Projection du film « Defamation » – Mercredi 27/10


 

mercredi 20 octobre 2010

Le Comité BDS de l’ULB (BDS = Boycott, Désinvestissement et Sanctions, envers le colonisateur israélien), en collaboration avec différents cercles de l’ULB dont Attac-ULB, organise une projection du film « Defamation » (Diffamation en français), de Yoav Shamir, le mercredi 27/10, à 19h, au H1309.

La projection sera suivie d’un débat en présence de Jean Bricmont (professeur à l’UCL) et de Souhail Chichah (chercheur à l’ULB).

Synopsis du film : Que signifie l’antisémitisme aujourd’hui, deux générations après l’holocauste ? Dans le cadre de ses recherches incessantes sur la vie moderne de la société israélienne, le réalisateur Yoav Shamir voyage à travers le monde, en quête des manifestations les plus modernes de la « haine la plus ancienne », et trouve quelques réponses alarmantes à cette question.

Menacé de mort pour avoir critiqué Israël


Depuis qu’il est intervenu lors d’un débat sur la liberté d’expression, Souhail Chichah est menacé de mort, calomnié et diffamé pour ses critiques envers l’Etat d’Israël. Est-il permis d’avoir un avis sur Israël ? Si oui, c’est au péril de sa vie !

Stéphane Lejoi

 

Peut-on encore parler d’Israël sans être taxé d’antisémitisme ? Non, selon le CCOJB.

Le 20 septembre dernier à l’Université libre de Bruxelles avait lieu une conférence sur la liberté d’expression organisée par le Cercle du Libre–Examen. Parmi les intervenants, Souhail Chichah, chercheur en économie à l’ULB. Depuis, celui-ci est menacé de mort, calomnié et diffamé pour avoir critiqué l’Etat d’Israël comme un « Etat raciste, colonial et ségrégationniste ». Ceux qui l’accusent ? Des personnalités et organisations juives particulièrement connues pour leur soutien à l’Etat d’Israël.

Plus que ce qui s’est passé pendant la conférence, c’est ce qui s’est passé après qui interpelle. Viviane Teitelbaum (député bruxelloise du Mouvement Réformateur) détourne le lendemain les propos de Souhail Chichah pour lui faire dire que « les Juifs venus des pays de l’Est pour fuir les nazis étaient « sales ». Il tient des propos vomitifs sur la Shoah, mais surtout il hait Israël. » Maurice Sosnowski, professeur à l’ULB et président du Comité de Coordination des Organisations Juives de Belgique (CCOJB), ajoute que se développe à l’ULB la « haine du juif » et qu’il a « honte qu’un assistant de notre université soit autorisé à gaver ses étudiants de propos haineux »1.

Toutes les personnes qui souhaitent se faire un avis sur ces allégations peuvent visionner la conférence en ligne2.

Depuis, la haine de certaines personnalités et organisations juives se déchaîne contre Souhail Chichah. Signalons qu’aucune plainte n’a été déposée concernant les propos qu’il a tenus lors de cette conférence. C’est plutôt dans le registre des menaces que ses détracteurs ont choisi d’agir.

D’abord, une campagne de diffamation, le qualifiant d’« antisémite et de négationniste ». À l’ULB, des pressions demandent « des mesures » (entre les lignes : le licenciement) contre Souhail Chichah. Des menaces de mort lui ont été envoyées par courrier anonyme, tel « morpion islamiste, ton heure est venue », ou encore « un musulman, une balle ; toi, dix ! »3. Comme on peut le voir, celui qui est accusé de haine raciale en est en fait la victime !

Le 4 octobre au matin, il échappe à une tentative d’agression au couteau devant son domicile. Et finalement, le 8 octobre, il est convoqué à la police pour répondre d’une plainte anonyme pour incitation à la haine raciale pour un texte écrit il y a des mois, intitulé « De la hiérarchie des races en Belgique », où il dénonce justement les dérives racistes. Mis sous une telle pression, il n’est plus aujourd’hui en mesure d’assumer ses activités professionnelles.

Dan Van Raemdonck, ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), réagit à la campagne d’intimidation contre Souhail Chichah : « Je suis juif, je n’aime donc certainement pas les antisémites. Ce n’est pas parce qu’on critique la politique d’Israël qu’on est antisémite. Je connais Souhail Chichah, c’est un chercheur qui n’a pas une vision haineuse, mais qui réfléchit au mieux vivre ensemble, à la bonne entente entre les communautés pour que les groupes ne se replient pas sur eux-mêmes. »

Est-il possible de critiquer Israël ?

