Sur les troubles en Syrie


Par M’sili

Les événements en cours en Syrie sont un des faits marquants de l’actualité internationale, d’autant plus que ce pays joue un rôle important dans l’échiquier politique régional du proche Orient. Comme en Egypte ou en Tunisie, le pouvoir en place se trouve face à une revendication démocratique aiguisée par des difficultés économiques qui n’ont fait que stimuler le mécontentement..

A ces revendications de nature politique, le gouvernement du président Bachar Assad a opposé une répression brutale exercée par sa police, mais aussi par l’armée qui est allée jusqu’à déployer des forces blindées dans ou autour de certaines villes.

Le bilan des pertes humaines est de fait élevé, plus d’un millier de morts (1400 ?) chez les opposants au régime ou tout simplement des personnes qui se trouvaient au mauvais endroit au mauvais moment.

Si la violence de la répression est incontestable et inadmissible, ce bilan est cependant à mettre au regard de celui des pertes parmi les forces de sécurité, police ou armée : 348..

Nous sommes donc en présence d’une contestation en réalité multiforme animée par des acteurs différents : des partis et/ou une fraction importante de la société qui posent clairement un défi démocratique au régime baathiste, mais aussi des organisations structurées qui ont engagé dès le départ la lutte armée.

Tout cela sur fond de tensions entre des tenants d’une ligne dure au sein du régime et un président Bachar Assad qui a donné quelques temps le sentiment d’être désorienté voire même surpris par la dureté de la réaction de ses propres services de sécurité.

Il reste que ce qui se passe en ce moment  sur la scène internationale est emblématique du rapport que les puissances occidentales entretiennent avec ce qu’il est convenu d’appeler le « printemps arabe ». Car si nous avons en effet une condamnation apparemment sans appel de la brutalité de la répression exercée par les forces gouvernementales à l’encontre de ceux qui contestent le pouvoir et demandent une démocratisation du système politique, il n’est nullement question de sanctionner lourdement le régime syrien (qui fait de toutes façons déjà l’objet de toute une panoplie de sanctions de la part des Etats Unis)

Vous me direz que Bernard-Botul-Henri Lévy s’est emparé de ce sujet et a même organisé une conférence de solidarité avec l’opposition syrienne en présence de Mlle Fadela Amara, excusez du peu !

Au-delà du fait que cette conférence a été un fiasco compte tenu de la faible représentation des organisations d’opposition les plus influentes, il faut observer que, contrairement au précédent libyen, la clique réunie par  Bernard-Botul –Henri Lévy  (de Jean-François Copée à Bertrand Delanoe, ce dernier qui soutenait la dictature en Tunisie) n’appelle pas à une action militaire de l’OTAN guidée par la Sarkozie contre le régime de Damas.

Si Bernard-Botul-Henri Lévy ne le fait pas, ce n’est pas seulement parce que la Syrie est un morceau plus difficile à avaler militairement que la Libye. C’est tout simplement parce que notre philosophe chevelu sait que l’entité sioniste, qui est l’Etat qui lui tient le plus à cœur, n’a pas trop envie d’un changement de régime à Damas. En effet, Tel Aviv préfère traiter avec le régime baathiste dont il n’a pas grand-chose à craindre qu’avec un gouvernement dirigé par une variante du Hamas, cette dernière étant, dans le scénario cauchemar, élue démocratiquement comme ce fut le cas à Gaza.

Selon moi, Bernard-Botul-Henri Lévy n’avait qu’un seul objectif en offrant son pseudo-soutien à l’opposition syrienne : la discréditer auprès d’une partie de l’opinion syrienne et arabe.

C’est en gros le même objectif qu’ont recherché les ambassadeurs des Etats Unis et de France qui se sont rendus à Hama, suscitant le mécontentement parait-il des autorités syriennes.

