Anti-moustiques sans produits chimiques


Un piège qui circule que le web et que j’ai pu tester il y a peu consiste à élaborer

une mixture avec 20 cl. d’eau, 50 grammes de sucre brun et 1 gramme de levure de bière (levure de boulanger).

Faites chauffer l’eau avec le sucre puis laissez refroidir le tout avant de le verser dans la partie basse d’une bouteille en plastique coupée en deux.

Saupoudrez alors de levure sans mélanger. Puis retournez le goulot de la bouteille coupée sur la partie basse du contenant rempli avec votre mixture.

Enveloppez le tout de papier noir et placez le piège dans une pièce de la maison (si possible là vous souhaitez être protégé, dans une pièce pas trop grande et fermée) :

les moustiques seront attirés par les gaz provenant de la fermentation du sucre et seront piégés dans la bouteille.

Le hic, c’est que ce remède tue les moustiques… remède naturel certes, mais remède de cheval qui n’est pas forcément conforme aux principes de respect de la vie… à vous de voir donc…

Syrie : soutien aux forces vives de la révolution


Une centaine d’écrivains, de journalistes et d’artistes syriens ont publié mercredi 17 juillet 2013 une déclaration dans laquelle ils affirment leur « soutien aux forces vives de la révolution qui militent pour l’instauration d’un régime démocratique, garant des libertés individuelles et collectives et de l’égalité entre tous les citoyens sans aucune forme de discrimination ».

Refusant l’engagement de la Syrie dans les conflits stratégiques et confessionnels entre les puissances régionales, ils considèrent qu’il n’est pas de salut pour la Syrie sans « le départ de Bachar al-Assad et des piliers de son régime, et la dévolution du pouvoir sous l’égide de l’ONU à un gouvernement de transition chargé de réunir les conditions nécessaires à l’élection d’une assemblée constituante ».

Parmi les signataires, on relève les noms de plusieurs figures de l’opposition laïque, comme le philosophe Sadeq al-Azm qui préside l’association des écrivains syriens, la première présidente de la « Déclaration de Damas » Fidaa Haurani, les écrivains Yassine al-Hajj Saleh, Subhi Hadidi et Fayez Sara, les romanciers Rafik Schami, Fawwaz Haddad, Samar Yazbek et Rosa Yassine, les poètes Racha Omran, Hazem Azmeh, Nuri Jarrah et Hala Muhammad, les plasticiens Youssef Abdelké, Assem Al-Bacha et Mounir Chaarani, les cinéastes Haytham Haqqi, Hala Abdallah et Ali Atassi, les comédiens Mayy Skaf, Fares El-Hélou et Darina al-Joundi.

Déclaration

Fidèles aux sacrifices du peuple syrien, à sa longue épreuve, à son courage exemplaire dans la lutte contre la tyrannie et l’arbitraire,
attentifs aux changements en cours sur les plans local, régional et international dont les conséquences seront déterminantes dans les semaines et les mois à venir,
se référant au Pacte national signé au Caire le 3 juillet 2012 par toutes les forces de l’opposition,
les signataires, écrivains, artistes, travailleurs dans les différents secteurs culturels, affirment:

1- Leur totale adhésion aux principes de la révolution populaire déclenchée en mars 2011 et que résument les mots d’ordre de liberté, dignité, justice sociale et unité nationale.

2- Leur soutien aux forces vives de la révolution qui militent pour l’instauration d’un régime démocratique pluraliste, garant de l’indépendance, de la sécurité et de l’intégrité territoriale du pays, ainsi que des libertés individuelles et collectives et de l’égalité entre tous les citoyens sans aucune forme de discrimination.

3- Leur attachement à l’autonomie de décision du peuple syrien et leur refus de toute politique qui engage la Syrie dans les conflits stratégiques et confessionnels entre les puissances régionales.

