Tunisie: six mois après l’élection, la démocratie en chantier à l’Assemblée


REPORTAGE — Par Cécile FEUILLATRE — TUNIS, 2 avr 2012 (AFP)

Il y a des coups de gueule, des discussions interminables, des tensions. Mais
aussi un travail sérieux, des échanges féconds, des amitiés qui se nouent: près de six mois après leur élection, les élus de l’Assemblée constituante tunisienne « tissent » doucement la démocratie.
Dans le beau palais beylical du Bardo à Tunis, les « constituants », comme on les appelle, sont réellement à l’oeuvre depuis un mois et demi.

Elue le 23 octobre lors des premières élections libres en Tunisie, l’Assemblée nationale constituante, dominée par les islamistes d’Ennahda, a pris son temps: un mois pour se réunir en plénière, un autre pour définir une « mini constitution » provisoire et son règlement intérieur…

Finalement, depuis la mi-février, les 217 élus, partagés en commissions thématiques, ont commencé à s’atteler à leur mission principale: la rédaction d’une nouvelle constitution pour la Tunisie post-Ben Ali.

« Oui, on peut dire que le travail progresse à pas de tortue », reconnaît Ahmed Nejib Chebbi, fondateur du Parti démocrate progressiste (PDP), dans l’opposition.

« Question de méthode et de volonté politique », analyse-t-il. A l’instar de nombre de ses collègues, il estime néanmoins que la récente décision d’Ennahda de renoncer à toute référence explicite à la charia dans la future constitution a levé un gros obstacle au travail des constituants.

« La pression a diminué d’un cran », abonde Hassen Radouani, un indépendant membre de la commission « Préambule et principes généraux », l’une des plus sensibles puisqu’elle devait décider de la référence ou non à la charia.

« C’est beaucoup plus calme »

« Avant, il y avait beaucoup d’éclats de voix, maintenant, c’est beaucoup plus calme », sourit cet inspecteur central de la Poste, originaire du bassin minier de
Gafsa (centre de la Tunisie).

Indemnisé comme ses collègues 2.235 dinars par mois (environ 1.100 euros), il rentre tous les week-end retrouver sa famille dans sa région d’origine.

Les commissions constitutives (préambule, droits et libertés, organisation des pouvoirs, juridictions, collectivités) se réunissent les lundi, mardi, mercredi. Les huit commissions législatives sont prévues les jeudi et vendredi, et trois commissions spéciales –dont une consacrée au dossier sensible des martyrs de la révolution– se réunissent aléatoirement.

Les critiques sur le fonctionnement de l’Assemblée –absentéisme, manque de transparence…– sont récurrentes.

Mais en majorité, les constituants travaillent. Directeur commercial, Mohsen Kaabi, élu d’Ennahda à la Manouba (ouest de Tunis), a pris une année de congé sans solde pour se consacrer à la Constituante.
Il est membre de la commission « collectivités locales » –« pas d’enjeu idéologique, donc on avance bien »– et de la commission des martyrs. « Là, c’est très tendu, le sujet est si délicat », raconte M. Kaabi, qui a passé neuf ans dans les geôles de Ben Ali.

Les élus auditionnent des juristes, des experts, des représentants d’ONG, comme Amnesty qui est venue plaider pour l’abolition de la peine de mort dans le futur texte fondamental de la Tunisie.
Il y a les « figures » de l’Assemblée, tel Brahim Qassas, élu de la « Pétition populaire », un obscur mouvement dirigé par un millionnaire tunisien basé à Londres, toujours vêtu de sa tenue traditionnelle bédouine et adepte des sorties théâtrales en séance plénière.

Il y a les rivalités historiques entre anciens opposants à Ben Ali, la plus fameuse étant celle opposant Ahmed Nejib Chebbi du PDP à Mustapha Ben Jaafar, le président de l’Assemblée constituante, dont le parti de gauche Ettakatol est allié aux islamistes. « Nous avons dû mener une lutte acharnée pour conquérir un temps de parole pour l’opposition », raconte M. Chebbi, qui s’est déjà fait couper le micro abruptement par son rival en séance plénière.

Mais, souligne le constituant Mohsen Kaabi, « le plus beau dans cette expérience, c’est que malgré les tensions, on rigole ensemble, on mange ensemble. Nous tissons la démocratie petit à petit ».

