Jour sombre : Salah toujours en prison…


Soumis par admin le 28 novembre, 2011 – 19:58

Il est 19 heures à Paris, et donc 20 heures à Jérusalem, et nous ne pouvons pas vous annoncer la très attendue bonne nouvelle : Salah est enfin libre !

Salah est toujours en prison. C’est un jour sombre. Pour Salah, pour sa famille et pour nous tous. C’est un jour sombre pour la France aussi.

Salah devait être libéré, c’était écrit noir sur blanc dans une note officielle du CICR, au terme de 6 ans, 8 mois et 15 jours après son arrestation, c’est-à-dire aujourd’hui 28 novembre.

L’administration pénitentiaire israélienne en a, de manière totalement arbitraire, décidé autrement. Estimant que désormais – du fait de la libération de 1.027 prisonniers palestiniens en échange de Guilad Shalit – les prisons n’étaient plus « surpeuplées » (sic), les prisonniers restants pouvaient rester au-delà des peines décidées et annoncées en années administratives (345 jours). Et donc ils pouvaient désormais purger des peines en années civiles (365 jours), ce qui équivaut pour Salah à une prolongation annoncée jusqu’au 12 mars 2012 de son incarcération ! Ni plus ni moins.

Tout cela n’est possible que parce que les autorités israéliennes ont l’arbitraire comme loi. Mais aussi parce que – car personne ne peut imaginer les choses autrement – les autorités françaises n’ont pas « tapé du poing sur la table » pour défendre notre compatriote, le faire sortir et faire respecter le droit israélien par les… israéliens.

Désormais que faut-il faire ? Accepter cette prolongation ? Accepter qu’à l’injustice soit ajouté à l’arbitraire ? Impossible d’accepter pour le Comité de soutien qui regroupe des dizaines de milliers de personnes.

Nous demandons encore une fois solennellement aux autorités françaises d’agir pour que Salah sorte « au plus vite ». Il n’aurait pas du faire un jour de prison.

Nous prendrons d’ici peu des initiatives auxquelles nous vous confierons et pour lesquelles toutes les idées que vous pourriez avoir seront utiles. N’hésitez pas. Notre combat rassembleur n’est donc pas terminé. Il faut sortir Salah des griffes de ses geôliers. Le gouvernement doit intervenir énergiquement.

Liberté plus que jamais pour Salah Hamouri car nous sommes à J+1….

Journée d’actions européennes : 60 actions « Boycott d’ Israël » dans 10 pays


Saed Bannoura – 27 novembre 2011 – Imemc News

En une journée d’actions européennes, le samedi 26 novembre, sous la bannière « Retirez l’apartheid du menu ! », les militants pour les droits humains de dix pays ont lancé des actions appelant les consommateurs à boycotter les produits alimentaires issus des colonies israéliennes, et exhortant les supermarchés à arrêter de vendre des produits fabriqués ou récoltés dans les colonies israéliennes.

« Retirez l’apartheid du menu » mouvement BDS – Angleterre

 

Les organisateurs de la campagne affirment que les fruits et les légumes importés des colonies israéliennes encouragent les violations des droits palestiniens et du droit international. Les militants se sont concentrés sur les principaux exportateurs des fruits et légumes israéliens, Mehadrin et Agrexco, entre autres.

Des manifestations ont eu lieu devant les sièges britannique et français du premier exportateur de fruits et légumes israéliens, Mehadrin, qui exporte des produits des colonies israéliennes illégales sur les territoires palestiniens occupés, et dont les militants disent qu’il travaille avec la société Mekerot, propriété de l’État israélien, pour déposséder de leur eau les communautés palestiniennes. Les militants à Rome ont organisé une action « Palestine, accessibilité à l’eau » à l’intérieur de la manifestation nationale.

Jamal Juma’ – coordinateur avec Stop the Wall, campagne palestinienne contre le mur de l’apartheid, qui agit actuellement pour soutenir Al Hadidiye, une communauté bédouine en territoire palestinien occupé en procès contre les ordres de démolition délivrés par les autorités israéliennes –, Jamal a déclaré : « les habitants d’Al Hadidye sont privés d’accès à l’eau et ne peuvent par conséquent élever leur bétail. Dans les colonies voisines illégales de Ro’I et Beqa’ot, les produits agricoles sont cultivés en abondance sur des terres volées pour être exportés en Europe par Mehadrin et d’autres sociétés, des sociétés qui vont tirer des profits de ces démolitions dont est menacé Al Hadidye ».

« Les sociétés comme Mehadrin en tirent des bénéfices et sont souvent directement impliquées dans la colonisation ininterrompue de la terre des Palestiniens et du vol de nos ressources. Commercer avec de telles sociétés constitue une forme majeure de soutien au régime d’apartheid israélien contre le peuple palestinien et il faut y mettre fin », a ajouté Juma’.

Des militants en Belgique, Grande-Bretagne, Allemagne, Suisse, Norvège et Suède ont manifesté devant des grands magasins, appelant les consommateurs à boycotter les produits des sociétés d’exportations agricoles israéliennes, et les supermarchés à cesser de les vendre. Beaucoup ont ciblé les supermarchés Co-Operative, considérés traditionnellement comme ayant des règles hautement plus éthiques que les autres grands magasins.

