L’AFP à la rencontre de rebelles syriens près de la frontière turque, édifiant…


Dans la montagne rebelle, les maquisards syriens défient Damas

(REPORTAGE) Par Michel MOUTOT

DANS LA PROVINCE D’IDLEB (Syrie), 19 mars 2012 (AFP)

Le coup de canon résonne au loin, vers Idleb. Dans leur base cachée dans la montagne, entre oliviers et vestiges romains, les hommes d’Abou Souleimane y prêtent à peine attention.
Ici, dans le nord de la Syrie, adossés à la frontière turque, ces rebelles règnent en maîtres sur des dizaines de kilomètres carrés; villages et hameaux éparpillés dans des collines de terre rouge, rocheuses et escarpées.
Certains ont participé, la semaine dernière, à la bataille d’Idleb avant de se replier dans le djebel. « Les chars ne peuvent pas monter ici, ils craignent les embuscades », dit Abou Souleimane. « Et nous sommes si près de la frontière que Bachar n’osera pas employer l’aviation, il craint les Turcs ».
A 35 ans, ce fils de notable de Hama tué dans la répression sanglante de la révolte de 1982 a mis la richesse familiale à contribution pour former dans cette région l’un des groupes armés qui luttent contre le régime de Bachar al-Assad.
L’unité porte son nom, c’est lui qui finance les achats d’armes. Au volant de sa berline blanche, il roule à petite allure saluant paternellement les jeunes gens en armes qui gardent les carrefours et entrées de villages.
Il affirme disposer d’un millier de combattants. La base que des journalistes de l’AFP ont pu voir dimanche, quatre cabanes de parpaings au sommet d’une colline verdoyante, entourées de ruines et de bains romains, n’en comptait
qu’une trentaine.
Couché sous des couvertures, un blessé se repose au premier soleil du printemps. Nasser, 24 ans, a pris une balle dans l’épaule à Idleb. Bandé et perfusé, souriant tristement, il récupère.
L’armement est léger, hétéroclite. Des kalachnikovs, deux fusils-mitrailleurs, un lance-roquettes avec une seule grenade. A leur façon de les porter on devine qu’il y a parmi eux bien des novices et peu de déserteurs de l’armée.
« Notre but est chasser l’armée de Bachar de toute la montagne », assure Abou Souleimane. « Nous allons les faire fuir et ce sera notre région, le berceau de la libération ». « Nous n’avons pas besoin d’hommes: ce qu’il nous faut ce sont des armes. Des missiles antichars, anti-aériens.
Des choses modernes et efficaces. Combien de temps cela prendra ? L’ONU va peut-être mettre deux ans à prendre une décision. On s’y attend. La guerre sera longue ».
Le « groupe de combat Abou Souleimane » assure coopérer avec des unités voisines pour monter des opérations. Mais il ne veut pas entendre parler de l’Armée syrienne libre (ALS). « Je suis allé trois fois en Turquie voir son chef, Riad Assaad », affirme le « capitaine Ayoub », l’un des seconds. « Je lui ai demandé de nous fournir de l’argent, des armes. Il n’a rien fait. C’est un menteur. Ce qu’il veut c’est prendre la place de Bachar dans son palais et rien d’autre ! »
Les hommes qui ne dorment pas dans la base sont hébergés dans des maisons sûres, une par hameau. Ils regardent la télévision et sur des ordinateurs des films enregistrés montrant comment fabriquer des bombes artisanales ou des mines anti-véhicules. Ils portent dans leurs gilets des grenades faites de morceaux de tuyaux vissés, remplis d’un mélange détonant que l’on déclenche en allumant une mèche. Ils affirment avoir de gros modèles, dans des seaux, capables de détruire
des tanks.
Sur le toit d’une maison, deux d’entre eux disposent au soleil, pour les faire sécher après la pluie, des bandes de milliers de balles de mitrailleuse. « Il nous en faut davantage », se lamente Abdallah Zarzour, 30 ans, professeur d’arabe il y a un an. « Celles-ci viennent du Liban mais nous avons besoin d’armes plus puissantes. Si l’OTAN, l’ONU ne nous aident pas, notre combat durera des années.
Bachar est fort, il s’est armé et a armé les siens pendant quarante ans ».
Abou Souleimane fait essayer à ses hommes, qui tirent sur des pierres, son fusil d’assaut américain M4. Effrayés par les détonations, des adolescents juchés sur des ânes chargés de fagots de bois d’olivier talonnent leurs montures.

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Les associations palestiniennes qui accueillent la mission « Bienvenue en Palestine »


Dimanche, 18 Mars 2012 12:38 Myriam De Ly Voyager en Palestine

La mobilisation pour l’accueil et le soutien à la mission internationale « Bienvenue en Palestine », s’amplifie en Palestine à quelques semaines du départ le 15 avril.

Ci-dessous la liste des associations qui attendront lles internationaux, venant du Canada, des EU, de la France, de la Belgique, de la Grande-Bretagne, de l’Italie, de l’Espagne et d’autres pays.

– Al-Awda Center, Beit Sahour
– Al-Rowwad Cultural and Theatre Training Centre, www.alrowwad-acts.ps
– The Alternative Information Center – AIC – www.alternativenews.org
– Bil’in Popular Resistance Committee www.bilin-village.org
– Friends of Freedom and Justice, Bil’in www.bilin-ffj.org
– Handala Center – www.handalla-center.org
– Holy Land Trust : www.holylandtrust.org
– International Solidarity Movement : www.palsolidarity.org
– OPGA – Occupied Palestine and Golan Heights Advocacy Initiative
– Palestinian Centre for Rapprochement between People www.PCR.PS
– Palestine Solidarity Project : www.palestinesolidarityproject.org
– Popular Struggle Coordinating Committee www.popularstruggle.org
– Youth Against Settlements (Hebron)
– Youth Activity Center – Aida Camp (www.key1948.org)

Ainsi que de nombreux Comités populaires dans différents villages et villes.

Le gouvernorat de Bethléem soutient également officiellement la mission et accueillera les délégations dès leur arrivée sur place.

Mise à jour le Dimanche, 18 Mars 2012 13:05