Sarkozy à nouveau « trou du cul » du web


Rédaction en ligne

le Soir du lundi 06 septembre 2010, 12:56

Nicolas Sarkozy est à nouveau victime depuis ce week-end d’un « google bombing », un référencement sauvage qui fait apparaître sa page Facebook en tête des résultats Google liés aux mots-clés « trou du cul ».

Sarkozy  à nouveau « trou du cul » du web

Le phénomène ne dure jamais plus de quelques jours, mais il fait mal à la com’. Le président français, dont le gouvernement entame une semaine périlleuse (retraites, sécurité) après des semaines difficiles (affaire Bettencourt, Roms), n’avait pas besoin de ça. Un « Google bombing ». Relevant plus de la mauvaise blague que du piratage, ce phénomène fait correspondre un mot-clé et un résultat à priori peu cohérents. « Trou du cul » et l’adresse de la page Facebook de Nicolas Sarkozy, par exemple.

Comment ça ? Par l’action conjuguée de sites internet et d’internautes : plus ils sont nombreux à associer le mot-clé et l’adresse choisis, et plus le système d’exploitation de Google fait remonter cette référence dans la hiérarchie de ses résultats. « Parfois, en faisant appel à cette pratique, des farceurs peuvent générer des résultats étranges », a tenu à souligner Google dans un communiqué. « Dans ce cas précis, un certain nombre de webmestres ont utilisé l’expression en question pour pointer vers la page Facebook de Nicolas Sarkozy, la faisant ainsi remonter parmi les résultats de recherches liés à cette requête ». « Nous ne soutenons pas cette pratique, ni aucune autre visant à altérer l’intégrité de nos résultats de recherche, mais en aucun cas cette pratique n’affecte la qualité générale de notre moteur de recherche dont l’impartialité reste, comme toujours, au centre de notre action », a souligné Google.

Le moteur de recherche indique que ses résultats « sont générés par un algorithme qui classe, entre autres, les pages web en tenant compte de la relative popularité des sites qui pointent vers ces pages », comme il l’avait déjà expliqué en juillet 2009, alors que le président français était la cible de la même pratique, qui renvoyait vers le site de sa campagne (sarkozy.fr).

(avec afp)

Le Tribunal spécial sur le Liban à l’épreuve de la guerre de l’ombre


Part 3/3
René Naba

Paris, le 16 août 2010

V- Les Etats-Unis, une justice «à la carte», la France, une suspicion légitime

La justice pénale internationale, dont l’avènement avait été salué comme annonciateur d’une ère nouvelle est, ainsi, d’emblée, obérée par sa sélectivité et ses immunités, en un mot par sa partialité. Les Etats-Unis, un des tortionnaires majeurs de l’époque contemporaine, le maître d’œuvre des tortures de la base américaine de Guantanamo (Cuba), de Bagram (Afghanistan) et d’Abou Ghraib (Irak), de même qu’Israël, considéré par une fraction importante de l’opinion publique mondiale comme «l’Etat voyou N°1» de la scène internationale, n’ont pas souscrit au traité fondateur de la Cour pénale internationale. Ils disposent de ce fait d’un privilège de juridiction qui leur confère une sorte d’immunité régalienne les plaçant à l’abri des poursuites, héritage de l’ancien «régime des capitulations» de l’empire ottoman.

suite

Les groupes armés de la résistance palestinienne annoncent de nouvelles attaques


vendredi 3 septembre 2010 – 18h:19

Al Jazeera

Treize organisations palestiniennes ont menacé de lancer de nouvelles attaques, au moment même où débutent des discussions directes entre Israël et l’Autorité de Ramallah à Washington.

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Photo : EPA

Les combattants du Hamas ont menacé de lancer une nouvelle vague d’attaques contre Israël, après que des dirigeants palestiniens et israéliens aient entamé des [soi-disant] négociations de paix directes à Washington.

Les dirigeants du Hamas ont précisé que 13 différents groupes armés, dont eux-mêmes et le Jihad islamique, vont unir leurs forces pour lancer « des attaques plus efficaces » contre l’occupant israélien.

