Syrie, procès d’Anwar Raslan


Wissam

Aujourd’hui au procès d’Anwar Raslan officier du régime syrien accusé de crimes contre l’humanité, procès qui se tient à Coblence en Allemagne, doit témoigner Fayez SARAH.

Fayez est un journaliste syrien il a été plusieurs fois en prison, la 1ere en 2008 pour avoir écrit un article demandant la libération des prisonniers politiques notamment ceux qui avaient signé le texte de la Déclaration de Damas, texte qui appelait à un changement de gouvernance pacifique en Syrie et une ouverture politique du pays. Après le début de la révolution, deux des enfants de Fayez sont arrêtés en 2012 par les sbires d’Assad pour avoir manifesté contre le régime, ils sont relâchés quelques mois plus tard mais son fils Wissam (photo) est à nouveau arrêté en janvier 2013.

Etant activement recherché par le régime Assad, Fayez est contraint de quitter la Syrie. Le 14 janvier 2014 il apprend depuis son exil à Istanbul le décès de son fils sous la torture via un câble envoyé par la police militaire demandant à sa fille restée à Damas de se rendre au centre de détention de la police militaire pour récupérer le corps de Wissam.

Mais pour récupérer le corps du défunt, la famille est contrainte de signer un document qui indique que Wissam a été tué par « des terroristes »…

Quand je pense que Fabrice Balanche lors d’un débat que j’ai eu avec lui sur France Culture a osé traiter les « opposants de l’extérieur » d’opposition d’Hôtel et de Palace alors que la très grande majorité ont fui contraint et forcé la barbarie du régime et ont tout abandonné derrière eux, je me dis que la place de Balanche comme celle de Thierri Mariani ou de Regis le Sommier est dans la même cage qu’Anwar Raslan à Coblence pour complicité de crime contre l’humanité. Assad a libéré les islamistes de ses prisons en 2011 pour les remplacer par des intellectuel(le)s, étudiant(e)s, médecins, militant(e)s… toutes et tous pacifistes beaucoup sont morts et d’autres agonisent en prisons, et certains continuent d’affirmer que celui qui a alimenté le terrorisme est un rempart à la barbarie.

Firas Kontar sur FB