Les organisations qui l’attaquent4 sont connues pour leur défense de la politique d’Israël. Si Souhail Chichah est aujourd’hui attaqué, c’est pour avoir dit lors de la conférence que l’État d’Israël est un État « raciste, ségrégationniste et colonial ». L’expression d’une opinion sur la politique guerrière d’Israël serait-elle maintenant interdite ? Peut-on encore parler d’Israël sans être taxé d’antisémitisme ? (Voir cadre)

Dans un État démocratique, Souhail Chichah comme tout citoyen doit pouvoir dire ce qu’il pense de la politique d’Israël. Que l’État hébreu est un état raciste, car il n’attribue pas les mêmes droits à sa population selon son origine. Ne peut-on pas remettre en question Israël à la lumière des discriminations que les non-juifs subissent ? Et ne peut-on dire qu’Israël est un état colonial ?

Amnesty International déclarait en 2007 : « Les lois discriminatoires et les mesures empêchant ou restreignant l’entrée dans les Territoires Palestiniens occupés des époux de Palestiniens, ont été fortement renforcées en 2006, interdisant toute possibilité de vie familiale aux Palestiniens qui épousent des personnes venues de l’extérieur des Territoires Palestiniens occupés.5» Pourtant, les colons, eux, illégalement installés, n’ont « aucune difficulté à obtenir pour leur conjoint l’autorisation d’entrer et de résider avec eux ». Ce n’est qu’un exemple parmi d’autres du caractère raciste d’Israël.

La section de Comac-ULB, le mouvement des jeunes du PTB, réagit dans son bulletin d’information, et montre le caractère colonial d’Israël : « Il faut pouvoir s’insurger contre l’impunité d’un État qui, depuis 1947, ne viole pas moins de 34 résolutions de l’ONU. Il faut pouvoir continuer à condamner la poursuite de la colonisation juive en Cisjordanie, le morcèlement des territoires palestiniens, les expropriations forcées et destructions d’habitations, la construction du mur de séparation, l’annexion de Jérusalem-Est, la négation du droit au retour des réfugiés, le blocus contre Gaza… »

Antisémitisme et antisionisme

L’antisémitisme est le racisme à l’égard des juifs. Le négationnisme, qui consiste à nier ou à minimiser fortement l’importance du génocide contre les juifs pratiqué par l’Allemagne nazie et l’existence des chambres à gaz en particulier, en est une figure courante. Tous deux sont aujourd’hui condamnés par la loi belge.

L’antisionisme désigne l’opposition politique au projet sioniste visant la construction et l’expansion d’un État juif en Palestine. L’antisionisme refuse l’existence d’Israël en tant qu’État juif sur un territoire qui comporte près d’un quart de citoyens non juifs et dénonce les discriminations dont sont victimes ces minorités.

L’antisémitisme est un racisme, l’antisionisme est un anticolonialisme et un antiracisme.

Le soutien à Souhail Chichah s’organise

Une pétition s’est lancée « contre l’intimidation intellectuelle à l’ULB » pour inciter l’ULB à réhabiliter Souhail Chichah. Elles existent en version papier et internet. La version papier tourne dans les auditoires et via différents stands organisés par Comac. Vous pouvez la signer online : http://8387.lapetition.be Elle sera remise le … octobre aux Autorités de l’ULB.

 

 

1.http://www.ccojb.be/publications/communiques/lettreouverteauconseildadministrationdelulbdemauricesosnowski/

2.http://www.youtube.com/watch?v=jWCHjReJed8&feature=related

3. La Libre Belgique 14 octobre 2010

4. Le Comité de Coordination des Organisations juives de Belgique, le Centre communautaire laïc juif, l’Union des Étudiants juifs de Belgique et l’European Union of Jewish Students

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En Belgique démocratique : Arrestation et détention arbitraire dans le cadre d’une vaste opération policière au marché de Châtelineau


Samedi 16 octobre. Nous nous trouvons avec quelques membres de la Plate-forme Charleroi-Palestine avec un stand au marché de Châtelineau. Tout se passe bien, nous avons de multiples discussions avec les gens, très réceptifs à nos arguments sur le boycott des produits israéliens.

Vers midi, un hélicoptère tourne sans arrêt au-dessus de la place. Nous nous demandons ce qui se passe. Un peu plus tard, une camionnette de la police se fraie un chemin le long du marché, passant à proximité de notre stand.

Puis un ami de la Plate-forme vient nous dire : « Ils sont en train d’arrêter plein de sans-papiers, là-bas. » Cela se passe dans une rue donnant sur le marché, tout près de notre emplacement.

