Histoire syrienne


Une histoire vraie qui s’est passée dans un centre de la sécurité militaire à Damas et qui fut rapportée par un détenu qui a été relâché…

L’on pourrait reprocher au héros de cette histoire une sorte d' »inconscience », mais c’est la dignité et la liberté retrouvée après presque un demi siècle d’esclavage…

Le geôlier ouvre la porte et pousse des nouveaux arrivants dans la cellule.

L’un d’eux regarde les détenus dans la cellule et dit à voix haute « salut les révolutionnaires »!
Le geôlier revient en criant : « c’est qui ce fils de p. qui a dit cela? »
Tout le monde se tait, le geôlier leur dit qu’ils ont cinq minutes pour avouer, sinon ça sera une punition collective, et il s’en va.
Deux min plus tard, le geôlier revient et la personne concernée avance et dit que c’était elle.
Le geôlier l’insulte et l’amène vers une séance d' »éducation ».
Le nouveau détenu revient dans la cellule après avoir subi une bonne bastonnade, on se réunit autour de lui pour compatir et l’encourager.
On lui demande pourquoi il a été arrêté? Il explique qu’il venait de Harasta (banlieue de Damas) et alors qu’il passait par un point de contrôle du régime, il a salué les agents en plaisantant : « Salut les Chabbiha »…
Deux jours plus tard, l’enquêteur décide de le relâcher et lui dit : « Ecoute, cette fois-ci tu n’as eu que deux jours, mais la prochaine fois ça sera deux ans »…
Et notre brave rétorque : « Bon deux jours, c’est possible, mais tu penses que vous allez rester encore deux ans au pouvoir pour me garder en prison tout ce temps là?! »
Et là l’enquêteur s’emporte, le traite de tous les noms et lui fait subir une nouvelle bastonnade, puis on le jette dans une cellule isolée…
Il est toujours en détention.

Flottille », clap troisième


Renée-Anne Gutter

Mis en ligne le 24/08/2012

Le mouvement de solidarité pro-palestinienne ne baisse pas les bras. Pour la troisième fois, il défie l’interdiction d’accès aux territoires palestiniens.
Correspondante à JérusalemEn juillet 2011 et avril 2012, plusieurs centaines de militants de divers pays d’Europe ont défié la politique d’interdiction d’accès aux territoires palestiniens aux sympathisants étrangers mise en place par Israël. Ils cherchaient à entrer en Israël via son aéroport international Ben Gourion près de Tel-Aviv, en proclamant délibérément leur intention d’aller participer à une semaine d’activités socioculturelles à Bethléem en Cisjordanie, sous la bannière « Bienvenue en Palestine ».Considérés comme fauteurs de troubles par le gouvernement Netanyahou, peu sont arrivés à bon port : les uns ont été arrêtés et refoulés par les autorités israéliennes dès leur atterrissage à Ben-Gourion; les autres n’ont même pas pu embarquer pour Tel-Aviv, Israël ayant transmis aux compagnies d’aviation étrangères des listes d’ »indésirables » qui n’ont pas été autorisés à monter à bord dans leur aéroport de départ.Cette fois, appelant à « poursuivre le combat pour la liberté de circulation en Palestine et contre l’enfermement du peuple palestinien », une centaine de personnes de Belgique, France et autres pays d’Europe vont tenter d’entrer en territoire palestinien par la route via la Jordanie. Leurs organisateurs s’expliquent : en avril dernier, des responsables israéliens ont déclaré que le moyen « approprié » pour arriver en Cisjordanie était de passer par la Jordanie et le pont Allenby, et non par Ben Gourion. « Nous avons donc décidé de les prendre au mot ».

Rappelons que tout étranger voulant visiter la Cisjordanie doit passer par un contrôle frontalier israélien – fût-ce à l’aéroport Ben Gourion, au port de Haïfa ou aux passages terrestres sur la frontière jordanienne. Quiconque est soupçonné de vouloir se rendre en Cisjordanie pour participer à des campagnes anti-israéliennes, est refoulé et placé sur une « liste noire ». Si Israël juge son plan de séjour en Cisjordanie inoffensif, le voyageur ne sera pas expulsé, mais il risque de se voir uniquement autorisé à circuler dans les régions contrôlées par l’Autorité palestinienne, et non en Israël.

Ce vendredi, les participants doivent arriver à Amman par des vols individuels provenant de divers aéroports européens. Tous comptent ensuite se retrouver au pont Allenby sur la rivière du Jourdain, qui sépare la Jordanie et la Cisjordanie. Leur passage en groupe au poste-frontière est prévu pour dimanche, le terminal ne fonctionnant qu’à mi-temps les vendredi et samedi. En attendant, le groupe devrait visiter des camps de réfugiés palestiniens en Jordanie.

Après avoir franchi le terminal jordanien, traversé le pont et atteint le terminal du côté cisjordanien, les participants comptent de nouveau proclamer leur intention de se rendre à Bethléem pour une semaine de solidarité à l’invitation des notables de la ville et d’associations locales. Dans leurs bagages, ils amènent du matériel scolaire pour la rentrée des classes palestinienne.

Mais comme par le passé, ils savent qu’ils risquent de s’attirer les foudres israéliennes et de se faire refouler sans ménagement – cette fois en territoire jordanien. Car bien que le terminal du côté cisjordanien soit géré conjointement par Israël et l’Autorité palestinienne, c’est Israël qui y garde le contrôle ultime des entrées et sorties des voyageurs et marchandises. Conformément aux accords d’Oslo des années 90.

Encore faut-il que les participants parviennent à franchir le terminal jordanien, voire même à atterrir ce vendredi à l’aéroport d’Amman. Leurs organisateurs craignent notamment que les autorités jordaniennes, soucieuses d’éviter des remous palestiniens sur leur propre territoire, interdisent carrément aux participants de débarquer en Jordanie.

En tout cas, contrairement aux « flottilles aériennes » qui avaient mis la police israélienne sur pied de guerre à l’aéroport Ben Gourion, cette « flottille routière » n’a pas eu beaucoup d’écho jusqu’à présent en Israël. Même si les autorités s’apprêtent à la torpiller dès son arrivée au terminal Allenby, elles n’ont pas fait de tapage à ce sujet. Il est vrai que l’aéroport Ben Gourion, principal portail d’entrée en Israël, se trouve au centre des préoccupations nationales, alors que le terminal Allenby est éloigné, isolé, interdit aux voyageurs israéliens et peu utilisé par les touristes. Il dessert essentiellement les Palestiniens de Cisjordanie et Jérusalem-Est, ainsi que les coopérants et membres d’ONG étrangères qui travaillent en territoire palestinien. Ce qui s’y passe laisse donc l’opinion israélienne indifférente. Et l’agitation que les militants européens pourraient éventuellement y susciter ce week-end ne représente pas une menace substantielle aux yeux des forces de sécurité israéliennes.

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