Le salafisme, késako?


Publié le 5 novembre 2012 by

Ce billet est le premier d’une série d’articles qui visent à éclairer les lecteurs sur les différents « -ismes » souvent rattachés à l’Islam, et aux musulmans…

Il s’agira moins de soumettre un avis tranché que de proposer des clés de compréhension, meilleure preuve de respect qu’il est possible de présenter aux intéressés. De fait, les lignes plus bas et celles qui suivront ne s’adressent nullement aux adeptes du choc des civilisations et autres identitaires qui s’abreuvent de représentations fantasmatiques quand ils ne participent pas eux-mêmes à leur fabrication. Ceux-là qui ne peuvent s’imaginer d’extrémiste et de violent qu’en islamiste qu’il sera aisé de confondre à leur guise avec de simples musulmans, l’occasion pour eux de différencier le mauvais musulman du bon, ce dernier « prouvant » à qui en douterait, qu’il est possible de ne pas succomber au fondamentalisme à condition de modérer très fort ses penchants islamistes. Les mêmes qui, de mauvaise foi, refusent de comprendre le « langage musulman » pour systématiquement s’offusquer du « Allahou Akbar » de Syriens jugés trop islamistes dans leur façon de recevoir les bombes d’un régime imparfait, certes, mais tout à fait respectable puisque « laïc ». A tous ceux-là, inutile de lire plus loin.

Un même mot, plusieurs réalités.

Dans la série « j’utilise un terme que je ne comprends pas », demandons le salafisme.
Entre fantasmes de non avertis, mensonges de propagandistes et réalités d’un mouvement aux multiples facettes, le salafisme fait partie de ces termes qui portent à la plus grande confusion. Rares sont les articles qui prétendent nous éclairer sur le salafisme mais qui ne rajoutent pas un peu à la confusion qui existe déjà.

Soyons clairs : salafi n’est pas un gros mot.

En fait, et pour faire simple, le terme salafi peut être l’objet de trois compréhensions.

lisez la suite ici

Réfugiés palestiniens, le mythe et la réalité


L’opinion de Gilles Paris

Safed

Chassé par les combats, Mahmoud Abbas avait quitté avec sa famille sa ville natale de Safed en Galilée pour la Syrie en mai 1948. Y sera-t-il enterré un jour? Probablement non si on en croit ses déclarations à la Deuxième chaîne israélienne, jeudi 1er novembre. Au cours de cet entretien, le président de l’Autorité palestinienne a tracé les limites de la Palestine qu’il appelle de ses voeux: c’est 1967 (Gaza et la Cisjordanie) avec, on l’imagine, des échanges de territoires. Logique avec lui-même, M. Abbas a exclu revenir à Safed autrement qu’en visite. L’opposition palestinienne, le Hamas en tête, a fustigé ce renoncement.

En la matière, il est pourtant acquis de longue date pour la direction d’un mouvement pourtant né dans les camps qu’une partie infime des réfugiés de 1948 serait autorisée à s’installer dans ce qui est devenu Israël dans le cadre d’un règlement de paix, ce qui ne veut pas dire pour autant qu’il ne faudrait pas de longues négociations pour solder ce dossier: pour définir ce nombre de privilégiés, fixer les indemnités versées aux autres, trouver des pays tiers pour une installation définitive (principalement dans le cas du Liban où les Palestiniens sont très mal intégrés, un héritage de la guerre civile.)

Les dernières discussions en date, en 2008, ont précisément achoppées sur ce nombre de « returnees » si on se réfère au récit du négociateur palestinien de l’époque, Ziyad Clot et il n’a jamais été question depuis Oslo, en 1993, sans que l’on se prononce sur le fond, que l’Autorité palestinienne consulte un jour les camps de Jordanie, de Syrie et du Liban sur le contenu de ses tractations avec les Israéliens.

