Trois réponses aux textes de la Journaliste Marie-Cécile Royen,


Le Vif l’Express du 2 au 8 décembre 2011.
Trois réponses aux textes de la Journaliste Marie-Cécile Royen,
“Pourquoi les Juifs de Belgique ont peur” et “Camille, sale juive”


Madame,

Toute forme de racisme doit bien entendu être sanctionnée.
Le racisme est un poison, l’expression de la plus grande bêtise humaine.
Ceci dit, le titre de votre magazine me paraît déjà suspect.
A moins que, lors des prochaines parutions, vous vous posiez les mêmes questions au sujet des Arabes, des Africains, des Turcs, des Roms… de Belgique qui, selon moi, ont plus de raisons de se plaindre de racisme et de ségrégation!
Vous n’êtes certainement pas sans savoir que beaucoup d’enfants d’origine maghrébine ou turque sont refusés d’inscription dans certaines établissements “dits huppés” de la capitale (cf les difficultés pour appliquer la réforme d’inscription voulue par la Ministre de l’enseignement).
Des Africains se voient refuser la location de certains appartements. Des Belges bien blancs refusent de se faire soigner par des infirmières noires, etc.
Pourquoi n’avez-vous pas consacré votre magazine au racisme, en général?
Ou, à tout le moins, pourquoi n’avez-vous pas établi plusieurs graphiques comparatifs, en fonction des catégories culturelles/religieuses en Belgique? (suivant les régions).

Je voudrais ajouter ceci: il suffit d’aller consulter des sites “juifs” ou d’écouter Radio Judaïca pour réaliser à quel point certains juifs sont eux aussi racistes et surtout négationnistes vis-à-vis des arabes et des Palestiniens en particulier.  “Les Palestiniens n’ont aucun droit, n’ont jamais occupé cette terre, sont des terroristes… Les Gazaouis n’ont aucune raison de se plaindre...”, propos tenus et ressassés par le gouvernement israélien. Si les chaînes satellitaires que vous citez, notamment Al Manar tiennent des propos racistes ( je ne  les connais que de nom), elles n’en ont pas le monopole. Radio Judaïca, qui elle, est une radio belge, est une radio de pure propagande qui distille en permanence son venin à l’adresse des Palestiniens et des mensonges éhontés.

Votre dossier d’autre part est émaillé de nombreuses contrevérités, approximations ou erreurs qui entretiennent “volontairement?” la confusion  d’un lecteur non averti.  Le ton et les termes (souvent mensongers) ne sont pas innocents. Ce n’est intellectuellement pas honnête de recourir à de tels procédés pour une journaliste.

Un exemple:
“La critique  obsessionnelle de l’Etat d’Israël par une certaine droite déjantée!, une partie de la gauche tiers-mondiste! et l’extrême gauche stalinienne! offrent une caution intellectuelle à certains débordements”. Etc etc etc

La critique de l’Etat d’Israël n’est pas obsessionnelle mais est justifiée par des faits avérés.

Israël est un Etat raciste qui pratique l’apartheid (contrairement à ce que vous affirmez: … Cela n’empêche pas une nuée d’ONG et d’ASBL – de prôner le boycott à l’égard des produit d’Israël, comme si ce pays entretenait un régime d’apartheid). Cf les conclusions du Tribunal Russell, suite aux constatations sur le terrain.
Des milliers de citoyens à travers le monde (ne faisant pas nécessairement partie des catégories idéologiques citées) manifestent contre cette politique d’apartheid et encouragent la campagne BDS parce que les femmes et les hommes politiques de notre pays et l’UE  ne prennent aucune sanction vis-à-vis des violations systématiques des Droits de l’Homme à l’égard des Palestiniens et de la non observance du Droit International.