Je décide d’aller voir. Là, derrière une camionnette de police, je vois quatre ou cinq personnes alignées contre une grille, les mains menottées dans le dos. Je m’en vais un peu plus loin, puis je reviens sur mes pas et je prends deux photos. Un policier me dit, calmement, que je dois laisser la police faire son travail et que je ne peux pas prendre de photos. Je demande pourquoi on arrête tous ces gens. Il me répond qu’ils vendent des produits de contrefaçon.

Je m’éloigne, je retourne au stand, la rage au coeur. Pourquoi s’en prend-on aux petits vendeurs, souvent des sans-papiers n’ayant pas la possibilité de faire un autre boulot, alors que ce ne sont pas eux qui font écouler la marchandise sur le marché.

On discute un peu au stand, et voilà qu’un commissaire de la police s’amène.

« Vous pouvez venir une minute avec moi ? » Je le suis, un membre de la Plate-forme le suit aussi. Le commissaire me dit : « Vous avez posé une question au policier. Vous n’avez pas le droit de poser des questions. » « Vous avez pris des photos aussi. On va vous entendre au commissariat. » Il appelle son « team d’arrestation ». Trois ou quatre policiers en civil s’amènent très rapidement. Ils me prennent de force, me soulèvent des deux côtés à la fois.

On me pousse dans la camionnette, on me prend mon GSM, mon appareil photo et on met tout cela dans un sac en plastic. Dans la camionnette, il y a trois personnes arrêtées, menottées. J’apprends que deux d’entre elles n’ont pas de papiers de séjour, le troisième n’a pas de permis de travail.

J’entends par la radio de la camionnette que l’opération d’arrestation se poursuit. Des policiers en civil passent régulièrement près de la camionnette.Mon GSM sonne tout le temps. Je demande de pouvoir répondre. « Vous n’en avez pas le droit, vous êtes en détention administrative. »On ne part toujours pas. En fait, le chauffeur attend du renfort…

Une des personnes arrêtées supplie : « S’il vous plaît, éloignez-nous d’ici : les gens du marché vont nous prendre pour des criminels… » Le policier du marché propose d’accompagner la camionnette pour qu’enfin celle-ci puisse partir.

Nous arrivons au commissariat de Châtelet. On nous amène dans un couloir. À gauche, il y a le bureau d’« accueil ». À droite, des cellules où des jeunes d’origine étrangère se trouvent par deux, les mains liées, derrière les barreaux. Il y a un va-et-vient impressionnant, dans ce couloir. De nouveaux « arrivages » de personnes arrêtées, de policiers en civil.

Un policier particulièrement excité et très autoritaire (et je reste polie) donne les ordres et décide qui va où.

Je suis « appelée » dans ce bureau. Le policier hyper-excité se met à m’aboyer dessus. Je lui réponds que je ne suis pas son chien. Vu que mon comportement n’est pas assez collaborant, il m’accuse de « trouble de l’ordre public », « rébellion », « outrage à policiers en fonction ». « Maintenant vous avez deux dossier judicaires et vous êtes en détention judiciaire. » Le lendemain, un avocat me dira qu’ils m’ont dit n’importe quoi. Je ne pouvais pas être en arrestation judiciaire, parce que je n’avais pas vu un juge d’instruction.

Je dois enlever mon bonnet, mon manteau, mes châles, mes sacs… Le policier donne l’ordre à une collègue de me fouiller et envoie une deuxième policière pour l’accompagner car « elle (moi, en fait) se rebelle ».

Je laisse faire la fouille. (Je dois enlever les chaussures, les chaussettes, le jeans, le T-shirt, le pull. Me mettre de face, me mettre de dos. Soulever le soutien-gorge). Après, je dis aux policières qu’il n’est pas normal qu’on me traite ainsi, uniquement parce que je pose une question et que je prends des photos.

On m’amène dans un bureau pour que je fasse une déclaration. Je le refuse. C’est mon droit. Les policiers à qui j’ai affaire ne sont pas contraires. Je dis que je voudrais déposer plainte. Ils me disent que j’ai le droit de déposer plainte au comité P.

De retour à « l’accueil », le policier hyper-excité ordonne qu’on m’emmène dans une cellule en bas. Je vois de nouveaux visages de personnes arrêtées derrière les barreaux. Il y a de nouveau plein de monde dans le couloir.

