Quand Israël réécrit l’histoire de la colonisation en Cisjordanie


Le Monde.fr | 10.07.2012

Par Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant)

La colonie de Givat Zeev, en Cisjordanie.

Il n’y a pas d’occupation israélienne en Cisjordanie. Dès lors, le gouvernement de Benyamin Nétanyahou doit légaliser toutes les colonies qui s’y trouvent, et toutes celles qui seront créées à l’avenir…

Ces conclusions, un rien hallucinantes, rendues publiques lundi 9 juillet, sont celles d’un comité présidé par l’ancien juge de la Cour suprême Edmond Levy, formé en janvier 2012, à la demande du premier ministre israélien.

Conscient qu’elles s’apparentent à ce que le journal Haaretz qualifie de « dynamite politique », M. Nétanyahou a commenté avec prudence le travail de M. Levy et de ses deux adjoints, l’ancien juge de Tel-Aviv Tehiya Shapira, et le juriste Alan Baker, trois personnalités marquées à droite.

« Ce rapport est important parce qu’il traite de la légalisation et de la légitimation de la politique de colonisation en Judée et Samarie [Cisjordanie] sur la base de faits et d’arguments qui doivent être sérieusement considérés », a-t-il indiqué.

M. Nétanyahou s’est efforcé de retarder la publication du rapport Lévy, mais il est désormais au pied du mur : que faire ? D’abord attendre l’avis du procureur général Yehouda Weinstein, puis prendre une décision au sein du comité ministériel sur les colonies, créé en avril.

M. Nétanyahou n’a pas de bonne solution : traiter les conclusions du juge Lévy comme quantité négligeable, c’est se mettre à dos tous les partisans de la colonisation, qui exultent ; les approuver, c’est déclencher une condamnation unanime de la communauté internationale.

JUSQU’AUBOUTISME SIONISTE

L’Etat juif a dans ce domaine le cuir solide, mais la réaction immédiate de Washington, qui a rappelé son opposition à toute légalisation des colonies juives de Cisjordanie, donne à penser qu’Israël risque de perdre ses derniers soutiens diplomatiques.

C’est que, dans le registre du jusqu’auboutisme sioniste, l’argumentation du « comité Lévy » semble sans précédent. Les trois experts relèvent que les gouvernements israéliens ont agi « avec une totale mauvaise foi en affirmant que ces colonies avaient été construites illégalement, tout en encourageant leur construction ».

Ils expliquent que la Cisjordanie a été reprise à la Jordanie lors de la guerre des Six Jours (1967), laquelle n’a jamais pu démontrer sa souveraineté sur ce territoire. Dès lors, la convention de Genève (qui interdit à une puissance occupante d’installer sa population sur des terres qu’elle occupe) ne s’applique pas.

De plus, affirment les auteurs, la Déclaration Balfour de 1917, qui se prononçait en faveur de l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif, ne parlait pas de « droits nationaux pour les Arabes »

Autrement dit, ceux-ci n’en ont pas, et, puisque la notion de « territoires palestiniens occupés » n’a pas de sens, Israël n’est pas une puissance occupante, et les colons sont chez eux dans toute la Cisjordanie. Dans les faits, c’est un peu ce qui se passe, mais l’affirmer dans un rapport officiel devrait constituer un intéressant sujet de discussion entre Benyamin Nétanyahou et la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, attendue à Jérusalem le 16 juillet.

Laurent Zecchini (Jérusalem, correspondant)

Liban : Le Haut Comité de Secours suspend son aide aux réfugiés syriens


DERNIÈRES INFOS 

olj.com | 10/07/2012 | 12h27

LIBANLe Haut Comité de Secours (HCS) a annoncé la suspension de ses aides aux réfugiés syriens au Liban à partir d’aujourd’hui. « Le HCS ne couvrira plus les frais d’hospitalisation et de soins des Syrien blessés et/ou réfugiés au Liban», indique un communiqué. L’association « Journalistes contre la violence » a dénoncé hier, dans un communiqué, la décision du Haut Comité de Secours, soulignant qu’elle est en contradiction avec la vocation du Liban et avec les conventions internationales signées par le gouvernement libanais

Cours d’arabe pour enfants dans un cadre laïque et mixte.


