La crise syrienne menace la sécurité de l’Europe


AFP

Mis en ligne le 07/09/2012

« Si nous échouions en Syrie, la stabilité du Moyen-Orient serait compromise et la sécurité de l’Europe serait gravement menacée ».

Un échec de la communauté internationale à résoudre la crise syrienne menacerait gravement la sécurité de l’Europe, préviennent Paris et Rome dans une lettre qui propose une réunion extraordinaire des ministres européens sur la Syrie en septembre à New York.

« Si nous échouions en Syrie, la stabilité du Moyen-Orient serait compromise et la sécurité de l’Europe, sous tous ses aspects, du terrorisme à la prolifération des armes en passant par l’immigration illégale et la sécurité énergétique, serait gravement menacée », préviennent les ministres italien et français des Affaires étrangères, Giulio Terzi et Laurent Fabius.

Les ministres européens des Affaires étrangères ont entamé vendredi et samedi à Paphos, sur l’île de Chypre, une réunion informelle dominée par la crise syrienne.

Dans leur lettre, MM. Terzi et Fabius proposent de profiter de l’occasion pour avoir une discussion « stratégique substantielle sur le rôle et l’action de l’UE en Syrie », dont les résultats pourraient constituer « la base d’une éventuelle réunion extraordinaire » des ministres européens sur la Syrie courant septembre, par exemple en marge de l’assemblée générale de l’ONU à New York.

Dans une autre lettre, leur homologue britannique William Hague se dit « particulièrement impressionné par l’escalade de la crise des réfugiés humanitaires » et estime qu’il faut augmenter l’aide.

« Nous avons besoin de toute urgence de contributions supplémentaires aux efforts humanitaires », a-t-il souligné à son arrivée à Paphos.

La Commission européenne a à cet égard annoncé vendredi qu’elle allait débloquer une aide humanitaire supplémentaire de 50 millions d’euros pour aider les civils syriens.

Le versement de cette aide doit encore recevoir l’aval du Parlement européen et des 27 gouvernements de l’UE. Cela devrait porter la contribution totale de la Commission européenne à 119 millions d’euros, a précisé l’exécutif européen dans un communiqué.

Si on ajoute l’aide directe des Etats, l’aide fournie par l’UE à la population syrienne devrait atteindre, avec le versement de cette nouvelle aide, 200 millions d’euros, soit la moitié environ de l’ensemble de l’aide humanitaire internationale en faveur des victimes de la crise.

L’UE est en tête des efforts visant à répondre à l’appel à des fonds supplémentaires lancé par les Nations unies.

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« Bachar est englouti jusqu’au cou dans le sang »


LOOS,BAUDOUIN

Jeudi 6 septembre 2012

SYRIE Le Premier ministre turc Erdogan parle aussi d’« Etat terroriste » et de « massacres de masse »

La Syrie fait de moins en moins la une des médias et pourtant le sang y coule toujours tous les jours. Ce mercredi, les dépêches d’agence de presse signalaient le décès de 19 personnes dans des quartiers tenus par les rebelles à Alep, dans le nord, parmi lesquels 7 enfants avaient été dénombrés. Non loin de là, des combats avaient lieu pour le contrôle de l’aéroport militaire. Des bombardements et des violences étaient également annoncés dans la capitale Damas, à Idleb (nord-ouest) ou à Deraa (sud).

Lakhdar Brahimi, le diplomate algérien qui a repris le rôle de Kofi Annan comme médiateur de l’ONU et de la Ligue arabe, s’est adressé à l’Assemblée générale à New York pour lancer un cri d’alarme : « Le bilan des pertes humaines en Syrie est ahurissant, les destructions atteignent des proportions catastrophiques et la souffrance de la population est immense », a-t-il dit, précisant qu’il se rendrait « dans quelques jours » à Damas et « dans tous les pays à même d’aider à la réalisation d’un processus politique mené par les Syriens eux-mêmes ».

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a tenté d’insuffler un peu d’espoir en s’adressant à Lakhdar Brahimi : « Pour réussir, il faut le soutien uni et efficace des membres de l’ONU, afin d’aider les belligérants à comprendre que la solution ne viendra pas des armes mais du dialogue », a-t-il lancé, non sans ajouter une critique aux pays fournisseurs d’armes : « Ceux qui fournissent des armes à l’un ou l’autre camp ne font qu’aggraver les souffrances ».