LA DEUXIEME INTIFADA PALESTINIENNE – de Ramzy Baroud – Appel à souscription


vendredi 30 mars 2012 – 16h:11

Appel à souscription – parution : mai 2012


Un livre qui fait autorité au sein du monde anglophone – et dont voici [enfin] la version française, préfacée par Alain Gresh du Monde diplomatique et illustrée par les photos de Joss Dray réalisées en Palestine entre 2001 et 2004.
Traduction assurée par l’équipe du site http://www.Info-Palestine.net
PDF - 445.2 ko

Réservez ce livre dès à présent ! Téléchargez ici le formulaire pour la souscription (pdf – 445 ko)
UN LIVRE POUR MIEUX COMPRENDRE LE CONFLIT ISRAÉLO-PALESTINIEN

« […] Ce livre se veut un moyen de construire une position palestinienne indépendante, sans aucune allégeance vis-à-vis d’aucun parti politique ou individu, ni aucune organisation officielle. En cela, il se veut simplement une tentative de se référer aux mêmes principes que ceux des innombrables réfugiés vivant dans des camps confinés et surpeuplés où avec fierté la liberté est chérie plus que la vie. » RAMZY BAROUD

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Voici ce qu’écrit Ramzy Baroud en introduction de son livre : « La Deuxième Intifada palestinienne restera durablemnent gravée dans l’Histoire comme l’époque où les règles du jeu ont été profondément transformées. Cette période a connu le choc des nombreux jeunes qui se faisaient volontairement exploser ainsi que la honte de l’érection d’un des plus grands murs dans l’Histoire pour créer ainsi une séparation permanente entre deux peuples… »

Dans son Introduction, il nous présente l’ouvrage : « […]. Le premier chapitre, intitulé L’Intifada éclate, couvre la fin de 2000 et l’année 2001 […] Le chapitre 2 intitulé Une Intifada internationale, traite des événements de 2002 […] de la solidarité internationale toujours croissante […] Le troisième chapitre, Appel à des réformes, traite […] de la corruption au sein de l’Autorité Palestinienne […] et comment une telle corruption a été instrumentalisée par Israël et les États-Unis […]. Le chapitre 4, De profonds changements, d’insurmontables défis, rappelle les nombreux événements […] de l’année 2004, depuis le rejet par Israël de l’avis rendu par la Cour internationale de Justice sur l’illégalité du Mur israélien de séparation, jusqu’à la mort du dirigeant palestinien Yasser Arafat. En conclusion, le chapitre 5, La fin de l’Intifada ?, aborde les nombreuses questions de 2005 qui ont conduit à la fin du soulèvement.  »

COURTS EXTRAITS

[…] J’étais un lycéen adolescent lorsque la Première Intifada palestinienne a éclaté en décembre 1987. Pendant que les médias dans le […] J’étais étudiant aux États-Unis lorsque la Deuxième Intifada palestinienne a éclaté en septembre 2000. Les médias se sont à nouveau fait concurrence pour interpréter, bien ou mal, les causes de la violence. Les Palestiniens furent dûment critiqués et condamnés. Chaque média crachait un discours haineux et venimeux, ramenant les Palestiniens au rôle qui leur était attribué par le récit officiel israélien – c’étaient des délinquants, violents par nature, politiquement complices et manipulateurs, retors et avant tout des terroristes. C’était une tâche difficile que de contrer ces interprétations malhonnêtes mais universellement reprises. Aux yeux de la majorité des Américains, si ce n’est aux yeux du monde, les Palestiniens avaient été criminalisés par des décennies d’une propagande implacable élaborée de façon si minutieuse que sa remise en question semblait un effort tout à fait futile. […]

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Ramzy BAROUD, journaliste et écrivain américano-palestinien connu au niveau international, est également rédacteur en chef du site Internet The Palestine Chronicle, une source irremplaçable d’informations et d’analyses sur le conflit israélo-palestinien. Il a enseigné la communication à la Curtin University of Technology australienne, Campus de Malaisie.

Ramzy Baroud est également ancien responsable du département de recherches et d’études d’Aljazeera.net en version anglaise. Il est l’auteur de plusieurs livres, son dernier volume étant My Father Was a Freedom Fighter : Gaza’s Untold Story (Pluto Press, Londres, 2010).

Ses livres ont été traduits en plusieurs langues. Il réside actuellement aux Etats-Unis.

Pour en savoir plus sur Ramzy Baroud : consulter le site Web http://www.ramzybaroud.net

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Joss DRAY, photographe et écrivaine française, est l’auteure des photos illustrant cet ouvrage, extraites de son travail pendant la Campagne des missions civiles pour la protection du peuple palestinien, de 2001 à 2004 en pleine Seconde Intifada.

Ses multiples reportages, dont ceux sur la destruction du camp de réfugiés de Jénine par l’armée israélienne en 2002, ont servi à plusieurs expositions photographiques dont Mémoires de Jénine, 1989-2002, sur les traces d’Arna Mer, résistante israélienne ayant créé un théâtre pour enfants à l’intérieur du camp de réfugiés.

