La Jordanie face à la crise syrienne


La Jordanie face à la crise syrienne (extrait de Pas de Printemps pour la Syrie, à paraître)

12 novembre 2013

Par

Couverture du livre Pas de Printemps pour la Syrie

Couverture du livre Pas de Printemps pour la Syrie

À l’occasion de la sortie prochaine (début décembre 2013) de l’ouvrage dirigé par François Burgat et Bruno Paoli, Pas de printemps pour la Syrie. Les clés pour comprendre les acteurs et les défis de la crise (2011-2013), aux Éditions La Découverte, les Carnets de l’Ifpo publient un extrait de l’article de Jalal al-Husseini consacré à « la Jordanie face à la crise ». D’autres extraits de l’ouvrage sont disponibles sur les Carnets de l’Iremam et sur Orient XXI.

Des impacts politiques internes contrastés

La crise syrienne a affecté la stabilité politique de la Jordanie de différentes manières, en premier lieu avec l’évolution des rapports entre Jordaniens et réfugiés syriens. À partir de l’été 2012, l’élan initial d’entraide en leur faveur, fondé sur un sentiment de solidarité mêlé à une hostilité au régime de Damas, a fait peu à peu place à une exaspération grandissante due au caractère permanent de leur présence et ses impacts négatifs sur les conditions de vie des Jordaniens (selon un sondage national effectué en septembre 2012, 65 % des Jordaniens se prononçaient contre la poursuite de l’accueil des réfugiés syriens). À Mafraq, cette proportion s’élevait à 88 % (Center for Strategic Studies, 2012). Jusqu’à l’été 2013, les heurts entre ces derniers et les réfugiés sont restés circonscrits à des escarmouches dans les villes de Mafraq et Ramtha principalement. Mais au printemps, les autorités ont tiré la sonnette d’alarme devant l’afflux de nouveaux réfugiés et il était désormais question de rendre plus difficile l’installation des réfugiés dans les villes, voire de fermer la frontière ; en juin, un camp, financé par les Émirats arabes unis, a d’ailleurs été installé à Mreijib al-Fhoud (gouvernorat de Zarka) afin de désengorger celui de Zaatari. En outre, c’est aussi la politisation des réfugiés, en particulier leur adhésion à un islamisme radical, qui inquiète. La perspective du retour au pays des quelques centaines de Jordaniens engagés auprès de groupes rebelles djihadistes en Syrie, tels Jabhat al-Nosra, n’a fait qu’accroître ces inquiétudes : les Jordaniens gardent en mémoire les attentats perpétrés à Amman en 2005 par Al-Qaida en Irak, une organisation alors dirigée par le Jordanien Moussab al-Zarkawi, et qui avaient fait une soixantaine de morts.

En revanche, les débats parfois virulents entre partisans du régime baasiste, dont certains partis de gauche, et sympathisants des rebelles, au premier rang desquels les Frères musulmans, n’ont pas dégénéré en violence armée, comme cela a été le cas au Liban. Cela peut s’expliquer par l’homogénéité des Jordaniens, sunnites en grande majorité, face à un conflit devenu en partie confessionnel (alaouites/chiites contre sunnites). Par ailleurs, de nombreux soutiens de la rébellion ont été échaudés par la montée en puissance des djihadistes en son sein. Ce reflux et, de manière plus générale, l’essoufflement du printemps arabe au Moyen-Orient ont contribué à asseoir le pouvoir de la monarchie jordanienne, elle aussi mise en cause en 2011.

Réfugiés syriens du camp de Zaatari se préparant pour l'hiver. Crédits: B. Sokol. UNHCR

Réfugiés syriens du camp de Zaatari se préparant pour l’hiver. Crédits: B. Sokol. UNHCR

Une diplomatie « équilibrée » face à la crise syrienne ?

Les menaces de déstabilisation économique et politique induites par la crise syrienne ont conduit la Jordanie à tenter de la désamorcer diplomatiquement, tout en évitant de s’y impliquer militairement. Ce choix, qualifié de « position équilibrée » par la presse locale, ne signifie pas pour autant neutralité. En novembre 2011, le roi Abdallah fut le premier chef d’État arabe à demander à Bachar al-Assad de quitter le pouvoir afin que le pays puisse accomplir sa transition démocratique ; une prise de position peut-être opportunément inspirée par la vague « réformiste » qui traversait le Moyen-Orient, mais qui traduisait aussi sûrement de sérieuses divergences au sujet du « processus de paix » israélo-arabe, cautionné par la Jordanie et dénoncé par la Syrie, et de l’influence régionale de l’Iran, recherchée par la Syrie et condamnée par la Jordanie. Avec l’amplification du conflit, la diplomatie « équilibrée » d’Amman s’est articulée autour de deux axes : promouvoir un changement négocié de régime en Syrie, tout en tentant de résister aux pressions de l’Arabie saoudite et du Qatar – principaux soutiens de la rébellion et importants bailleurs de fonds – en faveur d’une implication militaire risquée.

