Les Juifs par Pierre Desproges


Ses thèmes favoris

Certains thèmes revenaient de manière fréquente dans ses sketchs : le plaisir sous toutes ses formes (les femmes, la bonne chère, le vin, etc.), mais aussi le cancer, la mort, ou encore le nazisme, l’antisémitisme et autres formes de racismes sont parmi les sujets qu’il aborde régulièrement. Certains éléments narratifs reviennent également, à la manière de gimmicks, dont voici quelques exemples hautement ironiques :

son individualisme viscéral, qui lui fait fuir instinctivement toutes les formes de groupes, qui ne sont pour lui que des lieux où s’exprime la bêtise : « Quand on est plus de quatre, on est une bande de cons, alors a fortiori moins de deux, c’est l’idéal » ;

il prend souvent Dieu à témoin : « Dieu me tripote », « Dieu me turlute », « Einstein, Dieu ait son âme… et moi-même, Dieu lâche la mienne… », le remerciant parfois : « Merci mon Dieu » ;

il parle de Hitler, s’étonnant ironiquement du sentiment général d’antipathie qu’il inspire, parlant alors du « chancelier Hitler », se demandant si ce qui déplaît le plus aux gens chez lui, « c’est le peintre ou l’écrivain »12 ;

de même pour Himmler, à qui il attribue des citations équivoques, comme « Qu’on puisse être juif et allemand, moi, ça me dépasse, il faut choisir son camp »

13, ou, visitant les Pays-Bas, « On ne peut pas être à la fois au four et au moulin »,

ou encore « Mieux vaut entendre ça que d’être juif » ;

il fait référence à la Collaboration comme « l’amitié franco-allemande », disant que c’était « un moyen d’apprendre une jolie langue étrangère à peu de frais » ;

toujours dans cette veine, il s’étonne de la disparition du nazisme, « tombé en désuétude après 1945 »14 ;

il s’en prend aux jeunes, et plus particulièrement « à leurs problèmes de jeunes, quoi » tout en conseillant aux vieux « de mourir sans les déranger » ;

les auditeurs et lecteurs sont malmenés, « sous-doués végétatifs gorgés d’inculture crasse et de Coca-Cola tiède »15,

« drogués de télévision », « bande de légumineuses surgelés du cortex » ;

la Seine-et-Marne — alias le 77 — et Vierzon reviennent souvent ;

l’armée en prend également pour son grade, par exemple lors du réquisitoire contre Jacques Séguéla, où il profite de son temps de parole pour asséner : « En 1939 déjà, tout le monde, en France, savait que le général Gamelin était un con, sauf les militaires. C’est ça, un secret militaire. » ;

l’Académie française, « gérontodrome » où les quarante « papy-la-tremblotte » se réunissent pour que chacun se « déguise périodiquement en guignol vert avec un chapeau à plumes à la con et une épée de panoplie de Zorro », le tout afin de savoir « s’il y a un N ou deux à zigounette »16 ;

Julio Iglesias, Tino Rossi « roucouleur radiophonique » (« le jour de la mort de Tino Rossi, j’ai repris deux fois des moules »), Francis Lalanne et le groupe Indochine font partie de ses têtes de Turc de la musique ;

Yves Montand, dont il raille plusieurs fois dans ses spectacles les prises de position politiques ;

viennent également, en vrac : le Boléro de Ravel, dont il ne connaît jamais l’auteur (« Mozart était tellement précoce, qu’à huit ans et demi, il avait déjà composé le Boléro de Ravel… ! »;

la paroisse Saint-Honoré-d’Eylau, représentative du catholicisme bourgeois ;

la « Tata Rodriguez » et ses « improbables préparations à base de morue, envoyées par paquets fado » à Luis Rego ;

la Troisième Guerre mondiale imminente ;

son amour des femmes (« plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien ; plus je connais les femmes, moins j’aime ma chienne »),

qui n’a d’égal que son amour des bons vins de Saint-Émilion, dont le Figeac 71 ;

sa haine du sport en général et du football en particulier, notamment du duel Saint-Étienne-Sochaux.

source notes

Guantanamo : Israël exporte son savoir-faire pour « gérer » la grève de la faim


Publié le 10 juillet 2013.

Depuis février dernier, une grève de la faim a cours à Guantanamo pour protester contre les détentions illimitées et contre les conditions d’incarcération. Ce sont aujourd’hui plus de 100 prisonniers qui refusent de s’alimenter, parmi lesquels 45 sont nourris de force, au mépris de toutes les conventions internationales et des lois états-uniennes elles-mêmes. La pression monte aux États-Unis pour exiger que cette pratique cesse, comme l’illustre la spectaculaire initiative du rappeur Mos Def (alias Yasiin Bey) qui a rendu publique une vidéo dans laquelle il « expérimente » l’alimentation forcée que subissent les prisonniers de Guantanamo. L’administration US, qui apparaît comme étant de plus en plus incapable de faire face aux développements de la grève de la faim des détenus incarcérés à Cuba, a décidé de faire appel à des spécialistes de la question : des médecins israéliens.

