malgré la répression féroce qui a, selon les Nations unies, déjà coûté la vie à plus de 3 000 personnes. Les manifestations de l’opposition restent certes localisées géographiquement et n’ont pas réussi à gagner Damas, mais l’organisation massive de contre-manifestations de soutien au régime ne saurait masquer la réalité d’une colère grandissante dans la population, que la répression ne fait qu’aggraver, et de la difficulté de préserver l’unité de l’armée.

D’autres facteurs traduisent un environnement diplomatique de plus en plus délicat pour le président Bachar Al-Assad.

La Turquie appuie désormais activement et ouvertement l’opposition syrienne. La Ligue arabe, qui tente une médiation pour trouver une issue à la crise, vient de remettre ses propositions au régime de Damas, prié de prendre les mesures nécessaires pour mettre fin « d’urgence  » au massacre de civils par les forces de sécurité. L’isolement de la Syrie dans la région, où les dirigeants, sous l’influence du « printemps arabe », ne peuvent plus totalement négliger l’opinion publique, va donc croissant. Une étude menée en octobre par le Arab American Institute auprès des habitants du Maroc, d’Egypte, du Liban, de Jordanie, d’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis montre que Bachar Al-Assad est en train de ravir la palme de l’impopularité à Mouammar Kadhafi.

Le régime syrien pouvait jusqu’ici compter sur ses alliés chinois et russe, qui avaient bloqué début octobre à l’ONU la résolution mise au point par les Occidentaux. Mais l’émissaire chinois pour le Proche-Orient, Wu Sike, vient de montrer à son tour des signes d’impatience en déclarant qu’il avait demandé à ses interlocuteurs à Damas de mettre fin à cette « dangereuse situation » et d’engager, enfin, des réformes. Quant au soutien de Moscou, il manque singulièrement de chaleur et c’est sans doute pour tenter de le raviver que le président syrien a choisi de s’exprimer, dimanche 30 octobre, à la télévision russe.

Dans son autre entretien, au Sunday Telegraph, Bachar Al-Assad a lancé une mise en garde aux Occidentaux. Une éventuelle intervention en Syrie provoquerait, dit-il, un « séisme » dans la région. Le président syrien a beau contrôler Damas, il se sent, clairement, menacé. Arabes et Occidentaux doivent, à tout prix, accentuer la pression.

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