Soirée de solidarité avec le peuple syrien


ce jeudi

  • Bruxelles – ULB (Campus du Solbosch) – Auditoire K (K1.105)
  • Soirée de solidarité avec le peuple syrienAccès : Campus du Solbosch, Avenue Franklin D. Roosevelt 50, B-1050 Bruxelles – http://www.ulb.ac.be/campus/solbosch/plan-K.html

    PROGRAMME

    19h-20h50 : Nouvelles du Front

    Interviews menées par Jean-Paul Marthoz (professeur de journalisme à l’UCL et militant des droits de l’Homme)

    • Père Paolo
    Paolo Dall’Oglio, 58 ans, est un jésuite italien installé en Syrie depuis trois décennies et fondateur de la communauté monastique de Deir Mar Moussa, au nord de Damas. Expulsé du territoire syrien par le régime en juin 2012, en raison de son soutien à la révolution, il continue aujourd’hui son combat en sensibilisant l’opinion publique à travers le monde à ce drame interminable. Il viendra nous parler de son récent voyage clandestin en Syrie, où il tente de préparer le terrain pour que la reconstruction puisse s’engager dès la fin des combats.
    • Garance Le Caisne
    Garance Le Caisne, journaliste indépendante, s’est rendue trois fois pour le Journal du Dimanche, pour des reportages en Syrie cette année. Elle a accompagné récemment une équipe de médecins français et syriens partis clandestinement à Alep et Bab el-Hawa prodiguer à des confrères une formation pratique aux soins des blessures et traumatismes de guerre.
    • Ali Othman
    Ali Othman, archéologue, a quitté la Syrie où il travaillait à la direction nationale des fouilles et études archéologiques à Damas. Il s’est aujourd’hui engagé pour sensibiliser l’opinion publique au sujet des sites et du patrimoine inestimables qui sont en train d’être détruits à cause du conflit syrien. « Le régime syrien ne respecte pas son peuple, il ne peut pas respecter l’histoire de son peuple ».

    20h50-21h20 : Bar, Petite restauration

    21h20-23h : Table Ronde – Etat des lieux

    Où en est le conflit syrien ? Quelles sont les perspectives de paix ? Une issue négociée est-elle possible ? Que peuvent faire les pays occidentaux pour aider le peuple syrien ? Que se passera-t-il après la chute du régime ? Quel impact sur le Proche-Orient ?

    Modération : Jean-Paul Marthoz

    Intervenants :
    • Ignace Leverrier
    Ancien diplomate en poste dans plusieurs pays arabes du Maghreb et du Machreq, chercheur arabisant, il est l’auteur du blog du Monde “Un oeil sur la Syrie”.
    • Pascal Fenaux
    Journaliste, sélectionneur et traducteur pour le Moyen-Orient au “Courrier international” ; Membre du comité de direction du mensuel La Revue nouvelle; Professeur invité à l’IHECS.
    • Christophe Ayad
    Christophe Ayad, a été journaliste au quotidien Libération, notamment en tant que correspondant de ce journal au Caire (1994-2000). Depuis la mi-2011, il travaille pour le quotidien Le Monde. En mai 2004, il a reçu le Prix Albert-Londres, en particulier pour ses reportages sur l’Irak, Dubaï et le Rwanda.
    • Bassma Kodmani (à confirmer)
    Bassma Kodmani est politologue, universitaire, chercheur, directrice de l’Initiative Arabe de Réforme et cofondatrice du Conseil national syrien qu’elle a quitté le 28 août 2012.

    Participation aux frais libre
    Organisation : ActionSyrie www.facebook.com/Actionsyrie

Le Tribunal Russell sur la Palestine réclame la saisine de la CPI


dimanche 17 mars 2013, par La Rédaction

Le « Tribunal Russell sur la Palestine », qui était parrainé par Stéphane Hessel, a réclamé dimanche que la Cour pénale internationale (CPI) enquête sur les « crimes » d’Israël dans les territoires palestiniens, lors d’une séance à Bruxelles concluant quatre années de travaux.
Ce « tribunal d’opinion », fondé en 2009 sur le modèle du célèbre Tribunal Russell sur le Vietnam, entend depuis lors attirer l’attention de l’opinion internationale sur le sort des Palestiniens vivant dans les territoires occupés par Israël, qui les soumet selon son « jury » à un régime comparable à celui de l’Apartheid autrefois en vigueur en Afrique du Sud.
Au cours de sessions organisées à Barcelone, Londres, Le Cap et New York, ainsi que lors de la rencontre finale de Bruxelles samedi et dimanche, les participants ont également critiqué les « complices » de la politique israélienne, dénonçant en premier lieu les Etats-Unis, principal soutien d’Israël, mais aussi les Nations unies et l’Union européenne.
Le Tribunal, qui était parrainé par le diplomate et ancien résistant français Stéphane Hessel, décédé à 95 ans le 27 février, a au cours de ses quatre années d’existence entendu plus de 150 experts et témoins, ont rappelé ses promoteurs lors d’une conférence de presse.
A l’issue de leurs travaux ayant rassemblé plusieurs centaines de personnes à Bruxelles, les membres du « jury », dont le militant des droits de l’Homme Angela Davis ou l’ex-leader de Pink Floyd Roger Waters, ont adopté 26 recommandations pour de futures actions.
Outre une mobilisation de l’opinion publique pour « qu’Israël cesse ses violations du droit international », ils réclament une saisine de la CPI. L’accession de la Palestine au statut d’Etat observateur à l’ONU, suite à une décision de l’Assemblée générale du 29 novembre, donne le droit aux Palestiniens de le faire, ce dont ils se sont jusqu’ici abstenu.
« Le Tribunal soutient les appels de la société civile palestinienne pour que la Palestine franchisse ce pas immédiatement et pour que la CPI entame immédiatement une enquête sur les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre soumis au Tribunal », peut-on lire dans les conclusions adoptées dimanche.
Le Tribunal Russell recommande également la remise sur pied du Comité spécial de l’ONU sur l’Apartheid, cette fois pour examiner la situation des Palestiniens.
Le Tribunal demande également la suspension de l’accord d’association UE-Israël et à la fin des importations des produits provenant des colonies israélienne dans les territoires occupés.
« Ils peuvent écrire ce qu’ils veulent. Ils ne représentent qu’eux-mêmes. Ce n’est qu’un organisme privé sans poids politique ni légal, et qui n’a d’autorité morale que parmi ses membres », a réagi le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, Yigal Palmor.
« Il s’agit d’un document idéologique de propagande que des gens ont écrit pour leurs amis qui pensent la même chose », a déclaré M. Palmor à l’AFP.
Depuis la Guerre des six jours de juin 1967, 250 colonies ont été créées, occupées par quelque 520.000 colons israéliens.

(17-03-2013 – Avec les agences de presse)

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