action d’urgence !!!


la nouvelle vient de tomber aujourd’hui comme un couperet : deux hommes innocents vont être extradés d’Espagne vers le Maroc où les geôles du régime les attendent avec leurs procédés expéditifs, comme leur « justice » d’ailleurs ! et celle de l’Espagne, dont les juges n’ont jamais trouvé aucune trace, ni preuve probante pour accéder à cette demande ! c’est l’Europe de la honte qui nous couvre le front…ce jour du 19 novembre 2010 est à marquer d’une pierre noire : une de plus.
C.Z.
http://biladi.ma/36392-madrid-decide-d-extrader-ali-aarras-et-mohamed-el-bay-vers-le-maroc.htm

Action d’urgence devant l’ambassade espagnole contre l’extradition d’Ali Aarrass vers le Maroc.
Demain samedi 20 novembre de 15 à 16 heures, Rue de la Science 19, metro Arts-Loi.
Soyez présents !!! Merci de diffuser !!!



Ali Aarrass



Compte-rendu de la conférence de presse du 07.10.10 dans l’«affaire Ali Aarrass », donnée dans les locaux de la Ligue des Droits de l’Homme, à Bruxelles.

Luk Vervaet introduit la conférence de presse en remerciant la LDH de l’accueil dans leurs locaux, ainsi que les divers intervenants pour leur présence.

Il rappelle ensuite certains faits, en commençant par pointer les changements intervenus dans le monde, suite aux attentats du 11 septembre 2001. Ces changements sont de deux ordres : d’une part, guerres en Irak et en Afghanistan. Ce 7 octobre est d’ailleurs la date anniversaire du lancement de la guerre contre l’Afghanistan. D’autre part, la stigmatisation de tous les citoyens ainsi que de certains mouvements citoyens dans le monde, qui osent opposer une résistance à ce nouvel ordre mondial voulu et imposé par la nouvelle politique « anti-terroriste » américaine. Cette politique consiste à soupçonner tout individu qui ne se plierait pas à ses diktats. Les dérives sont telles, qu’elles mènent à enfermer des individus non plus sur base de leur culpabilité avérée, mais sur base de « soupçons » éventuels d’appartenance à des mouvements jugés douteux. Elles peuvent entraîner leur incarcération sans jugement, dans des conditions terribles, comme dans les prisons de Guantanamo, Abou Ghraïb (pour les plus connues) ainsi que dans d’autres lieux où la torture est pratiquée. Pire : les pays dits « démocratiques » du Nord, en profitent pour délocaliser certains prisonniers vers des dictatures du Sud afin de les sous-traiter non sur base de leurs actes, mais sur celles de leurs intentions. Pays du Sud qui en profiteront pour museler et écraser toute forme de résistance et d’opposition à leur politique autoritaire.

Dans la foulée, Luk Vervaet informe la salle du lancement de la Campagne de soutien à Ali Aarrass, via le site internet www.freeali.eu

Farida Aarrass, sœur d’Ali, se concentre en quelques mots sur l’historique familial. Farida Aarrass rappelle que son frère est né à Melilla, enclave espagnole en territoire marocain, et pointe donc le fait qu’à l’origine son frère est de nationalité espagnole, Etat de l’UE. Pour des raisons familiales, Ali Aarrass se retrouvera en Belgique où il obtiendra la nationalité belge. Il mènera des années durant, une existence paisible de libraire sur le territoire belge, où l’ensemble de sa clientèle dira tout le bien qu’elle pense de lui. Puis, après plusieurs années, Ali rejoindra son père resté à Melilla. C’est-là qu’Ali sera arrêté sur base de soupçons, et non sur base de preuves… inexistantes !

-Le père d’Ali, Mustapha Aarrass complète en espagnol le portait de son fils, pointant le fait qu’Ali a rempli ses obligations militaires en Belgique. Ainsi, si par malheur, un conflit grave devait surgir entre la Belgique et le Maroc, Ali devrait se battre aux côtés des forces belges, contre les forces marocaines. Il signale également que le gouvernement espagnol a indiqué que la Belgique n’ayant pas bougé dans ce dossier, l’Espagne n’avait aucune porte de sortie pour le faire avancer de manière positive vis-à-vis des autorités marocaines.

Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla)  explique que les différentes constitutions des pays européens donnent pratiquement les mêmes droits à tous les citoyens, sans aucune distinction de race, de genre, d’appartenance religieuse, de culture,… Or, dans le cas précis d’Ali Aarrass, ces droits sont tout simplement ignorés, et par ce fait, les droits de l’Union Européenne également. En principe, un Etat donne des garanties à ses citoyens. Dans ce cas-ci, l’Etat belge dont Ali est citoyen, a abandonné l’un des siens, ce qui illustre in fine que les citoyens ne sont pas tous égaux en fonction de leur origine, religion, etc… La relation entre l’Etat et ses citoyens est donc corrompue. Cette situation est d’autant plus grave qu’elle risque fort à l’avenir, d’ouvrir la voie à une corruption généralisée des relations entre les Etats et leurs citoyens.

Maître Mohamed Ali Nayim, avocat espagnol d’Ali Aarrass poursuit en rappelant que la demande d’extradition d’Ali vers le Maroc est l’une des conséquences des attentats survenus à Casablanca en 2003. Un grave malentendu a surgi suite à des accusations de prisonniers marocains ayant « avoué » la complicité d’Ali, sous la torture pratiquée à leur encontre dans les geôles marocaines. Il soulignera qu’après trois années d’enquête et de procès, et sans la moindre preuve à charge d’Ali, les tribunaux espagnols établiront la totale innocence d’Ali Aarrass dans un quelconque lien supposé à ces attentats, jugement établi par Baltasar Garzon, juge spécialisé dans ce type d’affaires. Maïtre Nayim rappelle qu’il existe une convention entre l’Espagne et le Maroc pour empêcher les extraditions respectives de citoyens. Par ailleurs, il informe l’assemblée présente de l’éventualité envisagée par la famille Aarrass d’attaquer l’Etat belge en justice, pour son indifférence et sa passivité dans le traitement de ce dossier.

Maître Dounia Alamat, avocate d’Ali en Belgique, continue en recadrant l’historique des cas et l’analogie de l’affaire avec des dossiers identiques. Elle établit un constat : la Belgique n’a jamais extradé de citoyen belge ou étranger dès lors que les critères pour pouvoir juger un individu dans les pays qui en font la demande apparaissent trop vagues aux yeux des instances belges. S’y ajoutent dans le cas présent, les cas avérés de torture au Maroc, constatés par diverses ONG telles Human Rights Warch, Amnesty International, la Ligue Internationale de Droits de l’Homme, etc… Les juridictions belges ont dès lors toujours refusé les extraditions sur de tels constats accablants. A ce propos, voir : http://www.hrw.org/fr/news/2010/02/12/maroc-d-claration-de-human-rights-watch-sur-l-affaire-dite-belliraj-devant-le-tribun

Enfin, Maître Christophe Marchand, également avocat dans le dossier en Belgique, loue le travail des défenseurs espagnols d’Ali Aarrass. Il ne comprend pas l’attitude du gouvernement  belge, pourtant bien informé de la situation des prisonniers marocains et dénonce son manque de réaction. Dans le même temps, il se félicite de la tenue de cette conférence de presse pour alerter l’opinion publique, tout en rappelant que les conventions internationales de par leur caractère contraignant, obligent les Etats à intervenir dans ce type de dossier.

L’avocat espagnol, Maître Nayim, rappelle que le représentant du Consulat belge en Espagne lui a déclaré que dès l’instant où ils quittent le territoire il existe deux types de citoyens belges : ceux qui le sont d’origine… et les autres !

Farida Aarrass conclut en rappelant qu’à ce jour il y a près de 3 ans que son frère est incarcéré dans une prison espagnole en attendant son extradition vers le Maroc pour fait de « terrorisme ». Le 21 avril 2009, Amnesty International (Espagne) écrivait : « Ali Aarrass fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en 2006 par l’Audience nationale espagnole pour des infractions liées au terrorisme mais, le 16 mars 2009, cette juridiction l’a provisoirement close en raison de l’insuffisance des éléments de preuve… ». Pourtant, Ali reste en prison, en raison de la demande d’extradition du Maroc. Amnesty International Espagne a lancé l’appel suivant : « Exhortez les autorités à ne pas extrader Ali Aarrass vers le Maroc car il risquerait d’être détenu au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victime d’un procès inique ». Farida Aarrass termine en insistant sur la situation humaine dramatique de son frère dont la santé a terriblement souffert de ses conditions de détention, au point d’en devenir alarmante.

