SYRIE : Soral, le nouveau BHL !


Première partie

Seconde partie

PARTIE 2 CENSURÉE donc les images choquantes ont été « floutées. »

A l’image de celui qu’il critique toujours comme pour mieux l’imiter, Alain Soral suit la voie de BHL en nous expliquant la Vérité sur la Syrie et la Révolution en cours sur la base de ce qu’il a vu au terme d’un voyage de quelques jours.
Alain Soral n’a rien vu mais a tout compris. Il n’a pas vu de manifestations à Damas centre et à Hama et en déduit donc que tout est calme en Syrie. Manque de méthodologie ou malhonnêteté ? Qu’il parte donc à Homs et plus particulièrement à Alrastan au lieu de se promener à Damas centre, où la police secrète est omniprésente, ou à Hama, après la tempête. Qu’il parte donc à Deera, ou dans la banlieue de Damas !
Plus étonnant encore : sans jamais voir de « gangs armés », il nous confirme leur existence en nous renseignant de moult détails à leur sujet… soit exactement les mensonges de la dictature des Assads.
Ce n’était vraiment pas la peine de partir là-bas pour nous répéter ce que tu disais déjà ici !
Alors, manque de méthodologie ou malhonnêteté ?

Alain Soral se vante de dire ce qui n’est pas dit dans les grands médias et en fait un argument. Ceci est problème grave de méthodologie (explications dans la vidéo) qu’il partage avec Meyssan, Colon et la bande des « antis ». A toujours partir de la version officielle des grands médias, ces derniers en sont autant les esclaves que ceux qu’ils dénoncent.
Ceci est d’autant plus vrai que les images qui nous parviennent de Syrie sont issues de citoyens syriens qui filment, avec leur portable, en risquant leur vie, les crimes du régime syrien.

Surtout que, à y regarder de plus près, Soral n’a rien dit de nouveau en présentant Damas comme étant calme, ainsi que Hama après le passage de l’armée. Tout le monde le savait déjà ! Autant partir à Alep centre ville ! Ce qui prouve d’ailleurs la réalité des révoltes populaires en Syrie : si tout ceci n’était que mensonges et complot pour porter atteinte au régime des Assad, quitte à mentir, autant affirmer que les révoltes populaires existent aussi à Damas centre et Alep centre.

Et que dire des nombreuses personnalités, qui aiment la Syrie, qui ne sont pas pro-occidental, qui sont antisioniste, qui sont réellement pro-palestiniens, et qui –évidemment- soutiennent la Révolution syrienne ? Ta posture d’anti-Empire et d’antisioniste ne suffira pas cette fois.

La bonne question est en fait de savoir qui défend encore, malgré sa barbarie, le régime des Assads : une certaine partie de l’extrême droite française, une partie des chiites et évidemment les syriens pro-Bachar. Ou l’on découvre qu’Alain Soral est un proche (directement ou indirectement) du régime syrien, au plus haut niveau.

Vive la révolution syrienne !

http://syrianfacts.wordpress.com/

Le piège de la lecture confessionnelle. Répression et cooptation comme clefs de compréhension de la crise syrienne.


Publié le 20 avril 2012 by

Les Assad n’ont absolument pas peur de l’indécence de leur accusation. C’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité! Ce clan qui a porté au pouvoir une partie des alaouites accuse les manifestants d’être sectaires…Pourtant, quoi de plus naturel que la majorité des manifestants soient sunnites, à l’image de la population syrienne? Au moins les manifestants sont plus représentatifs de la société que le clan qui les dirige. Le présent article n’entend pas revenir sur la prétention du régime de défendre les minorités. Cette posture n’a pas plus de valeur que celle de résistant à l’impérialisme américain et à la résistance israélienne (lien).
Les lignes qui suivent cherchent à mettre en garde contre le piège d’une lecture ethno-confessionnelle de la crise syrienne. Il est d’autant plus malheureux de voir des intellectuels tomber dans ce piège que cela fait exactement le jeu du régime syrien. Nous montrerons que les véritables facteurs explicatifs sont la répression du régime syrien doublé de la cooptation qui lui a permis de s’immiscer dans tous les réseaux du tissu social (claniques, familiaux, professionnelles, religieux, ethniques, communautaires, etc.)

Lire la suite de cet article très complet ici

Khader Adnane : les grévistes palestiniens ont juré de ne pas renoncer


Les forces d’occupation israéliennes ont libéré mardi soir le gréviste palestinien, Khader Adnane, ayant observé une grève de la faim de 66 jours.

Dans un discours adressé à une foule qui l’a accueilli en grande pompe dans son village Aarabe, en Cisjordanie occupée, Adnane a assuré que les détenus palestiniens ont juré de ne pas renoncer à la stratégie de la grève de la faim. Il a également révélé qu’il a été menacé par les forces de l’occupation sioniste, de nuire à ses amis et aux membres de sa famille. Le détenu libéré a en outre affirmé que sa grève et la grève de tous les prisonniers, visent à rejeter toutes les formes de détention, dont la détention administrative.

Le Jihad islamique a pour sa part souligné que la ténacité de Khader Adnan a fait plier l’occupation, et a tracé une nouvelle victoire contre l’occupation.

L’expérience de Khader Adnane, 34 ans, a en effet inspiré 1200 autres détenus. Sa stratégie de grève de la faim a relancé le dossier très controversé de la détention administrative. L’occupation israélienne garde en prison plus de 300 Palestiniens sans jugement pour des périodes indéfiniment renouvelables de six mois.
Les grévistes coupés du monde extérieur

Entre-temps, le ministère palestinien des Prisonniers a révélé mercredi que les services pénitentiaires israéliens ont renforcé les pressions contre les grévistes. Les grévistes ont été placés, depuis mardi, à l’isolement. Ils sont désormais privés d’électricité, de radio, de télévision et même des journaux.

Le ministère rappelle que 201 prisonniers palestiniens ont trouvé la mort dans les prisons israéliennes depuis 1967. Les prisonniers sont morts de torture, de négligences médicales, de meurtres prémédités…

Près de 2000 Palestiniens ont été arrêtés depuis l’accord d’échange de prisonniers d’octobre 2011 entre le Hamas et l’occupation, soit une moyenne de plus de 10 arrestations par jour.

Israël  détient actuellement près de 4700 Palestiniens en prison, dont six femmes, 185 mineurs et 27 membres du Conseil législatif palestinien. Plus de 20 000 Palestiniens ont été en détention administrative – sans inculpation ni jugement – depuis 2002, dont 320 prisonniers sont encore en prison à ce jour. A cela s’ajoute 822 personnes en détention préventive.

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