L’appel est intervenu après que Mahmoud Abbas, l’ex-président palestinien, et Benjamin Netanyahu, le premier ministre israélien, aient tenu ce jeudi leur première séance de pourparlers directs, plus de de deux ans après un sommet parrainé par les Etats-Unis dans la capitale américaine.

« Inutilité » des négociations

Un porte-parole des Brigades Ezzedeen Al-Qassam, l’aile militaire du mouvement Hamas, a rejeté ce vendredi les pourparlers, les qualifiant d’« inutiles ».

Abu Obaida a fait cette déclaration lors d’une courte conférence de presse dans la ville de Gaza, où il était escorté de plusieurs autres hommes masqués en treillis militaires.

« Nous rejetons totalement le nouveau dérapage de l’Autorité de Ramallah qui va participer à cette série de négociations inutiles, qui ne sont qu’une couverture pour l’agression sioniste contre notre peuple », a déclaré Obaida.

Il a également dit que la « résistance » succéderait à ces pourparlers.

« Nous ne permettrons pas à ces négociations de se dérouler, et la résistance répondra d’une voix forte à ce marchandage de notre territoire », a-t-il ajouté.

Netanyahu et Abbas ont eu des discussions avec l’administration américaine, suivies aussi par Hosni Moubarak, le président égyptien, et le roi Abdallah II de Jordanie.

Ce jeudi, Netanyahu et Abbas ont convenu de continuer à discuter et de trouver un cadre général pour un accord définitif.

Sabri Saidam, un membre du Conseil révolutionnaire du Fatah à Ramallah, a déclaré à Al Jazeera que le comité central du Fatah soutenait des pourparlers directs à condition qu’ils aboutissent à « des résultats justes et positifs ».

« Deux décennies de négociations qui n’ont donné aucun résultat vont certainement créer une atmosphère d’inquiétude, qui ne touche pas seulement les organisations palestiniennes, mais aussi la société palestinienne dans son ensemble. Donc, ne vous attendez pas un soutien unanime pour de telles négociations », a-t-il encore déclaré.

« Ces négociations ne peuvent pas continuer sans l’implication des organisations palestiniennes au sens large. Pour qu’une formule de paix puisse l’emporter, il faut gagner un consensus accepté par toutes les organisations, dans leur intégralité. »

Abbas « en difficulté »

Mais Ahmed Yousef, ministre adjoint des Affaires étrangères du gouvernement du Hamas, a déclaré à Al Jazeera que les Palestiniens n’étaient pas derrière Abbas.

« Ce n’est pas la bonne façon de tenir des pourparlers, nous savons qu’Abbas est en grande difficulté. Il a été obligé de suivre les directives des Américains et venir à Washington et, malheureusement, les Arabes qui devraient le soutenir ont été désignés par les États-Unis, » dit-il.

« Abbas agit mal et c’est ce que la plupart des Palestiniens disent. »

Le Hamas contrôle la bande de Gaza, l’un des deux territoires qui sont censés faire partie d’un futur Etat palestinien.

Il exerce un droit de veto virtuel sur un accord et n’a donné aucune indication qu’il accepterait un accord obtenu avec Israël par Abbas, lequel dirige un gouvernement rival en Cisjordanie.

Abbas a déclaré à plusieurs reprises qu’il soumettrait un accord de paix à un référendum national, un consultation qui comprendrait la population de Gaza. Un vote en faveur de la paix appliquerait une forte pression sur le Hamas afin qu’il accepte la volonté du peuple palestinien.

Les commentaires faits ce jeudi par le Hamas surviennent après la mort de quatre colons israéliens, dont une femme enceinte, dans une fusillade près de la ville d’Al Khalil [Hébron] en Cisjordanie. Le Hamas a revendiqué la responsabilité de cette attaque.

source

Procès de Mulhouse : Lettre de soutien de Maurice BARTH, 94 ans


Un dominicain, originaire de Mulhouse, nous écrit pour apporter son soutien aux 5 militants appelés à comparaître le 13 septembre pour avoir appelé au boycott de l’occupant israélien. Nous rappelons que des actions et manifestations BDS auront lieu dans de nombreuses villes de France le samedi 11 septembre, en solidarité avec ces militants, et pour dire non à la collusion entre la colonisation israélienne et le gouvernement français.