La campagne BDS s’arrêtera lorsque Israël appliquera le Droit International. Elle ne vise pas une population; elle vise la politique d’un Etat; adhérer à cette campagne ne peut donc être assimilé à de l’antisémitisme!L’antisémitisme  que vous dénoncez ne doit pas constituer une arme pour occulter une politique colonialiste inacceptable.
Dans le même ordre d’idées, il est ODIEUXd’instrumentaliser la “Shoah” et donc ses victimes. Cette horreur que fut la “Shoah” permettrait donc à Israël  de continuer à être au-dessus des lois?Pourquoi des Belges de confession juive, qui dénoncent le racisme, soutiennent-ils(elles) un Etat raciste?
La vraie responsabilité revient à l’Etat d’Israël qui se veut être “l’Etat de tous les Juifs” (oubliant bien sûr les 20 % d’Israéliens arabes).

A quand l’Italie, l’Etat de tous les Chrétiens et dehors ceux qui ne le sont pas…?

L’Etat d’Israël voudrait en fait pouvoir continuer sa politique colonialiste raciste sans la moindre entrave.
“Les lois qui nous sont favorables doivent être appliquées.  Les autres bien entendu ne nous concernent pas. Si vous critiquez notre politique raciste, vous êtes antisémite!”

La lecture de votre dossier donne entièrement raison à ce constat.

Après lecture de ce  courriel, vous me taxerez donc, probablement,  d’antisémite.Bien à vous,Mireille Péromet
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Michel Staszewski 
A propos  de votre dossier « Pourquoi les Juifs de Belgique ont peur »Je suis, juif, professeur d’histoire dans une école secondaire d’un quartier populaire de Bruxelles où, parmi une population scolaire très multiculturelle, les élèves d’origine arabo-musulmane sont les plus nombreux. A l’occasion de cours concernant le nazisme et la Seconde Guerre mondiale, une minorité d’élèves (qui ne sont pas tous d’origine arabe ou musulmane) émettent des propos qui trahissent leurs préjugés à l’encontre des juifs : ils seraient riches et contrôleraient secrètement le monde.
A l’examen, il apparaît que ces mêmes élèves croient aussi souvent que les juifs de Belgique sont titulaires d’une double nationalité : la belge et l’israélienne.  Le problème est que l’Etat d’Israël et ceux qui soutiennent la politique de ses dirigeants font tout pour entretenir la confusion :  Israël est présenté comme « l’Etat des Juifs » et le sionisme, idéologie officielle de cet Etat (curieux pour un Etat qui se dit démocratique),  comme le « mouvement de libération nationale du peuple juif ». Le comble de la confusion est atteint quand l’« Observatoire européen de l’antisémitisme et de la xénophobie » définit comme antisémite l’affirmation que l’Etat d’Israël a un caractère raciste.
Tout juif que je suis, je refuse pour ma part de fermer les yeux sur le racisme d’Etat qui règne en Israël, non seulement dans les territoires que cet Etat occupe et colonise depuis des dizaines d’années mais également dans l’Etat d’Israël lui-même, où les habitants palestiniens, qu’ils bénéficient ou non de la citoyenneté israélienne sont continuellement et gravement discriminés. La troisième session du Tribunal Russel sur la Palestine, réunie récemment en Afrique du Sud, a clairement établi que l’Etat d’Israël se rend coupable du crime d’apartheid. Quand donc Le Vif fera-t-il savoir à ses lecteurs que tous les juifs de Belgique ne sont pas sionistes et ne pensent pas comme Vivianne Teitelbaum que tous les antisionistes sont forcément des antisémites ?

Michel Staszewski

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Objet : Journalisme & Ethique?

Date : samedi 3 décembre 2011 18:08

De : Rudi Barnet

À : Marie-Cécile ROYEN

Madame

Je découvre vos articles “Pourquoi les Juifs ont peur” et “Camille, “sale juive” (Le Vif du 2/12 2011).

Triste, affligeant!

Comme tout citoyen respectueux de ses semblables, je déplore ce qui est arrivé aux petites Océane et Camille… Comme sont déplorables les insultes que subissent quotidiennement les petites Fadila, Arthur ou Chang (“Sale Marocaine” “Sale Belge” ou “Sale Chinois”).

Le racisme est une honte!…Toute forme de racisme!

