J’en ai marre de…


samedi 7 janvier 2012 – 07h:21

Mazin Qumsiyeh
Resistance Popular

Bookmark and Share

Est-ce que cette petite planète bleue mérite d’être sauvée ? Après tout, il y a des millions d’autres planètes…
(JPG)

Le Dôme du Rocher – Jérusalem, Palestine – 1898/1900

La fin du monde sera le 21 décembre 2012, si l’on en croit le calendrier maya pour qui cette année est l’année 5125. En fait je n’en sais rien mais ce que je sais, c’est que la fenêtre d’opportunités pour la fin du monde des privilégiés et des heureux élus va très vite se refermer et que nous devons avoir suffisamment de personnes à s’impliquer dans l’expression de la vérité face au pouvoir et finalement ôter ce pouvoir aux élites. L’alternative, c’est la dégradation dans un véritable scénario de fin du monde où les humains se battent les uns contre les autres pour ce qui reste de ressources naturelles, appauvries et détruites par la cupidité. Pour avoir une idée de la folie de ce monde, il vous suffit d’écouter les prétendants à la fonction présidentielle aux États-Unis, c’est à celui ou celle qui apportera le plus fort soutien à l’apartheid et au racisme israéliens, aux promesses de nouvelles guerres (cette fois contre l’Iran). Est-ce que cette petite planète bleue mérite d’être sauvée ? Après tout, il y a des millions d’autres planètes. Si pour vous, c’est oui, alors vous appartenez à l’un de ces deux groupes de personnes : des militants qui font quelque chose à propos de ce qu’ils croient, ou des gens apathiques qui n’agissent pas selon leurs convictions.

Parenthèse orwellienne : les forces israéliennes ont confisqué les haut-parleurs d’une mosquée à Jaffa suite à une plainte contre le bruit que fait l’appel à la prière, déposée par un voisin de la mère du ministre des Affaires étrangères israélien (le videur de boîte de nuit moldave).

Ci-dessous, des photos sur la vie des Palestiniennes comme elle existait avant d’être vouée à la destruction par les sionistes, une vidéo de Palestiniens « malades de… », une vidéo sur pourquoi l’Occident déteste les Arabes, une autre sur le traitement par les soldats israéliens des natifs palestiniens sur les check-points. Il y a aussi des vidéos sur les actions positives contre les diamants de sang israéliens. Et aussi des opinions sur les politiques des USA et sur notre responsabilité personnelle dans l’avenir.

suite

source

Israël-Palestine: le double langage de Bernard-Henri Lévy


 

Guillaume Weill-Raynal, avocat et essayiste, dénonce le discours de Bernard-Henri Lévy sur le processus de paix israélo-palestinien. Selon lui, «BHL poursuit son inlassable combat en faveur de la solution «deux peuples deux états»… tout en se faisant l’ardent défenseur de ceux qui s’acharnent à tout faire pour que cette solution ne voit jamais le jour».

 

————

puceinvite.jpg«La paix, mais vraiment.» C’est le titre d’un article de BHL paru simultanément, fin septembre, sur le site de La Règle du Jeu et sur le bloc-notes du Point, repris depuis par divers blogs et mis en ligne, la semaine dernière, sur le site du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF). Un article qui mérite effectivement d’être lu et relu avec attention, tant le «philosophe» s’y fait le relais zélé des arguties les plus usées, mais toujours actuelles, de la communication israélienne. En réalité, autant de faux prétextes pour justifier l’éternel blocage d’un processus de paix que l’on prétend appeler ardemment de ses vœux mais dont on s’empresse de rejeter la responsabilité de l’échec sur les Palestiniens. Une casuistique binaire que BHL résume dès les premières lignes par cette double affirmation: je suis partisan depuis plus de quarante ans de la solution «deux peuples deux états», mais… «je suis hostile à l’étrange demande de reconnaissance unilatérale des Palestiniens à l’ONU».

Suffit-il de clamer de manière incantatoire son attachement indéfectible à la solution «2P2E» pour vouloir vraiment la paix? Encore faudrait-il s’entendre sur le chemin qui y mène, à défaut de quoi cette solution idéale n’apparaît plus que comme le mirage lointain et chimérique d’un horizon qui recule à mesure que l’on avance. Et c’est là que le bât blesse: car la solidité des arguments avancés par BHL pour justifier de son hostilité à l’initiative diplomatique palestinienne laisse quelque peu à désirer. A tel point qu’on en vient presque à imaginer un sous-titre invisible à cet article en forme d’oxymore: La paix? vraiment pas!  Mais l’essentiel n’est-il pas de pouvoir continuer à dire, «c’est pas ma faute»?

Car pour BHL les Israéliens seraient irréprochables, et la thèse d’une «prétendue intransigeance» israélienne une «prémisse fausse». A preuve, dit-il, une opinion publique, dont 70% serait «massivement acquise à l’idée du partage de la terre». Certes, mais quel rapport entre des sondages d’opinion -dont la portée est toujours discutable- et la réalité de politiques gouvernementales qui, de toute évidence, et depuis au moins quinze ans, s’orientent non moins massivement vers l’idée contraire? Fables que tout cela! Sans craindre le ridicule, BHL complimente la droite israélienne pour le «chemin parcouru depuis le temps où son chef croyait encore aux dangereuses chimères du Grand Israël». On se frotte les yeux: aux déclarations des années 1990 –«jamais un Etat palestinien ne verra le jour»– ont succédé les professions de foi floues et lénifiantes sur les décisions «douloureuses» que l’on se déclare prêt à assumer… «le moment venu», c’est-à-dire dans un futur aussi lointain qu’improbable. Dans le même temps et alors que la colonisation de la Cisjordanie se poursuit, une nouvelle terminologie a été adoptée: les territoires occupés sont devenus des territoires disputés

A la suite de quoi, l’ex-nouveau philosophe (mais où est passée la philosophie dans tout ça?), pointe les «signaux inquiétants» de l’intransigeance palestinienne, qui se serait manifestée notamment par l’«hommage appuyé» rendu par Mahmoud Abbas, dans son discours onusien, à… Yasser Arafat! Défense de rire. Quant à la question des implantations, seuls les naïfs croient encore qu’elle constitue le fond essentiel du contentieux. Le «désaccord», selon BHL, ne porterait que sur la forme. Une banale et mesquine question de procédure qui, là encore, révèlerait la vraie nature des Palestiniens:

«Le désaccord, sur cette affaire, oppose ceux qui, derrière Mahmoud Abbas, exigent qu’elles soient gelées avant que l’on revienne à la table des négociations et ceux qui, avec Netanyahou, refusent que l’on pose en préalable ce qui devra être l’un des objets de la négociation.»

Extraordinaire tour de passe-passe! Les termes soigneusement choisis désignent subrepticement le fauteur de trouble et, surtout, inversent complètement l’ordre des responsabilités. Le mauvais joueur, dans une négociation, chacun le sait, c’est celui qui, en posant des «conditions préalables», met la charrue avant les bœufs et la fin des négociations avant leur commencement. Mais quel est ici l’objet de la négociation? Des territoires que les israéliens exigent de pouvoir continuer à coloniser avant même que les négociations aient permis de s’entendre sur celui des deux partenaires à qui ils doivent être attribués. Ce qui équivaut à réclamer le droit de continuer à dévorer le gâteau pendant que l’on négocie sur la part qui revient à chacun. On comprend, dans ces conditions, que celui qui est en train de manger n’aime pas que l’on dérange son appétit, et qu’il regarde comme une initiative «hostile» toute tentative de son partenaire d’accélérer le processus pour parvenir à la paix, c’est-à-dire à un partage honnête et équitable.