4- Leur conviction que le régime despotique et corrompu qui sévit en Syrie depuis plus de quarante ans porte l’entière responsabilité de la situation tragique dans laquelle se trouve le pays, et que le salut de la Syrie réside dans le renversement de ce régime.

5- Leur aspiration à une solution pacifique permettant d’arrêter le carnage et de préserver l’unité nationale et l’intégrité territoriale, ce qui implique le départ de Bachar al-Assad et des piliers de son régime, et la dévolution du pouvoir sous l’égide de l’ONU à un gouvernement de transition chargé de réunir les conditions nécessaires à l’élection d’une assemblée constituante dont la mission serait l’adoption d’une constitution démocratique et la supervision d’élections législatives libres et loyales. (lm)

Au 19ème siècle déjà, la réponse cinglante d’un alem marocain à Ibn Abdelwahab


Samedi 13 juillet 2013 à 11h53

Les tentatives wahhabites de s’implanter au Maghreb ne datent pas d’aujourd’hui mais du 19ème siècle. A l’époque, des oulémas marocains leur avaient répondu par des réfutations publiques. Retour sur un épisode méconnu de notre histoire.Au début du 19ème siècle, d’étranges missives, assez nombreuses selon les historiens, furent adressés aux maghrébins et à leurs dirigeants, leur intimant l’ordre de revenir à l’Islam, faute de quoi on allait le leur imposer à la pointe de l’épée.Les Maghrébins d’alors avaient-ils massivement renié leur foi musulmane ? S’abstenaient-ils de prier ou de jeûner ? s’était-ils massivement convertis au bouddhisme ? Rien de tout cela. L’auteur de ces missives menaçantes, Saoud Ibn Abdelaziz, nouveau roi d’Arabie, estimait simplement que leur islam n’était pas assez pur et voulait les convertir au wahhabisme qui est le vrai islam selon lui.L’histoire a gardé la trace de ces missives wahhabites, notamment celles envoyées en Tunisie et au Maroc. Nous n’avons pas de détails au sujet des réactions locales, sauf que des oulémas tunisiens et marocains ont rédigé des réfutations qui ont été rendues publiques et qui ont été transmises à l’auteur, en Arabie.

Des oulémas comme Ahmed Ben Abd Esslam Bennani et Et-Tayeb Benkirane ont envoyé 5 répliques à ces prosélytes d’Arabie. Celles-ci, acerbes et virulentes furent destinées à Saoud Ben Abdelaziz et témoignaient du refus de se soumettre à une «nouvelle forme de l’Islam», de la simplicité de la dernière religion monothéiste, de la clarté de ses textes saints et taxaient la doctrine d’Ibn Abd El Wahhab de procéder à une lecture littéraliste du Coran, de renier l’effort de l’interprétation des textes et d’accuser les musulmans qui s’opposent à leur politique de mécréance (takfir, fondement actuel du wahhabisme).

Le wahhabisme, né à la fin du 18ème puis qui s’est imposé au début du 19è grâce à l’alliance entre le chef militaire Séoud et le prosélyte élève de Ibn Taymiyya, Mohamed Ibn Abelwahab, est une vision puritaine, dure, totalitaire de l’islam. Elle vit la religion comme un ensemble d’interdits.

Dès que les deux alliés ont étendu leur domination sur La Mecque (1803) et Médine (1805), le prosélytisme a commencé, même dans les Lieux saints. Oulémas et pèlerins marocains ont participé à ce processus de contestation en faisant face à la menace du takfirisme wahhabite. Ils ont témoigné, au travers de leurs écrits, des supplices qu’ils ont rencontrés en terre d’Arabie par les fidèles d’Ibn Abelwahab.