Nous en concluons pour notre part, que ÉGALITÉ trouve dans ce cas précis, toute sa raison d’être et dénonce avec force cette inacceptable dualité dans le statut des citoyens du pays. Et de constater qu’il y a donc bien deux types de Belges pour certains responsables politiques : ceux de souche et ceux « entre guillemets » selon la triste et lamentable déclaration de Anne-Marie Lizin à l’époque.

Signez la pétition contre l’extradition d’Ali Aarrass : http://lapetition.be/en-ligne/petition-8046.html

Visitez le site créé en soutien à Ali Aarrass et pour sa libération : http://www.freeali.eu/

Ali Aarrass : ce jeudi 7 octobre 2010


Conférence de presse sur « l’Affaire Ali Aarrass » : le jeudi 7 octobre 2010 de 10.30 à 12.30 heures dans les locaux de la Ligue des droits de l’Homme, Rue du Boulet 22, 1000 Bruxelles avec maître Mohamed Ali Nayim, l’avocat espagnol d’Ali Aarrass, Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM, Mustafa et Farida Aarrass, père et sœur d’Ali, maîtres Alamat Dounia et Christophe Marchand, ses avocats belges, Amnesty International Belgique (invité).

Conférence publique le jeudi 7 octobre de 19 à 22 heures avec les mêmes intervenants au Centre Communautaire Maritime, Rue Vandenbogarde, 93 à 1080 Bruxelles.

Même si cette vidéo appelait au dernier rassemblement en avril, elle est quand même d’actualité! A voir svp!

voir aussi


« L’affaire Ali Aarrass ».


« L’Appel pour la libération d’Ali Aarrass » vous invite à une conférence exceptionnelle sur « L’affaire Ali Aarrass ».
Pour une campagne internationale contre son extradition


avec

* Maître Mohamed Ali Nayim, l’avocat espagnol d’Ali Aarrass
* Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla)
* Mustafa et Farida Aarrass, père et sœur d’Ali
* Maîtres Alamat Dounia et Christophe Marchand, ses avocats belges
* Amnesty International Belgique (invité)
* Modérateur : Luk Vervaet, Appel pour la libération d’Ali Aarrass

En octobre 2010, il y aura exactement deux ans et demi qu’Ali Aarrass, Belgo-Marocain, a été incarcéré dans une prison espagnole en attendant son extradition vers le Maroc pour “terrorisme”. Le 21 avril 2009, Amnesty International (Espagne) écrivait sur son cas : « Ali Aarrass a fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en 2006 par l’Audience nationale espagnole pour des infractions liées au terrorisme mais, le 16 mars 2009, cette juridiction l’a provisoirement close en raison de l’insuffisance des éléments de preuve… ».

Et pourtant, Ali reste en prison en raison de la demande d’extradition du Maroc. Amnesty International (Espagne) a lancé l’appel suivant : « Exhortez les autorités à ne pas extrader Ali Aarrass ni Mohamed el Bay vers le Maroc car ils risqueraient d’être détenus au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victimes d’un procès inique ».

La conférence abordera les thèmes suivants :

* Quelles sont les accusations contre Ali ?
* Une personne peut-elle être jugée deux fois pour les mêmes faits ?
* Un pays européen peut-il extrader un de ses citoyens vers un pays qui pratique la torture contre des personnes soupçonnées de terrorisme ?
* La Belgique intervient-elle pour protéger son ressortissant ?
* Quel est l’état de santé d’Ali, après deux grèves de la faim ?
* Quelles sont les conditions de détention d’Ali en section d’isolement?
* Que pense la Cour européenne des droits de l’homme des extraditions vers le Maroc ?
* Quelle campagne de solidarité avec Ali mène-t-on à Melilla et que pouvons-nous entreprendre en Belgique ?

Quand ? Le jeudi 7 octobre 2010 de 19 à 22 heures. Ouverture de la salle à 18.30 h.
Où ? Centre Communautaire Maritime, Rue Vandenbogarde, 93 à 1080 Bruxelles.

Mots-clefs : Justice

NON à l’extradition d’Ali Aarrass vers le Maroc !



Ali est un citoyen belge, justice égale pour tous les citoyens !

