Verhofstadt et la Syrie : « Que faut-il pour que la communauté internationale se réveille ? »


BAUDOUIN LOOS

mardi 18 septembre 2012, 17:29

Un coup de gueule au Parlement européen contre l’inaction des Européens dans la tragédie syrienne : le chef de groupe libéral Guy Verhofstadt ne parle plus, s’agissant de la Syrie, il crie. Par Baudouin Loos

Verhofstadt et la Syrie : « Que faut-il pour que la communauté internationale se réveille ? »

PHOTO ALAIN DEWEZ

Il a résumé son indignation pour Le Soir, en exclusivité.

Pourquoi cet esclandre à Strasbourg la semaine dernière ?

Ce n’est pas la première fois ! J’essaie de faire bouger les choses. On est dans une impasse totale en Syrie ; on craint la guerre mais on y est en plein ! Comment arrêter le massacre ? Eh bien ! il faut commencer par protéger les civils, donc imposer une zone d’interdiction aérienne (« no fly zone »), créer des zones sécurisées aux frontières turques et jordaniennes et des corridors humanitaires y menant. On est intervenu à Benghazi, en Libye, pour prévenir un massacre l’an passé ; on n’a rien fait pour Homs, on ne fait rien pour Alep, et les gens meurent.

Certains vous répondent que le Conseil de sécurité est bloqué par les vetos russe et chinois…

Mais la protection du peuple syrien requiert-elle une formalité du Conseil de sécurité ? Non. On peut agir malgré ce blocage. D’ailleurs, voyons ce qui se passe : les jihadistes y arrivent de partout, ils sont les seuls à venir, à y introduire des armes côté rébellion.

Faut-il armer les rebelles ?

C’est une question à se poser, en effet. Sinon les organisations extrémistes, jihadistes, seront les seules à occuper ce terrain. Des pays amis peuvent prendre cette responsabilité. En attendant, la no fly zone, les zones sécurisées et les corridors humanitaires sont impératifs.

Comment votre opinion est-elle accueillie ?

L’essentiel de mes propos ont été repris dans une résolution du Parlement européen adoptée à une écrasante majorité. Ce qui tranche avec l’attitude de Catherine Ashton, haute représentante de la diplomatie européenne, qui plaide pour une solution politique, demande qu’on laisse du temps à Lakhdar Brahimi, le nouveau médiateur désigné par l’ONU. A-t-elle oublié que Kafi Annan, à ce poste de médiateur, a démissionné avec fracas pour dénoncer son impuissance ?

Mais ce qui compte c’est le Conseil des ministres européen, seul habilité à prendre des décisions.

C’est le problème. Or on y attend posément le verdict des élections américaines en novembre ! Il n’y a pas que le blocage russe, donc. Et, au grand dam de tant de Syriens cruellement déçus par notre attitude, nous ne ferons rien pour empêcher la mort d’autres milliers de civils. Que faut-il pour que la communauté internationale se réveille ?

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Les combats reprennent à Alep, l’Iran propose l’envoi d’observateurs


Le Monde.fr avec AFP | 18.09.2012 à 12h27

Des soldats de l'armée syrienne, le 17 septembre à Alep.

De violents combats ont repris mardi 18 septembre à l’aube dans des quartiers rebelles d’Alep, selon des habitants de cette métropole du nord de la Syrie, où l’Iran, allié de Damas, a proposé d’envoyer des observateurs pour tenter de faire taire les armes.

Lors d’une réunion lundi soir au Caire du « groupe de contact » quadripartite sur la Syrie (Iran, EgypteTurquie et Arabie saoudite), Téhéran a prôné l’envoi d’observateurs des quatre pays, malgré l’échec de missions similaires sous l’égide de la Ligue arabe cet hiver puis de l’ONU. Le ministre des affaires étrangères iranien, Ali Akbar Salehi, a appelé à « un arrêt simultané des violences par les parties en présence, à un règlement pacifique sans intervention étrangère et à un arrêt de l’aide financière et militaire à l’opposition syrienne », selon l’agence iranienne IRNA.

Son ministère a parallèlement démenti l’envoi en Syrie de gardiens de la révolution (pasdaran), la force d’élite du régime iranien, au lendemain de déclarations du commandant en chef des pasdaran, qui avait évoqué une mission de conseil en Syrie et au Liban voisin. Après avoir participé à la réunion du Caire, Lakhdar Brahimi, l’émissaire de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, devait se rendremardi en Turquie pour visiter un camp de réfugiés proche de la frontière syrienne, selon un responsable du ministère des affaires étrangères turc.