Le wahhabisme des origines à nos jours

Le wahhabisme est un courant politico-religieux fondé Au XVIIIe siècle par le théologien Mohammed Ibn Abelwahab. Fixé en 1739 en Arabie, ce hanbalite a fait de cette doctrine un courant littéraliste qui rejette l’exercice de la raison dans la lecture des textes sacrés et le culte des saints. Aussi a-t-il rejeté,tout à la fois, l’adoration des saints, les pratiques et la spiritualité chiites ainsi que tout compromis avec la modernité sociale.

Le théologien trouve, cependant, refuge auprès d’un chef local, nommé Mohammed Al-Saoud, qu’il convertit à ses vues théologiques et politiques. La descendance de ce personnage se fixe comme objectif,  l’établissement d’une théocratie dite sunnite, ce qui revient à bâtir la cité de Dieu décrite par le théologien, et passe de la théorie à la pratique après avoir fondé le royaume d’Arabie Saoudite et fait du wahhabisme, sa doctrine officielle.

Selon les écrits de Mohammed Ibn Abd El-Wahhab, le bon musulman n’est pas celui qui respecte les 5 piliers de sa religion, qui répand le bien autour de lui ou celui qui croit en Dieu et en ses textes saints. Le bon musulman (ou le musulman tout court) est plutôt, un imitateur d’ « Attariqa Assalafiya », appelée par les wahhabis «l’Islam des origines ». Kitab At- Tawhid (le traité de l’unicité divine) du théologien hanbalite devient, alors, l’ouvrage de référence de la théologie wahhabite.

Cette doctrine exige à ses adeptes de se soumettre aux recommandations de leur chef spirituel (Ibn Abelwahab et non le messager de l’Islam). Celui qui n’a pas omis de leur mentionner que la zakat  ne peut être donnée qu’à un pauvre salafi (wahhabi). Aumône qui s’est transformée, au gré des siècles, en financements colossaux, entre extrémistes du même « réseau ».

Depuis la naissance de cette doctrine, les successeurs d’Ibn Abelwahab prétendent être «le groupe sauvé» et que tous ceux qui ne sont pas en accord avec eux sont des égarés. De plus, ils ont imposé leurs principes vidés de toute spiritualité dans la majeure partie de l’Arabie – de la Mecque à Oman – dès le début du dix-neuvième siècle. Mais au début du vingtième siècle, leur influence s’est peu à peu restreinte à la petite république du Nejd dont la capitale est Riyad. C’est cette petite république qui deviendra, par la suite, le royaume d’Arabie saoudite (par fusion du Najd et du Hijaz).

Après la mort d’Ibn Abelwahab, le wahhabisme se replia sur lui-même et ne refera parler de lui qu’en 1902, lorsque El Wahhâb Abd-al-Aziz Ibn Saoud décréta la lutte pour la protection du wahhabisme et contre l’influence turque. Ibn Saoud parvint alors à étendre son influence sur les autres régions de la péninsule arabique. Il s’empara de La Mecque en octobre 1924 et chassa le roi Hussein du royaume du Hijaz, non sans l’appui des Britanniques. Puis il obligea le roi Ali, successeur de Hussayn à céder Jeddah. Abdul Aziz Ibn Saoud se fera couronner roi d’Arabie à la Mecque en 1926.

Nous reprenons en  fac similé, des reproductions des réfutations de Cheikh Et-Tayeb Benkirane aux missives wahabites. Les tentations wahabites continuent jusqu’à nos jours : de Mohamed Ibn Abdelwahab jusqu’aux écoles coraniques salafistes, c’est la même volonté d’imposer une vision fermée, archaïque et totalitaire du monde. Le combat continue.

Bibliographie

«Réfutations maghrébines au wahhabisme», éditions Dar At-Taliâa, Beyrouth, Hamadi Redissi.

 «L’exception islamique», publié aux éditions Seuil en 2004, Hamadi Redissi.

– See more at: http://www.medias24.com/IDEES/Livres/2741Au-19eme-siecle-deja-la-reponse-cinglante-d-un-alem-marocain-a-Ibn-Abdelwahab.html#sthash.Cf5ChmEa.dpuf

Syrie : arrestation du peintre Youssef ’Abdelké


Du peintre Syrien Youssef ’Abdelké.