Et si les jeux étaient déjà faits? Nombreux sont ceux qui, chaque jour, s’interrogent. Ou ne s’interrogent même plus. Ainsi, pour le chercheur Julien Salingues interrogé par Libération : «Au sein même de l’OLP, beaucoup disent que c’est fini, plié. Créer un Etat palestinien ne leur semble plus possible car les bases d’un Etat indépendant ne sont plus là». On citera Benjamin Barthe qui fut correspondant du Monde à Ramallah de 2002 à 2011: « Dans l’impensé médiatique, il y a l’idée que, grosso modo, on est  face à une région qui peut se diviser en deux : Il y a Israël, et à l’Est, il y a la Cisjordanie. Et ça, c’est le produit d’une production cartographique très courante (…) ça entretient l’idée que… bon, on va y arriver à créer ces deux états. Il suffira, grosso modo, de trancher en suivant cette fameuse ligne verte (…  ) Alors que quand on passe du temps sur le terrain, la carte qui me semble la plus pertinente, c’est celle-là : où il n’y a pas la Palestine d’un côté et Israël  de l’autre… mais il y a Israël partout  et puis… quelques enclaves Palestiniennes au milieu». On citera enfin Eric Zemmour qui, avec une lucidité même pas cynique, reconnaissait benoitement il y a quelques jours sur Paris Première : «il n’y aura pas d’Etat palestinien, parce que tout simplement, il n’y a plus de base territoriale pour un Etat palestinien, parce que les Israéliens, depuis 20 ans, les ont privés de base territoriale en coupant leur territoire, en mettant des colonies partout… et que les Israéliens, en vérité, ne veulent pas d’Etat palestinien. Ils ne le disent pas, mais ils n’en veulent pas».

Et pendant ce temps –«depuis plus de quarante ans»– BHL poursuit son inlassable combat en faveur de la solution «deux peuples deux états»… tout en se faisant l’ardent défenseur de ceux qui s’acharnent à tout faire pour que cette solution ne voit jamais le jour.

Source

Les préjugés « ordinaires » d’un écrivain israélien


mercredi 4 janvier 2012, par Alain Gresh
Le Monde diplomatique

A. B. Yehoshua est incontestablement un grand écrivain israélien. Mais, bien qu’ayant soutenu et la guerre contre le Liban en 2006 et l’invasion de Gaza il y a trois ans, il prétend appartenir au « camp de la paix ». De la paix des cimetières, faudrait-il préciser. Car sa pensée est fondamentalement coloniale, ne concevant l’Autre, le Palestinien, que comme profondément différent.

Dans une libre opinion publiée par le quotidien Haaretz le 2 janvier et intitulée « An unwelcome intro to the binational state », il veut répondre à Avraham Burg, l’ancien président du parlement israélien, et sans doute l’une des plus courageuses personnalités du pays. Celui-ci écrivait, dans « Now it’s your turn » (Haaretz, 23 décembre), qu’il n’existerait demain qu’un seul Etat entre la Méditerranée et le Jourdain et que celui-ci serait aussi peu démocratique qu’Israël aujourd’hui.

« Même si, parmi nous, beaucoup croient qu’il est possible d’empêcher la création d’un tel Etat par des mesures politiques énergiques, il faut pourtant s’y préparer, à la fois intellectuellement et émotionnellement, tout comme nous nous préparons à d’autres situations d’urgence. L’objectif de cette préparation est de garantir qu’un Etat binational ne sapera pas la structure démocratique d’Israël, et ne détruira pas complètement l’identité collective juive-israélienne qui a pris forme au cours des dernières décennies.

L’avènement d’un Etat binational ne serait pas seulement dû aux agissements d’Israël, mais serait également le résultat de la coopération silencieuse des Palestiniens, tant à l’intérieur d’Israël qu’au-delà de ses frontières. Même les membres pragmatiques du Hamas veulent entraîner Israël, comme une première étape, vers une telle éventualité.

(…) « Pour le peuple palestinien, un Etat binational dans l’intégralité du grand Israël est une meilleure option que le morceau de Palestine haché et découpé qui pourrait être arraché des griffes d’Israël après beaucoup de peine et de sang ».

« Grâce à la puissante économie d’Israël et ses liens étroits avec l’Occident, un Etat binational, même à moitié démocratique, pourrait promettre aux Palestiniens une vie meilleure et plus sûre, et (surtout) un territoire plus vaste que celui qui pourrait être obtenu après des dizaines d’années de campagne menée avec l’objectif d’obtenir toute la Palestine.

(…) Cette vision d’un Etat binational explique peut-être l’obstination de l’Organisation de libération de la Palestine, à la fois au sommet de Camp David en 2000 et pendant les négociations entre l’Autorité palestinienne et le gouvernement Olmert. Elle pourrait aussi avoir influencé la position de l’Autorité palestinienne au cours des derniers contacts avec le gouvernement israélien actuel, une position destinée à empêcher l’émergence d’une véritable solution. »

Ah bon ? On sait que selon la propagande israélienne, au sommet de Camp David de 2000 entre Ehud Barak et Yasser Arafat, le premier ministre israélien avait présenté une offre généreuse que les Palestiniens auraient rejeté. Pourtant, les mémoires de la plupart des protagonistes — y compris américains — publiées depuis confirment qu’il n’en a rien été. Que Barak n’a jamais proposé de rendre même 95 % des territoires occupés. Qu’il avait décidé, avant même le sommet, de faire porter la responsabilité d’un échec prévisible sur Yasser Arafat. C’est Barak qui a inventé l’idée qu’il n’y avait pas de partenaire palestinien pour la paix (lire « Le “véritable visage” de M. Ehoud Barak », Le Monde diplomatique, juillet 2002). Yehoshua peut-il ignorer tous ces témoignages ? Peut-il ignorer la responsabilité de Barak, qualifié à juste titre par Uri Avnery de « criminel de paix » ?

Quant aux négociations entre Mahmoud Abbas et Ehud Olmert, on nage aussi en pleine propagande israélienne. Je renvoie Yehoshua au journal, très instructif, d’un des négociateurs palestiniens, Ziyad Clot : Il n’y aura pas d’Etat palestinien, Max Milo, 2010.

A moins que l’intransigeance de la direction palestinienne corresponde, pour Yehoshua, au fait de ne pas accepter que les 22 % de la Palestine historique qu’elle réclame soient encore amputés, que l’Etat palestinien n’ait aucune souveraineté, ni sur son espace aérien ni sur ses frontières, bref, que ce soit un simple bantoustan.

Mais le meilleur est à venir. L’écrivain affirme que cette volonté des Palestiniens d’avoir un Etat binational « explique aussi la passivité sinon incompréhensible des Palestiniens quant à l’organisation de protestations civiles et non violentes contre les colonies. Peut-être cela explique-t-il qu’ils restent dans leur lit quand des voyous brûlent leurs mosquées ».