L’initiative arabe de 2002, magistralement ignorée par Israël, ne disait pas autre chose quand elle évoquait « a just solution to the problem of Palestinian refugees to be agreed upon in accordance with the UN General Assembly Resolution No 194 », sans la moindre mention du « droit au retour » inscrit dans le discours palestinien depuis 1948 et qu’a toujours contesté Israël.

Prétendre trouver la paix en exigeant la réinstallation en Israël de centaines de milliers de réfugiés serait aussi hasardeux qu’imaginer les Palestiniens, après une telle concession, prêts à accepter l’indivisibilité de Jérusalem. Mais que les jusqu’au-boutistes des deux camps se rassurent, de tels marchés ne sont pas pour demain.

http://israelpalestine.blog.lemonde.fr/2012/11/03/refugies-palestiniens-le-mythe-et-la-realite/

Abbas largement critiqué sur les réseaux sociaux


 

Gaza, CPI

 

Les derniers propos graves du président de facto, Mahmoud Abbas, ont reçu une condamnation générale sur les sites populaires des réseaux sociaux de la part de différents écrivains et intellectuels de renom, arabes et palestiniens.

Le rédacteur en chef du journal Al-Quds Al-Arabi de Londres, Abdulbari Atwan, a qualifié Abbas sur sa page twitter de « danger pour les constantes palestiniennes ».

« Abbas n’a pas la capacité de défendre le droit des autres Palestiniens de revenir en Palestine alors que lui-même a abandonné son propre droit au retour dans sa ville natale de Safed… Cet homme est devenu une menace pour les constantes palestiniennes et doit partir » a déclaré Atwan.

L’écrivain politique saoudien, Hasan Al-Ajmi, a ajouté ses commentaires aux propos d’Atwan sur twitter en disant, « il a été dangereux pendant longtemps et il est

finalement pire que l’occupant. il est celui qui confère une légitimité à l’existence de l’occupant. Que Dieu soit avec toi, Palestine ».

Spécialiste en affaires israéliennes, Saleh Al-Naami a twitté ceci : « La gauche palestinienne, qui a boycoté la visite de l’émir du Qatar à Gaza sous le prétexte qu’il a des liens avec Israël, continue de siéger avec Abbas, alors qu’il a renoncé au droit au retour ».

 « Tous les dirigeants du Fatah sont conscients des dégâts provoqués par la concession sans détour d’Abbas sur le droit au retour, mais ils s’embarquent dans des interprétations grossièrement mensongères dans la crainte de perdre leurs privilèges financiers »  ajoute Naami.

 Le directeur de l’Institut de la pensée politique islamique à Londres, Azzam Al-Tamimi, a déclaré sur sa page que « Abbas n’a pas le pouvoir d’abandonner quoi que ce soit, et ses déclarations sont une sorte d’hallucination et n’ont aucune valeur, sauf qu’elles démontrent sa déviance et sa décadence ».

Journaliste pour le journal Palestine, Mohamed Yasin a déclaré sur sa page facebook que « ce que beaucoup de militants sur facebook ont dit contre Abbas après ses propos sur le droit au retour représente un procès du peuple et une condamnation irrévocable à son encontre qui le libèrent de ses fonctions. »

Dans un incident connexe, le bloc islamique des étudiants de l’université Birzeit (au nord de Ramallah) a organisé samedi après-midi une manifestation contre les propos d’Abbas sur le droit au retour et sur l’intifada (soulèvement) populaire.

Selon le journaliste du CPI (Centre palestinien d’information) à Ramallah, des dizaines d’étudiants de Birzeit se sont rassemblés à l’extérieur du conseil des étudiants brandissant des drapeaux palestiniens et des banderoles condamnant les propos antinationaux d’Abbas.



http://www.palestine-info.co.uk/en/default.aspx?xyz=U6Qq7k%2bcOd87MDI46m9rUxJEpMO%2bi1s7vPhP2Sa51qsd4u4jXmUHLgFX7kIEhN8EH8tkyiPSUX3tih7%2fWhMul%2bB2eYEnZfPZDW454fTVNPFcgaV29vIh4eU%2bzDzl45LADnYf1i7KP1Y%3d