J’écris « parait-il » parce que le Daily Star de Beyrouth n’y croit pas une seconde et considère que ces diplomates n’ont pu se rendre dans cette agglomération cernée par l’armée syrienne qu’avec un accord sous une forme quelconque du gouvernement de Damas. Et les protestations du gouvernement syrien font bien entendu partie du jeu… Les manifestations d’hostilité des habitants de Damas sont précisément le tout premier résultat escompté. La France pourra se targuer encore une fois d’être visée pour sa défense des droits de l’homme !

Le Daily Star nous rappelle avec raison que ce qui guide l’action des puissances étatiques, n’est rien d’autre que ce qu’on appelle l’intérêt national. Et c’est en fonction de ce qu’elles perçoivent comme étant de leur intérêt, y compris par rapport à des motifs de politique intérieure comme on l’a vu avec Nicolas 1er à la poursuite des lauriers de la gloire,  que les puissances agissent, interviennent militairement ou pas.

Dans ce processus de décision, intervient bien entendu un calcul risque-bénéfice. C’est pour des raisons d’intérêt et parce que le rapport risque-bénéfice paraissait intéressant que la France et d’autres pays membres de l’OTAN ont jugé utile d’intervenir militairement en Libye. On se souviendra par ailleurs, que l’Italie, pays le plus exposé par sa position géographique aux contrecoups d’une intervention militaire et possédant le plus d’intérêts en Libye (et donc ayant le plus à perdre) n’était pas franchement favorable à une action de ce genre.

Dans le cas de la Syrie, personne (sauf peut-être le peuple syrien), n’a intérêt à un changement de régime qui précipiterait le pays et la région dans l’inconnu. Comme on l’a dit, l’entité sioniste se satisfait parfaitement du régime actuel à Damas, les Etats Unis aussi d’ailleurs qui avaient pu apprécier la présence de soldats Syriens lors de la première guerre contre l’Irak, ainsi que les services de Damas en matière de torture.

Par contre, les Etats Unis comme le régime sioniste ont intérêt à une Syrie affaiblie et, surtout, qui prendrait ses distances avec le Hezbollah libanais d’une part, et le régime iranien d’autre part.

Tels sont les objectifs stratégiques que poursuivent les Etats Unis en Syrie et c’est également ce que souhaite les philosophes de la mouvance sioniste comme Bernard-Botul-Henri Lévy.

Par la rédaction du Daily Star, Daily Star (Liban) 9 juillet 2011 traduit de l’anglais par Djazaïri

Un jeu se met en place en Syrie, mais il n’est pas aussi simple qu’on pourrait le penser.

Les Etats Unis, les pays européens et arabes sont tous impliqués, mais le développement le plus remarquable est intervenu cette semaine, quand les ambassadeurs de France et des Etats Unis en Syrie se sont rendus dans la ville de Hama pour montrer leur solidarité avec le soulèvement populaire dans cette ville.

Il serait naïf de penser que les ambassadeurs auraient fait ce déplacement sans s’assurer au préalable d’une certaine forme d’assentiment officiel du gouvernement syrien.

Les pays européens et les Etats Unis ont affirmé de manière répétée leur désapprobation et leur condamnation de la brutale répression de la contestation par le gouvernement mais, pour l’instant, il y a eu beaucoup de fumée sans feu.

Washington a exhorté le président Syrien Bachar Assad à entreprendre des réformes politiques, mais Assad a été en mesure de prétendre qu’il est aussi le champion d’un tel mouvement vers les réformes. Si on en juge par les actions de l’Europe et des USA jusqu’à présent, le régime syrien n’est pas en danger.

Le problème tient au deus poids deux mesures du monde extérieur par rapport aus effusions de sang qui ont marqué le monde arabe ces six derniers mois..

La communauté internationale n’a pas agi, n’est pas disposée à agir et n’agira pas sur la base des grands principes moraux, mais plutôt sur la base du pur intérêt politique.

Les populations de cette région du monde sont souvent trompées par la rhétorique des officiels étrangers, croyant que de nouvelles évolutions importantes sont peut-être en cours, alors qu’en réalité le véritable message est du genre « business as usual. ».

Les Etats Unis soutiennent de nombreux régimes dans le monde avec un passif en matière de droits de l’homme qui aurait, dans u autre contexte, déclenché la sonnette d’alarme.