Mais il est pervers d’épingler, comme vous le faites, le cas de ces deux jeunes filles, écartant ainsi celui de ces centaines, voire des milliers, de citoyens qui sont injuriés chaque jour dans les rues de Bruxelles.

C’est le racisme qu’il faut épingler… Et la Communauté juive de Belgique n’est certainement pas la plus touchée par ce fléau.

A quand un dossier aussi important sur la peur des  autres communautés religieuses et/ou culturelles?

Visiblement, faisant fi de l’éthique journalistique, vous vous êtes muée en militante des positions du CCOJB… cette officine du régime israélien qui prétend fallacieusement représenter la Communauté juive de notre pays et qui tente en permanence d’amalgamer religion juive et politique israélienne.

En mêlant constamment la défense de leur communauté avec celle d’un régime criminel, ces gens tentent de manipuler l’opinion et portent une lourde responsabilité dans le développement des conflits inter-religieux en Belgique… Vous et votre hebdomadaire êtes complices de cette opération de propagande orchestrée par le gouvernement israélien actuel.

En avez-vous conscience?

Il suffit d’être un démocrate attaché aux Droits de l’Homme – ce que je suis – pour condamner le régime des Lieberman, Barak et consorts, et ne jamais, en même temps, accepter un quelconque propos raciste… Tel, simple exemple, celui de Mr Rubinfeld déclarant sur “Radio Judaïca”, au moment de “Plomb Durci” : “Ceux qui sont contre Israël sont des animaux, des chiens enragés, des hyènes ! » (sic).

Comme vous voyez, le racisme n’est pas toujours là où on le croit.

N’ayant guère d’espoir de vous voir prendre la peine de vous informer sur les tenants et aboutissants du drame palestinien, je me contenterai de vous joindre deux courts textes (pas le moindre antisémitisme là-dedans) : “La Dernière Colonie de Peuplement” et “Pense-bête à l’intention du journaliste chargé du Moyen-Orient”.. En espérant, quand même, qu’ils vous seront utiles.

Rudi Barnet

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Tunisie: réunion de l’Assemblée constituante, la rue réclame des actes


TUNIS | L’Assemblée constituante tunisienne s’est réunie en plénière mardi pour examiner un projet d’organisation des pouvoirs publics, dont l’adoption permettra la formation d’un exécutif, une « urgence » selon plusieurs députés qui ont pointé l’aggravation de la situation dans le pays.
AFP | 06.12.2011 | 12:40

L’Assemblée constituante tunisienne devait examiner mardi un projet de « mini-constitution » permettant la formation d’un gouvernement, une « urgence absolue » selon plusieurs élus qui ont souligné la situation explosive dans la rue.

Les 217 députés doivent examiner un texte de 26 articles sur l’organisation des pouvoirs publics qui permettra le démarrage effectif des institutions de l’Etat, un mois et demi après les élections du 23 octobre, et alors que la situation économique et sociale se dégrade de jour en jour.

Mais plus d’une heure après le début de la séance, l’examen du texte n’avait pas encore commencé.

A l’extérieur, quelque 300 personnes manifestaient dans le calme en scandant notamment les slogans de la révolution tunisienne: « Liberté et dignité ». Plusieurs élus se sont dits conscients de « l’urgence ».

« Le peuple en a marre d’attendre! Commençons à travailler, assez d’atermoiements », a lancé un député du parti islamiste Ennahda, Amar Larayedh, peu après le début de la séance.

La chef du Parti démocrate progressiste (PDP), opposition, Maya Jribi, a quant à elle mis en garde contre « les risques d’explosion sociale et la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays ».

Sit-in, grèves et éruptions de violences se multiplient en Tunisie, où tous les indicateurs sont au rouge: croissance nulle voire négative en 2011, et un taux de chômage qui dépassera les 18%, selon le gouverneur de la Banque Centrale tunisienne Mustapha Kamel Nabli.

Le tout sur fond de vacance du pouvoir.

« Entre un gouvernement démissionnaire et un gouvernement qui n’est pas encore formé, qui gère le pays ? », s’est interrogé un élu d’Ennahda, Abdelkarim Harouni. Le gouvernement sortant de Béji Caïd Essebsi, formé fin février dans le sillage de la chute du régime de Ben Ali le 14 janvier, n’est plus qu’en charge des affaires courantes.

