L’énorme mensonge du régime syrien


Pendant des décennies nous, Arabes et musulmans de tous horizons, avions cru à l’énorme mensonge d’une Syrie, ou plutôt d’un régime syrien fer de lance de la lutte anti sioniste et impérialiste. Mais c’était avant que le clan Assad ne prenne le pouvoir sous couvert du même impérialisme qui a imposé une minorité inaugurant une ère de terreur et d’exclusion semée de crimes sanglants et de pervertissement de toutes les valeurs qui faisaient la caractéristique d’un peuple à l’histoire millénaire. Oui, endoctrinés, aveuglés par les faux semblants, nous n’avions pas remarqué que depuis 40 ans c’est une autre Syrie, un autre pouvoir et une autre armée, une armée tétanisée, soumise qui n’a pas tiré la moindre balle contre l’ennemi commun alors qu’une partie de la mère patrie (le Golan) demeure sous les bottes de l’occupant.

Une armée qui, comme au Liban avec le hizbchaïtan, nous a pourtant envoyé des signaux d’éveil en tournant ses armes vers l’intérieur. Les massacres de Hama en 1982 constitueront un faible signal dans les esprits vite occulté par l’invasion durant la même année du Liban par l’entité sioniste.

Etranges parallèles que ces deux situations l’ancienne et la présente :

Le 2 février 1982, la population de Hama, à majorité sunnite, menée par 150 officiers, s’insurge contre le pouvoir en place, suite à l’arrestation d’imams fondamentalistes. Les forces armées syriennes répliquent en assiégeant et en bombardant la ville 27 jours durant, faisant plus de 35 000 victimes et pratiquant la politique de la terre brûlée. Un tiers de la ville — comptant de nombreux joyaux architecturaux — est alors détruit. Ces événements n’ont pas été, ou peu, relayés dans la presse occidentale et n’ont pas soulevé l’indignation à l’étranger car ils ont été occultés par la fermeture du pays et par la guerre du Liban.
La répression a été décrite comme étant « l’acte isolé le plus meurtrier par un gouvernement arabe contre son propre peuple dans le Moyen-Orient moderne ».

N’est-ce pas ce qui se passe actuellement : Massacres de masses et politique de la terre brûlée ?
Faut-il encore pour certains demeurer encore sous endoctrinement alors que l’histoire ne fait que nous donner des leçons ?

Un dernier commentaire évocateur des techniques d’endormissement des peuples:

Après ces tragiques évènements de Hama dont l’écho n’est même pas parvenu à nos contrées, l’invasion sioniste du Liban est passée quasi inaperçue de la plupart des Algériens. En ces moments où la nation arabe se faisait une fois de plus agresser sous le blanc-seing tacite de l’occident, nous nous pâmions pour notre équipe nationale engagée pour la première fois dans la coupe du monde de football…

(MB)

Libérez Andrey Pshenichnikov


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Pourquoi c’est important

Andrey Pshenichnikov, 25 ans, un Russe né au Tadjikistan et émigré en Israël en 2001, à l’âge de 13 ans. Lors de son service militaire au sein de l’armée israélienne, Andrey s’est rendu compte de l’injustice que font subir l’État d’Israël et son armée aux Palestiniens. Andrey a quitté l’armée, puis, il s’est installé au printemps de l’année 2012 dans le camp des réfugiés palestiniens de Dheishé, près de la ville de Bethléem. Il a demandé à renoncer à sa nationalité israélienne et à obtenir la nationalité palestinienne. Très vraisemblablement sur leur ordre, l’Autorité palestinienne l’a extradé aux Israéliens. Andrey a séjourné ensuite en France au cours de l’été et de l’automne 2012, où il a participé activement aux actions de protestation contre les violations des droits de l’Homme perpétrées par l’occupant israélien en Palestine.Andrey avait un rendez-vous avec des amis, tous militants français solidaires de la Palestine au Caire le 25 décembre 2012. Pour s’y rendre, Andrey a demandé et obtenu un visa pour l’Égypte auprès des services consulaires de ce pays à Tel-Aviv. Il se trouve que ses passeports ont été confisqués par les autorités israéliennes à Eilat, afin de l’empêcher de traverser légalement la frontière israélo-égyptienne. Son enthousiasme était grand et sa résolution d’assister à la conférence de ses amis français, tenue en commun avec des Égyptiens, l’était aussi. Étant ainsi privé de son document de voyage et de son visa d’entrée en Égypte, Andrey a effectivement enfreint la loi égyptienne en s’y introduisant sans document de voyage.

Il se trouve que la peine minimale prévue par la loi égyptienne pour ce délit est l’emprisonnement de 6 mois. En général, les tribunaux ne condamnent pas à des peines plus lourdes. L’Égypte aurait pu en rester là : les autorités judiciaires auraient pu tenir compte de cette circonstance atténuante qu’est la demande et la délivrance du visa d’Andrey, mises en apposition avec la confiscation de son passeport par la police israélienne. Il y a, bien entendu, d’autres circonstances atténuantes, de diverses natures, tels le combat pour la justice pour le peuple Palestinien mené par Andrey, son absence de casier judiciaire (à l’exception d’une condamnation israélienne pour avoir séjourné dans un camp des réfugiés Palestiniens), ou encore son jeune âge.

Mais Andrey a été condamné le 11 février 2013 pour infiltration illégale sur son territoire nationale à 2 ans d’emprisonnement par la cour de justice de la ville d’At-Tour, gouvernorat du Sinaï Sud, Égypte. Il s’agit d’une peine sans proportion avec le délit commis, à plus forte raison si l’on tient compte de la personnalité et de la motivation d’Andrey.

A l’évidence, Andrey Pshenichnikov n’a pas pénétré en Égypte afin de nuire à ce pays ni au peuple égyptien.

Nous demandons donc aux autorités égyptiennes de libérer Andrey Pshenichnikov.

Ce sera la plus noble reconnaissance du combat d’Andrey pour un monde plus juste, où le peuple arabe de Palestine puisse recouvrir ses droits aux cotés de ses voisins, ce qui bénéficiera à toute cette région du monde, tant assoiffée de vie et de paix. Il est encore temps pour votre pays d’ouvrir grande la porte de la cellule où se trouve Andrey Pshenichnikov, de lui souhaiter la bienvenue en Égypte, et de lui permettre de repartir vers une destination de son choix.

Publiée Février 26, 2013