Nous venons d’apprendre l’arrestation de notre ami Youssef ’Abdelké à un barrage de l’armée syrienne à Tartous, à environ 160 kilomètres au nord-ouest de la capitale Damas et à 30 kilomètres au nord de la frontière libanaise.
Nous exigeons sa libération immédiate et demandons à l’opinion publique mondiale de se mobiliser dans ce sens.

(La Rédaction d’Assawra, 19 juillet 2013)

Syrie : l’attaque israélienne sur Lattaquié exige une riposte


anniebannie voit comme principal ennemi du peuple syrien son propre président, 
mais il est évident qu'Israël n'est pas venu porter secours au peuple syrien.

jeudi 18 juillet 2013 – 09h:25

Abdel Bari Atwan


C’est avec une grande inquiétude que nous avons entendu parler de l’attaque de missiles israéliens dans le port syrien de Lattaquié plus tôt ce mois-ci. L’attaque visait une livraison de missiles anti-navires de fabrication russe.

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Missiles sol-air russes S-300

Nous attendons une réponse stratégique qui permettrait de répliquer à cette attaque provocatrice qui profite de la faiblesse actuelle du monde arabe en raison des bouleversements régionaux et des guerres civiles.

Israël, soutenu par les États-Unis, ne veut pas qu’un pays arabe puisse disposer des systèmes permettant de protéger pleinement sa sécurité nationale, y compris ses ports et son espace aérien, ce qui explique les attaques israéliennes répétées sur les stocks et les livraisons d’armes en Syrie.

Nous n’avons pas d’informations fiables sur la cible principale dans la ville portuaire de la Syrie il y a six jours. Nous ne savons pas si les attaques de missiles israéliens sont survenues par air ou par mer, et si elles ont atteint leurs objectifs qui était de détruire les armes de fabrication russe.

Mais ce dont nous sommes certains, c’est que cette agression exige une réponse.

Dans le passé, nous avons souvent blâmé les pays arabes de rester silencieux contre ce genre d’agression, mais il est maintenant clair que certains pays arabes, gouvernements et groupes sont trop contents de voir les avions de guerre israéliens (leurs amis) attaquer un pays arabe comme la Syrie, parce que cela correspond à leurs intérêts du moment.

Être un ennemi du régime syrien est une chose, être un ennemi de la nation syrienne en est une autre…

Quand il y a deux options – être avec Israël ou être avec la Syrie – nous sommes sans aucune réserve avec ce dernier, ce qui vient des valeurs que nous défendons et de notre foi.

Israël, qui occupe des sites arabes sacrés, humilie le peuple de Palestine. De la mer au fleuve Jourdain, il est le premier ennemi de tous les Arabes et de tous les musulmans. Faire face à ses agressions contre un pays arabe ou musulman est un devoir moral et religieux, quelle que soit l’identité, la religion ou la communauté.

Nous sommes en désaccord avec le régime syrien depuis plus de vingt ans, mais ce désaccord ne doit pas nous faire négliger l’agression israélienne contre la Syrie.

Si ces missiles russes ne constituaient pas une grave menace pour Israël, ils n’auraient jamais été pris pour cible.

Nous blâmons le régime syrien et ses alliés de ne pas répondre à cette agression. Cela fait 10 ans qu’ils ont la possibilité de réagir, et pas seulement depuis aujourd’hui.

Une réponse est nécessaire. Quel que soit l’objectif central du moment, il faut mettre un terme à ces attaques israéliennes.

La Russie aussi se voit remise en cause par l’attaque puisque sans aucun doute, elle a également été visée par cette agression. La crédibilité de leur pays est minée si les Russes restent incapables de fournir la Syrie avec les armes requises à la suite de cette attaque. Cela aura des répercussions sur l’image de la Russie, non seulement dans le monde musulman ou arabe, mais dans le monde entier.