Mépris ? Impudence ? Ignorance ? L’écrivain ne connaît-il pas l’histoire de la première Intifada (non violente) ou celle de la seconde, souvent armée ? Ont-elles réussi à stopper la colonisation ? Quant à parler de Palestiniens qui dorment pendant que des voyous brûlent leurs mosquées, c’est oublier que les colons bénéficient de la protection de l’armée, qu’ils sont souvent armés et n’hésitent pas à tuer – pendant que Yehoshua écrit ses chroniques dans Haaretz

Et l’auteur de conclure que, si l’on veut éviter cet Etat binational, il faudra « persuader les Palestiniens de se mobiliser » pour cette solution à deux Etats. Le problème du colonisateur est de toujours rejeter sur le colonisé la faute : celle d’être arriéré, celle de ne pas se mobiliser selon les normes qu’il fixe, celle de dormir dans son lit douillet.

http://blog.mondediplo.net/2012-01-04-Les-prejuges-ordinaires-d-un-ecrivain-israelien

Du compromis à la compromission… ou le politiquement bio selon Ecolo


Rudi Barnet


Quand on termine la lecture du texte qu’Ecolo à envoyé à « Le Vif » (n°50) (en réponse à un dossier paru le 2/12/20011 « Pourquoi les Juifs de Belgique ont peur »)  on se dit que « Indignez-vous! » de Stéphane Hessel ne fait probablement pas partie des livres de chevet des dirigeants de ce parti.
Triste découverte pour tous les progressistes qui ont des sympathies pour eux.

Dans ce texte, Ecolo expose ses positions officielles concernant le régime israélien.
Il déclare notamment : « Ecolo ne prône pas le boycott d’Israël et n’assimile pas l’Etat juif à un régime d’apartheid« , ajoutant que « Ecolo ne se définit pas par rapport au sionisme ou à l’antisionisme, mais par rapport à un droit international et à une légalité internationale »
Concernant la campagne BDS, Ecolo accepte seulement un « boycott ciblé » limité aux produits issus des colonies : « Ecolo estime qu’un boycott indiscriminé de l’Etat d’Israël en tant que tel n’est ni légal ni politiquement constructif et qu’il serait incohérent d’imposer à Israël des sanctions collectives auxquelles cet Etat a lui-même recours dans les territoires occupés »

Pas de panique! Ecolo n’est pas encore inféodé au régime israélien… même si son obsession du consensus mou l’amène à d’étranges attitudes et que ses déclarations pour le moins ambigües valent bien une petite analyse!

Tout d’abord, en préambule, Ecolo semble oublier qu’il n’y a pas d’Etat juif (théocratique!).
Cette acception est actuellement rejetée par les instances internationales… seul est reconnu l’Etat d’Israël (qui compte 1/5 d’habitants palestiniens).
Lapsus freudien?

Pour Ecolo, l’appel au boycott d’Israël est illégal!
Ravi de l’apprendre!… Selon quelle loi?
Le CCOJB, ce groupuscule qui assure la propagande de Netanyahu en Belgique, en rêve certainement mais, désolé pour ses dirigeants, ce n’est pas encore acquis!… En ont-ils parlé avec certains représentants d’Ecolo qui étaient leurs complaisants invités à leur grand dîner annuel de septembre dernier?
Ecolo aurait été mieux avisé de prendre ses informations auprès de l’UPJB (Union Progressiste des Juifs de Belgique) qui encourage la campagne de boycott en solidarité avec l’ensemble des organisations palestiniennes et progressistes juives d’Israël… de plus en plus nombreuses aujourd’hui!
La campagne BDS peut donc encore continuer, malgré la condamnation d’Ecolo!

Ecolo déclare se définir uniquement « par rapport à un droit international et à une légalité internationale ».
Genre de phrase lénifiante et seulement auto-valorisante si on n’y ajoute pas qu’Israël se considère au-dessus de ce droit international et n’applique pas les résolutions de l’ONU ou du Tribunal International… depuis 60 ans!

Enfin, pour Ecolo il n’y a pas de racisme, pas d’apartheid en Israël!
Aux oubliettes donc, les Einstein, Arendt et tant d’intellectuels juifs qui, dès 1948, qualifiaient le sionisme de fascisme. A la poubelle, la résolution n°3379 de l’ONU qui, en 1975, stipulait que le sionisme était une forme de racisme (résolution révoquée en 1991 sous la pression, principalement, des USA)!
Pour Ecolo, un Etat qui pratique la discrimination à l’embauche, qui édite des cartes d’identité spécifiques pour la population israélo/palestinienne, qui réserve certains transports publics aux seuls Israéliens, qui interdit certaines routes aux non-juifs, qui emprisonne pendant plus de six mois des Palestiniens, sans inculpation ni jugement, qui interdit les mariages mixtes, qui entrave l’accès des israélo/palestiniens à l’enseignement, qui abat des manifestants pacifiques, etc, etc… N’applique pas un régime d’apartheid !!??
Mr Lieberman et Mme Ries seront certainement heureux de cette prise de position.
… Peut-on conseiller à Ecolo de lire les conclusions du Tribunal Russel (Session de Cape Town 2011) pour éviter ce type d’affirmation complice?

Il y a, bien entendu des gens qui ont protesté contre ce texte.
A ce jour, silence radio chez Ecolo!
Reste à espérer que des militants d’Ecolo s’élèveront contre cette dérive et que les citoyens sensibles aux Droits de l’Homme n’auront pas la mémoire oublieuse aux prochaines élections.
A force de vouloir plaire à tout prix, on finit par perdre son âme!

Rudi Barnet

De la prison à l’exil


Après dix années passées dans les prisons israéliennes, le temps est venu pour que Talal Shreim puisse enfin jouir des retrouvailles avec sa famille. Nous l’avons rencontré chez lui à Doha, où nous l’avons trouvé le visage rayonnant, assis au milieu du salon de son nouveau domicile dans la capitale qatarie.
(JPG)

Il y a moins de 24 heures, ce fut également l’occasion pour Talal de pouvoir serrer dans ses bras sa fille Tasneem, âgée de 10 ans. Cette étreinte est la première depuis son incarcération, puisque, pendant des années, il n’a vu grandir sa fille qu’à travers une vitre lors des 45 minutes de visites sporadiques et arbitraires.

Pour rappel, deux mois plus tôt, 477 prisonniers palestiniens avaient été libérés des geôles israéliennes en vertu de l’accord d’échange des prisonniers, conclu entre le Hamas et Israël. Cet accord stipule l’échange d’un total de 1027 palestiniens contre un soldat israélien détenu à Gaza depuis 2006. Dimanche prochain (le 25 décembre), Israël devra libérer les 550 palestiniens restants et ce, dans le but de compléter l’accord.

Pour sa part, Shreim faisait partie des 40 prisonniers déportés des Territoires Occupés lors de la première phase de l’échange. En fait, la déportation était une condition posée par Israël et concerne ceux qu’il considère comme un danger pour sa sécurité. Shreim a été accusé d’appartenir à la branche politique du Hamas, et il fut condamné à 22 ans de prison.

Droits de visite

S’agissant du volet des visites, il faut souligner qu’en empêchant les familles de rendre visite à leurs proches détenus, Israël ne piétine pas seulement les droits humains fondamentaux, mais transgresse aussi les conventions internationales.

