Rappel : visite de Mazin Qumsiyeh


Le nouvel-an avec
Mazin Qumsiyeh

2 janvier 2012

rue de la Station 58/2 – 6140 Fontaine-l’Evêque

La Plate-forme Charleroi-Palestine
vous invite à une réception de nouvel-an ce
vendredi 13 janvier à partir de 18h
avec la participation de
Mazin Qumsiyeh

professeur de génétique des Universités de Bir Zeit
et de Bethléem, président du « Palestinian Center for Rapprochement Between People » and coordinateur du « Popular Committee Against the Wall and Settlements » de Beit Sahour.

Mazin Qumsiyeh, qui s’est opposé à la politique de l’Autorité Palestinienne consistant, selon lui, à poursuivre indéfiniment un « dialogue » avec l’occupant israélien et son protecteur U.S. sans réel objet ni autre perspective que la poursuite de la colonisation, s’exprimera sur le thème :

« La résistance populaire
en Palestine
 »

L’horaire de la soirée, qui aura lieu dans les locaux de
« LA BRAISE », rue Zénobe Gramme 21 à Charleroi
, sera le suivant :

  • vous êtes attendu(e) à 18h.
  • repas fraternel à 18h30 (couscous maison)
  • conférence de Mazin Qumsiyeh à 20 h

Participation aux frais :
– repas + conférence : 7 € (à payer sur place)
– conférence seule : 2 €

RESERVATION INDISPENSABLE PAR TELEPHONE AU
0473 28 63 75

Les bénéfices de la soirée sont destinés à la mission
« Bienvenue en Palestine« 

Au cours de son séjour en Belgique, Mazin Qumsiyeh prendra également la parole :

– à Bruxelles, à la Maison de la Paix (5 rue Van Elewijck à 1050 Bruxelles) le 13 janvier de 12 à 14 heures.

– à Liège, dans le cadre de l’INDIGN’ACTION « 6 heures pour la Palestine » organisée par l’ABP et le Comité Verviers-Palestine, au « Centre Poly-culturel Résistances CPCR », rue Jonruelle 11-15 à 4000 Liège, le samedi 14.
Il parlera à 15h. Les activités de cette journée se poursuivront jusque dans la soirée. Tous les détails sur l’affiche des « 6 heures pour la Palestine » annexée à ce message.

 » Bienvenue en Palestine II « 


   www.bienvenuepalestine.com

 

 » Solidarité pour la mission Bienvenue en Palestine II « 
13 janvier 2012
SALLE SANAE
223, Bld. Maurice Lemonnier à 1000 Bruxelles.
Dès 18h00
Entrée : 5 €


Programme de la soirée:

En Présence du  Théologien & Professeur de religion islamique  Yacob Mahi

Présentation de la mission par Nicolas Shahshahani.(vice président de EuroPalestine Paris )

Vidéo et témoignage des participants de la mission de juillet.

Concert :
Hydra //
Mc Youns //
le groupe Rissala

Sketch
Grimage et henné

Ainsi que bien d’autres surprises …..

Info & réservation 0485/549579
welcomepalestinebelgium@yahoo.com

6 heures pour la PALESTINE


L’ABP Liège et Comité Verviers Palestine  vous invitent cordialement
avec le soutien :  CP_CR., La Bibi, CCAPL, ULDP, Mir Irg, ULDP, le collectif  femmes de lonay, AHHO, JOC de Liège, La Braise…

INDIGN’ACTION

6 heures pour la PALESTINE
Samedi 14 janvier 2012
Au Centre Poly-Culturel Résistances CPCR
– Rue Jonruelle, 11-15 4000 Liège

Programme :

14 H30 – Accueil –  Stand artisanat et information – Point presse
Entrée : libre

15 h 00 « Résistance populaire non violente en Palestine»
Mazim QUMSIYEH  – professeur de génétique à l’Université de Bir Zeit

15 h 45   « Le Commerce des armes avec Israël : vers un embargo militaire ? »
Thierry Delannoy MIR-IRG – la Communication Non Violente)

16 h 15 – PAUSE : gâteaux – thé – café

16 h 45
– Témoignages des participants à la « Mission Bienvenue en Palestine du 8 juillet »
Jean-Paul Mawet (échevin de Dison), Yamina et Ibrahim
– questions-réponses aux conférenciers

17 h 45 – PAUSE : gâteaux – thé – café

18 H 15
– Présentation de la « Mission Bienvenue en Palestine 2012 »
qui soutiendra la construction d’une école internationale dans la région de Bethléem.