C’est le quotidien israélien Haaretz qui a révélé l’information le 8 juillet. Dans un article de Dan Even (« Israeli doctors to give Washington tips on dealing with hunger strikers »), on apprend en effet que

des représentants de l’Association Médicale Israélienne [AMI] ont été invités aux États-Unis pour présenter à des décideurs politiques leur méthodes de traitement des grévistes de la faim, alors que l’administration US est sous la feu de la critique en raison de son recours à l’alimentation forcée de détenus de Guantanamo qui refusent de se nourrir.

L’alimentation forcée des grévistes de la faim est proscrite en Israël, même si

le Ministère de la Santé a publié de nouvelles directives [lors du dernier mouvement de grève des prisonniers palestiniens en avril 2013] s’appliquant lorsque la grève dure depuis plus de 28 jours. Les directives autorisent [également] l’hospitalisation forcée des prisonniers qui n’ont pas mangé depuis moins de 28 jours au cas où leur vie serait en danger. Des responsables de l’AMI ont alors déclaré que l’organisation estimait que « l’hospitalisation de prisonniers (…) ne devait être ordonnée que sur la base de critères médicaux ».

Les États-Unis ont donc, semble-t-il, décidé de faire appel à l’expertise israélienne pour trouver une alternative à l’alimentation forcée, à la veille d’un mois de Ramadan qui promet de susciter de nouvelles tensions. La requête de quatre détenus, qui demandaient que cesse leur alimentation forcée, a en effet été rejetée ce lundi par une juge états-unienne :

Quatre détenus de la prison ont demandé devant un tribunal fédéral de Washington l’arrêt de l’alimentation forcée pour les grévistes de la faim.

La motion dans laquelle ces quatre prisonniers – Ahmed Belbacha, Shaker Aamer, Abu Wa’el Dhiab et Nabil Hadjarab – demandent l’arrêt de cette pratique qu’ils assimilent à de la « torture », a été déposée fin juin par l’organisation Reprieve, qui les représente, et leur co-défenseur Jon Eisenberg.

La juge Kessler a précisé que Dhiab avait cherché à obtenir une procédure accélérée, craignant que l’alimentation forcée durant la journée ne vienne interférer avec son jeûne durant le mois du Ramadan.

Comme le remarque Adam Horowitz sur le site Mondoweiss, « il s’agit là d’un exemple parfait pour illustrer la collaboration entre Israël et les États-Unis dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » ». La participation des médecins israéliens à la gestion de la crise de Guantanamo est en effet au-delà du cynisme, puisqu’il ne s’agit en aucun cas de trouver une solution pour satisfaire les revendications des prisonniers, mais bel et bien d’aider l’administration US à ne pas répondre à ces revendications tout en maintenant les prisonniers en vie et en sauvant les apparences « éthiques ».Or, la seule véritable solution réellement éthique est, évidemment, la fermeture de Guantanamo et la libération de l’ensemble des détenus arbitrairement emprisonnés, depuis plus de 11 ans pour certains d’entre eux. Mais on doute fort que les médecins israéliens, qui affirment se rendre aux États-Unis pour y prodiguer leurs bons conseils, tentent d’imposer ce point de vue.

Toutefois, ainsi que l’a relevé Michael Omer-Man de +972 Magazine,

l’ironie de cette situation, où les Israéliens apprennent aux Américains comment traiter éthiquement des prisonniers en grève de la faim, réside dans le fait que ces dernières années, bien qu’Israël ait réussi à maintenir en vie des grévistes de la faim de longue durée en respectant dans la plupart des cas leur volonté de refuser toute nourriture, les grèves de la faim ont été, finalement, victorieuses. (…)

Les médecins israéliens qui se rendent aux États-Unis réussiront peut-être en partie à apprendre à leurs homologues américains comment garder en vie des prisonniers en grève de la faim tout en respectant leur autonomie médicale. Mais ils ne seront pas capables de leur apprendre à briser l’esprit de ceux qui entendent se battre pour leurs droits avec les seuls moyens dont ils disposent.

http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/p/depuis-fevrier-dernier-une-greve-de-la.html

Syrie: un chef rebelle tué par des islamistes pro Al-Qaïda


Les combattants d'un groupe affilié à Al-Qaïda ont tué le chef d'un bataillon rebelle de l'Armée syrienne libre (ASL) dans la région de Lattaquié (nord-ouest), rapporte vendredi une ONG syrienne.<br /><br /> (c) Afp

 

Ce genre d’incidents s’est multiplié récemment en Syrie, témoignant d’une montée des tensions entre l’ASL, principale formation de la rébellion syrienne, et les groupes affiliés au réseau Al-Qaïda, formés en majorité de jihadistes non syriens.