Elle a participé à plusieurs ouvrages, dont Femmes aux mille portes (avec Leïla Houari, éd. EPO-Syros, 1996), La guerre israélienne de l’information, Désinformation et fausses symétries dans le conflit israélo-palestinien (avec Denis Sieffert, éd. La Découverte, 2002), Le coeur en friche, éd. La Dispute 2004.

Plus sur Joss Dray : http://hoka.free.fr/HOKA_CUEILLEUR_…

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Alain GRESH, qui signe la préface de ce livre, est l’actuel directeur adjoint du mensuel Le Monde diplomatique après avoir occupé le poste de rédacteur en chef jusqu’en 2005.

Spécialiste reconnu des questions du Proche-Orient, il est l’auteur et coauteur de nombreux ouvrages : Palestine 47, un partage avorté (avec D. Vidal, éd. Complexe, 1994), Les 100 portes du Proche-Orient (avec D. Vidal, éditions de l’Atelier, 1996, rééd. Hachette Les 100 clés du Proche- Orient, 2006), L’islam en questions (avec T. Ramadan, Actes Sud, 2000),Israël, Palestine : Vérités sur un conflit (Fayard, 2001, rééd. actualisée, 2010), L’Islam, la République et le Monde (Fayard, 2004), 1905-2005 : les enjeux de la laïcité (L’Harmattan, 2005), De quoi la Palestine est-elle le nom ? (éd. Les Liens qui libèrent, 2010).

Le blog d’Alain Gresh : http://blog.mondediplo.net/-Nouvell…

DESCRIPTIF DU LIVRE :

-  Format 14 x 21 cm, 256 pages, 5 chapitres annotés (avec citation des sources), broché.
-  Couverture quadri avec rabats de protection.
-  Préface et présentation par Alain Gresh du Monde diplomatique (voir ci-contre).
-  Photographies N/B de Joss Dray réalisées durant la Seconde Intifada, de 2001 à 2004.
-  Index chronologique des événements, avec les relevés statistiques des victimes, repères bibliographiques.
-  ISBN 978-2-9534496-6-2.
-  Prix de vente public : 20 euros.

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SCRIBEST PUBLICATIONS – BP 10077 – F-67802 BISCHHEIM CEDEX

Journée de la Terre, photos


Israël, Liban, Gaza et Cisjordanie

31 mars, 2012 9

Hier, des Palestiniens ont marqué la journée de la terre en protestant contre les confiscations israéliennes de terres et en  participant à des manifestations en Cisjordanie, à Gaza, en Israël, au Liban et en Jordanie.Cette année les protestations ont également été soutenues par des campagnes de solidarité comme la marche globale de Jérusalem dans laquelle des Palestiniens et leurs partisans ont marché vers les frontières sous contrôle israélien bordant les territoires palestiniens occupés. La marche la plus importante à la frontière a  eu lieu en Jordanie réunissant quelque 20.000 à 30.000 manifestants  et au Liban où ils étaient au nombre de 2000 à 3000. En Égypte, la manifestation a été annulée après que l’armée à empêché les manifestants de rejoindre la marche qui se dirigeait sur le passage de Rafah vers la Bande de Gaza.

L’armée et la police israéliennes ont essayé de disperser les manifestants avec des moyens violents notamment des tirs avec  des balles réelles. À Gaza, les Israéliens ont tué Mahmoud Zakot,20 ans, tandis que des centaines de personnes étaient blessées en Cisjordanie et à Gaza. Les Palestiniens ont jeté des pierres et des cocktails Molotov contre les forces israéliennes.

Cisjordanie

les manifestations qui ont eu lieu en Cisjordanie ont été la cible d’une violence excessive de la part des forces israéliennes qui ont utilisé entre autres des canons à eau, du gaz lacrymogène et des balles en caoutchouc. En outre, les forces israéliennes ont utilisé une machine acoustique de longue portée qui aimait un son à haute fréquence ainsi qu’une machinequi arrose les manifestants d’un liquide nauséabond. Le Croissant-Rouge a dénombré plus de 200 blessés à Qalandia dont 85 avaient été touchés par des balles en caoutchouc; à Jérusalem on a arrêté entre 14 et 34 personnes mais le nombre total d’arrestations n’est pas encore connu.

d’importantes manifestations ont eu lieu dans les villes de Bethlehem, Beit Ummar, Budrus, Jerusalem, Kfar Kadum, Nabi Saleh, Nablus, , Ni’lin, Qalandia, et Safa.