Dans ce contexte, le groupe des droits humains B’Tselem a communiqué en 2006 que « la politique arbitraire et démesurée d’Israël enfreint non seulement les droits des familles aux visite, mais qu’elle conduit également à la violation d’autres droits et principes inscrits dans les droits de l’homme et des lroits humanitaires internationaux, ainsi que dans le droit national israélien. »

D’autre part, l’organisation des droits de l’homme Addameer qui est mobilisée sur le sort des prisonniers palestiniens, cite que du fait du transfert des détenus des prisons situées dans les Territoires Occupés vers des prisons à l’intérieur d’Israël « Ce dernier s’adonne à la punition collective à l’encontre des familles Palestiniennes venues visiter leurs enfants dans ses prisons ».

L’organisation ajoute : « Suite à la fermeture interne et externe des Territoires Palestiniens Occupés, les familles palestiniennes doivent obtenir des autorisations afin de visiter leurs proches détenus à l’intérieur d’Israël. Or, ces mêmes autorisations peuvent à n’importe quel moment être annulées si des crises politiques éclatent. Il y a même ceux qui ne peuvent obtenir ces autorisations à cause des menaces sécuritaires ».

En effet, Oum Motasim, l’épouse de Shreim, soutient les déclarations des groupes des droits de l’homme et explique à Al Jazeera : « L’absence de Talal m’a poussée à endosser une lourde responsabilité. Je devais élever les enfants, trouver l’argent pour qu’ils ne manquent de rien, et ainsi de suite. D’autre part, la visite de mon mari m’a été interdite par les autorités israéliennes en évoquant des raisons sécuritaires. A peine si je réussissais à le voir une ou deux fois par an, pas plus. »

Shreim explique que sur le principe les visites étaient autorisées tous les quinze jours. Cependant, la réalité est complètement différente. Il ajoute : « Mes filles étaient autorisés à me rendre visite toutes les deux semaines tant qu’elles avaient moins de 16 ans. Une fois cet âge dépassé, les choses commençaient à se compliquer. De même pour les épouses, pas seulement la mienne, qui souffraient le martyre rien que pour l’obtention des permis de visite. »

Ainsi, un trajet exténuant attend les familles qui rendent visite à leurs proches. Il leur arrive de passer jusqu’à 15 heures pour effectuer l’aller-retour de leurs domiciles en Cisjordanie, avec les checkpoints israéliens, les contrôle de sécurité, les fouilles et les retards.

C’est pourquoi, visiter les membres de la famille est devenu un mode de vie pour les filles. En effet, à un moment donné, il fallait choisir, chaque week-end, qui visiter, puisque le père et les trois frères étaient emprisonnés. « On devait visiter notre père une fois, puis nos frères. Autrement dit, il fallait choisir qui visiter. Des fois, on convenait de nous diviser pour qu’une partie aille voir les frères, et l’autre le père. Et avec tout cela, le trajet que nous devions effectuer était plein d’embûches et d’obstacles à cause des fouilles, des stops continus et des interrogatoires » raconte Duaa, la fille de Shreim âgée de 19 ans.

Interrogé sur les raisons de son arrestation, Mohamed, le fils de Shreim âgé de 25 ans, a répondu avec un haussement d’épaules résigné : « J’ai été accusé d’appartenir au mouvement du Hamas. Ils ont dit cela parce que mon père était membre. Nous avons toujours su qu’on nous arrêterait pour ce motif et pour nos croyances religieuses ».

Quant à Duaa, elle revient sur leur vie alors que les hommes de la maison sont loin. Elle raconte : « L’une des conséquences les plus sévères est que nous [les filles] n’avions d’autre choix que de voler de nos propres ailes. Le plus dur de la période de détention de mon père reste sans doute la responsabilité tombée sur le dos de notre mère qui était seule à devoir subvenir à nos besoins et à prendre soin de nous. Et c’est parce que nous étions seules à la maison (même mes frères étaient en prison), nous devions nous débrouiller pour payer nos factures et pour payer l’école. En tant que filles, c’était très pénible à supporter car nous n’avions personne sur qui compter ni un support pour nous protéger ou nous soutenir. C’était l’isolement. »

« Ces chiens m’ont terrifiée »

Oum Talal, la mère de Shreim, une femme menue et frêle livre son témoignage à Al Jazeera et revient sur un incident particulièrement terrorisant auquel elle a dû faire face lors d’une visite à son fils.

En s’approchant de la prison, dit-elle, un agent de la prison a interpellé la vieille dame en lui ordonnant d’entrer dans une salle. Épouvantée, elle obéit, tenant nerveusement son chapelet entre ses doigts.

« Ces chiens m’ont terrifiée » dit-elle au sujet des israéliens, en ajoutant que la peur des visites de prisons lui avait toujours causé des insomnies.

Elle se souvient donc de ce jour où elle a été laissée très longtemps seule dans la salle. Des heures passaient et personne n’est venu lui parler, sans doute étaient-ils tous partis. Elle a commencé à crier et à hurler. Finalement, une gardienne de prison est venue la voir à travers la fenêtre pour la conduire dans une autre pièce. On lui a demandé si elle avait une bombe, en l’obligeant d’enlever tous ses vêtements.

L’officier de prison a ensuite demandé à Oum Talal de se rhabiller pour la laisser partir. Malgré cela, elle ajoute qu’elle a été fouillés de nouveau à l’entrée de la prison. « Je ne suis pas prête d’oublier ce jour où j’ai eu très peur, mais je n’avais pas baissé les bras et j’ai continuer mes visites en prison ».

Informé du calvaire qu’a vécu sa mère, Talal Shreim est devenu fou furieux. Il en a fait part aux autres prisonniers qui, à leur tour, ont exprimé leur colère. En conséquence, il a été accusé d’avoir provoqué des troubles et a été placé en isolement pendant six ans. Il s’agit d’une pièce qui mesure trois mètres sur 1n5 mètre, partagée avec un autre prisonnier. Ce type de confinement consiste également à l’interdiction, durant les exercices quotidiens, la moindre interaction avec les prisonniers sauf ceux en isolement.

Autrement dit, l’isolement tel que son nom l’indique, est mis en place pour que ces prisonniers particuliers soient coupés du reste de la population détenue. De ce fait, toute la journée et chaque jour, Shreim ne côtoyait que son compagnon de cellule. « Dans l’isolement, à peine est-il possible d’être debout, mais aucune chance de pouvoir voir les enfants » ajoute-t-il, « et tout cela parce que je me suis révolté contre la façon avec laquelle ont a traité ma vieille maman. »

Une vie en cavale

Avant son arrestation, Shreim était souvent obligé de se terrer. Entre 1988 et 2001, il ne pouvait pas vivre plus de huit mois libre sans qu’il ne soit arrêté de nouveau. Même libéré, il était contraint de « vivre en cavale ». A ce titre, sa famille reconnaît qu’entre les deux séparations, la moins difficile était sans doute la période qu’il passait en prison.

Sa mère affirme : « Quand il était en fuite, les israéliens venaient chez nous tout le temps. Ils entraient à la maison qu’ils laissaient sens dessus-dessous, cassaient tout et regroupaient tous les habitants de l’immeuble. C’était très effrayant ». C’est pourquoi, elle réitère : « Nous préférions qu’il soit en prison, plutôt qu’en fuite »

Et quand il était en fuite, ce sont ses enfants qui ont dû prendre la relève et prendre en main le rôle et les devoirs de leur père. Ainsi, Mohamed explique que lorsque son père était absent, les frères étaient devenus les hommes de la maison, un rôle bien trop dur à jouer. « Des fois, des choses se produisent à la maison, automatiquement, en tant que son fils, je songe à aller lui dire ce qui est arrivé, mais ça restait une tâche impossible ». Il n’y avait aucun moyen pour rester en contact avec le père.