CONTRÔLE DU QUARTIER STRATÉGIQUE DE MIDANE

M. Brahimi vient d’achever une visite de quatre jours à Damas, au cours de laquelle il s’est entretenu avec le président Bachar Al-Assad et avec des chefs de la rébellion, mais l’opposition a déjà estimé que la poursuite des violences et le blocage au Conseil de sécurité de l’ONU vouaient sa mission à l’échec.

Sur le terrain, des affrontements ont éclaté à Boustane Al-Kasr et à Izaa, dans le sud-ouest d’Alep, et l’armée a bombardé les deux quartiers, ont annoncé des habitants, en signalant aussi des combats plus au sud, à Soukkari, où sont également retranchés des rebelles. Deux civils ont péri dans un bombardement du quartier Sakhour (est), et dans la région deux civils dont une femme ont été tués et plusieurs autres blessés dans des bombardements des localités d’Al-Bab et de Sfira, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).

Lundi, les violences avaient fait au moins 137 morts – 72 civils, 41 soldats et 24 rebelles – à travers le pays, selon le bilan quotidien de l’OSDH, qui s’appuie sur un vaste réseau de militants. Au total, les violences ont fait plus de 27 000 morts en dix-huit mois d’une révolte qui s’est militarisée face à la répression, selon l’OSDH. Le régime a affirmé que ses troupes contrôlaient le quartier stratégique de Midane, dans le centre d’Alep, après une semaine de combats acharnés.

« LA VRAIE SUPÉRIORITÉ DU RÉGIME, C’EST SON ARMÉE DE L’AIR »

Sur place, l’armée conseillait toutefois aux habitants d’éviter une partie du quartier, prévenant que des tireurs embusqués pourraient y être retranchés. Près de cette zone, un correspondant de l’AFP a vu lundi une dizaine de corps de rebelles gisant au sol. Et le président de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane, a rappelé que la situation à Alep, théâtre depuis près de deux mois d’une bataille cruciale entre armée et rebelles, était très mouvante.

« Quand l’armée dit contrôler un secteur, ce n’est que temporaire […]. Ils prennent des quartiers puis il y a des affrontements de nouveau avec la guérilla, ce n’est pas un véritable progrès », a-t-il expliqué. Ce caractère relatif des avancées s’applique également aux rebelles. « Ils disent contrôler un barrage ou un poste, puis l’armée revient pour tout détruire, ce n’est pas vraiment un contrôle », a déclaré M. Abdel Rahmane« La vraie supériorité du régime, c’est son armée de l’air », capable de faire planer une menace permanente partout dans le pays, a-t-il rappelé.

Selon le magazine allemand Der Spiegel paru lundi, l’armée syrienne a effectué des essais avec des armes chimiques fin août à l’est d’Alep. Washington et Paris ont plusieurs fois prévenu que l’utilisation d’armes chimiques par Damas constituerait une ligne rouge et entraînerait une réaction internationale.

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Au sujet du film merdique et de ses conséquences


Récapitulatif approximatif, suite à une discussion avec un ami
par Tewfik Aclimandos, mardi 18 septembre 2012, 00:42 ·

Je me trompe peut être mais voilà comment je reconstitue la séquence de la semaine dramatique qui s’est écoulée.

1- Il y a quelques mois, une bande de fanatiques coptes vivant aux USA tourne ou participe au tournage d’une sorte de merde qu’ils prennent pour un pamphlet anti Prophète. Personne ne le note, malgré le fait que ces génies postent des extraits de cette « oeuvre » sur youtube.

2- Il y a une semaine, un « entrepreneur religieux » se disant salafiste, une sorte de présentateur télé ou de prédicateur qui s’est spécialisé dans la vitupération anti libérale, anti copte, anti tout, diffuse sur sa chaîne télé les 14 minutes d’extraits de la merde en question.

Première Remarque: on ne me fera pas croire que les personnes impliquées dans un et dans deux ne savaient pas ce qu’elles faisaient. Reste à savoir quels ont été leurs calculs et si elles ont eu des commanditaires.

3- Comme prévu la colère a été immense

4- Les différentes autorités et acteurs coptes vivant en Égypte ont très vite condamné le film.

5- les frères musulmans, les salafistes institutionnels et la jama’a islamiyya ont redouté une sorte de saint Barthélémy anti copte voire pire. Il fallait à tout prix éviter une catastrophe « confessionnelle ».