18 h 30   Souper palestinien – Makloubè
P.A.F. : 10€ adultes – 5€ enfants (moins de 12 ans)
Réservation avant le 11 janvier
Tél : 087462017 – gsm: 0496230242 – par mail : palestine.liege@gmail.com

20 H 00   « Dala’ona» dabke dance group (sous réserve)

Mar Moussa, un monastère syrien pris dans la révolution


Sur le terrain 08/01/2012 à 17h30Plus d'options de partage
Nadia Braendle
Journaliste à la retraite

Monastère de Mar Moussa (Nadia Braendle)

(De Syrie) L’avion pour Damas est plein. Etonamment. Des familles, des travailleurs qui rentrent pour les fêtes, des soldats de l’ONU, du personnel d’ambassades, et une poignée de visiteurs – dont je suis – partis soutenir un monastère syrien pris dans le tourbillon des événements qui ébranlent la Syrie depuis mars 2011.

Un passage de douane sans encombre. Un peu sur nos gardes, nous nous attendons à être contrôlés sur la route stratégique qui mène de l’aéroport à Damas, mais nous ne rencontrerons aucun check point, ni de présence militaire visible.

Dans le quartier populaire de Damas où nous dormons, pas d’autres sons que les klaxons, les appels à la prière et les cloches de l’église voisine.

Dans le grand Damas, la vie se déroule, un peu ralentie, les yeux sont fatigués et les visages graves. Un marchand :

« L’an dernier, les rues étaient noires de touristes occidentaux, asiatiques, arabes. Depuis avril, il n’y a plus personne. Les hôtels restent vides. J’espère que tout va reprendre dans deux-trois mois. La plupart des commerçants arrivent au bout de leurs économies. »

Le mazout en bouteilles d’un litre

Dans les rues, des clochettes annoncent la livraison habituelle du mazout : deux chevaux tirent une citerne. Ce qui est nouveau, c’est qu’à l’arrière sont rangées des bouteilles remplies du précieux liquide. Le gouvernement n’a pas prévu de faire des réserves, et le mazout encore plus rare que les hivers précédents a vu son prix augmenter de 30%.

Les habitants les moins fortunés achètent donc leur mazout… au litre. Et ne chauffent que deux heures par jour, de 19 à 21h. De quoi manger au chaud, et faire prendre leur bain aux enfants.


Livraison de mazout à Damas, janvier 2012 (Nadia Braendle)

Une famille, de la petite bourgeoisie sunnite – le mari est vendeur de voitures occidentales, donc actuellement au chômage technique –, nous dit sa lassitude :

« Ce que nous voulons c’est la paix, avec ou sans Bachar el-Assad . Il faut que “ ça ” s’arrête. »

Que veulent-ils dire par « ça » ? :

« L’incertitude, la chaîne Al Jazeera ment, et la télévision syrienne ment. On ne sait pas ce qui se passe dans le pays. »

Au monastère de Mar Moussa, la vie au ralenti

Au monastère de Mar Moussa, monastère du désert syrien dédié depuis 1984 à la méditation, à l’accueil, à l’image d’Abraham, et au dialogue avec l’islam, c’est la vie au ralenti.

Nous y sommes accueillis avec impatience, car nous apportons des instruments d’analyse du lait qu’il est impossible actuellement de commander à l’étranger, vu les sanctions économiques qui interdisent toute relation économique avec la Syrie.

