Réaction-Droit de réponse-Communiqué du Comité BDS-ULB (2)


Par ailleurs, un vrai dialogue ne peut se construire qu’à condition que les interlocuteurs soient sur pied d’égalité, ce qui est impossible entre un peuple occupé et une puissance occupante. La sociologue palestinienne Lisa Taraki affirme dans un récent article : « le dialogue ne promeut pas le changement mais renforce le statu quo et est, en fait, principalement dans l’intérêt du côté israélien du dialogue, étant donné qu’il fait sentir aux israéliens qu’ils font quelque chose alors qu’en fait ils ne font rien. La logique de BDS est la logique de pression »6.

Quant à ceux qui estiment que le BDS viole les libertés académiques, nous estimons que ces libertés peuvent être momentanément restreintes si les restrictions ont pour objectif de faire respecter un ensemble plus large de droits fondamentaux, ce qui est précisément l’objet de l’appel BDS. De plus, il est aberrant de parler de liberté académique tout en cautionnant un système qui empêche les chercheurs palestiniens de se déplacer librement et d’avoir accès aux mêmes institutions que les Israéliens. Il faut à cet égard encourager l’augmentation de contacts directs avec les institutions académiques palestiniennes.

Pour terminer, n’oublions pas qu’Israël, sous la bannière de la démocratie, applique une politique d’apartheid contre les Palestiniens7. Au coeur de la définition de l’apartheid, il y a la domination institutionnalisée et légalisée d’un groupe racial sur un autre. Le gouvernement israélien a légalisé un tel système institutionnalisé de discrimination raciale à l’égard des Palestiniens, en mettant en place des lois et pratiques qui ont pour but de les exclure, de les dominer et de les opprimer en raison de leur origine.

La loi du Retour (1950) en est un exemple frappant: les Juifs du monde entier peuvent acquérir automatiquement la citoyenneté israélienne en s’établissant en Israël ou dans les Territoires palestiniens occupé. Le droit au retour est par contre refusé aux Palestiniens expulsés en 1948 et qui sont depuis devenus des réfugiés.

Dans les Territoires occupés, les colonies, le mur de séparation, les checkpoints et les routes exclusivement réservées aux colons dominent le paysage et séparent les populations sur base ethnique. La loi civile s’applique aux Palestiniens, la loi militaire aux colons.

Au sein même de la société israélienne, la dissidence est sévèrement réprimée. Des nouvelles lois en ce sens ont été votées récemment, comme la “Boycott Law” qui criminalise les organisations qui supportent ouvertement l’appel BDS. Des ONG comme l’organisation israélienne pour les droits humains « B’tselem » sont attaquées par une loi qui impose un impôt de 45% sur les fonds de l’étranger (principalement de l’UE), réduisant radicalement le budget de ce genre d’organisations8.

Il est absurde que l’ULB, au vu des valeurs qu’elle défend et auxquelles
nous adhérons, entretienne des liens académiques avec des universités israéliennes qui sont complices d’un régime d’oppression et de discrimination ethnique. Le droit s’applique à tous. C’est là tout l’objet de l’appel BDS auquel nous répondons.

6 http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2011/08/201188976675245.html

7 http://www.russelltribunalonpalestine.com/en/sessions/south-africa/south-africa-session-full-findings-french

8 http://www.haaretz.com/news/national/likud-yisrael-beiteinu-draft-new-bill-to-limit-foreign-funding-to-israeli-ngos-1.398787

Réaction-Droit de réponse-Communiqué du Comité BDS-ULB (1)


Face aux multiples réactions qui ont suivi la reconnaissance du cercle BDS-ULB par le conseil d’administration de l’université, nous souhaitons apporter quelques clarifications.

L’appel pour le Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) a été lancé par la société civile palestinienne en 2005, à la lumière des violations répétées du droit international et des résolutions des Nations unies par Israël, et fut rapidement signé par plus de 170 organisations et syndicats palestiniens1.