La Jordanie a longtemps réussi à tenir sa position d’équilibre : terre d’accueil de nombreux dignitaires du régime al-Assad ayant fait défection, son armée s’est maintes fois accrochée avec des troupes syriennes s’en prenant à des réfugiés qui venaient de passer la frontière ; et son monarque a réitéré, en mars 2013 encore, que les jours d’al-Assad étaient « comptés ». Mais, dans le même temps, la Jordanie a su imposer le principe de sa neutralité militaire, ce qui lui a sans doute valu la suspension par l’Arabie saoudite d’aides nécessaires à la subvention du prix des carburants et, in fine, des émeutes dans de nombreuses villes en novembre 2012.

À partir d’avril 2013, ce principe de neutralité a toutefois été battu en brèche. L’utilisation présumée d’armes chimiques par l’armée syrienne, l’engagement actif du Hezbollah auprès de cette dernière, des pressions de la part des États-Unis et l’échec d’une énième tentative jordanienne de négociation ont conduit Amman à s’engager de façon plus décisive auprès de la rébellion – moyennant aussi le versement d’un milliard de dollars par les Saoudiens (Chulov et Black, 2013). Le royaume a ainsi accepté d’acheminer des armes à la rébellion « non djihadiste » et d’entraîner certains de ses membres. Il a également autorisé le survol de son territoire par des drones israéliens et a accueilli en mai une réunion des « Amis de la Syrie », qui a rassemblé les principaux États arabes et occidentaux opposés au régime syrien ; enfin, il a accepté le déploiement sur son territoire de forces armées américaines qui comprenaient, fin juin 2013, une batterie de missiles Patriot, des avions de combat F-16 et quelque 900 hommes pour prévenir des attaques à l’arme chimique, voire préparer l’installation d’une zone de sécurité dans le sud de la Syrie (The Washington Post, juin 2013). Autant de gestes qui ont tendu les relations jordano-syriennes. En avril, Bachar al-Assad a menacé son voisin à mots à peine voilés en déclarant que « la Jordanie est tout aussi exposée au conflit que l’est la Syrie ». Puis son ambassadeur a pris la relève, ne cessant de critiquer l’engagement d’Amman auprès des « ennemis » de la Syrie (en particulier le groupe des « Amis de la Syrie » appuyant la rébellion non djihadiste, c’est-à-dire les États-Unis, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Arabie saoudite, le Qatar, la Turquie et les Émirats arabes unis, al-Arabiya, juin 2013).

Pourtant, ce tournant militaire a ses limites : en septembre 2013, la frontière avec la Syrie restait ouverte et il n’était toujours pas question d’un engagement jordanien en territoire syrien ; la négociation restait encore, aux yeux d’Amman, la seule voie possible de sortie de crise. Par ailleurs, ses liens diplomatiques avec Damas n’étaient pas rompus. D’autant que, à terme, les deux capitales pourraient se retrouver autour du combat contre un ennemi commun : l’islamisme radical. Il n’est pas anodin, à cet égard, que le seul militaire jordanien tué dans le cadre du conflit syrien, en octobre 2012, l’ait été lors d’un échange de tirs avec des djihadistes tentant d’entrer illégalement en Syrie – arrêtés, ils ont été condamnés à des peines de prison relativement lourdes. Et au niveau international, la Jordanie a maintenu des relations suivies avec la Russie, principal soutien de Damas et acteur obligé de toute négociation : pour Amman, celle-ci était aussi une grande puissance en guerre contre le « terrorisme islamique » et un possible partenaire militaire et économique susceptible d’atténuer l’influence parfois pesante de ses alliés traditionnels.

La crise syrienne a donc frappé de plein fouet l’économie jordanienne, tout en intensifiant différentes lignes de fracture sociales et politiques : Jordaniens contre réfugiés syriens ; partis de gauche contre islamistes ; services de sécurité, soutenus depuis les attentats de 2005 par une large majorité de Jordaniens, contre djihadistes (la cote de popularité d’Al-Qaida en Jordanie s’est largement effritée au cours des années 2000, passant de 61 % en 2005, avant les attentats de novembre, à 24 % en 2006, puis à 13 % en 2011, Pew Research Global Attitudes Project, 2011). À l’automne 2013, l’avenir était sombre : les vagues incessantes de réfugiés aggravaient une crise humanitaire déjà aiguë, tandis qu’Amman craignait d’être attaquée à la fois par les forces armées syriennes et par les djihadistes qui les combattaient. Malgré cela, l’assise du pouvoir hachémite semblait renforcée : la gravité de la situation et la fragmentation de l’opposition face à la question syrienne, comme plus généralement face aux « printemps arabes », ont renforcé le statut du roi comme seul rempart contre la désintégration du pays.