Après plus de deux ans de détention arbitraire en Espagne, Ali risque toujours l’extradition vers la torture. Malgré toutes les démarches effectuées par nos proches et des représentants d’associations pour les Droits de l’Homme et autres, l’Espagne s’entête à vouloir l’extrader. L’Audience nationale espagnole a approuvé son extradition fin 2008 et le Conseil de Ministres espagnol persiste à vouloir l’extrader.

Pourtant, après enquête menée par les autorités espagnoles, le juge Baltazar Garzon a prononcé un non-lieu, aucune charge n’ayant pu être retenue contre lui.

Ali est un citoyen belge, il n’a jamais vécu au Maroc. S’il doit être question d’extradition, que ce soit alors vers la Belgique et non pas vers le Maroc où il risque d’être détenu au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victime d’un procès inique.
Ali n’ayant toujours pas été jugé à ce jour, faute de preuves contre lui, la seule raison de sa détention reste la volonté des autorités espagnoles de l’extrader.

Ma mère, ma sœur et moi-même, nous opposons fermement à ce que mon frère, innocent, soit envoyé tel une marchandise à des bourreaux, afin de lui extorquer des aveux sous la torture.
Nous ferons tout ce qu’il y a dans notre pouvoir pour l’aider à sortir de ce cauchemar !

Pour cela nous faisons appel à votre générosité. On aura besoin de votre soutien financier, aucun montant ne sera négligeable, aussi minime soit-il.

Nous avons ouvert, à cet effet, un compte bancaire afin de réceptionner les versements et d’ainsi pouvoir couvrir les frais juridiques et de campagne pour sa libération.

numéro de compte Ali Aarrass :
363 – 4789211 – 70
IBAN : BE60 363 – 4789211 – 70
BIC : BBRU BEBB

Si vous souhaitez avoir d’autres informations relatives au cas de mon frère, vous pouvez me contacter au numéro 0486 / 703 215.

D’avance merci.

Farida Aarrass

URGENT ! 19ième jour de grève de la faim d’Ali Aarrass ! SOUTENEZ-LE !



Salam (Paix) à tous et toutes,

Je suis Farida la soeur de Ali Aarrass, belgo-marocain en détention arbitraire en Espagne, Algeciras, dans le centre pénitencier de Botafuegos, depuis plus de deux ans, il fut arrêté le 1er avril 2008.
Tout d’abord je tenais à remercier très chaleureusement et infiniment, toutes les personnes signataires de l’appel lancé pour sa libération, ainsi que pour stopper son extradition vers la torture. Vous ne pouvez imaginer à quel point votre soutien, apporte un réconfort à toute la famille mais surtout à Ali.
Le plus dur dans cette épreuve est de découvrir qu’il y a des personnes qui non seulement préfèrent ignorer mais qui en plus n’hésitent pas à condamner l’innocent sans chercher à connaître la vérité. Il y en a encore d’autres qui n’hésitent point à vous retourner le couteau dans la plaie, en tenant des propos dont ils ignorent la profondeur du mal causé. Certains disent : « Il n’y a pas de fumée sans feu », je leur réponds : « Il faut s’assurer qu’il y a de la fumée quelque part avant de crier au feu ».

Dans le cas de mon frère, il n’y a même pas eu de jugement, car il n’existe aucune preuve contre lui. Pour votre soutien et votre confiance, je tiens absolument à vous remercier, car grâce à vous on se sent moins seuls à vivre cette si mauvaise expérience.

Lors du transfert de Ali à Madrid, où il était censé être auditionné et avoir droit à une décision claire de la part des juges, on lui demanda tout juste de signer son consentement à rester encore deux ans en prison. Ali a répondu à cette requête en disant : »Cela fait deux ans que je croupis dans une prison, en isolation comme un criminel, alors que je n’ai rien fait pour mériter cela, et vous avez le culot de me demander de signer pour y rester encore deux ans?! » bien entendu il refusa.

Le Tribunal Constitutionnel chargé de prendre une décision, finit par ajouter d’office les deux années supplémentaires, sans aucune écoute, et toujours sans aucun jugement. D’ailleurs comment auraient il pu faire autrement, puisqu’ils n’ont aucune charge contre lui? Pas étonnant. Son avocat s’est exprimé lors d’une récente conférence de presse en Espagne, il mentionnait qu’il n’y a plus lieu de croire à une Justice espagnole, vu que sans jugement les ministres de justice ont pris la ferme décision, de maintenir en détention mon frère et cela pour encore deux années. Actuellement et pour la deuxième fois depuis le début de sa détention, Ali a été transféré du centre pénitencier de Madrid, vers le centre pénitencier de Botafuegos, toujours à Algeciras.