Les peuples arabes, et leurs gouvernements, devraient se faire beaucoup de souci lorsqu’ils entendent qu’ils ont le soutien du monde extérieur, ou qu’ils n’ont pas le soutien du monde extérieur.

La situation en Libye ne devrait pas être prise comme un indice de quoi que ce soit de significatif quand on en vient à un pays comme la Syrie. Le départ du dirigeant Libyen Mouammar Kadhafi ne laissera pas un important vide politique régional [je ne serais pas aussi affirmatif vu les graves conséquences pour l’Afrique, NdT], tandis que le départ d’Assad et de son gouvernement aura des répercussions significatives dans les pays voisins, que ce soit en Irak, au Liban ou ailleurs. Pour l’instant, Washington apporte un soutien tacite à Assad, malgré les flashs d’informations qu’on peut entendre de temps en temps. Les Etats Unis ne sont pas en position de faire la démarche risquée consistant à choisir un camp, et ils sont conscients que le gouvernement d’Assad, à sa manière, offre le genre de « sécurité » que Washington et d’autres capitales étrangères sont désireuses d’avoir.

La plus importante leçon de cette semaine est que les peuples arabes qui se lancent dans de courageuses protestations publiques devraient se concentrer sur les conditions intérieures de leurs actions. Ils ne devraient pas compter sur le monde extérieur pour les aider, parce que l’histoire a montré que seuls les intérêts, et rien d’autre, guident ce genre de politiques.

La tension monte entre la France et la Syrie


anniebannie donne raison aux Syriens

lundi 11 juillet 2011, par La Rédaction

La France a « vigoureusement » protesté dimanche auprès de la Syrie après des dégradations faites à son ambassade et à un consulat au lendemain d’une visite de son ambassadeur dans la ville rebelle de Hama (nord), assiégée par les forces syriennes. L’ambassadrice syrienne en France Lamia Shakkour a été convoquée au Quai d’Orsay en raison de « nombreuses dégradations », lors de manifestations samedi, ciblant l’ambassade française à Damas et le consulat d’Alep, a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Des « outrages contre les emblèmes de la République » française ont été commis, a-t-il précisé dans un communiqué : « drapeaux français brûlés et nombreuses dégradations (jets de projectiles dans l’enceinte, destruction de véhicules) sans que les forces de l’ordre et de sécurité syriennes se soient le moins du monde mobilisées pour empêcher ces actes inqualifiables ». Ces évènements sont « en totale violation des obligations qui incombent à la République arabe syrienne au titre de la convention de Vienne sur les relations diplomatiques » et « nous tenons les autorités syriennes responsables de la sécurité de nos agents et de nos emprises diplomatiques », a souligné le porte-parole.
Ces manifestations faisaient suite à un déplacement jeudi de l’ambassadeur français en Syrie, Éric Chevallier, à Hama. L’ambassadeur américain Robert Ford s’était, lui aussi, rendu en fin de semaine dans cette ville afin de témoigner du soutien des États-Unis à la population.
Les deux diplomates ont été convoqués dimanche à Damas par le ministère syrien des Affaires étrangères, qui a dénoncé une « ingérence flagrante dans les affaires intérieures syriennes ».
Comme Paris, Washington a aussi signalé des incidents devant son ambassade liés à des jets de tomates, d’oeufs, de morceaux de verre et de pierres.
« Nous avons appris avec stupéfaction que l’ambassadeur de France à Damas s’était vu notifier une protestation contre le fait qu’il se soit rendu à Hama sans autorisation préalable », a ajouté Bernard Valero. « La convention de Vienne sur les relations diplomatiques stipule la totale liberté de déplacement des chefs de mission diplomatique dans leur pays d’accréditation, a fait valoir le porte-parole. C’est dans ce cadre que notre ambassadeur circule à travers la Syrie, comme le fait du reste l’ambassadrice de Syrie en France. Il serait vain de reprocher à l’ambassadeur de France des motifs inavoués : il est dans le plein exercice de ses fonctions. »
Paris a profité de la convocation de l’ambassadrice syrienne pour « redire de la manière la plus solennelle que ce qui s’est produit au cours des derniers mois en Syrie n’est pas acceptable », a aussi affirmé Bernard Valero. « Il n’est pas acceptable qu’un gouvernement déchaîne l’usage des armes contre sa population » et « n’entende pas l’appel de son peuple pour des réformes. Il n’est pas acceptable que la communauté internationale ne se mobilise pas pour que ces appels soient entendus, pour protéger la population civile et aussi au nom de la paix et de la sécurité dans la région », a-t-il aussi dit, en allusion à l’échec jusqu’à présent des Occidentaux à obtenir à l’ONU un soutien de la Russie et de la Chine pour dénoncer la répression en Syrie.