Et la raison est très simple. Ignorer où le père se cache signifie sa sécurité car si ses proches savent où il se trouve, le risque d’aveux sous la torture augmente.

Cette confidentialité porte souvent ses fruits. Selon Mohamed, quand l’armée israélienne attaque leur maison, elle essayera sans doute de tirer quelques informations de ses occupants. « Et comme nous ignorons tout sur son lieu de cachette, nous ne pourrons leur être utiles. Même quand nous étions plus jeunes et terrorisés et qu’on voyait qu’ils allaient nous tabasser, nous ne pouvions rien dire car nous ignorions sa trace. Il faut dire qu’en étant jeunes, nous risquions de laisser échapper, sans le savoir, n’importe quelle information qui serait utile pour eux. »

Et pour finir, Shreim résume la réalité palestinienne et précise que les rudes épreuves vécues, lui et sa famille, ne sont pas un fait peu commun dans les Territoires Occupés. La vie des Shreim est juste un microcosme d’une souffrance qui a, depuis très longtemps, élu domicile chez la population palestinienne toute entière. »

Le 19 décembre 2011 – Al Jazeera – Vous pouvez consulter cet article à :
http://www.aljazeera.com/indepth/fe…Traduction : Info-Palestine.net Niha

Le nouvel-an avec Mazin Qumsiyeh à Charleroi et à Bruxelles


rue de la Station 58/2 – 6140 Fontaine-l’Evêque

La Plate-forme Charleroi-Palestine
vous invite à une réception de nouvel-an ce
vendredi 13 janvier à partir de 18h
avec la participation de
Mazin Qumsiyeh


professeur de génétique des Universités de Bir Zeit

et de Bethléem, président du « Palestinian Center for Rapprochement Between People » and coordinateur du « Popular Committee Against the Wall and Settlements » de Beit Sahour. Mazin Qumsiyeh, qui s’est opposé à la politique de l’Autorité Palestinienne consistant, selon lui, à poursuivre indéfiniment un « dialogue » avec l’occupant israélien et son protecteur U.S. sans réel objet ni autre perspective que la poursuite de la colonisation, s’exprimera sur le thème : « La résistance populaire

en Palestine«  L’horaire de la soirée, qui aura lieu dans les locaux de

« LA BRAISE », rue Zénobe Gramme 21 à Charleroi, sera le suivant :

  • vous êtes attendu(e) à 18h.
  • repas fraternel à 18h30 (couscous maison)
  • conférence de Mazin Qumsiyeh à 20 h

Participation aux frais :
– repas + conférence : 7 &euro (à payer sur place)
– conférence seule : 2 &euro RESERVATION INDISPENSABLE PAR TELEPHONE AU
0473 28 63 75
Les bénéfices de la soirée sont destinés à la mission
« Bienvenue en Palestine <http://bienvenuepalestine.com/>  »

Au cours de son séjour en Belgique, Mazin Qumsiyeh prendra également la parole : – à Bruxelles, à la Maison de la Paix (5 rue Van Elewijck à 1050 Bruxelles) le 13 janvier de 12 à 14 heures. – à Liège, dans le cadre de l’INDIGN’ACTION « 6 heures pour la Palestine » organisée par l’ABP et le Comité Verviers-Palestine, au « Centre Poly-culturel Résistances CPCR », rue Jonruelle 11-15 à 4000 Liège, le samedi 14.

Il parlera à 15h. Les activités de cette journée se poursuivront jusque dans la soirée. Tous les détails sur l’affiche des « 6 heures pour la Palestine » annexée à ce message.
Restez informés, visitez le site web de la plate-forme régulièrement <http://www.pourlapalestine.be>

Réflexions d’une juive arabe


lundi 2 janvier 2012 – 06h:48

Ella Habiba Shohat
BintJbeil


Dépouillés de notre histoire, nous avons été forcés par notre situation de huis-clos de refréner notre nostalgie collective, au moins au sein de la sphère publique. La notion omniprésente d’ « un peuple unique » réuni dans sa patrie antique n’autorise aucune mémoire attendrissante de la vie avant Israël.

(JPG) Ella Habiba Shohat est professeur en Études culturelles et en Études des femmes à Cuny. Écrivaine, oratrice et militante, elle a écrit Israeli Cinema : East/West and the Politics of Representation (université du Texas – Press, 1989) et elle est co-auteur (avec Robert Stam) de Unthinking Eurocentrism : Multiculturalism and the Media (Routledge 1994). Shohat a également co-édité Dangerous Liaisons : Gender, Nation and Postcolonial Reflections (Université de Minnesota – Press 1997) et est la rédactrice de Talking Visions : Multicultural Feminism in a Transnational Age (MIT Press – The New Museum, 2000). Elle écrit souvent pour des journaux comme Social Text et le Journal for Palestine Studies. Son adresse : ella.shohat@nyu.edu

Quand les questions de discours racial et colonialiste sont débattues aux États-Unis, les personnes originaires du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord en sont souvent exclues. Cet article est écrit avec l’intention d’ouvrir un débat multiculturel, dépassant la catégorisation simpliste du recensement U.S. des peuples du Moyen-Orient en tant que « Blancs ».

Il est aussi écrit avec l’intention d’aborder les multicultures des notions américaines de la judaïté. Mon récit personnel remet en question l’opposition eurocentrique des Arabes et des juifs, particulièrement le déni des voix des Arabes juifs (Séfarades) tant dans le contexte moyen-oriental qu’américain.

Je suis une juive arabe. Ou, pour être plus précise, une femme israélo-iraquienne vivant, écrivant et enseignant aux États-Unis. La plupart des membres de ma famille sont nés et ont grandi à Bagdad, et maintenant vivent en Iraq, en Israël, aux États-Unis, en Angleterre et en Hollande. Quand ma grand-mère a d’abord rencontré la société israélienne dans les années cinquante, elle a été convaincue que les gens qui regardaient, parlaient et mangeaient si différemment – les juifs européens – étaient en fait des chrétiens européens. La judaïté pour sa génération était inextricablement associée au Moyen-Orient. Ma grand-mère, qui vit toujours en Israël et communique toujours largement en arabe, a dû apprendre à parler de « nous », en tant que juifs, et d’ « eux » en tant qu’Arabes. Pour les Moyen-Orientaux, la distinction s’est toujours opérée sur « musulmans », « juifs » et « chrétiens », pas sur Arabes par rapport à juifs. Il était supposé que l’ « arabité » se référait à une culture et à une langue partagées en commun, quoique avec des différences religieuses.

Les Américains sont souvent étonnés de découvrir les possibilités existentiellement nauséabondes ou délicieusement exotiques d’une telle identité syncrétique. Je me souviens d’un collègue bien établi qui, malgré mes leçons élaborées sur l’histoire des juifs arabes, avait toujours du mal à comprendre que je n’étais pas une anomalie tragique – par exemple, la fille d’un Arabe (palestinien) et d’une Israélienne (juive européenne). Vivre en Amérique du Nord fait qu’il est plus difficile encore de communiquer que nous sommes juifs et que nous avons toujours droit à notre différence moyen-orientale. Et que nous sommes arabes avec toujours le droit à notre différence religieuse, comme les chrétiens arabes et les musulmans arabes.