J’envoie régulièrement des mails à ma belle soeur, épouse de Ali, pour la tenir au courant des démarches que nous tentons d’ici, entre autre du nombre des signataires qui s’ajoutent à l’appel. Lorsque Ali lui téléphone, Elle lui raconte ce qu’on fait pour tenter de le sortir de là et ça l’encourage énormément.

Comme la justice espagnole refuse de le libérer, Ali a repris une grève de la faim qu’il a commencée le vendredi 30 avril 2010. L’année dernière, il avait également entrepris une grève de la faim qui dura 2 mois, il avait perdu 35 kilos. Il fut extrêmement fragilisé, mais durant cette grève des mouvements de pression pour éviter l’extradition furent crées. On pense même que ce fut probablement son état de santé qui empêcha son extradition vers le Maroc. Ali est très courageux, même s’il est d’une très grande sensibilité.

Ce n’est pas une petite nature, il ne se plaint jamais, au contraire, malgré ce qu’il endure il s’inquiète toujours pour les autres. Lorsqu’il entreprend quelque chose il s’y tient car il le fait après y avoir mûrement réfléchi, il nous demande de bien vouloir le soutenir encore et d’insister auprès des instances belges pour qu’ils interviennent. Il refuse de croire que la Belgique puisse l’ignorer, qu’elle ne veuille rien tenter, ni politiquement ni diplomatiquement.

Quant à moi je vous demande de bien vouloir rédiger et adresser un courrier au ministre de la justice, mais aussi au ministre des affaires étrangères. Aussi à toutes organisations travaillant pour les droits de l’homme, à tous les médias possibles…. Leur mentionner qu’il s’agit d’un ressortissant belge, qui a toujours eu un comportement irréprochable, casier judiciaire vierge. Des personnes l’ayant connu sont prêts à en témoigner. Insistons auprès des politiques car plus aucun ressortissant belgo-marocain ne pourrait plus se sentir en sécurité nulle part. Quand on voit avec combien de facilité on les ignore lorsqu’ils sont juste soupçonnés !
Ali Aarrass est innocent, c’est un citoyen belge, il a droit à un jugement équitable et à un soutien de la part des autorités belges, au même titre que n’importe quel autre belge qui se nommerait Paul ou Marc.
Il faut faire cesser les différents traitements !

Farida Aarrass, sa sœur.

Adresses mail du Ministère des Affaires Etrangères, du Ministère de la Justice et du Roi de la Belgique (à complèter avec les adresses mail des candidats pour les élections du 13 juin 2010 ) pour demander leur intervention urgente … Jean.Gautier@diplobel.fed.be; Jozef.Bockaert@diplobel.fed.be;
Veronique.Siklosi@diplobel.fed.be; carole.demol@diplobel.fed.be; kab.bz@diplobel.fed.be; charles.michel@diplobel.fed.be; olivier@chastel.org; info@diplobel.fed.be; info@just.fgov.be; info@monarchie.fgov.be;

Montrons aux autorités judiciaires et pénitentiaires espagnoles qu’Ali n’est pas oublié. Vous pouvez écrire une lettre, une carte de soutien et d’encouragement à

Ali Aarrass (modulo 15),
Centro penitenciario de Algeciras
Ctra del Cobre, km.4.5
C.P 11206 Algeciras
Bota fuego
Espagne

Manifestation à Bruxelles contre l’extradition d’Ali Aarrass


Une cinquantaine de personnes ont manifesté à Bruxelles pour demander la libération d'Ali Aarrass
Une cinquantaine de personnes ont manifesté à Bruxelles pour demander la libération d'Ali Aarrass

Une cinquante de personnes ont manifesté ce samedi (15/08/09) devant le bâtiment de la Bourse à Bruxelles contre l’extradition du Belgo-Marocain Ali Aarrass, actuellement en détention préventive à la prison de Botafuegos à Algésiras (Espagne), vers le Maroc. Les manifestants – mobilisés pour la plupart par le parti bruxellois Egalité ainsi que par la Ligue communistre révolutionnaire (LCR) – ont scandé des slogans en français (”Ali Aarrass est un citoyen ! Justice égale pour tous les citoyens !“, “Extradition = extrapunition“, “Ali Aarrass est innocent! Ali Aarrass n’est pas un terroriste!“) et agité des drapeaux (belge, marocain, espagnol) de 16h00 à 18h00.