L’élection du président de la République et la formation d’un gouvernement ne pourront intervenir qu’après l’adoption du texte sur l’organisation des pouvoirs publics, qui définit notamment les prérogatives de chacun.

Laborieusement élaboré en commission, le projet a fait l’objet d’âpres discussions pendant quinze jours, particulièrement entre les trois vainqueurs du scrutin, les islamistes d’Ennahda et les deux partis de gauche CPR (Congrès pour la République) et Ettakatol.

La présidence doit normalement revenir à Moncef Marzouki, dirigeant du CPR, et le gouvernement à Hamadi Jebali, numéro 2 d’Ennahda. Mais au vu de la tournure des débats, la formation d’un exécutif pourrait encore prendre plusieurs jours.

« Nous sommes fatigués d’attendre. A la limite on s’en fout de qui sera au gouvernement. Qu’ils se partagent le gâteau, nous on veut du travail! » a déclaré à l’AFP Nizar Jeridi, un chômeur de 23 ans.

Venu du bassin minier, une région déshéritée du centre en proie à de régulières éruptions de violence, il campe avec plusieurs autres chômeurs depuis près d’une semaine devant l’Assemblée. Ils resteront « jusqu’à la formation d’un gouvernement qui puisse prendre des décisions urgentes », a affirmé un autre chômeur Ali Jedlaoui.

« Nous sommes conscients de l’urgence de la situation, et de la tension dans la rue et le pays. Il faut donner un coup de fouet au processus », a déclaré à l’AFP le porte-parole du CPR Abdelawab Matar, peu avant l’ouverture de la séance.

Mais en fin de matinée, la séance a été suspendue et la reprise des travaux était prévue à 16H00 (15H00 GMT).

source

Egypte: fin de la première phase des législatives, amertume de ElBaradei


La première phase des élections législatives égyptiennes se termine mardi après une large victoire des islamistes au premier tour, qui ont écrasé le camp libéral dix mois après la chute du président Hosni Moubarak. ( © AFP Odd Andersen)

LE CAIRE (AFP)

Les bureaux de vote, ouverts depuis lundi matin, doivent fermer à 19H00 locales (17H00 GMT), mais les électeurs étaient nettement moins nombreux à se rendre aux urnes que lors du premier tour la semaine dernière.

Cette première phase du vote concernait le tiers des gouvernorats du pays, dont les deux plus grandes villes d’Egypte, Le Caire et Alexandrie.

Une des figures de proue du camp libéral, Mohamed ElBaradei, a pris acte sur un ton amer de la défaite de cette mouvance, pourtant en pointe lors de la révolte contre le régime Moubarak du début de l’année.

« Laissez (les islamistes) gouverner et qu’ils aient leurs chances, les gens découvriront que les slogans ne suffisent pas », a-t-il affirmé au quotidien indépendant Al Chourouq.

Les Frères musulmans, les fondamentalistes salafistes et la formation Wassat (islamistes modérés), ont obtenu au total 65% des voix au premier tour de ces législatives, dont le second tour se tenait lundi et mardi pour un tiers des gouvernorats d’Egypte.

L’ensemble des libéraux atteignent 29,3%, mais, répartis sur six listes, ils ne présentent pas une force homogène, et une grande partie des duels du second tour se jouent entre candidats islamistes.

M. ElBaradei, ancien chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix à ce titre s’en est aussi pris violemment à l’armée au pouvoir, soulignant l' »échec » des militaires à gérer le pays.

« Nous vivons aujourd’hui dans un système fasciste avec des tribunaux militaires et la loi d’urgence, et s’il y avait un autre round de la révolution, elle sera chargée de colère et de violence », a-t-il déclaré.

« La situation va de mal en pis après l’échec du Conseil militaire dans la gestion de la période de transition », a poursuivi M. ElBaradei, estimant que les jeunes Egyptiens, moteur du soulèvement du début d’année, « sont complètement désabusés car rien n’a changé ».