Ce fut précisément la police des frontières culturelles en Israël qui a conduit certains d’entre nous à nous échapper dans des métropoles d’identités syncrétiques. Pourtant, dans un contexte américain, nous sommes confrontés à nouveau à une hégémonie qui nous permet de raconter une mémoire juive unique, c’est-à-dire, une mémoire européenne. Pour tous ceux d’entre nous qui ne cachent pas leur moyen-orientalité sous un « nous » juif, il devient de plus en plus difficile d’exister dans un contexte américain hostile à la notion même d’orientalité.

En tant que juive arabe, je suis souvent obligée d’expliquer les « mystères » de cette entité oxymore. Que nous parlions arabe, pas yiddish ; que pendant des millénaires, notre créativité culturelle, laïque et religieuse, a été largement articulée en arabe (les Maimonides étant de ces quelques intellectuels à « la faire » dans la conscience de l’Occident) ; et que même les plus religieuses de nos communautés au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ne se sont jamais exprimées dans des prières hébraïques à fort accent yiddish, ni qu’elles n’aient mis en pratique les normes gestuelles de la liturgie et les codes vestimentaires favorisant les couleurs sombres de la Pologne d’il y a des siècles. Les femmes du Moyen-Orient n’ont pareillement jamais porté de perruques ; pour se couvrir les cheveux, si elles les couvraient, cela dépendait des vêtements régionaux (dans le sillage de l’impérialisme britannique et français, beaucoup portaient des vêtements de style occidental). Si vous allez dans nos synagogues, même à New York, Montréal, Paris ou Londres, vous serez étonnés d’entendre les quarts de ton modulés de notre musique que les non-initiés pourraient penser venir d’une mosquée.

Maintenant que les trois topographies culturelles qui composent mon histoire éclatée et disloquée – Iraq, Israël et États-Unis – ont été impliquées dans une guerre, il est crucial de dire que nous existons. Certains d’entre nous refusent de se dissoudre comme pour encourager des divisions nationales et ethniques « nettes ». Mon anxiété et ma peine durant les attaques de Scud sur Israël, où vivent certains membres de ma famille, n’ont pas étouffé ma peur et mon angoisse pour les victimes des bombardements sur l’Iraq, où j’ai aussi des parents.

La guerre, cependant, est l’amie des binarités, laissant peu de place aux identités complexes. La Guerre du Golfe, par exemple, a intensifié une pression déjà familière sur la diaspora arabe-juive dans le prolongement du conflit israélo-arabe : une pression pour choisir entre, être juif ou être arabe. Pour nos familles qui vivaient en Mésopotamie au moins depuis l’exil babylonien, qui ont été arabisées pendant des millénaires, et qui ont été brutalement dégagées en Israël il y a 45 ans, d’être soudain contraintes d’assumer une identité juive européenne homogène, basée sur des vécus en Russie, en Pologne et en Allemagne, fut un exercice d’auto-dévastation. Etre juif et européen ou américain n’a guère été perçu comme une contradiction, mais être juif arabe a été vu comme une sorte de paradoxe logique, même une subversion ontologique. Cette binarité a entraîné de nombreux juifs orientaux (notre nom en Israël, en se référant à nos pays asiatiques et africains communs d’origine, est mizrahi ou mizrachi) vers une schizophrénie profonde et viscérale, puisque pour la première fois dans notre histoire, arabité et judaïté étaient imposés comme des antonymes.

Le discours intellectuel en Occident met en lumière une tradition judéo-chrétienne, mais reconnaît rarement la culture judéo-musulmane du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, ou de l’Espagne antérieure à l’expulsion (1492) comme des parties européennes de l’Empire ottoman. Le vécu juif dans le monde musulman a souvent été dépeint comme un cauchemar sans fin d’oppressions et d’humiliations.

Même si je ne veux en aucune manière idéaliser ce vécu – il y avait des tensions, des discriminations occasionnellement, voire de la violence -, dans l’ensemble, nous vivions très facilement avec les sociétés musulmanes.

Notre histoire ne peut pas simplement être débattue en terminologie juive européenne. En tant que juifs iraquiens, tout en conservant une identité commune, nous étions généralement bien intégrés et considérés comme des autochtones dans le pays, formant un élément indissociable de sa vie sociale et culturelle. Bien qu’arabisés, nous utilisions l’arabe même dans les hymnes et nos cérémonies religieuses. Les tendances libérales et laïques du 20e siècle ont engendré une association encore plus solide des juifs iraquiens et de la culture arabe, qui a mené les juifs dans une arène extrêmement active dans la vie publique et culturelle. D’éminents écrivains, poètes et universitaires juifs ont joué un rôle vital dans la culture arabe, se distinguant dans le théâtre, la musique de langue arabe, comme chanteurs, compositeurs et joueurs d’instruments traditionnels.

En Égypte, au Maroc, en Syrie, au Liban, en Iraq et Tunisie, des juifs sont devenus membres des assemblées législatives, de conseils municipaux, de l’institution judiciaire, et même ont occupé des postes importants dans l’économie. (Le ministre des Finances d’Iraq dans les années quarante était Ishak Sasson, et en Égypte, Jamas Sanua – des postes plus élevés, comble d’ironie, que ceux que notre communauté obtenait généralement au sein de l’État juif jusque dans les années quatre-vingt-dix !).

(JPG) Le même processus historique qui a dépossédé les Palestiniens de leurs biens, terres et droits politiques nationaux, est lié à la dépossession des juifs du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord de leurs biens, terres, et racines dans les pays musulmans. En tant que réfugiés, ou immigrants de masse (selon le point de vue politique auquel on se place), nous avons été forcés de tout quitter et d’abandonner nos passeports iraquiens. Le même processus a aussi touché notre déracinement ou notre positionnement ambigu en Israël même, où nous avons été systématiquement discriminés par les institutions qui déployaient toute leur énergie et leur matériel pour que les avantages aillent constamment aux juifs européens et les désavantages aux juifs orientaux. Même notre physionomie nous trahissait, allant jusqu’à une perception colonialiste ou physique internalisée. Les femmes séfarades orientales teignaient souvent leurs cheveux noirs en blond, tandis que les hommes ont été plus d’une fois arrêtés ou frappés alors qu’on les prenait pour des Palestiniens. Si pour les immigrants ashkénazes venant de Russie et de Pologne c’était une aliya sociale (littéralement, une « montée »), pour les juifs sépharades d’Orient, c’était une yerida (une « descente »).

Dépouillés de notre histoire, nous avons été forcés par notre situation de huis-clos de refréner notre nostalgie collective, au moins au sein de la sphère publique. La notion omniprésente d’ « un peuple unique » réuni dans sa patrie antique n’autorise aucune mémoire attendrissante de la vie avant Israël. Nous n’avons jamais été autorisés à pleurer un traumatisme que les images de destructions en Iraq n’ont fait qu’amplifier et cristalliser pour certains d’entre nous. Notre créativité culturelle en arabe, hébreu et araméen n’est guère étudiée dans les écoles israéliennes, et il devient difficile de convaincre nos enfants que nous avons vraiment existé là-bas, et que certains d’entre nous sont toujours en Iraq, au Maroc, au Yémen et en Iran.