Au niveau international, la Jordanie n’a certes pas réussi à préserver sa neutralité militaire face aux pressions de ses protecteurs arabes et occidentaux. Mais elle a tenté d’obtenir d’eux certains avantages, comme le financement de l’assistance humanitaire aux réfugiés, la relance des investissements étrangers et la protection de son territoire. Cette interdépendance complexe s’est enrichie avec le retour dans le concert moyen-oriental de la Russie, acteur incontournable de la crise syrienne, dont la Jordanie pourrait jouer pour rehausser son profil régional.

Sources


Pour citer ce billet : Jalal Al Husseini, « La Jordanie face à la crise syrienne », Les Carnets de l’Ifpo. La recherche en train de se faire à l’Institut français du Proche-Orient (Hypotheses.org), 12 novembre 2013. [En ligne] http://ifpo.hypotheses.org/5419


Ifpo-identite-jalal-al-husseini_0 Jalal Al Husseini est chercheur associé à l’Institut Français du Proche-Orient (Ifpo – Amman). Titulaire d’un doctorat obtenu à l’Institut de Hautes Études Internationales (Genève) avec une thèse portant sur les dimensions politiques de l’assistance humanitaire apportée aux réfugiés palestiniens, il a également travaillé sur l’évolution politique et économique de la Jordanie et de la Palestine, ainsi que sur l’impact humanitaire des crises régionales. Il a récemment publié, en collaboration avec Aude Signoles (IREMAM), l’ouvrage collectif Les Palestiniens entre État et Diaspora, publié par Karthala en 2012.Page web : http://www.ifporient.org/jalal-al-husseiniTous les billets de Jalal Al Husseini

Objectivité de l’information autour de la visite de Monsieur Reynders au Proche Orient


 

Objectivité de l’information autour de la visite de Monsieur Reynders au Proche Orient
Suite au JT de RTL-TVI du 9/11/2013, je vous prie de recevoir copie du texte que j’adresse au Directeur de l’Information de RTL, Monsieur Stéphane Rosenblatt, avec copie à Madame Caroline Fontenoy et à Monsieur Patrick Charlier, Directeur adjoint du centre pour l’égalité des chances.

Avec mes salutations distinguées,

M. P.


Monsieur,      
Madame,

 

La liberté de la presse (et donc d’expression) est le baromètre de la santé d’une démocratie, entend-t-on dire. Si cette assertion est exacte, les Belges, qui voudraient encore croire “un tout petit peu” au “respect du Droit international, garant de toute démocratie”, paraît-il, ont toutes les raisons de s’inquiéter et comme le disait Stéphane Hessel, de s’indigner,  à entendre certains JT.

Votre JT  du samedi 9/11/2013 de 19 h à cet égard fut un festival.

Présentatrice : Mme Caroline Fontenoy
Invité : M. Patrick Charlier, Directeur adjoint du centre pour l’égalité des chances.
Sujets : (à +/- 19 h 26)
– Montée de l’antisémitisme en Belgique
– Evocation de la “Nuit de Cristal”  (lire en PS)
– Intervention de Monsieur Reynders, suite à sa visite au Moyen-Orient.

Un fait de société, une évocation historique et un déplacement à but économique de notre Ministre.
Trois sujets apparemment sans aucun rapport, sauf si…..

Nous apprendrons le surlendemain (par RTL) qu’après une chaleureuse accolade avec Benjamin Netanyahu, la Belgique a signé de nouveaux accords économiques avec Israël.

Le “sentiment” de la montée de  “l’antisémitisme” en Belgique :

« 88 % des Juifs de Belgique, suivant l’enquête (laquelle? Pourquoi dans ce JT? Combien de personnes interrogées? Dans quelles villes? Comparaison avec d’autres communautés?), ont le sentiment que l’antisémitisme a augmenté en Belgique ces dernières années, en cause « la médiatisation du conflit israélo-palestinien qui contribue à la perception d’un antisémitisme grandissant dans l’enquête de 8 pays européens» (laquelle? Quels pays? Quel public cible?); Monsieur Charlier parle ensuite des propos, faits, harcèlements dont les Juifs seraient les victimes, en précisant que ces faits n’ont pas augmenté et qu’ils sont surtout visibles sur les réseaux sociaux d’internet.

Suit ensuite l’affichage d’un manifestant brandissant une pancarte (Pourquoi cette pancarte? Elle sort d’où? Portée par qui? Vous parlez du “sentiment” de Belges. Quel rapport avec Israël?)

(copie à partir du site)
ISRAEL EXERCE
SON DROIT
D’AUTODEFENCE


_________________________________________

En parlant du sentiment de la montée de l’antisémitisme, le terme  « judéophobie »  me semble plus correct. L’antisémitisme se réfère à « sémite »; or, en Palestine,  seuls les Palestiniens, qui ont toujours vécu sur cette terre et les Juifs qui y vivaient aussi, avant la naissance d’Israël, sont des sémites. Le terme antisémite est donc impropre.