Mais, fait inhabituel, Ban Ki-moon s’est aussi permis de fustiger sa propre maison : « La paralysie du Conseil fait du tort à la population syrienne et elle nuit aussi à sa propre crédibilité »… On sait que, depuis le début des événements qui déchirent la Syrie en mars 2011, la Russie et la Chine protègent la Syrie avec leur droit de veto à l’ONU.

L’Union européenne a également voulu soutenir la mission de l’Algérien. Le chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a téléphoné à M. Brahimi mardi pour lui dire qu’il pouvait « compter sur l’aide de l’UE dans sa tâche consistant à œuvrer à une solution politique pacifique à la crise ». « Une coordination étroite et une action diplomatique unie de la part de la communauté internationale sont des préalables au succès », a encore dit la Britannique.

De son côté, le Premier ministre turc, naguère grand allié du régime syrien, n’a pas pris les mêmes gants pour évoquer le drame syrien ce mercredi. « Le régime syrien est devenu un Etat terroriste », a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d’une réunion publique de son parti, le Parti de la justice et du développement (AKP), dénonçant les « massacres en masse » commis par le régime contre sa population. Et de lancer une formule accusatrice : « Bachar est englouti jusqu’au cou dans le sang de ses concitoyens ».

Enfin, pour sa part, le nouveau président égyptien Mohamed Morsi a maintenu mercredi la ligne qu’il avait tracée à Téhéran le 30 août au grand dam des officiels iraniens alliés à Damas : « Le temps du changement est arrivé », a déclaré le « raïs » islamiste égyptien à l’adresse du régime du président Bachar el-Assad, dans le cadre d’une réunion ministérielle de la Ligue arabe au Caire. « Il ne faut pas perdre de temps à parler de réforme. Le peuple syrien a fait entendre clairement sa voix ; le régime doit tirer les leçons de l’histoire récente. Je veux dire au régime syrien qu’il y a encore une chance d’arrêter l’effusion de sang ».

Dans la foulée, Mohamed Morsi n’a pas hésité à mettre les pays arabes en cause. « Le sang syrien coule jour et nuit, et nous sommes responsables. Nous ne pouvons pas dormir tandis que le sang syrien est versé. J’en appelle à vous ministres des Affaires étrangères arabes, pour travailler dur afin que soit trouvée une solution urgente à la tragédie de la Syrie. Si nous n’agissons pas, le reste du monde n’agira pas sérieusement » (avec afp, ap)

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Augmentation des demandes d’asile en provenance de Syrie


Belga

D’autres Etats de l’Union européenne constatent également une augmentation du nombre de demandeurs d’asile syriens.

Le nombre de demandes d’asile émises par des Syriens a augmenté au mois d’août, constate mercredi le Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA).

Au total, 1.627 demandes d’asile ont été introduites en Belgique en août 2012, ce qui constitue une baisse de 12,8% par rapport au mois précédent et de 24,3% sur base annuelle. En août, l’Afghanistan – avec 10,3% du nombre total de demandes – est resté le principal pays d’origine des demandeurs d’asile en Belgique. La Russie (8,4%) et la Guinée (8,1%) complètent le podium des pays d’origine les plus représentés.

Par ailleurs, le nombre total de demandes introduites par des personnes provenant de Syrie a légèrement augmenté, avec 77 demandes, soit 4,7% du total.

Pour l’année 2012, le total des demandes introduites en Belgique par des ressortissants syriens s’élève à 395. Vu l’évolution du conflit en Syrie, le CGRA accordera le statut de réfugié ou le statut de protection subsidiaire dans la majorité des cas, assure-t-il.

D’autres Etats de l’Union européenne constatent également une augmentation du nombre de demandeurs d’asile syriens. Les instances d’asile européennes ont ainsi enregistré environ 15.000 demandes émises par des Syriens en 2012.

Le CGRA a pris 1.537 décisions d’asile en août. Durant ces derniers mois, le CGRA a pu prendre une décision dans 2.511 dossiers d’asile issus de l’arriéré. Il s’agit d’un « renversement de tendance », estime le Commissariat. Fin août, 8.332 dossiers attendaient encore d’être examinés.

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« Si vous ne nous aidez pas, nous serons tous tués »:vielle ville de Homs, 94ème jour de siège.