L’ex-secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, qui affiche lui aussi ses ambitions pour la présidence en Egypte, a invité les islamistes du monde arabe à respecter les principes de la modernité et de la démocratie.

« Ceux qui ont été élus doivent comprendre qu’ils doivent vivre avec leur siècle », a-t-il déclaré lors d’une conférence à Dubaï.

Il a toutefois ajouté que les succès électoraux remportés par des islamistes en Tunisie ou en Egypte étaient la conséquence normale du jeu démocratique. « Nous ne pouvons pas parler de démocratie, puis en contester les conséquences. La démocratie, c’est ce que veut le peuple », a-t-il dit.

Les Frères musulmans, dont le parti Liberté et Justice (PLJ) est crédité de 36% des voix au premier tour, ont quand à eux mis en garde contre tout « trucage » du scrutin.

« Nous descendrons dans la rue s’il y a trucage (dans les résultats) des élections ou manipulation de la Constitution », a affirmé le guide de la confrérie Mohamed Badei dans une interview télévisée.

M. Badei a réaffirmé que les Frères « ne voulaient pas le monopole du pouvoir » mais qu’ils privilégiaient la « participation ».

La confrérie avait déjà affirmé qu’elle souhaitait un futur gouvernement de coalition, sans révéler si elle allait s’allier aux salafistes, qui la talonnent dans les résultats électoraux avec 24% des voix, ou à leurs rivaux libéraux.

La commission électorale, qui avait annoncé un taux de participation « historique » de 62% au premier tour, a ramené lundi ce chiffre à 52%, en invoquant des raisons techniques.

Après les neuf gouvernorats qui ont déjà voté pour leurs députés, les autres régions se rendront aux urnes à partir de la semaine prochaine jusqu’au 11 janvier.

Cette élection est la première depuis la démission de M. Moubarak et se poursuivra ensuite jusqu’en mars pour l’élection de la Choura (chambre haute consultative).

© 2011 AFP

Un antisémitisme sans Juifs, ni antisémites (c’est possible)


José Apezarena est un journaliste bien connu en Espagne. C’est un spécialiste de la famille royale espagnole mais son travail ne permet pas de le comparer à un Stéphane Bern espagnol car, sauf le respect que je dois à S. Bern, M. Apezarena est avant tout un professionnel du journalisme comme on peut le constater sur la page Wikipedia qui lui est consacré.

José Apezarena anime un blog dans lequel il attire à juste titre notre attention sur une démarche caractéristique des sionistes quand ils veulent asseoir leur emprise sur les élites d’une nation.

L’antisémitisme dans une Espagne sans Juifs ni antisémites

Par José Apezarena, El Confidencial (Espagne) 29 novembre 2011 traduit de l’espagnol par Djazaïri

La vérité, c’est que quand j’ai lu l’invitation, j’en suis resté pantois.

Il s’avère que demain, se tiendra à Madrid un séminaire da caractère international sur l’antisémitisme, et que c’est la quatrième fois qu’il est organisé.

Il est sous le patronage des communautés juives d’Espagne et il s’ajoute ainsi aux efforts d’organismes européens pour parler d’un phénomène qui, à ce qu’il semble, n’est pas éradiqué.

Ce qui m’a étonné, c’est que pour ce que j’en sais, l’Espagne est un cas particulier d’antisémitisme.

Selon la fédération [juive], les Juifs représentent 0,1 % de la population, les niveaux d’antisémitisme sont, d’après des études sociologiques, parmi les plus élevés d’Europe, mais la majorité des dirigeants et des communicateurs considèrent qu’il n’y a pas de préjugé anti-juif [en Espagne].

Nous pouvons donc conclure qu’on aurait en Espagne un antisémitisme (presque) sans Juifs et sans antisémites. Un paradoxe, pour le moins.

Par conséquent, l’objectif de ce séminaire est de retourner l’invisibilité et la négation du problème [c.à.d. de créer le problème, note de Djazaïri] de l’antisémitisme en Espagne. A voir comment ils vont faire.