Chers amis,

Militant de longue date (94 ans) en faveur du dialogue Israël-Palestine je soutiens à fond l’opération de Boycott d’Israël, en protestation au blocus de Gaza.

Maurice Barth

Dominicain, originaire de Mulhouse, avec salut fraternel et solidaire aux 5 militants mulhousains

CAPJPO-EuroPalestine

Vaste rafle dans les milieux islamistes


Plus de 500 suspects arrêtés en Cisjordanie après deux attaques visant des colons, dont quatre sont morts.

Avec le soutien de leurs homologues israéliens, les services de sécurité de l’Autorité palestinienne (AP) ont poursuivi jeudi les rafles lancées dans cercles islamistes de Cisjordanie à la suite des deux attentats perpétrés contre des colons mardi soir (4 morts) et mercredi soir (2 blessés graves). Plus de 500 suspects ont ainsi été arrêtés. Certains ont été interpellés à la sortie des mosquées et d’autres à leur travail, à leur domicile ou en pleine rue. Plusieurs centaines de personnes ont également été convoquées pour interrogatoire.

Les milieux du Hamas sont les plus visés par l’opération en cours, puisque les Brigades Ezzedine el-Qassam (la branche armée de l’organisation islamiste) ont revendiqué la paternité des attentats. Mais le Djihad islamique et quelques autres groupuscules sont également visés. «Nous allons frapper le Hamas avec un poing de fer, a déclaré un haut responsable sécuritaire de l’AP au quotidien arabophone Ashark. Nous voulons empêcher les islamistes d’importer l’anarchie en Cisjordanie et de perturber le processus de paix

Les rafles lancées depuis deux jours à Ramallah, Hébron, Naplouse, Salfit et dans de nombreux autres endroits sont les plus importantes depuis celles de 1996. A l’époque, pressé par Benyamin Netanyahou qui exerçait son premier mandat de chef de gouvernement de l’Etat hébreu, Yasser Arafat avait ordonné une série de coups de filet contre les organisations islamistes. Plus de mille «suspects» avaient été arrêtés et quelques-uns avaient péri sous la torture. A quelques heures de l’ouverture des négociations directes à Washington, l’armée israélienne et les agences de sécurité de l’Etat hébreu se sont félicitées de la «collaboration palestinienne».

«Détentions arbitraires»

Quant au Hamas, ses porte-parole ont promis de poursuivre leurs attaques qui ne seraient «pas liées aux négociations illégales entre l’ennemi sioniste et le régime de ­Ramallah». Dans un discours prononcé à Damas, Khaled Meshaal, le chef de la branche politique de l’organisation, a accusé l’AP d’autoriser des agents du Shabak (la sûreté générale israélienne) à interroger les personnes interpellées ces dernières heures.

En tout cas, le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), une ONG fort active en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, a dénoncé les «détentions arbitraires» ainsi que «la pratique de l’arrestation politique». Dans ses précédents communiqués, le PCHR avait dénoncé les méthodes des services de sécurité du Hamas de la bande de Gaza qui utilisent les mêmes méthodes que leurs concurrents de Cisjordanie à l’encontre des sympathisants du Fatah.

http://www.letemps.ch/Page/Uuid/b8d48664-b6d1-11df-899d-98a5e6014ed7|1

Discours de Sayed Nasrallah



« Les négociations sont mort-nées et n’ont aucune valeur »

03/09/2010

Le Secrétaire general du Hezbollah Sayed Hassan Nasrallah a tenu un discours ce vendredi via un grand écran devant des milliers de partisans dans la banlieue Sud de Beyrouth à l’occasion de la Journée mondiale d’Al Qods. Pendant une heure, Sayed Nasrallah a commenté l’annonce du lancement des négociations dites de paix entre Israéliens et Palestiniens à Washington, expliqué brièvement les raisons du retrait américain partiel de l’Irak, s’est félicité de l’échec du projet américain dans la région, et mis en garde les parties libanaises qui cherchent de toutes leurs forces à semer la division confessionnelle parmi les Libanais. Voici le texte du discours de Sayed Nasrallah :

« Nous commémorons en ce dernier vendredi du mois béni du Ramadan, et en ce meilleur jour du meilleur mois de l‘année, avec toutes ses valeurs religieuses, la journée  mondiale d’Al Qods, une journée proclamée par l’Ayatollah l’imam Khomeiny.