Les médias occidentaux préfèrent de beaucoup le spectacle de la marche triomphale de la technologie occidentale à celui de la survie des peuples et cultures du Moyen-Orient. Le cas des juifs arabes n’est qu’une de ces nombreuses élisions. De l’extérieur, il y a peu de peu de perception de notre communauté, et encore moins de la diversité de nos opinions politiques. Les mouvements pacifiques séfarades orientaux, des Panthères Noires des années soixante-dix à la nouvelle Keshet (une coalition « Arc-en-Ciel » [« Rainbow »] de groupes mizrahim en Israël), non seulement appellent à une paix juste pour les Israéliens et les Palestiniens, mais aussi à une intégration culturelle, politique et économique d’Israël/Palestine au Moyen-Orient. Et ainsi, à mettre fin aux binarités de guerre, et à une cartographie simpliste des identités moyen-orientales.
Du même auteur :

-  Juifs séfarades en Israël – avec Michel Warschawski – Le Monde diplomatique

14 décembre 2011 – BintJbeil – Irvi Nasawi – Cultures séfarades et moyen-orientales – traduction : JPP

source

Comité belge pour soutenir la Révolution syrienne


En ce début d’année,

nous vous présentons nos meilleurs voeux
et nous souhaitons une Syrie libre, juste et démocratique.
C’est pourquoi le Comité continue ses actions de soutien aux manifestants et aux révolutionnaires syriens.

Ce dimanche 8 janvier 2012
de 14h à 16h
manifestation à La Bourse
Bld Anspach
1000 Bruxelles


Tous les dimanches de janvier, même jour, même heure, même endroit
(autorisation de la Ville de Bruxelles à confirmer)

Commotion, le projet d’un Internet hors de tout contrôle


LEMONDE | 30.08.11 | 17h28   •  Mis à jour le 30.08.11 | 18h44

Une vingtaine de jeunes gens finalisent un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit 100 % autonomes, qui fonctionneront sur les fréquences Wi-Fi, sans s'appuyer sur aucune infrastructure existante.

Une vingtaine de jeunes gens finalisent un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit 100 % autonomes, qui fonctionneront sur les fréquences Wi-Fi, sans s’appuyer sur aucune infrastructure existante.Conspiritech / Wikimedia commons

Un immeuble confortable et anonyme, au cœur de Washington, à quelques rues de la Maison Blanche. Dans une enfilade de bureaux au fond du 5e étage, une vingtaine de jeunes gens, surtout des garçons, travaillent discrètement, dans une ambiance à la fois studieuse et décontractée. Cette petite équipe, composée d’informaticiens, de juristes et de sociologues, est en train de réaliser l’utopie suprême des hackers et des militants libertaires du monde entier : un logiciel permettant la création de réseaux sans fil à haut débit 100 % autonomes, qui fonctionneront sur les fréquences Wi-Fi, sans s’appuyer sur aucune infrastructure existante – ni relais téléphonique, ni câble, ni satellite. Ils seront mouvants, horizontaux, entièrement décentralisés et échapperont à toute surveillance, car le trafic sera anonyme et crypté.

Ce projet ambitieux – nom de code Commotion– est dirigé par Sascha Meinrath, 37 ans, militant de longue date de l’Internet libre et précurseur des réseaux citoyens – au sein du collectif de journalistes en ligne Indymedia, puis à l’université d’Urbana-Champaign (Illinois), un des berceaux du logiciel libre, et dans diverses start-up et ONG d’action sociale : « J’ai bricolé mon premier réseau autonome il y a dix ans. Les antennes étaient faites avec des boîtes de conserves. » Depuis ces temps héroïques, Sascha Meinrath a fait du chemin. Dans sa version actuelle, Commotion est un projet très officiel. Il est hébergé et financé par l’Open Technology Initiative (OTI), département high-tech de la New America Foundation, organisme prestigieux consacré à l’étude des grands problèmes de la société américaine, et présidé par Eric Schmidt, l’un des patrons de Google.

Grâce à cette tutelle, Sascha Meinrath dispose d’un budget annuel de 2,3 millions de dollars (1,6 million d’euros), auxquels est venue s’ajouter une subvention exceptionnelle de 2 millions, octroyée par le département d’Etat. En effet, les diplomates américains s’intéressent de près à la technologie des réseaux sans fil autonomes, légers et faciles à installer. Ils espèrent les déployer bientôt sur le terrain dans diverses situations d’urgence : dans des zones dévastées par une guerre ou une catastrophe naturelle ; dans les régions les plus déshéritées de la planète, où les populations sont privées de moyens de communication modernes ; et, enfin, comme « outil de contournement » dans des pays dictatoriaux, pour aider les dissidents politiques à communiquer entre eux et avec le reste du monde, en déjouant la surveillance policière et la censure. « Fin 2010, se souvient Sascha Meinrath, j’ai appris un peu par hasard que le département d’Etat avait décidé d’aider ce type de recherches. Nous avons déposé un dossier, en concurrence avec d’autres organisations, et nous avons été choisis. Les autres projets s’appuyaient en partie sur les infrastructures existantes, alors que Commotion les court-circuite entièrement. »

« LE SEUL OUTIL À APPORTER SUR LE TERRAIN, C’EST UNE CLÉ USB »

La subvention fédérale n’a pas suffi à transformer l’équipe de Commotion en fonctionnaires. Josh King, 28 ans, le responsable technique, a gardé son look très rebelle – vêtu de noir de la tête aux pieds, avec chaîne, piercing et cheveux en bataille… Son bureau est encombré d’appareils de toutes sortes, sur lesquels il fait des tests approfondis, car Commotion doit pouvoir fonctionner avec un assemblage hétéroclite. Ses logiciels transforment un routeur Wi-Fi ordinaire, un simple PC ou un smartphone en relais intelligents, capables de connaître en temps réel la configuration du réseau, et de trier les données pour les envoyer vers leurs destinataires, ou vers un autre relais, plus proche du but. Par ailleurs, Commotion peut être facilement raccordé au reste du monde : il suffit qu’un seul des appareils soit connecté à Internet pour que tous les autres profitent de l’accès. « En fait, résume Josh King, le seul outil indispensable à apporter sur le terrain, c’est une clé USB contenant les logiciels, qui doivent être installés sur chacun des appareils appelés à faire partie du réseau. » Depuis le printemps 2011, OTI propose des éléments de Commotion en téléchargement libre sur Internet. Une version de travail complète sera disponible en septembre, afin que des experts de tous les pays puissent l’étudier et faire des suggestions. Sascha Meinrath ne sait pas exactement qui télécharge quoi, car il ne garde aucune trace des internautes venant sur le site : « Si nous conservions une liste de nos visiteurs, nos serveurs pourraient être piratés par différents gouvernements – y compris le nôtre. »

Récemment, OTI a reçu des messages de militants du « printemps arabe », vivant en Egypte, en Syrie, en Libye, à Bahreïn et au Yémen : « Ils veulent se procurer Commotion, mais nous essayons de les dissuader. C’est trop tôt, il n’est pas sécurisé, ce serait risqué de s’en servir contre un régime répressif. Cela dit, si ça se trouve, des groupes clandestins utilisent déjà des versions provisoires, sans nous le dire. Certains interlocuteurs sont peut-être des agents au service des dictatures, mais peu importe, nous montrons la même chose à tout le monde. »

Sascha Meinrath se donne jusqu’à fin 2012 pour produire une version utilisable par le grand public. Pour aller plus vite, OTI s’approprie des systèmes mis au point par d’autres équipes. Pour la sécurisation, Commotion va intégrer les programmes du projet TOR (The Onion Router), inventé par une bande d’hackers allemands et américains pour circuler sur Internet en évitant d’être repéré. TOR a notamment été utilisé pour protéger les communications du site WikiLeaks –qui a divulgué en 2010 des masses de documents secrets appartenant au gouvernement des Etats-Unis. L’un des créateurs de TOR, l’Américain Jacob Appelbaum, fut un temps très proche de l’équipe de WikiLeaks. A deux reprises, en 2010, il a été arrêté par la police américaine, qui l’a interrogé sur ses activités au sein de WikiLeaks et a saisi ses téléphones et ses ordinateurs. Or, Jacob Appelbaum est aussi un ami personnel de Sascha Meinrath, qui fait appel à lui comme conseiller pour la mise au point de Commotion.

