Mineurs non accompagnés à la rue-recherche d’accueil d’urgence


Date : 17 juillet 2012 16:24

Bonjour,

Je vous ai téléphone aujourd’hui concernant la situation de mineurs étrangers non accompagnés qui se trouvent sans accueil et doivent dormir actuellement à la rue. Nous travaillons pour le Service Droit des Jeunes qui est une association d’Aide en Milieu Ouvert, lié à l’aide à la jeunesse. Chaque jour des jeunes se présentent chez nous à la recherche d’un toit et chaque jour on essaie de trouver des solutions pour ces mineurs non accompagnés. Chaque jour au moins 7 mineurs étrangers non accompagnés (MENA) arrivent ou sont découverts en Belgique. Ces enfants ont la particularité d’être mineurs, de se retrouver sans parents ou tuteur, en dehors de leur pays d’origine et d’avoir vécu un (souvent long) parcours de migration et d’exil.

Le problème est qu’actuellement ces jeunes, souvent entre 15 et 17 ans (surtout Marocains, algériens, tunisiens, égyptiens, syriens, … ), ne sont pas accueillis par les autorités responsables (FEDASIL) et doivent dormir à la rue. Le droit à l’accueil de ces jeunes est inscrit à la loi mais n’est malheureusement pas respecté par les autorités. Entre temps ces jeunes se trouvent dans des situations inhumaines.  Il existe sur Bruxelles de l’accueil d’urgence pour des mineurs mais toutes les places sont pleines. Il y a aussi les squats mais cet accueil est très loin d’un accueil pour des enfants. Les organisations qui s’occupent des personnes sans abris refusent de prendre ces jeunes parce qu’ils sont mineurs…Pour ces jeunes on va introduire des recours juridiques pour obtenir par les Tribunaux  un accueil auprès des instances responsables  mais entre temps il nous faut trouver un toit pour ces jeunes. Cette période peut prendre de 2 jours à deux semaines. Nous sommes donc à court de solutions.

Nous sommes donc à la recherche d’associations ou de particuliers qui seraient disposés à accueillir ces jeunes pour une ou plusieurs nuit(s)en urgence. Toute nuit pour ces jeunes où ils ne sont pas exposés aux dangers de la rue, au froid et à la pluie est déjà une bonne chose. Bien sur il n’est pas idéal de changer ces jeunes d’endroit de nuit en nuit donc s’ils peuvent rester plusieurs jours, le temps que leur situation se règle, c’est mieux.  Ces jeunes ont vécu beaucoup de choses mais sont aussi des jeunes qui sont en demande d’aide et veulent avoir une chance de bâtir leur futur. Un futur difficile si on les laisse à la rue.

Si vous voulez plus d’informations ou si vous pensez que votre organisation ou votre famille est prête à aider ces jeunes vulnérables et dans une situation inhumaine, même juste pour une nuit, n’hésitez pas à nous contacter.

Katja Fournier

Coordination- Coördinatie

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Syrie : poursuite des combats à Damas, l’ONU doit examiner un projet de résolution


Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 18.07.2012 à 06h50 • Mis à jour le 18.07.2012 à 11h18

Alors que les combats s’intensifiaient dans la capitale syrienne, mercredi 18 juillet, où les rebelles ont lancé la « bataille pour la libération » de Damas, le projet de résolution déposé par les Européens et les Américains doit être examiné à l’ONU.

Sur le terrain. Selon la télévision officielle syrienne, un bâtiment abritant les services de la sécurité nationale à Damas a été la cible d’un attentat-suicide.

Un porte-parole de l’Armée syrienne libre (ASL) en Syrie, Kassem Saadeddine, contacté sur Skype par l’AFP, a proclamé : « La bataille pour la libération de Damas a commencé et les combats ne cesseront qu’avec (la chute) de la capitale. » Ces combats coïncident avec le 12e anniversaire de l’arrivée au pouvoir de Bachar Al-Assad, après la mort de son père. Un responsable militaire a néanmoins affirmé que l’armée « contrôlait la situation et pourchassait les terroristes réfugiés dans des appartements et des mosquées » dans Damas.