C’est un monastère que nous suivons de près et que nous visitons chaque année depuis huit ans. Dans ce lieu célèbre en Syrie et dans le monde, situé dans les montagnes entre Damas et Homs, d’habitude, chaque jour 150 personnes montent à cet ancien ermitage ; ce vendredi, seules deux familles musulmanes de la région de Homs sont venues pour la journée et des étudiants de l’université voisine.

Une poignée d’étrangers resteront quelques nuits : une touriste chinoise de 22 ans qui fait le tour de l’Asie et du Moyen-Orient, des Hollandais, deux Allemands, un Français et cinq Suisses.

Le père jésuite, une icône de la contestation

Le responsable de Mar Moussa, le père Paolo, un jésuite italien parfaitement arabophone, a condamné fermement la violence de certains opposants et celle du régime el-Assad. Il a aussi déploré l’aveuglement du gouvernement qui n’a pas pris la mesure de la contestation et n’a pas mis en œuvre des réformes crédibles.

Le résultat ne s’est pas fait attendre. Une mesure d’expulsion a été décrétée contre le père Paolo, envoyée à l’évêque de Homs, dont dépend Mar Moussa. Heureusement l’évêque était en visite au Brésil, ce qui a donné au père Paolo le temps de tirer toutes les sonnettes, de remuer ciel, terre, et membres du gouvernement, pour obtenir une suspension de la décision.

Il s’est engagé à ne plus tenir de discours politique.

Il est actuellement au monastère, libre de ses mouvements, bien que le bruit court en Syrie (une rumeur de plus) qu’il se cache ailleurs. Cette mesure a eu un effet inattendu : le père jésuite est devenu une icône de la contestation. A Hama, des femmes voilées tenaient le portrait du religieux en scandant « Non à l’expulsion de Abouna (de notre père) ».

6000 jeunes Syriens ont signé une lettre de soutien.

« 100 000 Syriens prêts à tuer, 100 000 qui se vengeront »

Les tensions et les difficultés influencent la vie de la communauté monastique :

« Nous sommes un monastère malade dans un pays malade. Les tensions du quotidien et de l’incertitude face à l’avenir rejaillissent sur les relations dans les familles, entre voisins, et entre nous aussi. »

Les dix moniales, moines et novices du monastère, connaissent les mêmes divergences que les habitants du pays. Mais ils sont unis sur trois points : pas d’ingérence étrangère, autodétermination du peuple syrien, préservation de l’unité du pays.

Ceci dit, le père Paolo explique :

« Il faudra peut-être une force d’interposition pacifique arabe et occidentale, car aujourd’hui il y a 100 000 Syriens prêts à tuer, et 100 000 qui se vengeront. Les deux camps sont bloqués. »

Le monastère Mar Moussa se refuse à prendre à prendre position pour les uns contre les autres. Il veut jouer un rôle de médiateur. Voit-il venir l’ère d’une démocratie islamique ?

« L’islam n’est pas un, mais contradictoire, il faut une démocratie, oui, mais pas une démocratie d’une majorité qui écrasera les minorités. »

« Bachar c’est fini, le temps joue pour nous »

Un jeune militant rencontré chez des connaissances participe chaque jour à l’organisation de « manifestation volante ».

« Nous la convoquons par Internet, nous nous rassemblons, sortons les pancartes, crions nos slogans. On nous filme et photographie, et on se disperse. »

Pourquoi milite-t-il ?

« Nous ne voulons plus de pauvreté, nous voulons des emplois pour les jeunes, nous n’avons plus confiance dans le président. Bachar c’est fini. Le temps joue pour nous. Nous voulons un changement. »

Et après ? Il hausse les épaules :

« Après on verra. »

Il a été blessé et n’a plus peur, mais refuse d’être photographié.

Avant de partir avec sa compagne, il me lance encore :

« Nous ne voulons pas remplacer un dictateur par un autre, ni par ce Conseil national syrien qui ne nous représente pas, qui n’a jamais pris contact avec nous, bien au chaud qu’ils sont à Paris, Istanbul ou Munich. »