La judéophobie dont souffre des Juifs de Belgique est inacceptable, comme toute forme de racisme ; c’est un poison, une insulte à l’intelligence,  qui doit être combattue comme la peste. Je ne fréquente jamais les réseaux sociaux. J’ai, par contre, souvent lu des « commentaires » d’articles sur des blogs qui font dresser les cheveux sur la tête; ces commentaires racistes visent surtout les Arabes ou les Africains. Nombreux aussi sont les commentaires qui critiquent l’état d’Israël et sa politique colonialiste et raciste et les Israéliens (surtout les colons) ou les non Israéliens (Juifs ou non) qui soutiennent “corps et âme”  cette politique.

A noter que  ces « inconditionnels »  défenseurs d’Israël sont souvent les plus virulents (et certains très racistes) et suivent aveuglément, sans le moindre discernement, « la ligne de conduite d’Israël » :
vous “critiquez Israël”, donc vous êtes “antisémites”.
En suivant cette logique, nombreux sont celles et ceux en effet qui sont “antisémites” dans le monde parce qu’Israël n’est pas aimé, en cause sa politique agressive et criminelle à l’encontre des Palestiniens.

Cet amalgame:  vous “critiquez Israël”, donc vous êtes “antisémites”  est voulu, entretenu par Israël, à coups de millions de dollars dépensés pour sa propagande = Hasbara. Et Israël pousse la malhonnêteté intellectuelle, l’arrogance et la perversité jusqu’à distiller auprès des Juifs non israéliens ( ici, des Belges) ce sentiment de rejet.

Cet odieux chantage, ce  “lavage de cerveaux”  (que dénoncent du reste certains israéliens) atteint des sommets dans l’ignominie lorsque Israël instrumentalise  l’horreur du génocide perpétré par les Nazis:
nous “avons toujours été persécutés”  et nous avons donc “le droit de nous défendre par tous les moyens”


Ca, c’est vraiment « dégueulasse » (je n’ai pas trouvé de synonyme)

Alors, lorsque RTL, lors d’un JT, plutôt que d’informer honnêtement et correctement ses auditeurs au sujet des atrocités commises par Israël les trompe en les manipulant, en recourant aux techniques de propagande israéliennes,  c’est honteux. Ce n’est plus du journalisme mais une collaboration avec un régime criminel.

La succession des sujets du JT dont question :

Le sentiment “d’antisémitisme”, lié au “conflit” israélo-palestinien (avec au passage une petite pancarte : Israël exerce son droit d’autodefence (sic)), l’évocation de la Nuit de Cristal (à ce moment là, hasard?), pour en arriver aux accords de coopération de la Belgique avec Israël,  ce n’est pas innocent; cela n’a d’autre but que de servir la confusion voulue par Israël et d’atténuer l’infamie du gouvernement belge qui collabore avec ce pays hors la loi; cela ne sert pas l’expression de la vérité, au contraire.


Lorsque Didier Reynders déclare :
“On sent la volonté d’aboutir, d’aller vers des négociations, en étant prêts à faire des concessions… La Belgique veut renforcer le soutien au dialogue et aux négociations de paix »,
vous savez très bien que ce n’est pas la vérité.  Monsieur Reynders aussi. Parce que les faits (par centaines), corroborés par des déclarations officielles et des écrits, prouvent le contraire.  Le gouvernement Netanyahu n’a aucune intention d’arrêter la colonisation (qui s’accélère depuis ces pseudo négociations) et il ne s’en cache pas. Ces négociations de paix sont bidons;  ne sont qu’un prétexte pour gagner du temps et imposer le fait accompli. Des concessions de la part des Palestiniens?  De quelles concessions parle-t-il ? Les Palestiniens n’en ont pas encore fait suffisamment ? Ils ont tout perdu. Il n’est plus possible d’envisager deux Etats – et vous le savez. Et Monsieur Reynders aussi.  Les Israéliens leur ont tout volé et n’acceptent de leur côté aucune concession parce qu’ils n’en ont jamais assez.

Tout ce cirque hypocrite est écoeurant et donne la nausée.

La vérité c’est que  RTL, notre gouvernement et l’UE se moquent éperdument du sort des Palestiniens:

des déplacements de populations du Neguev pour les parquer dans des ghettos après la destruction de leurs villages, des vols de terres; destructions de maisons, arrachage d’oliviers, pollution des puits ou des nappes phréatiques, incendies de champs, blessures ou mort de bétail, restriction de l’eau, arrestations administratives et tortures, arrestations et tortures d’enfants, non assistance à personnes en danger notamment dans les prisons, travail forcé d’enfants par des colons, occupation ou destruction de lieux religieux ( aussi catholiques), profanation de tombes, enfermement de près de 2 millions de personnes, bombardements au phosphore,  survol incessant de drones, coupure d’électricité, fermetures d’école, d’universités, interdiction de pêcher, de cultiver, de se déplacer, de respirer, de se soigner, de penser, de prier, de se défendre…..bref de vivre!

C’est ça la démocratie israélienne que vous défendez coûte que coûte.