L’importance de cette journée grandit d’un an à autre, au milieu de l’accentuation des dangers qui menacent Al Qods, du conflit israélo-palestinien et de la lutte contre le projet sioniste dans la région. En vérité, nous avons peur pour cette cause, vu les multiples complots externes, le désespoir et la faiblesse qui frappent la nation. Nous avons peur que cette cause soit oubliée avec le temps, parce que d’habitude le temps laisse tout oublier.  Mais il n’est pas permis pour la nation arabe et islamique d’oublier Al Qods, parce qu’elle fait partie de notre religion, de notre passé, de notre présent et de notre avenir. Il faut que la cause d’Al Qods soit présente et évoqué à chaque occasion.

En cette journée, nous réitérons notre attachement à nos constantes, en cette journée, nous confirmons devant le monde entier notre attachement à nos droits. Nous disons à ce monde : les souffrances et les maux ne changeront rien de nos constantes. La Palestine, de la mer au fleuve appartient au peuple palestinien et aux Arabes. Personne n’a le droit de renoncer à un pouce de sa terre, ni à une goutte de son eau, ni même à une lettre du mot Palestine. La journée d’al Qods est le jour de la vérité et le reste n’est que mensonges.

Al Qods ne peut en aucun cas être la capitale éternelle d’un Etat appelé Israël. Un simple quartier ou une petite rue d’Al Qods ne pourront l’être, Al Qods est la capitale de la terre et du ciel. Cet Etat d’Israël ne peut jamais acquérir de légitimité, c’est un Etat bâti sur les crimes et la discrimination.

Par ailleurs, la journée d’Al Qods est une occasion mondiale pour mettre la lumière sur les dangers auxquels font face la mosquée d’Al Aqsa, la ville sainte d’Al Qods, et les villes musulmanes et chrétienne à al fois. Cette région souffre de la judaïsation, des expulsions, des confiscations des terres, des tueries, et les négociations futiles ne sauront en aucun cas résoudre ces problèmes compliqués.
Regardons ce qui se passe dans les territoires de 1948 à cause du projet américano-sioniste, et ce qui se passe dans la bande de Gaza à cause du siège imposé à la population.
(A suivre)

http://www.almanar.com.lb/NewsSite/NewsDetails.aspx?id=152823&language=fr

Attention aux dattes


Attention !

Les dattes « Jordan River » ont changé d’emballage et ont un nouveau nom (Kalahari), avec ‘Jordan River’ en petits caractères.
Sur la boîte il est écrit « made in South Africa « .

Attention !

Les dattes mexicaines

Ces dattes de Datilero Colorado ne proviennent pas des producteurs des vraies Colorado mexicaines.

Et pour rappel

VERIFIEZ TOUJOURS LA PROVENANCE BIEN QU’IL Y AIT DE LA TRICHE LA AUSSI

Les négociations vouées à l’échec, selon Marwan Barghouti : La cause palestinienne dans la galère


par M. Saâdoune

Les négociations «directes» entre Palestiniens et Israéliens reprennent aujourd’hui à Washington. Le pessimisme est de mise. Mahmoud Abbas, chef contesté et affaibli, fait plaisir à Barack Obama et aggrave les déchirures inter-palestiniennes.

De sa prison, Marwan Barghouti met en garde : la réconciliation, l’unité et la résistance populaire sont les préalables de toute négociation. Barack Obama qui n’a essuyé que des échecs dans le dossier du Proche-Orient en raison du poids démesuré du lobby israélien à Washington avait pesé sur le plus faible, Mahmoud Abbas, pour le contraindre à reprendre les « négociations directes » a ainsi son «succès». Le président d’une Autorité palestinienne à la légitimité fortement contestée rencontre, aujourd’hui, à Washington, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu qui non seulement ne gèle pas la colonisation mais fixe ses conditions aux Palestiniens, dont la reconnaissance du caractère « juif » d’Israël.

