Mise au point


L’auteur de ce blog a déjà expliqué qu’il ne jouait aucun rôle dans la modération des commentaires, qui était le travail d’une société spécialisée sélectionnée par lemonde.fr. Lorsqu’il a été interrogé sur l’intérêt de laisser un commentaire, il a toujours donné son accord dans la mesure où celui-ci ne transgressait pas les règles en vigueur. Il n’a jamais répondu aux insultes auxquelles ont recours ceux qui, faute d’argument et incapables de se limiter au débat d’idées, profitent de l’anonymat pour intervenir et tenter de peser sur les opinions ou de détourner les attentions en multipliant les pseudonymes.

Caricature d’Ali Farzat

Certains visiteurs seront peut-être rassurés d’apprendre qu’au cours des trois derniers jours, c’est une seule et unique personne qui se dissimulait derrière les pseudonymes suivants :

– Aye aye sir
– Un rescapé d’Abou Ghraib
– Einstein n’en revient pas
– Tout à fait
– Le courage de bien regarder les choses en face
– Il fallait oser le dire
– Mais bien sûr
– Un syrien parmi d’autre
– Nous sommes tous palestiniens
– Abou Antar
– Ya 3ayni 3aleyk ya toto
– Sahar Mourad,
– Voyons !
– C’est proprement loufoque
– Syriens, Glasman vous donne la bonne nouvelle : …
– Patriote Syrien
– Un palestinien
– Tu ne gagneras point
– Lumumba
– Balkis
– Hilarant
– Antar Yacine
– Pas possible
– T’es pas tout seul
– t
– Observateur
– Saint-Just
– Queequeg
– Witold Gombrowiscz
– Danton
– Martial Canterel
– Martial Cantel
– et, plus anciennement, Norbert Montalescot.

Chacun en tirera les conclusions qu’il voudra sur la subtilité du personnage, l’élégance du procédé, la pertinence de ses interventions et la finalité d’un tel matraquage… On pourra s’étonner du choix de certains de ces pseudonymes et de la cohérence qui conduit à se dissimuler derrière des noms de révolutionnaires de notre Histoire, pour dénier aux Syriens le droit d’écrire la leur et de se révolter contre un pouvoir autoritaire et despotique, qui place sa survie au-dessus de toutes les considérations.

« Lorsqu’un peuple un jour veut la vie… »
(Abou l-Qasem Chabbi)

Les Syriens épris de liberté, de dignité et de justice, veulent achever au plus vite la guerre de libération dans laquelle ils ont été entraînés « à leur coeur défendant ». Ils veulent, pour le bien de leur pays et de leurs enfants, débarrasser la Syrie du système illégitime et prédateur qui se cramponne au pouvoir. Ils ont saisi les mains qui se tendaient vers eux… parce qu’il n’y en avait pas d’autres. Ils commencent, dans des conditions difficiles qui témoignent de leur courage et de leurs ambitions, à édifier par eux-mêmes, en surmontant leurs contradictions, en tâtonnant et sans doute en commettant des erreurs comme nos ancêtres jadis, l’Etat civil démocratique et pluraliste qui correspond à leurs aspirations.

Ils méritent notre admiration, notre soutien et nos encouragements !

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