Vous avez une bien curieuse conception du journalisme,
et de l’égalité,

Salutations,
M. P.

PS La rabbin Lynn Gottlieb à propos de la “nuit de cristal” et du sort des Palestiniens
Quand allez-vous réaliser que ce sont aujourd’hui les Palestiniens qui sont en danger?
http://www.europalestine.com/spip.php?article7800&lang=fr

source : par courriel

Avec ces Israéliens qui défendent les Palestiniens


loos

En territoire occupé, surtout en « zone C » sous contrôle israélien exclusif, la vie des Palestiniens ressemble à un calvaire. Une poignée d’Israéliens se mobilisent et montrent leur solidarité. Reportage dans le sud de la Cisjordanie.

Sept heures du matin : le rendez-vous était bien matinal ce samedi 2 novembre sur le parking d’un parc public à Jérusalem-Ouest. Un à un, Maria, Tamar, Danny et les autres membres de l’organisation « Taayoush » (Vivre ensemble, en arabe) inscrits pour la journée s’y retrouvent pour d’abord écouter les consignes d’Amiel, le quinquagénaire qui mène la petite troupe.

« Comme d’habitude, explique-t-il, nous irons dans les collines au sud de Hébron et nous irons soutenir les villageois palestiniens en butte au harcèlement des colons. Attention, il faudra jouer au chat et à la souris avec l’armée et la police israéliennes qui peuvent nous arrêter, et faire gaffe aux colons les plus agressifs ; vous serez peut-être amenés à devoir courir pour leur échapper. »

La douzaine de personnes, des Israéliens juifs entre 30 et 60 ans équitablement répartis entre les deux sexes, montent dans un minibus et un 4×4, deux véhicules tout sauf neufs. Direction le sud. Le petit convoi entre rapidement en Cisjordanie occupée, longe Bethléem à gauche, prend à un arrêt de bus deux activistes internationaux, une Américaine de 60 ans et un Français de 21 ans. Une bonne heure de route nous attend.

Dès que les véhicules dépassent Hébron, des jeeps de l’armée israélienne se mettent à nous suivre. Le premier arrêt se situe à proximité de la ville palestinienne de Yatta. Dans une immense oliveraie, une vingtaine de Palestiniens, hommes et femmes, ont commencé la cueillette des olives. Les membres de Taayoush se joignent à eux. Souvent, des colons extrémistes des environs viennent perturber le travail. Aujourd’hui, peut-être grâce à la présence d’Israéliens solidaires, le calme règne.

Zone militaire fermée

Moins d’une heure plus tard – il doit être 9 h 30 – notre groupe d’activistes repart, la journée est encore longue. Des nuages obscurcissent l’horizon. A peu de distance, nous arrivons sur les terres du village d’Umm el-Arais, à proximité de Mitzpeh Yair, un « avant-poste », à savoir une colonie juive illégale même au regard du droit israélien (1). Nous empruntons la petite route qui y mène quand un colon, environ 40 ans, lunettes, longue barbe, grosse kippa sur ses cheveux longs, nous barre la route. « C’est Avidal, lâche Amiel, un laïc devenu extrémiste religieux. »

Impossible de passer, des deux côtés le ravin est dissuasif. La Jeep militaire israélienne arrive assez vite, et un sous-officier en sort pour brandir un ordre écrit : « Le coin vient d’être déclaré zone militaire fermée, personne ne peut s’y trouver, veuillez dégager », dit-il poliment, en se gardant bien de signifier l’ordre au colon.

Après une longue marche arrière, il est décidé de passer à travers les collines, mais à pied. Le groupe arrive à destination en quinze bonnes minutes : au bas de la colline où Mitzpeh Yair a été bâti (des caravanes et quelques maisons amovibles de bois) se dressent une douzaine de serres en toile érigées par les colons sur des terres palestiniennes et dont la Cour suprême israélienne a exigé le démantèlement avant le 31 octobre. Elles sont toujours bien là.

Les deux propriétaires palestiniens, des familles Awad et Jabarin, sont arrivés sur les lieux avec des amis, des femmes et une dizaine d’enfants. Quelques colons leur font face, protégés par une vingtaine de soldats, l’arme en bandoulière. Le ton monte rapidement, une bousculade s’ensuit et les deux chefs de famille sont emmenés manu militari, menottes au poignet.