Depuis dimanche, les combats dans la capitale, qualifiés par l’opposition de « tournant » dans la révolte, se déroulent dans plusieurs quartiers. Des hélicoptères sont entrés mardi pour la première fois en action, mitraillant des quartiers hostiles au régime. Les combats touchent le quartier de Midane, près du centre-ville, où, selon une source militaire, l’armée est entrée et a donné un ultimatum aux habitants de quitter les lieux avant un assaut imminent. Les soldats sont aussi entrés à Tadamoune (Sud), où restent encore « quelques poches de résistance ».

Plus de soixante soldats de l’armée syrienne ont été tués ces dernières 48 heures à Damas, dans des combats avec les rebelles de l’ASL, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Diplomatie. Des diplomates à l’ONU s’attendent à un double veto russe et chinois quand le projet de résolution menaçant Damas de sanctions sera mis au vote, sans doute mercredi après-midi. « Nous allons vers un double veto russe et chinois », a déclaré un diplomate occidental, qui prévoit aussi que de son côté la Russie ne parviendra pas à recueillir les neuf voix, sur quinze pays membres, qui lui permettraient de faire adopter son propre projet de résolution. Avant le vote du Conseil de sécurité, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a rencontré mercredi à Pékin le président chinois Hu Jintao. « J’espère sincèrement que les membres du Conseil de Sécurité seront unis et vont agir », a déclaré M. Ban à des journalistes après sa rencontre.

Le projet présenté par les Européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, Portugal) et les Etats-Unis menace le régime syrien de sanctions économiques s’il ne renonce pas à utiliser ses armes lourdes contre l’opposition, tout en prolongeant pour quarante-cinq jours la Mission des observateurs de l’ONU en Syrie (Misnus). La Russie a dit clairement qu’elle mettrait son veto à ce texte et plusieurs diplomates s’attendent à ce que la Chine fasse de même. Les deux pays avaient déjà bloqué à deux reprises des résolutions du Conseil, pour protéger leur allié syrien, depuis le début du conflit, en mars 2011.

A Moscou, où il tente de relancer son plan de paix moribond, le médiateur international Kofi Annan a estimé mardi que la situation en Syrie avait atteint un « point critique », après que la Croix-Rouge internationale eut parlé de « guerre civile ». M. Annan a rencontré le président Vladimir Poutine, qui l’a assuré de son soutien, mais n’a donné aucune signe tangible que la Russie était prête à assouplir sa position. La Russie a déposé un projet de résolution rival qui prolonge la Misnus pour trois mois mais ne parle pas de sanctions. Les Russes ont légèrement amendé leur texte mardi mais sans parvenir à sortir les négociations de l’impasse.

Israël veut-il la paix?


Une question simple et une réponse simple dans ce petit commentaire suscité par l’annonce, mardi, de la reconnaissance officielle de l’institut d’études supérieures d’Ariel (Cisjordanie occupé) comme université israélienne:

Israël veut-il la paix ?

Le titre officiel d’« université israélienne » décroché mardi par la colonie d’Ariel, au bon milieu de la Cisjordanie occupée, n’est qu’une énième conséquence en fait parfaitement logique d’une politique que tous les gouvernements d’Israël ont adoptée, peu ou prou, depuis la conquête du territoire en 1967. Une politique qui consiste à coloniser la Cisjordanie. Et, en miroir, qui consiste à empêcher l’avènement d’un Etat palestinien viable sur un territoire contigu.

L’implantation de citoyens israéliens juifs dans les territoires occupés est illégale aux yeux du droit international. Très peu de juristes au monde contestent cette évidence. Et certainement pas la Cour internationale de justice, plus haute juridiction de la planète à dire le droit international, qui a rendu un célèbre avis consultatif le 9 juillet 2004 qui confirmait le caractère illicite de la colonisation.