Nous condamnons fermement l’utilisation d’avions de guerre syriens contre des civils et nous condamnons fermement les destructions de quartiers d’habitations – nous avons pris cette position sur la crise syrienne depuis le premier jour et nous nous en tiendrons à cela. Mais nous n’allons pas une minute hésiter à nous lever contre toute agression israélienne contre la Syrie.

Les armes qu’Israël a détruites appartiennent au peuple syrien, tout comme les armes irakiennes étaient au peuple irakien. Ceci est un point clé, bien que malheureusement certains vont pointer un doigt accusateur sur nous.

Ainsi, je vais le dire encore et toujours : si nous devons choisir entre la Syrie et Israël, nous serons toujours du côté de la Syrie, tout comme le disait le célèbre adage andalou : « Je préfère faire paître les chameaux avec mes cousins ​​que les porcs du troupeau avec les colons étrangers ».

* Abdel Bari Atwan est palestinien et rédacteur en chef du quotidien al-Quds al-Arabi, grand quotidien en langue arabe édité à Londres. Abdel Bari Atwan est considéré comme l’un des analystes les plus pertinents de toute la presse arabe.

Du même auteur :

- Wadie Maswadeh, 5 ans… Arrêté par les troupes d’occupation – 13 juillet 2013

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ALERTE – En ce triste Ramadan, les Syriens se réfugient dans l’humour noir


DAMAS – En ce troisième ramadan sous les bombes, les Syriens se réfugient dans l’humour noir pour lutter contre la déprime et font jouer la solidarité pour aider les plus démunis.

Avis aux Syriens: n’allez pas manger à chaque fois que vous entendez le son du canon, indique une des blagues les plus célèbres qui circulent à Damas.

La début de l’iftar, le repas de rupture du jeûne, est en effet annoncé dans la plupart des villes musulmanes par le bruit du canon mais en Syrie, le son de l’artillerie est désormais omniprésent depuis plus d’un an.

Dans les régions moins affectées par la guerre, les habitants peuvent encore entendre le moussaharati, le célèbre tambourineur qui parcourt les rues chaque nuit pour les réveiller afin qu’ils prennent leur repas avant l’aube.

Mais ailleurs, dans les quartiers infestés de tireurs embusqués et cibles de bombardements, cette tradition ne peut plus être perpétuée.

Pour railler l’absurdité de la guerre, un montage photo, diffusé via sms, montre un char coiffé du tarbouche traditionnel sur lequel est écrit le moussaharati syrien, version 2013.

A Homs, dans le centre du pays, les assauts des forces loyales au président Bachar al-Assad contre les insurgés retranchés dans quelques quartiers, n’ont pas entamé l’humour des habitants des secteurs rebelles.

URGENT: après avoir tapé pendant des heures sur son tambourin sans réussir à réveiller le quartier, un moussaharati s’est fait exploser. Sans plus de résultat, indique un sms sous la forme des informations urgentes que les médias ont l’habitude de diffuser sur le conflit.

D’autres anecdotes sont plus amères en cette période de pénurie alimentaire. Ce n’est pas dur d’observer le jeûne, la difficulté c’est de trouver de la nourriture pour l’iftar, lance un jeune sur Facebook.

Ceux qui ne sont pas directement touchés par la violence, qui a causé la mort de plus de 100.000 personnes selon une ONG, sont toutefois victimes d’une inflation galopante dopée par la monnaie qui a perdu les trois quart de sa valeur par rapport au dollar.

Alors, au lieu de se ravitailler en douceurs dans les pâtisseries comme elles le faisaient avant le conflit, les ménagères ont ressorti les recettes de leur mère ou grand-mère, qu’elles avaient presque oubliées.

La crise ne va pas m’empêcher de maintenir vivantes les traditions assure Oum Mazen, une mère de famille damascène.