Tamar, du groupe de Taayoush, n’y tient plus : elle se met à haranguer les soldats de toutes ses forces. Ils ont presque tous moins de 20 ans. « C’est plus fort qu’elle, nous dit Amiel, elle ne peut s’empêcher de leur faire la morale, de leur dire qu’ils protègent ceux qui violent le droit international et même israélien ». Son speech passionné dure bien un quart d’heure. « D’habitude, j’arrête après quelques phrases, nous confiera-t-elle ensuite. Mais ici, j’ai observé que quelques-uns de ces jeunes soldats m’écoutaient, alors j’ai continué ! »

Maggy, la militante américaine de Bethléem, se montre audacieuse : elle franchit un barbelé et va brièvement parler à un groupe de colons. « J’ai voulu leur dire leurs torts, raconte-t-elle, mais ils m’ont répliqué que Dieu leur avait donné cette terre ; qu’est-ce qu’on peut répondre à cet argument ? »

Au total, le face-à-face durera plus d’une heure et nécessitera que les soldats israéliens se précipitent pour empêcher que plusieurs colons ne sortent du périmètre des serres pour narguer les familles palestiniennes. Amiel, de son côté, s’est isolé plus loin. Il tente de trouver par téléphone un avocat pour les deux Palestiniens arrêtés.

Quand un officier de la police israélienne surgit, la scène prend fin. « Son nom est Gilad Scheuer, on le connaît, nous souffle-t-on. Pas moyen de discuter avec lui. » Et de fait, très remonté, l’homme au crane rasé sous sa casquette bleu marine intime l’ordre aux Palestiniens et aux activistes israéliens de s’en aller, et les soldats l’aident à nous faire obtempérer.

Scène dérisoire

A bord des deux véhicules, nous nous rendons à Umm el-Kheir, un village bédouin créé en 1948 après l’expulsion de plusieurs familles bédouines du côté de Beer Sheva, dans le Néguev. Là, la colonie juive dite Carmel étouffe la petite communauté locale. « Ils veulent nous empêcher d’aller faire boire nos chèvres à la source sur ces terres que nous avons achetées légalement, explique Mouatassem, un jeune d’une quinzaine d’années dans un anglais fort compréhensible. La colonie veut s’étendre plus encore, alors qu’elle empiète déjà sur nos terres. »

Les soldats israéliens présents à Mitzpeh Yair arrivent sur la scène : le père de Mouatassem, qui possède le troupeau de chèvres, se lance dans un laïus énervé, ponctué de « Allah Akbar ! » (Dieu est grand). Avec sa barbe grise, ses cheveux blancs perdus dans un énorme keffieh, ses vêtements en lambeaux et son bras droit qui brandit un bâton en l’air, il semble avoir perdu la raison. Les soldats en rient et le prennent en photo. La scène est dérisoire.

Après quelques minutes de discussions avec les Bédouins, le groupe repart. Pour une expérience qui se révélera peu banale. Quelques kilomètres plus loin, nous arrivons à A-Tawni, un village très pauvre accroché à flanc de colline. Cinquante maisons, tout au plus. Un lunch composé de shawarmas, sorte de sandwich à la viande et aux légumes, permet de reprendre de l’énergie. Le soleil, à présent, a vaincu les nuages. Les collines de Cisjordanie offrent au regard un spectacle magique.

Enfants caillassés

Nous continuons à pied, en compagnie de deux volontaires italiennes, qui résident sur place depuis quelques semaines. « Nous aidons les enfants du village, explique Teresa, 27 ans. Pour aller à l’école la plus proche, ils doivent prendre ce chemin, qui passe à côté d’un avant-poste illégal, Havat-Maon, où les colons leur lancent des pierres tous les matins. »

La quinzaine de personnes de l’équipée empruntent donc ce chemin cahoteux. Il y a environ une demi-heure de marche jusqu’à l’école. Pas d’enfants avec nous, c’est samedi. « Le harcèlement des enfants a lieu depuis une dizaine d’années, explique Amiel. Un comité de la Knesset a ordonné en 2007 que l’armée les escorte à chaque trajet, ce qu’elle fait sans enthousiasme : parfois elle vient, parfois pas. Il est arrivé que les soldats doivent faire entrer la quinzaine d’enfants dans la Jeep car malgré leur présence des colons déchaînés les caillassaient ! »

Nous arrivons à proximité de Havat-Maon, juché sur le sommet de la colline. En contrebas, au loin, une oliveraie fait pitié avec la moitié de ses arbres coupés, résultat d’une action rageuse des colons contre les paysans palestiniens. Soudain, à travers les arbres sur la colline qui domine, des silhouettes apparaissent, furtives, en courant. Ce sont quelques jeunes colons, tous masqués. Ils sont cinq ou six. Les membres de Taayoush branchent leurs caméras. Soudain, l’un d’eux s’écrie : « Attention aux pierres ! ». Et de fait, les pierres commencent à tomber près de notre groupe, qui n’a d’autre solution que de battre en retraite.

Un kilomètre plus tard, nous sommes en sécurité. Assis un peu groggy, le groupe reprend son souffle. Personne n’a été touché. Un peu d’eau est bienvenue. Quelqu’un tente de plaisanter mais sans succès. Amiel annonce qu’il va porter plainte contre les lanceurs de pierres, puis ajoute : « Aucune chance d’aboutir à une inculpation ». Nous rejoignons bientôt nos véhicules. Le soleil va bientôt commencer à se coucher.