Le boycott est un outil de pression politique et une forme de résistance non-violente. Le but est de le maintenir jusqu’à ce qu’Israël reconnaisse le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et se plie à trois obligations qui lui incombent en droit international, à savoir : mettre fin à l’occupation et à la colonisation de toutes les terres arabes2 et démanteler le mur de séparation ; reconnaître le droit fondamental des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue ; respecter et protéger les droits des réfugiés palestiniens tels que définis par la résolution 194 de l’ONU.

Le cercle BDS-ULB a pour but de relayer ce message et ouvrir le débat au sein de l’université. Les valeurs qu’il défend sont le respect de la justice et de l’égalité fondamentale entre les peuples. Il rejette à cet égard toute forme de racisme, en ce compris l’antisémitisme et l’islamophobie, ou de stigmatisation, quelle que soit la communauté.

Le boycott académique auquel appelle le BDS ne vise pas les individus du fait de leur nationalité. Il vise par contre les institutions impliquées dans l’occupation des territoires palestiniens et l’assujettissement du peuple palestinien. Le boycott académique ne renvoie pas à la rupture de tous les liens avec le peuple israélien, mais à l’exercice d’une pression sur une succession de gouvernements qui se sont tous refusés à mettre fin à l’occupation et qui ont mis en oeuvre une politique d’apartheid envers le peuple palestinien.

Le boycott vise à mettre fin à la normalisation des relations avec l’Etat d’Israël dans le monde académique, car nous estimons qu’elles occultent les violations du droit international commises par cet Etat. Il ne vise donc rien d’autre que de forcer Israël à se conformer aux droit et normes internationaux.
Le boycott académique a un effet assez direct sur les responsables de l’oppression, puisque les institutions académiques israéliennes qui ont des liens avec l’ULB contribuent à en maintenir et en légitimer les structures. Les universités israéliennes ne sont pas neutres et apolitiques.

Un exemple remarquable est l’Université Technion, qui fournit au gouvernement israélien les fondements technologiques de l’occupation militaire et avec laquelle l’ULB coopère dans le cadre des programmes de recherche européens. Technion a été directement impliquée dans le développement du bulldozer “D9”, utilisé par l’armée israélienne pour démolir les maisons palestiniennes. Elle a créé un centre de recherche conjoint avec Elbit Systems, la plus importante société privée d’armement israélienne, qui est impliquée dans la construction du Mur, dont le tracé a été déclaré illégal et dont la Cour internationale de Justice a demandé le démantèlement il y a de cela 6 ans déjà3. Elbit a également fourni des drones à l’armée israélienne qui ont été utilisés contre des civils durant l’opération « Plomb Durci »4. De nombreux membres du corps académique de Technion ont fait partie de l’élite de l’armée et/ou ont travaillé pour les compagnies d’armement israéliennes5.Les universités comme Technion contribuent directement à des crimes condamnés par les plus hautes instances internationales en fournissant la connaissance, les ressources, la recherche et la technologie qui servent à les perpétrer.

1 http://www.bdsmovement.net/call#.T8SGwGAUPW0

2 Territoires occupés tels que définis par la résolution 242 de l’ONU du 22 novembre 1967

3 http://webee.technion.ac.il/news/Elbit-establishes-Vision-Systems-Research-Center

4 http://www.hrw.org/fr/news/2009/06/30/isra-l-le-mauvais-usage-de-drones-caus-la-mort-de-civils-gaza

5 http://www.admin.technion.ac.il/President/Eng/President’s%20Report%202011_FINAL.pdf

Comment dénoncer une femme portant le niqab en 13 lignes ?