2012/09/07

Tous les jours les pages Facebook syriennes publient des rapports détaillés sur la situation des villes assiégées. Hier 6 septembre la page We are all Hamza Alkhateeb publiait un appel a l’aide internationale, au 93eme jour de siège de la vieille ville de Homs. Traduction:

HOMS LE PAYS DE LA DIGNITE APPELLE A L’AIDE
Sept jours de plus et Homs comptera 100 jours en état de siège.
93eme Journée de Siège – Nombre de zones bombardées jusqu’à cette heure: 17

Vieux Homs: appel urgent à mettre fin au siège
Jour 93: Bombardements barbares et un siège étouffant continuent à tuer lentement les habitants des anciens quartiers de Homs (district du Vieux Homs). Les bombardements barbares se poursuivent sur les quartiers assiégés des environs du Vieux Homs pour la 93eme journée consécutive, alors que les forces du Régime visent à droite, à gauche et au centre tout en sachant que 800 à 1000 familles sont piégées dans ces quartiers [encerclés].

Ces vieux quartiers abritaient d’anciennes mosquées et églises qui ont été déchiquetées. Les maisons ont été détruites, des maisons anciennes datant de plusieurs siècles déchirées, l’histoire de la province de Homs est anéantie.

Il n’y a ni eau ni électricité dans la zone [assiégée] et les civils vivent sur ce qu’ils ont accumulé plus tôt et recueillent des précipitations qui sont miraculeusement tombées sur Homs en Septembre et Août de cette année, pour le premier été depuis des décennies.

Un blessé est condamné à mourir.

Le feu se propage à travers les maisons, quotidiennement les civils courent d’une zone à l’autre pour se protéger et protéger leurs enfants.

L’Armée syrienne libre [FSA] est présente dans ces quartiers et contrôle les quartiers sur le terrain mais ils sont également pris au piège, ils ne peuvent pas quitter les zones et ne peuvent par compter sur une aide extérieure. L’ASL a bien mis en place un réseau pour exciter des blesses et faire parvenir un peu d’aide aux assiégés. Mais c’est insuffisant, et beaucoup ont été tués pendant ces opérations.

Sous prétexte que l’ASL ”contrôle” ces quartiers, le régime a eu recours à plusieurs reprises à d’intenses bombardements: non seulement des attaques de chars, canons, l’artillerie lourde, des obus de mortier et des lance-missiles, mais aussi en utilisant des hélicoptères de combat et des avions qui lancent des roquettes, et des barils explosifs, de TNT capables de détruire des bâtiments entiers.

– Un enfant blessé par les bombardements du Homs Vieux

http://www.youtube.com/watch?v=XhTKSm18S9o&feature=guu

– Violent bombardement visant les maisons, les églises et les routes, les attaques barbares sur les quartiers:

http://www.youtube.com/watch?v=I5TsoRPIjoA&feature=plcp

http://www.youtube.com/watch?v=2T2UAS6uKlw&feature=plcp

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We are all Hamza Alkhateeb

HOMS THE LAND OF DIGNITY IS CALLING OUT FOR HELP Seven more days and Homs will complete 100 days under siege. Siege Day: 93

– Number of shelled areas till this hour: 17

Old Homs: Urgent call to end the siege Day 93: Barbaric shelling and a suffocating siege continues to slowly kill the Old Homs districts Barbaric shelling continues on the besieged neighborhoods of Old Homs for day 93 as regime forces pound left right and centre with the knowledge there are 800-1000 families still trapped inside these neighborhoods.

These old neighborhoods consist of ancient mosques and churches that have been blown apart. Homes have been destroyed with ancient homes dating back centuries ripped apart as the history of Homs province is wiped out. There is no water or electricity to the area as civilians live on what they have saved earlier and collect rainfall that miraculously has fallen onto Homs in September and August this year, for the first summer in decades.

An injury is left to die.

Fires spread through the homes as civilians run daily from one part to another to protect themselves and their young. The Free Syrian Army [FSA] are present in these districts and are controlling the neighborhoods on the ground however they are also trapped, cannot leave the areas and cannot help bring anything in. The FSA created ways to smuggle injuries out and bring some aid in to relieve the suffering of people inside, however it is not enough and many die in the process. Due to the FSA control of these neighborhoods, the regime has resorted to repeated intense shelling attacks not only from tanks, cannons, heavy artillery, mortar shells and missile launchers but also using helicopter gunships and warplanes which fire missiles, TNT and explosive barrels that bring down entire buildings.

