Le Mouvement Free Palestine a organisé une action militante dans les rues de Zurich (Suisse). Dans cette vidéo, on voit Joseph S. Blatter, Président de la Fédération internationale de Football (FIFA) brandir avec enthousiasme un autocollant Free Palestine. La scène se situe à partir de 1’50.
RIHLA ORCHESTRA – CREATION MUSICALE
DU 19 AU 20 NOVEMBRE 2010 – 20:00
Rihla nous emmène autour de la thématique du voyage, inspirée des pérégrinations du célèbre voyageur médiéval Ibn Battouta, né et mort à Tanger au XIVe siècle.
Ibn Battouta, que l’on compare à tort avec Marco Polo (guidé avant tout par des motifs commerciaux), voyageait surtout pour un perpé-tuel ressourcement spirituel, une passion sans bornes pour le savoir.
Ibn Battouta, le géographe, l’errant, n’hésite pas à prendre les flots pour aller à la rencontre de l’Autre.
Abid Bahri, musicien et compositeur molenbeekois, est l’inspirateur de divers projets musicaux dont Luthomania, Qayna et Qantara, des projets destinés à donner un nouveau souffle à la musique orientale.
Pour Rihla, il travaille avec Samir Bendimered, compositeur, arrangeur polytalent qui excelle tout autant dans le répertoire arabo-andalou que dans les oeuvres classiques ou contemporaines.
Ces deux soirées sont organisées dans le cadre du festival Moussem, qui fête sa première décennie. A Anvers et Bruxelles du 12 novembre au 4 décembre.
Production: Moussem – Coproduction: La Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek. Abid Bahri : conception, création et composition musicale – oud
Samir Bendimered : transcription musicale et arrangements – orchestration – clavecin Peter Schneider : percussion
Stefan Bracaval : flûte
Arsis4 Quartet : Pieter Jansen: violon Daniel Kuzmin : violon
Florian Peelman : viola
Romek Maniewski : violoncelle
LA MAISON DES CULTURES ET DE LA COHÉSION SOCIALE DE MOLENBEEK-SAINT-JEAN
CHAUSSEE DE MERCHTEM 67 – 1080 MOLENBEEK-SAINT-JEAN
INFOS : 02 415 86 03 // MCCS-CSS.INFO@MOLENBEEK.IRISNET.BE WWW.MOLENBEEK.BE * HTTP://MAISONCULTURES1080.BLOGSPOT.COM
MÉTRO COMTE DE FLANDRE OU TRAM 51 – SPECTACLE SUR RESERVATION 02/415 86 03
OUVERT DU LUNDI AU SAMEDI DE 9H A 17H – TARIFS ACCESSIBLES A TOUS: DE 1,5€ A 8€
Une initiative placée sous le haut patronage de Philippe Moureaux, Bourgmestre de Molenbeek-Saint-Jean, avec le soutien de la SPF chargée de la Politique des Grandes Villes, de la COCOF, et de la Communauté française de Belgique.
Echec et mat Charles Meyer et Jacob Cohen
Jacob Cohen, auteur du Printemps des Sayanim, et Charles Meyer, qui a notamment dirigé l’ouvrage Israël et l’Occident, débattent de l’avenir du processus de paix au Moyen-Orient. Retrouvez tous les débats sur www.enquete-debat.fr
Le scandaleux Alfred Grosser (d’après la propagande sioniste)
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| Alfred GROSSER |
Quelques équations malveillantes
par Ryad Benaidji, Etudiant
La tribune « Le boycott d’Israël est une arme indigne », publiée dans Le Monde ce mardi 02 novembre m’a laissé mal à l’aise.
Ce texte signé de noms connus, bénéficiant d’une visibilité médiatique importante – intellectuels comme MM. Bruckner ou Henri Lévy, comédiens comme MM. Boujenah, Attal ou Arditi, hommes politiques comme MM. Hollande ou Valls. D’autres viennent du monde associatif. Tous s’accordent à condamner les appels, certes pas nouveaux, mais répétés, de boycott des produits israéliens, aussi bien sur le plan économique que culturel.
La question du boycott n’est pas ici le sujet. Elle peut être discutée, on peut la soutenir ou pas, là n’est pas ici le principal. C’est plutôt l’argumentaire de cette contribution qui m’a interloqué.
À première vue, tout semble bien propre, bien « démocratique ». Les signataires se disent « attachés à la paix au Moyen-Orient » ; ils affirment « la possibilité de critiquer le gouvernement israélien » ; et enfin, ils se positionnent : « nous sommes contre le boycott, car pour la paix ». Jusque-là, rien à dire. On ne saurait contester un tel appel à la mesure, à la bonne conscience de chacun. Et ils pourraient emporter l’adhésion.
Cependant, ces fins limiers de la rhétorique versent dans la facilité, voire la maladresse intellectuelle lorsqu’ils se permettent d’insinuer que les boycotteurs souhaitent forcément la destruction pure et simple de l’état israélien : « Au vu de leur charte, tout ce qui est israélien serait coupable, ce qui donne l’impression que c’est le mot même d’Israël que l’on souhaite, en fait, rayer des esprits et des cartes ».