Damas est connu au Moyen-Orient comme la capitale de la gourmandise avec ses gâteaux à base de pistaches, pignons, miel, citron et eau de rose, très prisés durant le ramadan.

Mais en raison de la hausse vertigineuse des prix, Abou Adnane qui vend des boissons à la réglisse et du jus de tamarin, accuse le coup. La situation empire. Beaucoup de mes clients préfèrent maintenant préparer ces breuvages chez eux.

En raison des pénuries, le gouvernement a approuvé cette semaine un projet de loi sanctionnant les commerçants faisant des stocks de nourriture. Il a en outre décidé d’interdire les exportations de nourriture, menaçant de poursuivre les contrevenants.

Face à cette situation, certains ont décidé d’aider les milliers de familles nécessiteuses et des appels en ce sens ont été lancés sur les réseaux sociaux.

Les militants du groupe Aide ont organisé une campagne intitulée Infligeons une défaite à la faim.

Des restaurateurs et des commerçants ont pour leur part lancé repas à prix coûtant, pour les personnes dans le besoin.

Après plus de deux ans d’un conflit qui a détruit leur pays et l’a transformé en un immense cimetière, beaucoup de Syriens prient pour que cette tragédie prenne fin. Il ne s’agit plus d’être pour ou contre le régime, le peuple désire seulement vivre, confie Abdallah, un comptable de 32 ans.

(©AFP / 18 juillet 2013 11h33)

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Décès d’Henri Alleg


jeudi 18 juillet 2013, par La Rédaction

Le journaliste et militant communiste Henri Alleg, auteur de l’ouvrage « La Question » (1958) qui dénonçait la torture pendant la guerre d’Algérie, est décédé mercredi à Paris à l’âge de 91 ans, a-t-on appris auprès du quotidien l’Humanité dont il fut secrétaire général.
Publié à l’époque aux éditions de Minuit, ce livre-témoignage avait été saisi au lendemain de sa parution.

(18-07-2013 – Avec les agences de presse)