On m’emmène dans les caves. Je dois enlever mes chaussures, on me fait entrer dans une cellule, je dois enlever mon soutien-gorge. Le froid me tombe dessus. Je demande d’avoir ma veste. « Vous n’avez pas le droit, il y a une couverture. »

Cette cellule ressemble plus à un cachot qu’à autre chose. Il n’y a pas de lumière de jour, elle est à demi éclairée par un spot placé au-dessus de la porte d’acier. Un banc, une toilette. 2 m sur 2 m 30. Il y fait très froid. Je ne peux pas mettre les pieds à terre car le carrelage est très froid lui aussi. Je mets la couverture autour de moi, des épaules jusqu’aux pieds et j’attends sur le banc.

A un certain moment, j’entends qu’un policier vient dans le couloir. Je tape avec mon coude contre la porte d’acier : « Je veux téléphoner à mon mari et à un avocat. » « Vous n’avez pas le droit, vous êtes en détention judiciaire. » Encore un qui dit n’importe quoi.

Je reste au moins deux heures dans cette cellule froide. Heureusement, en élevant la voix, je peux échanger quelques mots avec la personne qui se trouve à côté. J’apprends que c’est la personne qui était assise avec moi dans la camionnette. « Madame, vous êtes là ? »… « Oui. »… « Putain !… ».

Je lui demande s’il ne craint pas d’être expulsé. Il me dit que, la fois précédente, on l’a relâché après quelques heures. J’espère pour lui que ce sera pareil maintenant. « Patience, Madame, quelques heures… »

A nouveau, des pas dans le couloir. Le commissaire qui a ordonné la détention administrative ouvre la porte, accompagné de deux autres policiers. Il me dit que je peux sortir. Je récupère mes affaires à « l’accueil ».

Mais je suis encore amenée dans un autre bureau. Avec le commissaire, encore les deux mêmes policiers qui sont venus jusqu’à la cellule, et un nouveau, en civil.

Le commissaire précise qu’il m’a mise en détention administrative, mais que cela n’a rien à voir avec mes activités sur le marché. « Je ne vous ai pas non plus parlé de photos. » Ce qui est manifestement faux. « Il y a trois dossiers contre vous : celui du marché, rébellion, trouble de l’ordre public. »

Le « civil » dit que son rôle est de protéger les policiers en fonction. Il me demande de voir les photos pour constater s’il y a des policiers reconnaissables. Apparemment, il faut protéger les indics.

Il montre une photo que j’ai prise du stand de la Plate-forme. « Vous vendiez des objets à votre échoppe ? » Je lui réponds que je n’ai rien à dire là-dessus. « Moi, je suis passé à 8 h 35, vous vendiez de la marchandise. » « Alors cela, c’est votre quatrième dossier. » Je lui ai répondu que c’est un grossier mensonge. En réalité, nous étions sur place à 10 h 30. Il me rend l’appareil.

Les photos des arrestations ne sont pas enlevées. Il faut dire qu’elles n’étaient pas très réussies non plus.

Je m’adresse au commissaire. « Je voudrais connaître votre identité. Je vais déposer plainte contre vous. » Réponse : « Votre avocat n’a qu’à faire son travail. »

Je suis reconduite à la sortie. Il est 16 h 50. J’ai été arrêtée pendant 3 h 30.Je demande qu’on me reconduise à Châtelineau, ma voiture se trouve trois ou quatre kilomètres plus loin. Cela, c’est rêver, évidemment.

Ce n’est qu’une fois chez moi, que j’apprends que des amis ont averti un avocat, lequel a téléphoné au commissariat, et qu’un camarade est venu voir le commissaire pour connaître la raison de ma détention. Ce sont probablement ces interventions qui ont fait que j’ai été libérée plus tôt.

Tout au long de mon « séjour », j’ai pu constater que certains policiers, en particulier ceux qui sont responsables du marché, semblaient plus qu’embarrassés et n’étaient visiblement pas d’accord avec les méthodes utilisées.

J’estime que ces faits, me concernant, sont très graves, c’est une réelle atteinte aux droits démocratiques (au même moment se déroulait une manifestation à Bruxelles sur le même sujet) et je ne resterai pas les bras croisés.

Mais évidemment les personnes arrêtées et qui sont d’origine étrangères ont subi un sort bien plus dur que moi.

Je n’ai pas été menottée (alors qu’on m’a dit que c’était la procédure). Je n’ai pas dû m’inquiéter si j’allais être amenée dans un centre fermé et expulsée du pays. J’ai encore pu répliquer aux aboiements de certains policiers, sans qu’on me frappe. D’ailleurs, un policier m’a dit : « Vous avez vu qu’on a mis des gants, lorsqu’on vous a amenée à la camionette. « Je n’allais pas vous frapper, vous avez l’âge de ma mère. »

Il a oublié de dire aussi que je suis « blanche » et que j’ai la nationalité belge.