Voilà, une affirmation gratuite, et qui pourtant est lourde de conséquences.
Bien que n’étant pas de ces boycotteurs, je regrette ce procédé devenu banal dans les médias, qui n’en est pas moins toujours aussi malhonnête, qui consiste à discréditer systématiquement l’interlocuteur critique d’Israël en employant de malveillantes équations, dont l’article cité, au détour d’une phrase, l’air de rien, se fait à nouveau l’écho.
1. Le critique d’Israël est contre l’idée même de l’État d’Israël, il est forcement « anti-israélien ».
2. L’anti-israélien n’est pas un détracteur politique, il souhaite la destruction complète d’Israël.
3. L’anti-israélien est supposé antisémite.
Ces sophismes sont le fond du malaise français en regard du conflit israélo-palestinien. Ces équations interdisent le débat, elles excommunient avec une efficacité clinique. Elles diffusent aussi dans l’opinion l’impression que les élites sont partiales, voire parti prenantes. Elles creusent le fossé entre l’opinion et ses élites intellectuelles, nourrissent la suspicion à l’égard des médias. Ceux qui devraient donner à penser semblent interdire de s’interroger.
Ici, il faut faire attention. Après s’être ému des tropismes énoncés plus tôt, il ne faut pas sombrer dans le poncif déplacé. Non, la question n’est pas d’accuser les juifs français d’être séides aveugles d’Israël. Tous les juifs de France ne sont pas sionistes, tous les musulmans de notre pays ne sont pas fondamentalistes. D’ailleurs, la tribune publiée comporte des signataires juifs et non-juifs.
Par ailleurs, le site du Monde.fr conserve une chronique de l’écrivain Salah Guemriche intitulée « Boycotter Israël ou l’écouter ? », parue le 14 mars 2008. Elle rappelle fort à propos que des intellectuels ou hommes politiques israéliens soutiennent ce boycott, notamment MM. Shabtai, Ziffer ou Burg. Le débat est donc bien plus compliqué que sous-entendu par nos intellectuels.
Plutôt qu’une manie juive, cette tendance anxiogène est plutôt une pathologie française. La crainte que les médias ont de critiquer ou laisser critiquer Israël tient à une vigilance accrue vis-à-vis de la question de l’antisémitisme, à un malaise national découlant de la culpabilité de la France lors de la Déportation des juifs. En soi, cette vigilance est louable, nécessaire.
Mais j’ose l’affirmer, on peut considérer que les politiques israéliennes obéissent à des cadres idéologiques surannés, colonialistes. On peut considérer que les réflexes militaires israéliens sont choquants. Et cela, sans vouloir rejeter les Israéliens à la mer, comme certains semblent le craindre ! Et même en posant en évidence que la paix se fera avec Israël, pour Israël!… Pour sa sécurité, l’avenir de ses enfants, autant que ceux des Palestiniens!…
On peut être pro-israélien est pour la paix. Soit. On peut aussi être pro-palestinien et pour la paix. Voilà l’évidence qu’il faut rappeler.
Nos chers intellectuels nous autorisent parait-il à exposer ce genre de thèses… Encore serait-il plus aimable de le faire sans systématiquement accuser le contradicteur d’être un tortionnaire inavoué, un nazillon ordinaire, un antisémite mono-maniaque…
20 novembre : Israël en proie au démon de la chasse aux sorcières
Blagues à part
« Blagues à part » repose sur un principe si simple qu’il suscite d’abord du scepticisme. Caméra face à des Palestiniens, sans distinction d’âge, de sexe, de ville (à l’exception de Gaza d’où un jeune lui parle via le logiciel Skype), Vanessa Rousselot demande de sa voix fluette :
« Bonjour, est-ce que vous connaissez une blague palestinienne ? »
Et nous, de découvrir que cette population, inlassablement représentée comme un groupe uniforme, ne se ressemble pas…
- Il y a là un berger drapé dans son keffieh rouge qui, interrogé à l’aube sur un marché, la fixe d’un air dédaigneux… et reste mutique !
- Ce groupe de papys qui tape le carton, dans un café, et lui conseille d’aller en Egypte : « Là, ils ont les meilleures blagues ! »
- Un restaurateur hilare d’une blague à propos d’un poivrot… Si ni la réalisatrice, ni le spectateur n’en captent toute la subtilité, tous cèdent à sa gaieté.
Blaguer avec les Israéliens pour mieux passer les check points
Surtout, il y a dans ce film, de magnifiques personnages de cinéma.
- Oum Mike, professeure d’arabe de la réalisatrice, vieille dame digne qui furette sur Internet les dernières blagues en cours, plaisante, attendrit pour soudainement sombrer dans une infinie tristesse à la pensée que, restée seule en Palestine après l’émigration de tous ses enfants, elle n’a plus personne à qui les raconter.
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