Arab Women’s Solidarity Association-Belgium (AWSA-Be)
vous propose ses cours d’arabe pour enfants dans un cadre laïque et mixte.L’objectif des cours d’arabe pour enfants d’AWSA-Be asbl est d’apprendre l’arabe moderne à partir d’outils pédagogiques et didactiques: jeux, animations, chants, etc. Il s’agit aussi de permettre des échanges et l’ouverture tout en alliant l’apprentissage de la langue arabe avec un contexte respectueux de l’égalité des genres.
L’arabe enseigné est l’arabe moderne, celui des médias et de la littérature, la langue officielle utilisée par tous les pays arabes.

Les cours d’arabe auront lieu au Curo Hall, Rue Ropsy Chaudron, 7 à 1070 Anderlecht (près du métro Clémenceau) tous les mercredis de 15h à 16h30.
Premier cours le 19 septembre 2012.

L’inscription au cours d’enfants s’élève à 130 € pour une session de six mois (septembre à janvier et janvier à juin).
Une réduction du prix peut-être faite pour l’inscription de 2 ou plusieurs enfants issus de la même famille. Il faut être âgé de minimum 6 ans.
Le prix comprend le matériel et les copies/impressions fournies aux participant-e-s.
Infos et inscriptions (pour le 27 août au plus tard): awsabe@gmail.com ou au 02.229.38.10

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Arab Women’s Solidarity Association – Belgium ASBL
www.awsa.be

0881.718.815
363-0002517-35

Bureau : Local A 133, Amazone asbl, 10 rue du Méridien, 1210 Bruxelles.
Tél : 02/ 229 38 10

Siège social : avenue de l’Eternité, 6, 1070, Bruxelles.

Des dizaines de milliers de Syriens ont FAIM!


Cercle Syrie Moderne

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Pendant que les diplomates gesticulent, les journalistes et les politiques s’intéressent à l’ALS, les analystes et les chercheurs se penchent sur tel ou tel aspect de la révolution, les Facebookiens réagissent à coup de Like et de Share, eh bien pendant ce temps, des dizaines de milliers de Syriens ont FAIM! Oui vous l’avez bien lu : Faim.

Cela paraît abstrait, incompréhensible, incroyable, puisque il n’y a pas de catastrophe naturelle là-bas qui aurait pu mobiliser la conscience humaine et les pleurs des téléspectateurs. Non, en Syrie, ce pays qui nous embête avec son interminable révolution, rien de “sexy” humaniterment. Rien d’attirant. On ne voit pas les familles entassées dans une petite pièce, ou dans les cour d’écoles, avec femmes, vieillards et enfants, souffrants, malades, le visage épuisé, le regard absent et le ventre creux. Nous ne les voyons pas car les photographes sont occupés à filmer l’autre horreur, celle du sang.

Pendant ce temps, les uns donnent généreusement des millions à l’ALS, et les autres promettent généreusement avec les mots, les troisièmes ferment les yeux et d’autres s’en balancent. Pendant ce temps, certaines associations humanitaires en France et en Europe demandent aux activistes clandestins qui gèrent le secours sur le terrain de se “conformer à un standard institutionnel”! Quel luxe! Eux qui, pour secourir leurs compatriotes, courent tous les risques dans un pays où même le fait de demander à créer une association est presque considéré par le pouvoir comme un crime politique!

Eh oui, il faut de la transparence et de la patience. Mais bien sûr, comment on n’y a pas pensé? Allez expliquer cela aux trois activistes qui ont été arrêtés récemment pour avoir porté de l’argent pour acheter des paniers alimentaires, et dont l’un d’eux est en danger de mort… Dites lui, comment il faut passer par un compte en banque et engager un commissaire aux comptes!! Dites leur aussi comment faut-il attendre 3 mois pour monter un plan de communication. Peut-être que pendant ce temps peut-on suspendre le temps pour les bébés qui ont besoin de lait et des couches, et pour les malades qui ont besoin de médicaments, ou encore pour les affamés qui attendent leur repas quotidien…

L’ONU estime qu’un million et demi de Syriens ont besoin d’aide humanitaire.. Mais rassurez-vous, ce sont les Syriens qui assurent la quasi totalité de cette aide. Ce n’est pas l’ONU qui, elle, pendant ce temps, recherche toujours près de 200 millions de dollars sans les trouver..

Seulement, les Syriens sont épuisés. Ils regardent si, dans ces pays riches, il y en a qui veulent bien les aider… un peu!

C’est un coup de gueule. Prenez-le comme vous voulez…

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