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La police israélienne des frontières vaporise du poivre sur un manifestant palestinien près de Jérusalem.                     (Photo: Ammar Awad/Reuters)
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Qalandia (Photo: Majdi Mohammed/AP)
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Palestinian sprayed by Israeli police, Qalandia. (Photo: Abbas Momani/AFP)
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La police Israélienne à cheval attaque des manifestants près de la porte de Damas à Jérusalem.  (Photo: Sebastian Scheiner/AP)
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Palestinien traîné par les forces israéliennes près de la porte de Damas à Jérusalem. (Photo: Reuters)
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Un palestinien escalade le mur à un centre de contrôle à Bethléem (Photo: Nasser Shiyoukhi/AP)

Gaza 

Près du poste de  Erez crossing à Gaza,les forces israéliennes ont tiré avec des canons à eau, du gaz lacrymogène et des balles réelles dans la foule des manifestants palestiniens entraînant la mort de Mahmoud Zakot, âgé de 20 ans. en réponse les Palestiniens ont jeté des pierres, brûlé des pneus et ont mis le feu à une tour de sécurité israélienne. Des manifestants de Gaza ont aussi participé à la marche globale de Jérusalem .

Enterrement de Mahmoud Zako, 20 ans,Gaza. (Photo:Mohammed Salem/Reuters)

Marche globale de Jérusalem à Gaza

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En langue arabe. « marche globale de Jerusalem, » Gaza. (Photo: Joe Catron)
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Manifestants en prière, Gaza. (Photo: Joe Catron)
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Demonstrators marching, Gaza. (Photo: Joe Catron)
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Gaza. (Photo: Joe Catron)
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Journée de la terre, Gaza. (Photo: Julie Webb-Pullman)
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Journée de la terre, Gaza. (Photo: Julie Webb-Pullman)
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Gaza. (Photo: Joe Catron)
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Gaza. (Photo: Joe Catron)

Lebanon

Au Liban entre 2000 et 3000 manifestants se sont réunis à  Arnoun près du château de beaufort situé à 12 km de la frontière israélienne.

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Jeunes palestiniens dansant près du chateau de Beaufort à 12 km de la frontière israélienne, Arnoun, Lebanon. (Photo: Mohammed Zaatari/AP)
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Children near Beaufort castle, Arnun, Lebanon. (Photo: Mahmoud Zayyat/AFP)

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En Israël, des manifestants se sont réunis dans les villages septentrionaux de Sakhnin, Araba, et Dier Hanna. Au jour de la terre Sakhninà une signification spéciale car c’est là qu’un lieu la première journée de la terre en 1976.Aujourd’hui, se dresse ce dans ce village un monument de l’artiste palestinien Abed Abdi, à la mémoire des six palestiniens qui ont été tués pendant la marche par les forces israéliennes.

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Palestiniens manifestant près deHaifa, Araba, Israel. (Photo: Jack Guez/AFP)

La syrienne Samar Yazbek raconte l’oppression


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Présentation de l’éditeur
Feux croisés est le récit précis, personnel et engagé des cinq premiers mois du soulèvement populaire né à la mi-mars 2011en Syrie par l’un des auteurs les plus en vue de Damas.
Damas. Place Al-Marjey. Avril 2011. Samar Yazbek est aux côtés d’un homme venu demander la libération de son épouse. Il n’a que le temps de confier à l’auteur son petit garçon de quatre ans avant d’être roué de coups et embarqué avec son autre fils de dix ans dans un véhicule par les hommes du président Al-Assad. Feux croisés est le journal à vif du soulèvement populaire syrien né à la mi-mars 2011. La journaliste et romancière Samar Yazbek est l’une des porte-parole les plus célèbres de la révolution. Semaine après semaine, elle relate minutieusement les événements des cinq premiers mois de l’insurrection. Jour après jour, elle décrit méthodiquement les horreurs de la répression du régime de Bachar Al- Assad. Plusieurs fois arrêtée, les autorités l’obligeront à visiter les prisons où sont enfermés les insurgés. Son point de vue est multiple. Femme, elle est exposée à la fureur des conservateurs religieux, eux aussi pourtant opposants, comme à celle des hommes du parti. Alaouite, comme d’ailleurs la famille Al-Assad, elle est considérée avec méfiance par la masse sunnite. Intellectuelle révoltée contre le régime Assad, elle a « trahi » aux yeux des siens.
 Biographie de l’auteur
Samar Yazbek est née en 1970 à Abla dans la région alaouite de la Syrie. Romancière, journaliste et scénariste pour la télévision syrienne, elle est l’auteur de trois romans dont Parfum de cannelle à paraître chez Buchet/Chastel en 2013.
Broché Editeur : Buchet-Chastel (22 mars 2012) Collection : ESS DOCS RECITS Langue : Français ISBN-10: 2283025818 ISBN-13: 978-2283025819
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