–A child injured by shelling on Old Homs

http://www.youtube.com/watch?v=XhTKSm18S9o&feature=g-u-u

–Violent shelling targeting homes, churches and roads, barbaric attacks on the districts:

http://www.youtube.com/watch?v=I5TsoRPIjoA&feature=plcp

http://www.youtube.com/watch?v=2T2UAS6uKlw&feature=plcp

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Alep sous les bombes


Voir la video ici

Les bombardements de l’armée syrienne continuent à Alep. Dans le même temps, au moins trois attentats ont secoué vendredi Damas où de violents combats ont éclaté entre rebelles et troupes régulières, tandis que des « centaines » de soldats ont pris d’assaut une localité près de la capitale, selon une ONG.

Jérusalem est et restera la capitale d’Israël


A la convention démocrate, voici comment fonctionne un vote démocratique. L’adjonction à la plateforme  de « Jérusalem est et restera la capitale d’Israël ! » demandait une approbation aux deux tiers. Voyez donc le vote

Pour être complets :Le texte poursuit : Les parties sont convenues que la question de Jérusalem relève des négociations sur le statut final. Jérusalem doit rester une ville indivisible accessible à toutes les religions.

anniebannie : accessible ? voyez comment ça se passe maintenant où les interdictions d’accès sont quotidiennes et multiples

 

S’accoutume-t-on à la déchirure syrienne ?


BAUDOUIN LOOS

jeudi 06 septembre 2012, 06:34

De l’accoutumance à l’indifférence, il n’y a qu’un pas. Les décideurs et les opinions publiques l’auraient-ils franchi en Occident s’agissant du drame qui se déroule en Syrie depuis bientôt un an et demi ?

La Syrie ne fait en effet plus la une de l’actualité, alors même que le conflit reste, sur le terrain, de la plus haute intensité, comme en attestent les bilans des victimes toujours lourds chaque jour même si la précision des chiffres ne peut être vérifiée.

Les responsabilités du régime de Bachar el-Assad sont écrasantes. Il ne se conteste plus guère que sa réaction aux mouvements de contestation qui se sont développés en 2011 de manière presque toujours pacifique a consisté, dès le départ, à considérer que seule une répression féroce en viendrait à bout. Les quelques promesses de réformes, fussent-elles superficielles, n’ont même pas été suivies d’effet.

La militarisation d’une partie de plus en plus importante des opposants s’est ensuite imposée de manière inexorable en réponse à la torture, aux emprisonnements, aux assassinats puis, dans la dernière période, aux bombardements de quartiers entiers et aux massacres de civils…

La plupart des insurgés, désormais, font comprendre à qui veut les entendre que toute idée de négociations avec ce régime-là, avec ce monstrueux dictateur et assassin-là, n’a plus aucun sens. Du reste, Bachar el-Assad n’a pas non plus la moindre intention de négocier avec ceux qu’il désigne depuis avril 2011 comme des « terroristes ». C’est assez dire si la tâche de Lakhdar Brahimi, le diplomate algérien qui a succédé à Kofi Annan comme médiateur, s’apparente à une mission d’ores et déjà impossible.

Depuis un an au moins, les Occidentaux sont tétanisés par la perspective de prodiguer aux insurgés une aide qui pourrait tomber aux mains d’extrémistes, façon

Al-Qaïda. Depuis lors, ceux-ci sont bien arrivés en Syrie !

Et chaque semaine qui passe, avec l’amplification graduelle de la frustration des rebelles envers l’inertie de l’Occident, il est à craindre que cette mouvance – pour le moment toujours ultraminoritaire, selon les journalistes et observateurs revenus de là – accroisse son influence de manière drastique en Syrie.

De récents reportages du sobre hebdomadaire américain The Nation et du quotidien Le Monde l’ont encore montré : les insurgés manquent cruellement d’armes (pendant que la Russie continue d’aider le régime). La posture immobile adoptée par l’Occident est-elle encore tenable ?

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Le conditionnement des chabbiha en Syrie… selon Ali Farzat


Comme des milliers de ses concitoyens, le caricaturiste Ali Farzat a eu affaire, dans un passé qui n’est pas si lointain, à des chabbiha. Tout le monde parle aujourd’hui de ces wouhouch, ces « bêtes »… comme ils aiment à se définir eux-mêmes. Mais rares sont ceux qui les connaissent aussi bien que lui et sont capables, d’un simple trait de crayon ou de plume, d’en dévoiler la réalité.