**

Harry Salem dit Henri Alleg, né le 20 juillet 1921 à Londres, mort le 17 juillet 2013 à Paris est un journaliste franco-algérien, membre du PCF et ancien directeur d’Alger républicain. Il est notamment l’auteur de La Question.
Né à Londres de parents juifs russo-polonais Henri Alleg s’installe en Algérie en provenance de Paris en 1939, et milite au sein du Parti communiste algérien. En 1946, il épouse Gilberte Serfaty qui deviendra comme lui une ardente militante communiste. En 1951, il devient directeur du quotidien Alger républicain. Il entre dans la clandestinité en 1955, date d’interdiction du journal en Algérie. Il continue cependant à transmettre des articles en France dont certains sont publiés par L’Humanité.
Il est arrêté le 12 juin 1957 par les parachutistes de la 10e D.P, au domicile de Maurice Audin, son ami, arrêté la veille et qui sera torturé à mort.
Il est séquestré un mois à El-Biar, où il est torturé lors de plusieurs séances, puis subit un interrogatoire mené après une injection de penthotal, utilisé comme « sérum de vérité ». Le général Massu, qui reconnaîtra plus tard l’utilisation de la torture dans certains cas particuliers lors de la guerre d’Algérie, affirme en 1971, « en fait de tortures, Alleg a reçu une paire de gifles ». Roger Faulques, officier du 1er REP, accusé de ces tortures, déclare lors d’un procès en diffamation en 1970 « Je ne l’ai vu qu’une seule fois, mais il m’a fourni à cette occasion des indications qui m’ont permis d’arrêter les membres du parti communiste algérien ».
Il est ensuite transféré au camp de Lodi (Draa Essamar Wilaya de Médéa) où il reste un mois, puis à Barberousse, la prison civile d’Alger. En prison, il écrit La Question, dissimulant les pages écrites et les transmettant à ses avocats.
Dans La Question, il raconte sa période de détention et les sévices qu’il y subit en pleine guerre d’Algérie. Tout d’abord publié en France aux Éditions de Minuit, l’ouvrage est immédiatement interdit. Nils Andersson le réédite en Suisse, quatorze jours après l’interdiction en France de mars 1958. Malgré son interdiction en France, ce livre contribue considérablement à révéler le phénomène de la torture en Algérie. Sa diffusion clandestine s’élève à 150 000 exemplaires.
Trois ans après son arrestation, il est inculpé d’« atteinte à la sûreté extérieure de l’État » et de « reconstitution de ligue dissoute » et condamné à 10 ans de prison. Transféré en France, il est incarcéré à la prison de Rennes. Profitant d’un séjour dans un hôpital, il s’évade. Aidé par des militants communistes, il rejoint la Tchécoslovaquie grâce notamment à Alfred Locussol.
Il revient en France après les accords d’Évian, puis en Algérie où il participe à la renaissance du journal Alger Républicain. « Persona non grata » en Algérie à la suite du coup d’État de Houari Boumédiène, il se réinstalle en France en 1965. Le film documentaire de Jean-Pierre Lledo Un rêve algérien retrace son retour, 40 ans plus tard dans une Algérie qui l’accueille à bras ouverts et où il retrouve avec bonheur ses anciens compagnons.
En 2005, il cosigne une lettre au Président de la République, demandant à l’État français de reconnaître l’abandon des harkis en 1962.
Il est par ailleurs membre du Pôle de renaissance communiste en France et déclare regretter en 1998 « la dérive social-démocrate du PCF, qui abandonne son authenticité communiste ». Il fait partie du comité Honecker, qui soutient l’ancien dirigeant de la RDA poursuivi par la justice allemande.
Il est également membre du comité de parrainage du Tribunal Russell sur la Palestine.
Henri Alleg est le père de Jean Salem.
Il meurt le 17 juillet 2013.

Oeuvres

La Question, Lausanne, E. La Cité, 1958 ; Paris, Les Éditions de Minuit, Alger, Éditions Rahma, 1992. (ISBN 2-7073-0175-2).
Mémoire algérienne : Souvenirs de luttes et d’espérances, Paris, Éditions Stock, 2005, 407 pp., 24 cm. (ISBN 2-234-05818-X).
Prisonniers de guerre ; Victorieuse Cuba. Les Éditions de Minuit :
La Guerre d’Algérie (en collaboration avec P. Haudiquet, J. de Bonis, H. J. Douzon, J. Freire, G. Alleg), 3 volumes ; Étoile rouge et Croissant vert ; SOS America ! ; La Grande Aventure d’Alger républicain (en collaboration avec A. Benzine et B. Khalfa) ; L’URSS et les Juifs ; Requiem pour l’Oncle Sam. Chez Messidor-Temps Actuels
Le Siècle du Dragon ; Le Grand Bond en arrière. Aux Éditions Le Temps des cerises
Les Chemins de l’espérance. Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes
Retour sur La Question. Éditions Aden et Le Temps des cerises

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Ramadan en Syrie vu par des artistes


Osama-Hajjaj

Ramadan en Syrie selon Osama Hajjaj

Mubarak, (Béni) karim (Généreux) ou pacifique, sont les mots qui viennent à l’esprit pendant le Ramadan, marqué par des réunions familiales joyeuses lors de la rupture du jeune.

Mais pour les artistes qui illustrent ce mois sacré en Syrie,  sang, violence et désarroi sont les seuls mots appropriés. Depuis le début des manifestations au mois de mars 2011,  lors du printemps arabe,  le ramadan  n’a été en Syrie, ni béni, ni généreux et surtout pas paisible.