Sur le chemin du retour, deux questions nous taraudent. Comment se fait-il que si peu d’Israéliens participent, comme cette admirable ONG Taayoush, à des actions de solidarité avec les Palestiniens harcelés ? Et, surtout, comment peut-on lancer des pierres tous les matins sur des enfants ? BAUDOUIN LOOS

NB Cet article fait partie d’un reportage qui a été publié sur trois pages dans le journal Le Soir des jeudi 7 et vendredi 8 novembre.

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Une plaine de jeux en Palestine


Lundi 11 novembre 2013 1 11 /11 /Nov /2013 10:12

Le Lajee Center a reçu un soutien inespéré. L’association internationale Playground For Palestine qui a déjà développé des plaines de jeux dans plusieurs villes et villages de Cisjordanie et de la Bande de Gaza.

Cette organisation contribue à développer les nouvelles structures de la plaines de jeux. Le Lajee sera en mesure de terminer le développement de la plaine de jeux d’ici le prochain été.

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Le Lajee Center remercie Playground for Palestine et « everyone who has donated towards the project; with the generosity of our friends from all over the world we have nearly finalized the full purchase of the land and we are now on the way to making this dream a reality. » (chacun qui a contribué à ce projet; avec la générosité de nos amis du monde entier nous avons finalisé l’acquisition du terrain et nous sommes sur le chemin pour faire de ce rêve une réalité ».

Pour plus d’infomrations: Playground For Palestine

VIDÉO. Philippines : désolation et pillage après le passage d’Haiyan


Le Point.fr – Publié le 10/11/2013 à 08:56 – Modifié le 10/11/2013 à 16:40

Le typhon le plus violent de l’histoire aurait fait au moins 10 000 victimes. Sur place, les survivants manquent de tout et sont réduits au pillage.

Le typhon Haiyan a ravagé le centre des Philippines.
Le typhon Haiyan a ravagé le centre des Philippines. © Noël Celis / AFP

Le bilan d’un des plus violents typhons à avoir touché la terre s’est brusquement aggravé dimanche, les autorités philippines évoquant désormais plus de 10 000 morts et 2 000 disparus, faisant de Haiyan la catastrophe naturelle la plus meurtrière de l’histoire récente du pays. Deux îles du centre de l’archipel, qui se trouvaient exactement dans la trajectoire de Haiyan quand il a frappé vendredi à l’aube, sont particulièrement affectées : les autorités craignent 10 000 morts sur Leyte. Elmer Sorai, un haut responsable de la police à Tacloban, une des villes les plus touchées, a déclaré à la presse : « Nous avons eu une réunion avec le gouverneur la nuit dernière, et en nous basant sur les estimations du gouvernement, il y a 10 000 victimes (décès). »

Sur Samar, 300 personnes sont confirmées mortes à Basey, une petite ville, et 2 000 sont portées disparues dans toute l’île, a indiqué Leo Dacaynos, membre du conseil de gestion des catastrophes, à la radio DZBB. Des dizaines de morts ont également été annoncées dans d’autres villes et provinces ravagées par le typhon, qui s’avançait sur un front de 600 kilomètres. De nombreuses localités restaient coupées du monde alors que les autorités semblaient dépassées par l’ampleur de la catastrophe et le nombre de survivants à secourir.

Destruction et pillage

À Tacloban, une ville côtière de Leyte, Edward Gualberto titube sur des cadavres pour récupérer dans les décombres d’une maison effondrée des boîtes de conserve. Plus loin, une boucherie miraculeusement épargnée par la tempête est attaquée par la foule, devant son propriétaire impuissant. Et un convoi d’aide de la Croix-Rouge a été pillé, à proximité de la ville. Les forces de l’ordre sont presque absentes. Dans un décor de fin du monde, des files d’hommes, de femmes et d’enfants avancent le long des routes, le nez recouvert d’un tissu pour masquer l’odeur pestilentielle des cadavres.

© Sipa

Maisons rasées, pylônes électriques arrachés, voitures renversées et survivants hébétés dans les rues : après le passage de Haiyan aux Philippines, accompagné par des vagues de plusieurs mètres et des vents atteignant des pointes à 315 km/h, le paysage évoquait pour certains les destructions causées par le tsunami en Asie en décembre 2004. « Ce sont des destructions massives. (…) La dernière fois que j’ai vu quelque chose de cette ampleur, c’était à la suite du tsunami dans l’océan Indien » qui avait fait 220 000 morts, a déclaré à Tacloban Sebastian Rhodes Stampa, chef de l’équipe de l’ONU chargée de la gestion des désastres.

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L’aide tarde à arriver. À Tacloban, Emma Bermejo, propriétaire d’une petite pâtisserie, évoque des scènes d' »anarchie ». « Il n’y a aucun membre des forces de l’ordre, l’aide met trop de temps à arriver. Les gens sont sales, affamés et assoiffés. Encore quelques jours, et ils vont commencer à s’entretuer », assure-t-elle.