Pour expliquer cette situation paradoxale, Sascha Meinrath évoque la « schizophrénie » du gouvernement fédéral : « Parmi les responsables de Washington, il y a encore des gens formés pendant la guerre froide, qui rêvent de tout bloquer et de tout surveiller, mais il y a aussi des jeunes arrivés avec Obama, qui sont partisans de la transparence et de la liberté d’expression. En privé, de nombreux fonctionnaires du département d’Etat étaient en colère de voir leur hiérarchie critiquer WikiLeaks aussi violemment. Selon eux, l’affaire aurait pu être l’occasion de montrer au monde que les Etats-Unis savent défendre la liberté d’expression et la transparence, en toutes circonstances. »

A présent, Jacob Appelbaum participe à un vaste projet baptisé Freedom Box – un ordinateur basique et bon marché transformé en serveur crypté et sécurisé pour le grand public. Sascha Meinrath envisage d’intégrer Freedom Box au réseau Commotion, notamment pour bénéficier d’une fonction dite de « connexion différée » : « Par exemple, lors d’une manifestation réprimée par la police, un manifestant prend une photo avec un smartphone connecté à Commotion. Internet a été coupé ce jour-là dans le quartier par les autorités, la photo ne peut pas sortir du pays, mais grâce à Commotion, elle est stockée à l’abri, sur une freedoom box locale. Puis, dès qu’Internet est rétabli, la box envoie automatiquement la photo dans le monde entier. »

LES ENTREPRISES DE TÉLÉCOMS, ENNEMIS POTENTIELS

OTI songe à intégrer d’autres appareils expérimentaux, qui permettront aux utilisateurs de partager des masses de fichiers lourds, de faire transiter sur Commotion des appels téléphoniques passés avec des mobiles ordinaires, de transmettre des données dans toutes les gammes de fréquences, et même d’interconnecter plusieurs réseaux voisins : « En juillet, raconte Sascha Meinrath, une équipe d’hackers en camionnette a monté un réseau éphémère, couvrant une zone de 60 km sur 30, à cheval sur l’Autriche, la Croatie et la Slovénie. C’est la preuve qu’on peut fournir une connexion Internet à toute une zone frontalière, sans être physiquement présent dans le pays. » Commotion n’est pas prêt pour un déploiement dans les zones à risque, mais il peut déjà être testé aux Etats-Unis – par exemple, dans les quartiers pauvres des grandes villes, dont les habitants ne peuvent pas se payer d’abonnement Internet classique. A Washington, à Detroit, et dans une réserve indienne californienne, l’OTI est entré en contact avec des associations de quartiers et des groupes militants qui avaient entrepris de créer des réseaux sans fil sauvages, pour offrir aux habitants des accès Internet gratuits. Grâce à son expertise et à son carnet d’adresses, l’équipe d’OTI a fourni à ces amateurs une aide technique et financière décisive.

Cette fois, les ennemis potentiels sont les entreprises de télécoms, qui pourraient faire pression sur les autorités, pour qu’elles tuent ces initiatives citoyennes à coups de lois et de restrictions bureaucratiques. Sascha Meinrath est conscient de la menace : « Notre technologie va bousculer pas mal de choses, y compris aux Etats-Unis. Si les gens se mettent à construire leurs propres réseaux, le business model des groupes de télécoms va s’effondrer. Il faut s’attendre à ce qu’ils contre-attaquent brutalement. » Commotion devra aussi affronter l’hostilité des majors d’Hollywood, car il peut faciliter le piratage des œuvres sous copyright. Sascha Meinrath est à la fois fataliste et optimiste : « Que ce soit aux Etats-Unis, au Moyen-Orient ou ailleurs, qui va mettre en place ces réseaux alternatifs ? Pas des vieux, on le sait. Ce sont les ados qui vont s’en emparer. Ils s’en serviront pour contester l’ordre établi et aussi pour partager leur musique et leurs films. Ce sera peut-être négatif pour les détenteurs de droits, mais le bilan global sera très positif. »

Yves Eudes

Article paru dans l’édition du 31.08.11

Des corps de civils torturés remis à leurs familles


AFP

Mis en ligne le 01/01/2012

Une femme est décédée samedi des suites de blessures reçues vendredi à Tibet al-Imam à Hama.
Trois civils ont été tués samedi par les tirs des forces de sécurité en Syrie, secouée depuis mars par une révolte populaire sans précédent, et les corps de quatre civils, dont certains ont été torturés, ont été remis à leurs familles, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). 

Dans la région de Homs (centre), deux civils ont péri sous les balles de tireurs embusqués au barrage al-Sawameh dans la ville de Qousseir.

Dans le village de Kafarnoubol dans la région d’Idleb (nord-ouest), près de la frontière turque, un civil a été tué par une balle perdue.

Les corps de quatre autres civils, qui avaient été arrêtés par les forces de sécurité et certains torturés, ont été remis à leurs proches à Wadi Irane dans la région de Homs et à Ariha, dans la province d’Idleb, a indiqué l’OSDH dans un communiqué.

Une femme est décédée samedi des suites de blessures reçues vendredi à Tibet al-Imam à Hama, dans le centre du pays, selon la même source.

Dans un communiqué, les comités locaux de coordination (LCC), qui organisent les manifestations sur le terrain, ont fait état de la mort de 5.862 civils en 2011 par les forces de sécurité en Syrie. Parmi ces morts, figurent 395 enfants.

Selon les LCC, les « jeunes de la Révolution » ont célébré le nouvel an 2012 dans la nuit de samedi à dimanche en organisant des manifestations simultanées à Idleb, Alep (nord), Zabadani (province de Damas), Deraa (sud) et Qamechli (nord-est).

Par ailleurs, le général Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, qui est à la tête de la mission des observateurs arabes, a démenti des propos de l’un des observateurs qui faisait état sur une vidéo de la présence de tireurs embusqués à Deraa, berceau de la contestation.

« Cet homme a dit que s’il voyait –de ses propres yeux– ces tireurs embusqués, il les signalerait immédiatement », a déclaré le général Dabi lors d’un entretien sur la chaîne BBC.

« Mais il n’a pas vu (de tireurs) », a-t-il ajouté.

Les observateurs ont commencé leur mission le 26 décembre en Syrie pour rendre compte de la situation dans le pays.

Elle fait partie d’un plan de sortie de crise de la Ligue arabe, prévoyant l’arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l’armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs arabes et la presse.

Selon une estimation de l’ONU, plus de 5.000 personnes ont été tuées dans la répression depuis la mi-mars et plus de 14.000 arrêtées.

source

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