L’implantation de citoyens israéliens juifs dans les territoires occupés n’est d’ailleurs pas seulement illégale. Elle incarne aussi l’antithèse de la paix que tous les gouvernements israéliens depuis 1967 disent rechercher. Il est donc légitime de se demander si Israël veut la paix. Et cela d’autant plus que la colonisation n’a pas du tout diminué d’ampleur depuis que l’on parle de « processus de paix », loin de là, à savoir depuis la conférence de Madrid en 1991, puis les accords dits d’Oslo signés à Washington deux ans plus tard. Depuis lors, le nombre de colons a bien plus que doublé, dépassant désormais les 540.000 âmes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

On ne peut attendre de l’actuel gouvernement israélien présidé par Binyamin Netanyahou d’inverser la tendance, lui qu’on considère comme le plus nationaliste de l’histoire d’Israël. Et, en effet, si cet exécutif a bien pour objectif officiel d’arriver à une solution de deux États – Israël et Palestine – vivant côte à côte, son zèle en matière de colonisation dément sur le terrain cet objectif affiché.

Il a même désigné une commission de juristes pour rendre un avis sur la légalité (israélienne) des avant-postes dans les colonies juives (c’est-à-dire les colonies jusqu’ici non reconnues par Israël, il y en a…). Et cette commission vient de déposer ses conclusions : « Les colons ont le droit de s’installer partout en Cisjordanie et Israël n’est pas une puissance militaire occupante. » Une question vient à l’esprit : les Palestiniens existent-ils ?
BAUDOUIN LOOS

LE SOIR du mercredi 18 juillet 2012

Syrie : « on a peur de sortir de la maison »


Par Sandrine Andreï avec Laurent Berbon

Publié le 18 juillet 2012 à 08h14Mis à jour le 18 juillet 2012 à 08h14

"Des hélicoptères ouvrent le feu sur les quartiers de la rébellion. Environ toutes les heures, il y a des explosions et des colonnes de fumée", raconte cette étudiante au micro d'Europe 1.« Des hélicoptères ouvrent le feu sur les quartiers de la rébellion. Environ toutes les heures, il y a des explosions et des colonnes de fumée », raconte cette étudiante au micro d’Europe 1. © MAXPPP

TÉMOIGNAGE E1 – Retranchée chez elle, une habitante de Damas décrit les combats dans la capitale syrienne.

L’ONU va tenter, une nouvelle fois, d’imposer des sanctions à la Syrie, sans doute mercredi après-midi. Mais des diplomates s’attendent à un nouveau double veto russe et chinois. Sur le terrain, les rebelles syriens, eux, ne faiblissent pas. Depuis quelques jours, ces derniers ont lancé la« bataille pour la libération » de Damas, où de violents combats ont eu lieu, notamment mardi, avec l’entrée en action pour la première fois des hélicoptères de l’armée. Ceux-ci ont mitraillé plusieurs quartiers de la capitale syrienne. Contactée par Europe 1, une habitante de la capitale raconte ces combats et sa peur au quotidien.

« Chaque heure des explosions »

Cloîtrée à la maison depuis trois jours, cette jeune étudiante de l’université de Damas habite dans l’un des quartiers encore épargnés par les combats, explique-t-elle. Et même si elle n’a, pour l’instant, aperçu ni tank ni affrontements, du haut de son appartement, chaque heure est rythmée par le bruit des tirs et des bombes.

L’étudiante décrit les combats :

« Des hélicoptères ouvrent le feu sur les quartiers de la rébellion. Environ toutes les heures, il y a des explosions et des colonnes de fumée », raconte-t-elle au micro d’Europe 1. En quelques jours la capitale syrienne, jusque là plutôt à l’abri des violences, a complètement changé de visage, devenue comme paralysée.

« Il y a un couvre-feu, de nombreux magasins ont fermé, il y a une atmosphère de tension dans Damas », décrit l’étudiante.

« On a peur »

Sa famille ne manque de rien, ils ont pu faire des provisions qui leur permettront de tenir un peu. Il en va de même pour ses voisins. Mais la jeune femme explique que plus personne n’ose sortir, ne serait-ce que sur le balcon. « On a peur d’aller en dehors de la maison ou au centre-ville », conclut-elle.

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