L’aide internationale s’organise

Devant l’ampleur de la catastrophe, plusieurs pays ont proposé leur aide. Les États-Unis vont fournir des hélicoptères, des avions, des navires et des équipements destinés à la recherche et au sauvetage, après une demande de Manille, a annoncé le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel. L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont accordé dimanche une aide de près d’un demi-million de dollars US (370 000 euros), alloués à la Croix-Rouge de l’archipel. De son côté, le PAM (Programme alimentaire mondial), une agence de l’ONU, est en train d’organiser le transfert de 40 tonnes d’aide alimentaire. L’Unicef, l’agence onusienne pour l’enfance, a déjà préparé 60 tonnes de matériels de santé et de survie qui partiront d’un de ses centres de logistique à Copenhague et devraient arriver aux Philippines mardi.

La Commission européenne « a déjà envoyé une équipe pour assister les autorités, et nous sommes prêts à contribuer (aux secours) par une aide d’urgence si cela est requis », a fait savoir son président, José Manuel Barroso. Le pape François a appelé dans un tweet les catholiques à prier pour les victimes et à apporter « une aide concrète », et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, s’est dit « profondément attristé par l’ampleur des pertes humaines ».

Chaque année, les Philippines sont frappées par une vingtaine de grosses tempêtes ou de typhons, entre juin et octobre. L’archipel est la première terre sur la trajectoire de ces phénomènes météorologiques qui se forment au-dessus du Pacifique. Typhons, séismes, éruptions volcaniques…, le pays subit régulièrement les foudres de la nature, avec presque à chaque fois un bilan d’autant plus meurtrier que la nation est pauvre et gangrénée par la corruption. Si le bilan de plus de 10 000 morts se vérifie, Haiyan sera la catastrophe naturelle la plus grave de l’histoire récente des Philippines. La précédente date de 1976, lorsqu’un séisme et un tsunami avaient causé la mort de 5 000 à 8 000 personnes sur Mindanao, une île du Sud.

Le Vietnam en alerte

Après avoir semé la désolation aux Philippines, Haiyan volait vers le Vietnam, qu’il devrait atteindre lundi matin. Mais le typhon s’est affaibli au-dessus de la mer de Chine du Sud et pourrait être rétrogradé en niveau 1 avant son arrivée. Le Vietnam n’en a pas moins évacué plusieurs centaines de milliers de personnes, dans le centre du pays, puis plus au nord dimanche après un changement de trajectoire de la tempête qui pourrait aussi provoquer pluies diluviennes et inondations dans la capitale.


Serge Dumont : l’histoire vraie de la mafia israélienne


10 janvier 2013, attentat en plein centre de Tel-Aviv, neuf blessés…mais ce n’est pas une faction terroriste palestinienne qui est impliquée : la cible s’appelle Nissim Alperon, le chef de l’une des familles du crime organisé israélien. Chaque semaine, on annonce des règlements de compte. Les organisations mafieuses israéliennes comptent parmi les plus violentes et les moins connues également. Certaines se contentent d’opérer à l’intérieur de l’Etat hébreu et dans les pays voisins, mais d’autres se sont implantées en Europe de l’est et de l’ouest, dans les principales villes du continent américain, ainsi qu’en Afrique du sud, en Australie et au Japon. Prostitution, blanchiment d’argent, racket, drogue, trafic d’armes, recel de biens volés, contrebande des diamants…les activités de cette mafia sont nombreuses.

Les sommes générées par le crime en Israël, avec ses ramifications à l’étranger, sont tellement importantes que  la mafia israélienne est arrivée à corrompre des personnalités politiques. Autant la police est efficace dans le combat contre le terrorisme palestinien, autant elle semble désarmée face à un crime structuré militairement.

À travers et des révélations et des détails inédits, ce livre retrace l’histoire des mafieux « blancs et bleus » depuis 1948. Dans une galerie de personnages tels Zeev Rozenstein, les frères Meïr et Itzhak Aberjil, Charlie Aboutboul, Rico Shirazi, le «parrain en kippa» Shalom Domrani et quelques dizaines d’autres, cette enquête décortique des organisations souvent opaques et nous entraîne dans un monde de prédateurs bâtissant leur empire illégal  grâce aux cadavres qu’ils laissent derrière eux.

Belgo-israélien, Serge Dumont a été journaliste au Vif/L’Express (Bruxelles). Installé à Tel-Aviv depuis lors, il a collaboré au quotidien Maariv et à l’hebdomadaire Hanachim. Il est aujourd’hui correspondant permanent des quotidiens Le Soir (Bruxelles), Le Temps (Genève), La Voix du Nord (Lille). En février 2011, lynché dans une rue Caire par les partisans d’Hosni Moubarak alors qu’il couvrait le Printemps arabe, arrêté à deux reprises, détenu au secret par les services de sécurité égyptiens, il a été libéré grâce à la mobilisation des journaux auxquels il collabore ainsi que de la diplomatie européenne.

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