Détenu par la justice espagnole depuis le 01/04/08, Ali Aarrass fait l’objet d’une demande d’extradition de la part des autorités marocaines qui l’accusent d’avoir un quelconque lien avec les attentats terroristes du 16/05/2003 à Casablanca, d’appartenance – depuis 1982 – au Mouvement des moudjahidines au Maghreb et de détention d’armes prohibées faisant partie d’un lot devant servir à commettre des attentats au Royaume du Maroc.

“On l’accuse de tout cela sans nous montrer aucune preuve : pas un seul document, pas une seule arme ! En 1982 ? Mon frère Ali travaillait dans une usine de désossement de la viande de porc à Beersel, près de Malines. Les attentats de Casablanca ?

Mon frère vivait en mai 2003 du CPAS de Schaerbeek, il n’avait ni les moyens, ni l’envie de participer à des attentats au Maroc. Tout cela, c’est du charabia, on maintient mon frère arbitrairement dans le but de pouvoir le torturer au Maroc“, explique Farida Aarrass, soeur du détenu.

la suite

« Libérez Ali Aarrass »


© PIRARD
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Ce Belgo-Marocain est emprisonné en Espagne depuis plus d’un an sans qu’aucune charge ne pèse contre lui, selon sa sœur

BRUXELLES Cela fait 494 jours qu’Ali Aarrass croupit dans une prison espagnole, « sans aucune autre forme de procès » , affirme sa sœur Farida. Né voici 46 ans à Melilla, l’enclave espagnole située sur la côte nord-est du Rif oriental du Maroc, Ali Aarrass fait partie des très nombreuses (1.500 selon Amnesty International) personnes arrêtées suite à l’attentat commis à Casablanca en 2003.

Selon sa sœur , qui tente en vain de mobiliser le monde politique belge depuis Bruxelles, aucune charge probante ne pèse contre son frère. « En 1982, on l’a accusé de faire partie du mouvement moudjaïdine, c’est faux. Puis, il a été arrêté une première fois en 2006 pour port d’arme illégal. On n’a jamais montré l’arme qu’il était censé posséder. Le juge Baltasar Garzón avait d’ailleurs prononcé un non-lieu dans cette affaire. »

Rebelote le 1er avril 2008. « Le Maroc dit soupçonner mon frère d’avoir participé aux attentats de Casablanca en 2003. La police affirme qu’il fait partie du réseau terroriste d’Abdelkader Belliraj. Tout cela est faux. Il ne connaît pas Belliraj et, lors des attentats de 2003, j’ai la preuve qu’il était à Bruxelles. »

Ali Aarrass a d’ailleurs vécu une quinzaine d’années à Bruxelles. Il a fait son service militaire dans l’armée belge, a tenu une librairie à Molenbeek puis est reparti dans sa ville natale pour retrouver son père. Depuis, il s’est marié et a adopté une petite fille : Amina.

Aujourd’hui, sa sœur Farida craint son extradition vers le Maroc. « Les autorités belges ne peuvent rien faire pour lui, me dit-on officiellement. Elles pourraient néanmoins user de la voie diplomatique. S’il est extradé vers le Maroc, je crains qu’il soit torturé. Et là, on ne le reverra plus. »

Un recours auprès de la Cour Constitutionnelle est en cours. Son issue, pour autant qu’elle soit positive, pourrait tomber trop tard, craint encore sa sœur. « Mon frère a changé trois fois de prison en Espagne. À chaque fois un peu plus au Sud, plus près du Maroc. Il a entamé une grève de la faim pour que l’on s’intéresse un tant soit peu à son sort. »

La démarche , couplée à une manifestation dans le centre de Mellila, semble avoir porté quelques fruits en Espagne. Le maire de la ville a affirmé qu’il s’opposerait à son extradition. En Belgique, les mails envoyés par Farida à toutes les formations politiques francophones du pays attendent toujours une réponse.

Mathieu Ladevèze

source

A lire, hélas, le courrier des lecteurs

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