Cher Monsieur Dewinter, j’ai lu votre appel à la délation où vous promettez une prime de 250 euros à tout qui dénoncera une femme portant le niqab. Je trouve cette initiative intéressante et très tendance dans le style « retour aux années trente ». C’est cool car pour le moment, je vous avoue que les fins de mois sont dures. Et 250 euros, ça fait toujours plaisir comme on dit. Je suis donc parti à la chasse aux femmes en niqab… Pas facile ! Il n’y en a pas beaucoup finalement. Je vous avoue que j’ai eu du mal à en trouver. J’en ai vu une ou deux dans la rue. Mais j’ai un problème : comment je fais maintenant pour les dénoncer ? Je veux bien remplir un formulaire de délation, mais comment vous faire la description d’une personne qui a le visage caché par un niqab ? Je devrais demander leur nom, mais vous imaginez que c’est un peu embêtant : « Bonjour, pourrais-je avoir vos coordonnées, c’est pour vous balancer aux fascistes pour 250 euros, LOL ? » Non, finalement, je n’ai trouvé qu’une seule personne dont je connais le nom et dont je peux dire, preuve à l’appui, qu’elle a porté le niqab. Mais euh… je suis un peu embêté, euh… c’est votre fille, An-Sofie Dewinter, sur une affiche électorale. Vous pouvez verser les 250 euros sur mon compte au numéro « 132-5156361-76 ».

Mes dix-sept jours dans un djebel syrien insurgé (dernière partie)


Ahmed : « J’étais un soldat de Bachar »

De jeunes déserteurs et des anciens du renseignement militaire (Mukhabarat al-Askariya) racontent les horreurs qu’ils ont commises.

REPORTAGE

DJEBEL AKRAD

DE NOTRE ENVOYÉ SPÉCIAL

Une coupure de courant soudaine plonge la pièce dans le noir. Un rectangle blanc de jour extérieur se découpe autour de la porte métallique. Sur le côté, un point de lumière : la braise d’une cigarette. Le fumeur tire une bouffée et l’incandescence révèle brièvement les traits de son visage. Un jeune homme, 25 ans, arbore un sourire indéchiffrable, tout à la fois pincé, dur et doux. Ahmed (1) a déserté de l’armée de Bachar el-Assad au mois de février, ses souvenirs sont encore frais.

Son père s’est remarié, et lui a laissé un étage de la maison : deux pièces, plus une cuisine et une salle de bain, au rez-de-chaussée, qu’il partage avec ses deux frères, dont l’un est comme lui membre de l’Armée syrienne libre (ASL). Tours de garde, missions nocturnes, alertes : ses nuits sont entrecoupées d’allées et venues. Une odeur insistante de fumée froide résiste au courant d’air. Le lieu est aussi un point de rendez-vous, les deux frères accueillent volontiers leurs amis, des thouwars (révolutionnaires) comme eux.

« Je suis arrivé à Deraa après les premières manifestations de mars 2011, l’armée avait tiré sur des manifestants pacifiques, causant un véritable bain de sang. A ce moment, on ne parlait pas de terroristes mais d’éléments provocateurs, membres de réseaux illégaux, constituant une menace pour l’ordre public et la souveraineté de l’Etat. Notre section de moukhabarat était chargée d’appuyer l’armée. Le terme de moukhabarat est vague, il inclut le renseignement militaire, le renseignement intérieur, le renseignement extérieur et les innombrables services et subdivisions de ces agences. Moi je dépendais du renseignement militaire et mon rôle consistait à pourchasser les mauvais éléments. »

Ahmed poursuit en allumant une énième cigarette : « Tout ça peut sembler confus, même moi, je ne m’y retrouve pas toujours, on ne sait pas qui dépend de qui, on n’a pas accès aux informations, la chaîne de commandement est opaque. En plus comme jeune recrue, sans grade, je n’étais pas dans le secret des opérations. Le régime à tous les niveaux matraque sa propagande : nous n’avions pas d’autre source d’information que ce que l’on nous disait. Le mensonge est généralisé. Pour cette raison, certains militaires croient encore que la révolution n’est qu’un complot organisé par une poignée de terroristes et piloté par des puissances étrangères. Les médias sont interdits hormis la télévision officielle. Mais par rapport aux militaires, simples troufions de l’armée, ou conscrits du service obligatoire, j’étais au moins le témoin de ce que mon unité faisait, c’est-à-dire le sale boulot. Les crimes et les mensonges étaient sous nos yeux, puisque nous les commettions. »