(Lundi, 11 juillet 2011 – Avec les agences de presse)

anniebannie voudrait qu’ils fassent preuve de la même indignation au sujet du sort des Palestiniens brimés, occupés, spoliés et assassinés par leurs alliés de la seule démocratie au MO. Cela ne veut pas dire qu’elle approuve les arrestations et les massacres perpétrés par le pouvoir syrien.

40 Belges détenus en Israël


Rédaction en ligne

samedi 09 juillet 2011, 23:09

Il s’agit de militants de la cause palestinienne, interdits d’entrée en Israël. Ils sont détenus dans deux centres de détention, l’un près de Tel-Aviv et l’autre à Beersheva.

Deux d’entre eux, qui ne contestent pas l’interdiction imposée par Israël de pénétrer sur son territoire, reprendront un vol vers Bruxelles cette nuit et sont attendus dimanche matin, vers 5H00. Parmi les 38 autres, plusieurs ont décidé de contester la décision israélienne et restent dès lors détenus pour l’instant. « L’ambassade de Belgique continuera à leur fournir une assistance et les aidera à trouver un avocat », ajoute le porte-parole des Affaires étrangères. Quant aux derniers, dont le nombre n’est pas non plus précisé, ils n’ont pas encore décidé de leur position face à l’interdiction d’entrée, soit ils la dénoncent et resteront détenus, soit ils l’acceptent et rentreront prochainement en Belgique.

Selon les représentants de l’ambassade belge en Israël, qui ont rendu visite samedi aux 40 Belges, ceux-ci ont été correctement traités et se portent bien. Ces personnes ont été arrêtées vendredi à leur arrivée en Israël. Elles avaient l’intention de se rendre dans les territoires palestiniens, dans le cadre de l’action « Bienvenue en Palestine » contre le blocage de la Bande de Gaza.

Plusieurs dizaines de membres des familles et amis des activistes ont manifesté samedi, d’abord devant le domicile du ministre des Affaires étrangères, Steven Vanackere, à Neder-over-Hembeek, et ensuite devant le ministère des Affaires étrangères, où ils ont rencontré un porte-parole du ministre. Selon la mère d’une jeune Belge de 22 ans détenue en Israël, 5 mineures d’âge figurent parmi les personnes arrêtées.

Un peu de détente dans ces heures difficiles


Examen de français au primaire
(véridique) et drôle surtout…
Réponses d’élèves du primaire
            1. Dans la phrase  »Le voleur a volé les pommes », où est le sujet ?
              – En prison. 


            2. Le futur du verbe  »je baille » est… ?
              – je dors. 


            3Que veut dire l’eau  »potable’‘ ?
              – C’est celle que l’on peut mettre dans un pot. 


            4Qu’est-ce qu’un oiseau migrateur ?
              – C’est celui qui ne peut se gratter que la moitié du dos. 


            5Que faire la nuit pour éviter les moustiques ?
              – Il faut dormir avec un mousquetaire. 


            6À quoi sert la peau de la vache ?
              – Elle sert à garder la vache ensemble. 


            7Pourquoi le chat a-t-il quatre pattes ? 
              – Les 2 devant servent à courir, les 2 derrière à freiner. 


            8Quand dit-on  »chevaux » ? 
                   – Quand il y a plusieurs chevals. 


            9Qui a été le premier colon en Amérique ?
              – Christophe. 