Que se passe-t-il véritablement en Syrie aujourd’hui ? Personne ne peut vraiment le dire mais nous pouvons tous voir qu’un nombre incalculable de Syriens sont tués, que des dizaines se font kidnapper et que des centaines sont obligés de fuir leurs maisons quotidiennement.
….

Ramadan Karim par Tammam Azzam

Triste Souhour (repas pris avant le début du jeune) par l’artiste Hicham Chemali posté sur sur la page Facebook “Syrian Revolution Caricature” :

There is no one left to wake up for the Suhoor in Syria

En Syrie il n’a reste personne à réveiller pour le souhour

A Ramadan Crescent dripping blood along side a full moon made of the names of Syrian towns. Photo posted on Art and Freedom Facebook Page

Maher Abul Husn voit un Ramadan Hazeen (triste) en Syrie. un croissant de ramadan dégoulinant de sang jouxtant les noms des villes syriennes. Photo postée sur la page Facebook Art and Freedom.

Bashar distribue la nourriture pour l’ Iftar.

During the month of Ramadan a Cannon is used to remind people it is time to break their fasting and have their iftar meal.

Mais en dépit de tout ça, les Syriens gardent leur sens de l’humour – même si c’est de l’humour noir – pour continuer à vivre. Cette photo fait un tabac sur Twitter et Facebook.

We apologize this year from the Arabs for not broadcasting "Bab Al Hara" The Neighborhood's Gate" series (one of the post popular Series in the Arab World, usually aired during Ramadan) because Bachar hasn't left any Hara (Neighbourhood)

Excusez-nous si cette année nous ne diffusons pas“Bab Al Hara” [la porte du quartier] (feuilleton très populaire dans le monde arabe diffusé pendant le ramadan) car aucun quartier n’a été épargné par Bachar.

toutes les photos de cet article sont utilisées avec la permission des artistes.

Syrie : Un afflux de réfugiés inédit depuis le génocide rwandais


16/07 | 23:02

Le nombre de personnes fuyant la guerre civile en Syrie s’est accru pour atteindre une moyenne de 6.000 réfugiés par jour en 2013, soit un niveau jamais vu depuis le génocide commis au Rwanda en 1994.

Selon le Haut commissaire des Nations unies pour les réfugiés, Antonio Guterres, deux-tiers des 1,8 million de réfugiés recensés par l’Onu au Liban, en Turquie, en Jordanie, en Irak, en Egypte et ailleurs, ont fui la Syrie cette année.

« Nous n’avions pas vu un afflux de réfugiés augmenter à un rythme aussi effrayant depuis le génocide au Rwanda il y a près de 20 ans », a-t-il déclaré lors d’une séance d’information consacrée à la Syrie devant le Conseil de sécurité de l’Onu.

Le conflits rwandais entre les Tutsis et les Hutus avait fait quelque 800.000 morts et des milliers de réfugiés.

Le secrétaire général adjoint des Nations unies pour les droits de l’homme, Ivan Simonovic, a indiqué qu’entre mars 2011 et avril 2013, près de 93.000 personnes ont été tuées en Syrie dont plus de 6.500 enfants.

Valerie Amos, coordinatrice de l’aide d’urgence à l’Onu, a estimé que le monde assistait « non seulement à la destruction d’un pays mais aussi à celle d’un peuple ».

« Les conséquences sécuritaires, économiques, politiques, sociales, humanitaires et de développement de cette crise sont extrêmement graves et son impact humain impossible à mesurer en terme de traumatisme à long terme et de conséquences émotionnelles sur cette génération de Syriens et sur les suivantes », a-t-elle dit.

Valerie Amos a précisé que 6,8 millions de Syriens ont besoin d’une aide humanitaire d’urgence, dont 4,2 millions qui ont été déplacés sur le territoire syrien. La moitié de ces personnes sont des enfants.

Une évaluation du Programme alimentaire mondial indique que quatre millions de personnes ne peuvent plus subvenir à leurs besoins alimentaires de base.

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