Lorsqu’Ahmed parle, il regarde droit devant lui, par-delà de son auditoire. Dans la pièce, deux autres thouwars l’ont rejoint, Hussein et Khaled. Tous écoutent sans mot dire le témoignage dont pourtant ils connaissent déjà l’essentiel. Seul, le petit frère de 17 ans feint de ne pas s’intéresser : il monte, démonte, remonte la kalachnikov de son aîné.

« A Deraa, nous avons arrêté, d’abord au compte-gouttes, puis à la pelle. Les collègues et moi, nous n’ignorions pas que ceux que nous arrêtions ne correspondaient pas à la présentation des médias officiels : leur crime avait été de manifester, d’avoir propagé des informations sur la toile, d’avoir donné des rendez-vous par le biais d’Internet, ou d’avoir simplement montré de l’enthousiasme pour la révolution. Les sections chargées du contrôle de l’Internet – la “225” –, et des communications téléphoniques – la “211” – nous transmettaient des noms et nous les arrêtions. Ils avaient pour la plupart vingt ans. Plus ou moins. Mais, j’ai parfois embarqué des gosses d’à peine quinze ans devant leur famille en larmes.

« Ils étaient entassés dans des cellules minuscules, à trente ou quarante sur quelques mètres carrés, obligés de rester debout, faute d’espace. D’autres se chargeaient de les interroger et nous donnaient ensuite l’adresse d’un domicile où nous devions nous rendre, parfois même pas un nom : juste l’âge, ou rien du tout. Et on arrêtait ceux qui s’y trouvaient. Et si le voisin y était, il faisait partie du lot des écroués. Tant pis pour lui. Arrêter n’était qu’une procédure comme une autre, pas besoin de signer de papier, pas de fiche, pas de P-V, pas de comptes à rendre aux parents. Au supérieur seulement et, même, parfois il s’en foutait. » Khaled mime la surprise du voisin injustement arrêté. Il est l’amuseur du groupe, impossible de l’empêcher de prendre tout à la dérision. D’un geste Ahmed ramène sur lui l’attention. « Aucun d’eux n’était un criminel, aucun d’eux ne correspondait à la description des médias. Mais il n’était pas question de vérifier les accusations, d’en discuter avec mes collègues ou de remettre en question les ordres. Dans le boulot, il ne fallait pas montrer d’états d’âme, pas d’émotion, exécuter froidement. En se comportant ainsi, on montrait notre loyauté. Les mauvais traitements étaient la règle, des simples gifles aux tortures sophistiquées, électriques, suspension en l’air du détenu attaché les mains dans le dos.

Cela se passait dans les locaux, simplement, les portes restaient ouvertes, et les cris, nous les entendions tous. »

– « Qui commandait ? »

– « A Deraa, à ce moment-là, c’était Rostom Ghazali (NDLR : major-général, chef de la branche de Damas du renseignement militaire). Il avait pour mission d’étouffer la contestation sans recourir massivement à la force. Mais cela n’a pas marché, et après un mois, ils ont changé de stratégie. Les ordres étaient de rendre impossible toute manifestation, en recourant aux moyens militaires. Tirer dans la foule des manifestants, les poursuivre jusque chez eux, fouiller maison par maison, pour en extirper tout ce qui de près ou de loin pouvait être un opposant au régime. »

Ahmed veut donner des détails, raconter par le menu ce qui se passait. Une urgence à confier, qu’il lui faut assouvir. Mais dans la pièce, les thouwars sont désormais nombreux et, parmi eux, des munchakin (des déserteurs) qui, tous, veulent livrer leur pièce d’un puzzle effrayant. Dehors, le temps a viré à l’orage et l’électricité reste intermittente. Malgré les bourrasques, la porte est maintenue ouverte. Les derniers arrivés se débarrassent de leurs vestes ruisselantes.