            10Complétez les phrases suivantes : 
               – À la fin les soldats en ont assez…
              – …d’être tués. 


               – La nuit tombée…
              – ….le renard s’approcha à pas de loup. 


            11. Pourquoi les requins vivent-ils dans l’eau salée ?
              – Parce que dans l’eau poivrée, ils tousseraient tout le temps. 


               Ma préférée 

            12L’institutrice demande : Quand je dis «je suis belle», quel temps est-ce ?
              – Le passé, madame.

Des nouvelles de la « flytilla »


Une centaine, peut-être plus, de participants à la mission internationale « BienvenuePalestine – Welcome to Palestine » étaient détenus samedi dans des prisons israéliennes, a-t-on appris par un recoupement d’informations de sources militantes et officielles (israéliennes et étrangères).

Il s’agit de camarades qui avaient voyagé vendredi à bord d’avions au départ de plusieurs villes européennes : Paris, Genève, Rome, Francfort, Londres, Zürich, Budapest, Bruxelles notamment.

Tous ces volontaires ont délivré avec courage, à leur arrivée à l’aéroport de Tel-Aviv où les attendaient des meutes de soldats et policiers, le message de notre initiative. Aux fonctionnaires de la police des frontières qui leur demandaient « Où allez-vous en Israël ? », ils ont ainsi répondu : « Nous honorons l’invitation de nos amis de Palestine. Nous sommes attendus par eux à Bethléem ».

Ce qui leur a valu refus automatique d’aller plus loin, mise à l’écart dans une cellule de l’aéroport, puis transfert dans d’autres lieux de détention. Comme quoi, la Cisjordanie est bien, elle aussi, soumise à l’implacable blocus de l’Etat israélien, à l’instar de la bande de Gaza. Tout comme cela confirme ce qui était déjà une évidence, à savoir que ce sont bien les opinions politiques, en l’espèce la sympathie pour la cause du peuple palestinien, qui sont le motif du refus.

Tant que leurs téléphones portables n’avaient pas été confisqués, des détenus français, britanniques ou encore belges ont pu nous raconter les débuts de leur séjour dans « la seule démocratie du Moyen-Orient » : 20 soldats commis à l’escorte d’un seul international, hurlements permanents, un cas au moins de tabassage, beaucoup plus de cas de bousculades, etc.

S’agissant des Français (les coordinateurs de la partie française de la mission ne pouvant pour leur part accéder qu’aux autorités consulaires françaises, pas belges ou britanniques par exemple), Israël a fourni à la France samedi matin une liste nominative de 44 ressortissants français officiellement détenus. Cette liste a ensuite été transmise à BienvenuePalestine.

Elle corrèle, mais seulement en partie, le recensement des personnes arrivées à Tel-Aviv effectué au cours des dernières vingt-quatre heures. Une partie des gens dont nous avons toutes raisons de penser qu’ils sont arrivés à Tel Aviv ne figuraient pas, ou pas encore, sur ce listing israélien de 44 Français.

Samedi en fin de matinée, la consule générale de France à Tel-Aviv n’avait pas encore été en mesure de rendre visite aux détenus français. Ceux-ci sont répartis dans au moins deux centres, à Ramlé (près de Tel-Aviv) et Bersheva (Naqab/Neguev). Les avocats israéliens de nos frères et soeurs non plus.

S’agissant des autres internationaux, nous n’avons pas de chiffres recoupés ; nous savons seulement que Nadia et d’autres Belges sont dans les personnes arrêtés, de même que Mick et d’autres britanniques.

Les médias israéliens de samedi font état d’un total de 69 arrêtés samedi (dont 4 immédiatement et effectivement expulsés), plus 25 autres arrêtés , à la descente du dernier avion de la soirée, un vol Lufthansa en provenance de Munich.

