Dieudonné: « Des policiers avaient honte d’être là »


Par: Loïc Struys
11/05/12 – 03h23Dieudonné a commenté jeudi soir les incidents survenus la veille à Bruxelles. L’humoriste s’en est pris à la ville de Bruxelles, qu’il envisage d’attaquer et qui aurait agi de manière illégale sous la pression du lobby des esquimaux (entendez par là sioniste). S’il ne précise pas le motif de son action en justice, Dieudonné est déterminé à faire face à la guerre déclarée par le système « qui lutte, armé, contre le rire ».

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« Maire » hors-la-loi
Dieudonné est revenu sur les incidents qui se sont déroulés au terme de son spectacle « Rendez nous Jésus » qu’il donnait mercredi soir à Bruxelles sans avoir obtenu l’autorisation préalable des autorités. Interviewé au cours de l’émission « Afro Insolent » présentée par Kemi Seba, plusieurs fois condamné pour incitation à la haine raciale, le « terroriste de l’humour » a stigmatisé le comportement du « maire » de Bruxelles (le bourgmestre Freddy Thielemans, ndlr), qui s’est mis hors-la-loi en détachant « un cordon de CRS (sic), de deux cents personnes, de manière illégale, sans même m’arrêter. Juste pour faire pression ». Et d’ajouter « que les contribuables belges doivent comprendre que beaucoup d’argent a été dépensé hier, de manière illégale ».Selon lui, la ville de Bruxelles a agi sous la pression d’organisations, « qui se cachent derrière la lutte antiraciste, qui changent de noms au gré des arnaques qu’elles montent; elles sont obligées de changer d’étiquettes. Mais elles ont un tel pouvoir qu’elles parviennent à faire déplacer jusqu’à deux cents flics. Je n’ai pas été interpellé. Je n’ai pas reçu de PV. Ils ont mis la pression sur le propriétaire de la salle pour qu’il explose en plein vol. C’est un système mafieux. C’est certainement la première fois qu’une scène en France (re-sic) voire en Europe se voit assiégée par deux cents CRS ».Choas, cafards et drones
Policiers dont il dénonce le comportement. « Ils sont passés par toutes les étapes. Ils avaient envoyé des agitateurs dans la salle. Ils ont utilisé tous les moyens. Beaucoup de policiers avaient honte d’être là ; ils ont précisé à la foule qu’ils étaient choqués. Nous, on attaque; j’ai pris un avocat. Cela ne va pas se passer comme ça ». Face à ce qu’il qualifie de déni de liberté d’expression, Dieudonné s’est dit déterminé à poursuivre son combat contre  « l’empire de l’argent », duquel il veut s’émanciper et face auquel il ne veut pas reculer. « Leur empire (des cafards, à savoir les sionistes, ndlr) n’a jamais été aussi flamboyant qu’à la veille de son chaos. Je vais continuer (mon spectacle), en prévenant les gens au dernier moment. Ils vont peut-être nous envoyer des drones. Si on ne peut plus rire, ça ne vaut plus la peine de rester dans cette société. Le rire est la dernière des libertés. Si on m’empêche de rire avec des armes, je vais composer. Qu’elle que soit la fin, la dignité est la chose la plus importante ».
source: http://www.7sur7.be/7s7/fr/1527/People/article/detail/1436758/2012/05/11/Dieudonne-Des-policiers-avaient-honte-d-etre-la.dhtml

Didier la Gaffe


Édito : Dérapage

Mis en ligne le 11/05/2012

Francis Van de Woestyne

J’aurais pu aller à Molenbeek, cela aurait été plus près. C’était plus court pour me déplacer à l’étranger  » Qui parle avec autant de nuance et de diplomatie ? Le leader d’un nouveau parti extrémiste belge ? Non. Le ministre belge des Affaires étrangères : Didier Reynders. Deux remarques tout d’abord. 1. On connaît bien, on apprécie parfois, l’humour ravageur de Didier Reynders. C’est à la fois sa force et sa faiblesse. Il prend tout (sauf les critiques à son encontre) à la dérision. 2. Loin de nous l’idée de croire que l’intégration de certains immigrés dans certaines communes se fait toujours dans l’harmonie. Il y a des problèmes réels que l’on sous-estime et que l’on néglige. Des quartiers sont devenus difficiles à vivre. Et il est plus facile de nier ces problèmes quand on n’y est pas confronté. Cela étant dit, la déclaration de Didier Reynders constitue un dérapage verbal inacceptable. Le ministre s’en est d’ailleurs rendu compte : « Si mes propos ont heurté, je le regrette », a-t-il dit pour tenter d’éteindre l’incendie que ses propos avaient déclenché. Dès lors, posons-nous ces questions :

Didier Reynders a-t-il livré le fond de sa pensée ou a-t-il tenu des propos électoralistes ? S’il a dit ce qu’il pense, l’on est à présent fixé sur ses convictions profondes. S’il s’est contenté de tenir un langage digne d’un parti extrémiste, en prévision du scrutin communal, on ne peut qu’être atterré par tant de maladresse. Car les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie.

Didier Reynders a-t-il perdu son sang-froid ? S’il ne parvient plus à résister aux provocations de Philippe Moureaux, il est grand temps que notre ministre des Affaires étrangères change de compétences… ou de métier.

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