Kamal Hamami, connu sous son nom de guerre d’Abou Bassir al-Jeblaoui a été tué jeudi par des tirs de combattants de l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), un des deux principaux groupes jihadistes avec le Front Al-Nosra, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

L’incident s’est produit lorsque des combattants de l’EIIL ont tenté de détruire un barrage de l’ASL dans la région de Jabal el-Turkmen, au nord de la ville de Lattaquié.

« Des rebelles de l’ASL ont alors tiré en l’air et par la suite, un combattant de l’EIIL a abattu Abou Bassir et blessé deux autres membres de son bataillon », indique l’OSDH qui se base sur un large réseau de militants et de sources médicales et militaires à travers la Syrie.

Quelques jours auparavant, un chef de brigade avait été décapité par l’EIIL dans la province d’Idleb (nord-ouest) selon l’OSDH. Dans cette même région, des dizaines de rebelles de l’ASL avaient été tués dans une bataille contre des islamistes pro Al-Qaïda, d’après cette ONG.

Pratique extrême de l’islam

Jeudi, à Raqqa, dans le nord-est du pays, l’EILL a libéré un autre chef de brigade, cheikh Jassem el-Awwad, après l’avoir détenu pendant 25 jours dans ses centres de détention avec neuf militants anti-régime, d’après l’OSDH.

L’EIIL est accusé en outre de détenir des dizaines de prisonniers et prisonnières à Raqqa, seule capitale provinciale entre les mains des rebelles.

Au début de la révolte en Syrie, les insurgés syriens qui cherchaient désespérément de l’aide face à la puissance de feu de l’armée régulière avaient accueilli à bras ouverts les jihadistes, dotés d’armes sophistiquées et aguerris au combat.

Mais cet engouement a laissé progressivement la place au rejet en raison de leur pratique extrême de l’islam et d’arrestations arbitraires.

Début juin, l’exécution d’un garçon de 15 ans par des combattants de l’EIIL à Alep dans le nord du pays, tué pour avoir prononcé ironiquement le nom de Mahomet, avait particulièrement choqué.

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Près de 40 morts dans un attentat suicide dans le nord de l’Irak


anniebannie : Qui pense encore à l’Irak ?

Le Monde.fr avec AFP | 12.07.2013 à 23h39

A Mouqdadiya, au nord-est de la capitale, un policier à la retraite a été assassiné devant chez lui par un groupe armé.

Au moins 38 personnes ont été tuées vendredi 12 juillet dans un attentat suicide contre un café à Kirkouk, dans le nord de l’Irak, a-t-on appris auprès du médecin de la morgue. L’explosion, qui a également fait 25 blessés, a été perpétré par un kamikaze portant une ceinture d’explosifs, dans le quartier de Wahd Hozeran, au moment de la rupture du jeûne du ramadan.

Des centaines de personnes se sont précipités à la morgue à la recherche de parents disparus, tandis que les forces de sécurité bouclaient les rues de la ville, a indiqué le docteur responsable de la morgue principale de Kirkouk, à 240 kilomètres au nord de Bagdad. L’attentat porte à plus de 260 le nombre de personnes tuées dans des actes de violence en Irak depuis le début du mois, selon un bilan établi par l’AFP.

Plus tôt ans dans la journée, neuf personnesavaient été tués dans des attaques visant principalement les forces de sécurité, au lendemain d’une série de violences qui ont fait 56 morts. Le général Sabri Abed Issa se rendait dans une mosquée d’un village non loin de Charqat, au nord-ouest de Bagdad, lorsqu’il est tombé dans une embuscade, selon la police et un médecin légiste. A Mouqdadiya, au nord-est de la capitale, un policier à la retraite a été assassiné devant chez lui par un groupe armé. Toujours au nord de Bagdad, un membre des milices anti-Al-Qaida a été tué par une bombe près de Bakouba.

A Mossoul, dans le nord du pays, un kamikaze a tué quatre policiers et en a blessé deux en faisant sauter à un barrage la voiture piégée qu’il conduisait. Un autre policier a été tué par l’explosion d’un engin piégé sur une route au sud de Mossoul, tandis qu’un civil est mort en ville dans l’explosion de sa voiture sur laquelle une bombe avait été fixée.

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