En France, en Belgique et ailleurs, les militants effectifs de la solidarité avec le peuple palestinien se mobilisent pour exiger la libération immédiate de nos camarades, comme ils se mobilisent pour mettre les compagnies aériennes collabos du terrorisme d’Etat israélien, ainsi que leurs gouvernements respectifs –dont bien entendu la France de Sarkozy, Juppé, Guéant et compagnie- devant leurs responsabilités minimales. Ils attendent de ce point de vue que les partis politiques, associations, élus, etc. qui soutiennent officiellement la solidarité avec le peuple palestinien, se bougent un peu plus les fesses qu’ils ne l’ont fait jusqu’à présent, tant en ce qui concerne la Flottille que la mission BienvenuePalestine.

CAPJPO-EuroPalestine – BienvenuePalestine

 

Syrie : des centaines de milliers de manifestants à Hama, sous haute surveillance


LEMONDE.FR avec AFP | 08.07.11 | 08h06   •  Mis à jour le 08.07.11 | 17h10

Nouveau vendredi de la colère en Syrie, où la contestation gagne en intensité. Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé, vendredi 8 juillet, à Hama, bastion de la révolte contre le régime de Bachar Al-Assad.

Dans le même temps, des centaines d’habitants ont fui cette ville du nord du pays, où 25 personnes ont été tuées en trois jours par les forces de sécurité. Damas a envoyé ses chars aux environs de la ville en réaction à une manifestation record vendredi dernier, avec un demi-million de personnes. 

L’Observatoire syrien des droits de l’homme chiffre le nombre de personnes à défiler dans les rues de Hama vendredi à plus de 150 000, tandis que la Ligue syrienne des droits de l’homme en a compté plus de 450 000.

Cette dernière organisation a par ailleurs rapporté la mort vendredi de huit manifestants touchés par des tirs des forces de sécurité : cinq à Homs, deux à Damas et un à Dmeir, à l’est de la capitale.

L’AMBASSADEUR AMÉRICAIN SUR PLACE

L’ambassadeur des Etats-Unis à Damas, Robert Ford, a défié le régime en se rendant vendredi à Hama, où il compte rester en vue des manifestations, selon le département d’Etat. Il a pour mission « d’établir le contact » avec l’opposition, selon un haut responsable américain.

Le ministère des affaires étrangères syrien dénonce cette présence, une incitation à « faire monter la tension ». Le ministère de l’intérieur a répliqué lui dans un communiqué : « L’ambassadeur américain a rencontré à Hama des saboteurs […] qui ont érigé des barricades, coupé des routes et empêché les citoyens d’aller à leur travail. L’ambassadeur a incité ces saboteurs à la violence, à manifester et à refuser le dialogue » avec le régime d’Al-Assad.

L’ambassadeur de France en Syrie, Eric Chevallier, se trouvait également à Hama, vendredi, pour manifester « l’engagement de la France aux côtés des victimes, de la population civile », selon le porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Bernard Valero.

« NON AU DIALOGUE »

Les militants pro-démocratie se préparaient, vendredi, à une nouvelle mobilisation sous le slogan « Non au dialogue ». « Non au dialogue : quel dialogue alors que le sang a été versé ? Quel dialogue alors que les villes sont assiégées ? Le peuple veut la chute du régime », écrivent les opposants sur leur page Facebook.

Un organisme pour le dialogue national, mis en place par le régime, avait appelé opposants et intellectuels à des consultations pour débattre d’amendements prévus de la Constitution et examiner un projet de loi sur le multipartisme.

« LES TUERIES DOIVENT CESSER »

Les autorités tentent de soumettre Hama (210 kilomètres au nord de Damas), théâtre de manifestations massives contre le pouvoir. Les chars sont toujours postés aux principales entrées de cette ville de 800 000 habitants, sauf à l’entrée nord, mais ce sont les forces de sécurité qui procèdent aux opérations à l’intérieur de ses murs, selon des militants.

Face à la poursuite de la répression sanglante de la révolte, le patron de l’ONU, Ban Ki-moon, a estimé que « les tueries doivent cesser », alors que le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, a jugé « inacceptable » que le Conseil de sécurité ne puisse condamner la répression du fait de l’opposition de Moscou.

Les faits En Syrie, l’armée encercle Hama et fait au moins dix morts

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