6- Ils ont décidé de croire ou de faire semblant de croire que les États-Unis étaient « coupables ». Le but de ce message est de ‘dévier » la colère des extrémistes, de la base, de ceux qui voulaient défendre leur religion, pour qu’elle ne s’exprime pas contre les coptes. Les USA étaient un bouc émissaire commode, et on pourrait toujours recoller les morceaux après.

7- Malheureusement cela a dérapé en Égypte et en Libye, avec des conséquences dramatiques dans les deux cas.

Deuxième remarque: reste à savoir si les dérapages sont dus à des mouvements de foule en colère, ou s’ils ont le fait d’acteurs politiques ou terroristes voulant piéger les islamistes et les États-Unis.

8- Qui plus est les Frères ont très mal géré leur communication avec les USA. Mais il faut dire qu’ils avaient à résoudre une quadrature du cercle: comment éviter un désastre confessionnel, sans apparaître tiède dans la défense de la foi, sans aller trop loin dans l’escalade contre les USA.

9- Mais dans l’ensemble, je pense, et mon ami Sherif Younis est d’accord (je lui dois certains points cruciaux dans ce développement), l’attitude du camp islamiste, si on excepte les électrons libres et les salafo/anarchistes, a été la bonne. En tant que citoyen Égyptien et en tant que copte, je leur dis merci.

10- Tous les acteurs islamistes et coptes ont à réfléchir sur les contraintes qu’imposent leurs dispositifs discursifs, idéologiques et organisationnels. Un dérapage de plus, et cette crise prenait des proportions encore plus effrayantes. Cette fois ci, les dynamiques mortifères et belliqueuses ont (pour l’instant) tant bien que mal été contenues. Rien ne dit que ce sera le cas la prochaine fois.

Je le redis en conclusion: merci aux frères, aux salafistes responsables et à la jamaa islamiyya. Prions ensemble pour l’Égypte.

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Déclaration du Comité des juifs bagdadis de Ramat-Gan


Bay Area Mizrahi

Déclaration du 14 septembre 2012 – 27 Elul 5772

(PNG)

Deux Juifs Irakiens lors de leur arrivée dans l’État Sioniste en 1950


  • A) – Nous remercions très sincèrement le gouvernement israélien de nous avoir confirmé notre statut de réfugiés après une rapide évaluation, de 62 ans, de nos documents.
  • B) – Nous demandons que les juifs ashkénazes (juifs d’Europe centrale et orientale) soient également reconnus comme réfugiés, de sorte qu’ils n’envisageront pas d’envoyer chez nous les courtois officiers de l’unité Oz chargée de l’application de la loi sur l’immigration.
  • C) – Nous cherchons à exiger l’indemnisation de nos biens et avoirs perdus auprès du gouvernement iraquien – PAS de l’Autorité palestinienne – et nous n’accepterons pas l’option que cette indemnisation de nos biens se fasse au détriment de l’indemnisation de biens perdus par d’autres (à savoir les réfugiés palestiniens) ou que ladite indemnisation soit transférée à des organismes qui ne nous représentent pas (à savoir le gouvernement israélien).
  • D) – Nous demandons la mise en place d’une commission d’enquête pour examiner :
    • 1) – si, et par quels moyens, des négociations ont été menées en 1950 entre le Premier ministre israélien, David Ben-Gourion, et le Premier ministre iraquien, Nuri as-Said, et si Ben-Gourion a informé Said qu’il était autorisé à prendre possession des biens et avoirs des juifs iraquiens s’il acceptait de les envoyer en Israël ;
    • 2) – qui a ordonné le bombardement de la synagogue Masouda Shem-Tov à Bagdad, et si le Mossad israélien et/ou ses agents ont été impliqués ; s’il est établi que Ben-Gourion a effectivement mené des négociations sur le sort des biens et avoirs des Iraquiens juifs en 1950, et ordonné au Mossad de bombarder la synagogue de la communauté afin de précipiter notre fuite d’Iraq, alors nous intenterons une action devant un tribunal international en demandant la moitié de la somme globale de l’indemnisation pour notre statut de réfugiés au gouvernement iraquien, et l’autre moitié au gouvernement israélien.
  • E) – Meilleurs vœux d’heureuse nouvelle année, une année de paix et de prospérité, une année de tranquillité et de fécondité.

Le Comité des juifs bagdadis de Ramat Gan (banlieue de Tel Aviv)

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=12655
14 septembre 2012 – 27 Elul 5772 – Bay Area Mizrahi – Traduction : Info-Palestine.net/JPP