Khaled (1), ancien soldat dans la marine, se raconte à son tour. En avril 2011, les manifestations font rage à Lattaquié. Et après une période de flottement durant laquelle, comme à Deraa, les manifestations prennent de l’ampleur, l’armée décide d’utiliser les grands moyens pour réduire au silence l’opposition. La marine est même sollicitée et deux bâtiments mouillent alors au large des quartiers insurgés. Khaled servait sur l’un d’eux : « Nous ne savions pas que nous tirions sur des civils. C’était la première fois que j’étais engagé dans des opérations militaires réelles. Je servais des pièces d’artillerie, et nos obus visaient, selon ce qu’on m’avait dit, des ennemis. Cela n’a duré que deux jours, puis nous avons accosté dans le port militaire de Lattaquié pour embarquer des prisonniers. Je n’ai vu que leurs silhouettes dans le port : des jeunes, hommes et femmes, encadrés par les moukhabarats. Ensuite, on a chargé un container. » Khaled se penche en avant, de grosses larmes coulent sur ses mains : « Nous avons largué le container au large de la côte… »

Des mois plus tard, il profitera d’une sortie à terre pour se faire la malle. Les défections sont de plus en plus nombreuses. Sans compter ceux qui, en âge de faire leur service militaire, préfèrent disparaître dans la nature pour éviter la conscription. Le plus jeune frère d’Ahmed est dans ce cas-là. Recherché par la police pour ne pas avoir rempli ses obligations militaires, il est obligé de rester dans la clandestinité. Rien que dans le Djebel Akrad, des fuyards arrivent toutes les semaines.

Les échangent s’animent. Ahmed revient sur les détails les plus macabres de ses expériences passées. Des confessions insoutenables. Quelqu’un d’autre enchaîne avec des précisions encore plus effrayantes et sort son téléphone portable, où sont consignées des vidéos indescriptibles de massacres commis à Homs. Un déballage de violences et de sang qui pique l’attention des thouwars. Comme s’ils puisaient dans toute cette horreur la certitude qu’il n’y aura d’autre issue que la victoire ou l’anéantissement.

(1) Prénoms d’emprunt.

P.14 Kamal al-Labwani, neuf ans dans les geôles syriennes

FAITS DU JOUR

Massacre à Hama et accrochages à Damas

Au moins 118 personnes – dont de nombreux civils – auraient été tuées mercredi dans les combats à travers le pays, dont cent morts dans un massacre dans la région de Hama, selon les rebelles. De violents accrochages ont opposé l’armée à des combattants rebelles à Damas. Les échanges de tirs, dans les quartiers de Qaboune, Techrine et Jobar, étaient audibles dans toute la capitale. (afp)

Washington prêt à user du chapitre VII

Les Etats-Unis ont indiqué mercredi qu’ils étaient prêts à soutenir une action contraignante de l’ONU contre la Syrie, dans le cadre du chapitre VII de la Charte des Nations unies, comme l’a demandé la Ligue arabe. « En l’absence de signes sérieux de conciliation, nous irons bientôt tout droit dans cette direction », a précisé Timothy Geithner, secrétaire au Trésor. A Pékin, Russie et Chine ont toutefois rappelé qu’elles étaient « résolument opposées à toute intervention militaire » et feraient font commun contre toute initiative en ce sens. (afp)

Nouveau Premier ministre

Le président syrien Bachar al-Assad a chargé mercredi l’actuel ministre de l’Agriculture, Riad Hijab, de former un nouveau gouvernement, après les législatives de mai. M. Hijab remplace Adel Safar qui avait formé son gouvernement en avril 2011, un mois après le début du mouvement de contestation. (afp)

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