« Les militants de la campagne populaire BDS et la pression publique qu’ils ont créée ont déjà contraint des supermarchés, dans un certain nombre de pays européens, à mettre en oeuvre des politiques où ils prétendent empêcher la vente de produits des colonies illégales d’Israël » dit Hind Awwad, coordinatrice avec le Comité national palestinien de BDS.

« Mais il est des sociétés d’exportations agricoles d’Israël qui portent une responsabilité de complicité dans les violations israéliennes du droit international, qu’on ne distingue pas au niveau du produit lui-même. Il est prouvé que ces sociétés trompent les consommateurs sur l’origine du produit qu’elles vendent. C’est pourquoi les militants appellent à arrêter définitivement de faire tout commerce avec ces entreprises » a-t-elle poursuivi.

En Belgique, des militants ont lancé des actions lobbyistes au ministère de l’Économie, pour protester contre la vente dans les supermarchés belges de produits récoltés dans les colonies illégales d’Israël, en territoire palestinien occupé.

Ces actions ont eu lieu dans le cadre du mouvement sous direction palestinienne, un mouvement qui se développe rapidement, pour les boycotts, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël, jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.

BNP Paribas se retire d’Israël après des pressions de la campagne de boycott


dimanche 27 novembre 2011 – 12h:16

Saed Bannoura – Imemc News

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La banque française BNP Paribas a décidé de se retirer de ses opérations en Israël, après que la banque ait été prise pour cible par la campagne internationale de Boycott, Désinvestissements et Sanctions, dont l’objectif est de faire des pressions économiques pour contraindre Israël à respecter ses obligations en matière de droit international.

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Même si la banque a déclaré que son retrait d’Israël ne résultait pas de la campagne de pressions, mais plutôt de ses lourdes pertes durant la crise financière grecque, les officiels et banquiers israéliens ont déclaré qu’ils pensaient que la banque avait cédé aux pressions des organisations européennes de défense des droits de l’homme visant à la faire sortir d’Israël.

BNP Paribas va fermer ses bureaux et licencier 60 employés en Israël et mettre fin à ses financements des projets dans l’État juif.

Le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, a déclaré aux journalistes du quotidien israélien Ha’aretz qu’il avait rencontré de hauts dirigeants de BNP Paribas à plusieurs reprises, et qu’ils avaient échangé des mots durs quand ils avaient annoncé leur décision de quitter Israël.

La banque d’Israël est une institution privée qui imprime la monnaie pour le gouvernement israélien et réglemente les taux d’intérêt en Israël. Elle a succédé à la Banque anglo-palestinienne qui a rempli ses fonctions jusqu’en 1948, date à laquelle l’État d’Israël a été créé sur la terre de la Palestine historique.

Les militants de la campagne BDS ont pris pour cibles, les banques, les institutions financières, les entreprises et les universités de par le monde qui investissent en Israël. Le mouvement s’est comparé au mouvement anti-apartheid contre le gouvernement sud-africain dans les années quatre-vingt.

Certains des principaux organisateurs de la campagne BDS contre Israël sont des Sud-Africains, lesquelles comparent la situation des Palestiniens à celles des Sud-Africains noirs sous le système raciste de l’apartheid. Par exemple, l’archevêque Desmond Tutu, le Président Nelson Mandela, et la plus importante organisation syndicale en Afrique du Sud, le COSATU.

Ces dernières années, la campagne BDS a réussi à convaincre des dizaines d’entreprises de sortir d’Israël, dont la Deutsche Bank qui s’est désinvestit d’Elbit, une entreprise israélienne impliquée dans la construction du mur d’annexion israélien, le gouvernement de Norvège s’est désinvestit également d’une entreprise israélienne spécialisée dans la Sécurité, et l’université de Harvard a décidé aussi de se désinvestir des entreprises israéliennes.

L’organisation espère qu’en usant de pressions économiques, elle va arriver à convaincre le gouvernement israélien à mettre fin à son occupation de la terre palestinienne et à ses lois discriminatoires qui ciblent les Palestiniens.

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Paris, le 10 Avril 2006

BNP Paribas accélère son développement en Israël

Le Professeur Stanley Fischer, Gouverneur de la Banque Centrale, a remis aujourd’hui à Jérusalem la licence d’ouverture d’une Succursale BNP Paribas de plein exercice à Jean-Jacques Santini, Responsable de la Banque de Détail dans les Marches Emergents et Outre Mer, et à Charles Reisman, Directeur de Territoire de BNP Paribas en Israël.

Cette licence avait été sollicitée auprès de la Banque Centrale en octobre 2005.

BNP Paribas est présent en Israël depuis 1998 au travers d’un bureau de représentation.

A propos de BNP Paribas

BNP Paribas (www.bnpparibas.com) est un leader européen des services bancaires et financiers, avec une présence significative et en croissance aux Etats-Unis et des positions fortes en Asie. Le groupe possède l’un des plus grands réseaux internationaux, avec une présence dans plus de 85 pays et plus de 110 000 collaborateurs, dont près de 80 000 en Europe. BNP Paribas détient des positions clés dans ses trois domaines d’activité : la Banque de Financement et d’Investissement, le pôle Asset Management & Services et la Banque de Détail.

Source : BNP PARIBAS

26 novembre 2011 – IMEMC – traduction : Info-Palestine