Dans un dessin récemment publié, il montre le conditionnement auquel ils sont soumis afin d’être en mesure de mener à bien les « missions » – les massacres – que le régime leur confie sous la supervision occulte des moukhabarat, ou qu’il les laisse mener à leur convenance.

Sur le dos du combattant abondamment barbu : chabbiha…

Précédemment, il avait consacré à ceux que ses concitoyens engagés dans la « révolution contre Bachar Al Assad » qualifient plutôt de mourtaziqa (mercenaires) à la solde du régime, plusieurs dessins aussi cruels, qui donnaient à voir quelques unes de leurs autres qualités…

Il ne nous en voudra pas d’en réunir ici un florilège. Ils disent mieux que de longs discours l’aversion que ces créatures inspirent. Ils expliquent surtout le refus obstiné des Syriens descendus dans les rues pour renverser le système en place de regagner leurs maisons… ou ce qu’il en reste, avant d’être parvenus à leur fin.

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Il est étrange mais sans doute aussi significatif qu’Ali Farzat, dont personne ne peut mettre en doute l’adhésion sans réserve à la démocratie, qui a chèrement payé – dans tous les sens du terme… – son désir de liberté, et qui puise son inspiration davantage dans les écrits d’Abou Nouwas que ceux d’Ibn Taymiyya, n’ait pas encore trouvé dans les « terroristes », « jihadistes » et autres « salafistes », aussi utiles que les vétos russe et chinois pour justifier la paralysie internationale, une source équivalente d’inspiration. Il leur a toutefois consacré quelques caricatures qui montrent comment il les considére : comme des hommes dangereusement enfermés dans leurs certitudes…

et sur lesquels il ne compte pas pour instaurer la démocratie…

En noir « Démocratie », en rouge « Dimacratie » (dimâ’ : le sang)

Mais, pressé d’indiquer qui, à son avis, est le premier responsable du « terrorisme » actuel en Syrie, il renvoie à ce dessin qui exprime sans détour le fond de sa pensée.

« Le régime syrien » (sur la feuille de papier : « Cherche le terroriste »)

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Egypte : Morsi revendique un rôle central pour son pays dans le monde arabe


mercredi 5 septembre 2012, par La Rédaction

Le président islamiste égyptien Mohamed Morsi a revendiqué mercredi un rôle central pour son pays dans le monde arabe, estimant que l’Egypte avait été longtemps « marginalisée ».

L’Egypte doit « retrouver sa place naturelle dans le monde arabe, pour aider les peuples arabes à se bâtir un avenir brillant », a-t-il affirmé dans un discours.

L’Egypte « a malheureusement été absente des travaux des Arabes pendant un certain temps », a-t-il ajouté en ouvrant une réunion ministérielle de la Ligue arabe au Caire.

« Nous allons sortir de cette marginalisation qui a prévalu au cours des dernières décennies, et revenir au rôle naturel de l’Egypte », a-t-il ajouté, faisant allusion à l’époque de son prédécesseur Hosni Moubarak, président pendant trente ans avant d’être poussé à la démission par une révolte populaire en février 2011.

M. Morsi, issu du mouvement des Frères musulmans, a été élu en juin dernier à la tête du plus peuplé des pays arabes, avec près de 82 millions d’habitants. Il est le premier président du pays à ne pas venir de l’armée.

Le chef de l’Etat égyptien a déjà fait une entrée remarquée sur la scène internationale, avec en particulier la semaine dernière une visite en Chine suivie d’une escale en Iran.

Depuis Téhéran, ferme allié de Damas, il a fait sensation en condamnant sans ménagement le pouvoir « oppressif » en Syrie.

Mercredi, il a renouvelé devant la Ligue arabe son appel au départ du régime du président Bachar al-Assad, et plaidé pour une relance de l’unité arabe.

« Notre capacité en tant qu’Arabes à relever les défis actuels est largement liée à notre capacité à développer la coopération arabe », a-t-il encore déclaré.

« Nous devons être capables de réformer les mécanismes de la coopération arabe de manière à relancer, chez nous tous, l’unité arabe », a-il ajouté devant les ministres des Affaires étrangères des pays membres de la Ligue.

M. Morsi, qui a effectué sa première visite à l’étranger en tant que président en Arabie saoudite en juillet, doit se rendre la semaine prochaine en visite officielle à Bruxelles et à Rome, puis doit aller aux Etats-Unis à partir du 23 septembre.

(05 Septembre 2012 – Avec les agences de presse)

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