Que peuvent attendre les Palestiniens d’un « événement festif », selon le propos d’Avigdor Lieberman, ministre des Affaires étrangères israélien qui n’a pas été convié par son Premier ministre à la négociation ? Un an pour parvenir à un accord, selon le calendrier d’Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine ? La percée est d’autant plus problématique que Mahmoud Abbas est politiquement faible alors que Benyamin Netanyahu, qui n’a déjà rien d’un modéré, est lié par ses alliances avec les courants religieux.

Hormis le souci, formel, de ne pas prêter le flanc à l’accusation d’avoir refusé la négociation, la distance est grande entre les aspirations des Palestiniens et ce que les Israéliens sont disposés à accepter. Nul, à moins de concessions existentielles de la part de M. Abbas, ne peut s’attendre à une quelconque percée.

Fausse « concession » sur Jérusalem

Pas même la déclaration de Ehud Barak – qui n’est pas le Premier ministre – sur la disponibilité d’Israël à céder une partie de Jérusalem dans le cadre d’un accord global. Il se réserve bien entendu « 12 quartiers juifs » de Jérusalem-Est … Mais même cette « offre » a été rejetée par un responsable de la délégation de Netanyahu qui a déclaré que Jérusalem restera la « capitale indivisible d’Israël ».

Un partage des rôles typique qui permet aux médias de gloser beaucoup sur la « concession » faite par Ehud Barak sans s’étendre sur le rejet de Netanyahu. Le président de l’Autorité palestinienne n’attendra pas très longtemps pour être mis à l’épreuve. Le 26 septembre prochain le « moratoire » israélien sur l’extension des colonies prendra fin et le Premier ministre israélien a fait savoir qu’il ne sera pas reconduit.

Le chef de l’Autorité palestinienne qui a menacé de quitter la table des négociations si la colonisation reprenait devra choisir, encore une fois, entre accepter une détérioration accrue de son image auprès des Palestiniens pour ne pas déplaire à Barack Obama ou l’inverse. S’il continue de « négocier » alors que la colonisation reprend, il risque fort d’être définitivement taxé de liquidateur de la cause…

A la veille de la reprise des négociations, les policiers palestiniens ont brutalement dispersé une réunion de mouvements – certains alliés au Fatah – qui étaient réservés à l’égard de la reprise des négociations directes. Cette brutalité – Mahmoud Abbas a diligenté une commission d’enquête – qui confirme l’orientation autoritaire de l’autorité de Ramallah révèle également son isolement au sein d’une opinion palestinienne qui n’a aucun doute sur l’inanité de la négociation.

L’alternative Barghouti

Le Hamas, le rival du Fatah, a manifesté son opposition par une opération en Galilée menée par son bras armé, Ezzedine El Quessam, qui a fait quatre morts parmi les colons. L’opération, dénoncée par Mahmoud Abbas, avive les tensions avec Hamas dont des dizaines de membres ont été arrêtés en Cisjordanie. Le Hamas évoque et dénonce plus de 150 militants arrêtés. Mais l’hostilité à des négociations stériles n’est pas que le fait des islamistes.

De sa prison, le très populaire Marwan Barghouti a accordé un entretien par écrit à Reuters, où il estime que ces « négociations sont vouées à l’échec » comme cela fut le cas durant les deux dernières décennies.

Le problème, note Barghouti, n’est pas le principe de la négociation qu’il accepte. Mais, dit-il, sans une base populaire et une action sur le terrain, ces négociations ne mènent à rien. L’alternative, a-t-il indiqué, réside dans la « réconciliation nationale et l’unité et dans la participation plus large dans la résistance populaire à l’occupation ». Un programme aux antipodes de celui de l’Autorité palestinienne. Mahmoud Abbas qui s’engage forcé dans ces négociations peut-il compter sur Barack Obama pour faire pression sur Israël ?

La question est de pure forme. Le président américain a déjà reculé sur la question de la colonisation et s’est totalement soumis aux desiderata du lobby israélien de Washington. Sans le soutien franc des Palestiniens et sans parrain « impartial », Mahmoud Abbas s’engage sans doute dans un autre pari… qui semble perdu d’avance. Avec le risque d’accentuer gravement les divisions entre Palestiniens.

http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5142429

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