Myriam De Ly

Pétition contre l’intimidation intellectuelle à l’ULB


Le 20 septembre dernier se tenait ,au Janson, une conférence sur «la Liberté d’expression» à la suite de la projection du film d’Olivier Mukna : «Est-il permis de débattre avec Dieudonné?». Cette projection-débat était organisée par le Cercle du Libre Examen et présidée par le vice Recteur aux affaires sociales et étudiantes de l’ULB, M. Marc Van Damme. Les débattants étaient quant à eux: Souhail Chichah (chercheur en économie de la discrimination à l’ULB), Jacques Englebert (avocat spécialisé en Droit des médias, maître de conférence à l’ULB), Joël Kotek (politologue et historien) et Olivier Mukuna (journaliste indépendant). .

Depuis cette conférence, Maurice Sosnowski, président du CCOJB et professeur à l’ULB, orchestre une scandaleuse campagne de diffamation auprès de la presse et des autorités académiques de l’ULB afin de museler la liberté d’expression dans notre Université en réclamant des sanctions contre M. Chichah et M. Van Damme. Face à cette campagne diffamatoire visant à confisquer le droit de débattre de la politique israélienne à l’ULB, nous devons réagir! Il en va de notre liberté d’expression!
Video intégrale du débat: http://www.sidimedia.blip.tv/
Si vous aussi, vous êtes sensibles à cette affaire, alors, je vous encourage à signer cette pétition et à faire suivre cet Email à vos contacts.

Adresse de la pétition : http://www.lapetition.be/petition.php?petid=8387

Pétition : Pétition contre l’intimidation intellectuelle à l’ULB

« Lettre ouverte :

-à Monsieur Le Pro-Recteur,
-à Monsieur Le Président du Conseil d’Administration de l’ULB,
– à l’ensemble du corps académique de l’ULB,

Mesdames, Messieurs,

Nous, étudiants et chercheurs/professeurs de l’Université Libre de Bruxelles et nous, citoyens, demandons aux autorités académiques de prendre leurs responsabilités face à la campagne diffamatoire de M. Sosnowski à l’encontre de M. Chichah et de M. Van Damme.

En accusant, à tort, de «propos vomitifs sur la Shoah» M. Chichah, en le taxant d’antisémitisme et en accordant du crédit à une vidéo malhonnête publiée par l’UEJB (http://www.youtube.com/results?search_query=d%C3%A9rive+incontr%C3%A9e+ulb&aq=f) décontextualisant et coupant les propos de Souhail Chichah, M. Sosnowski participe d’une campagne d’intimidation et de diffamation qui consiste à qualifier toute personne critique envers l’État d’Israël d’antisémite.

M. Sosnowski, dans sa lettre ouverte au Conseil d’Administration de l’ULB datant du 21 septembre 2010, déclare «j’ai honte qu’un assistant de notre université soit autorisé à gaver ses étudiants de propos haineux. Je demande donc au CA de réagir et de condamner ce qui s’est passé[…]». Qui plus est, il accuse, le vice-recteur, Monsieur Van Damme d’ «une surdité sélective», «d’incompétence», d’avoir laisser «la haine du juif se développer dans l’enceinte de l’ulb» entre autres accusations diffamatoires.

Vous trouverez à l’adresse suivante, la carte blanche (envoyée également sous forme de Lettre ouverte au président du Conseil d’Administration) à l’adresse suivante :
http://www.lesoir.be/debats/cartes_blanches/2010-10-01/on-a-laisse-la-haine-du-juif-se-developper-au-sein-de-l-ulb-796056.php

En conséquence, nous, étudiants, chercheurs/professeurs et citoyens, demandons aux autorités académiques de rétablir M. Chichah et M. Van Damme dans leurs honneurs et nous réclamons des excuses publiques de M. Sosnowski.

Ainsi, en toute solidarité avec M. Chichah et M. Van Damme, j’appose ma signature :

Signer la pétition / De petitie ondertekenen. Signer la pétition / De petitie ondertekenen.

Est-il antisémite de critiquer l’Etat juif ?


Souhail Chichah

Me faisant l’honneur de la critique de l’un de mes textes, «Supplique à mon Roi» , M. Kotek, professeur à l’ULB ainsi qu’administrateur du CCLJ et directeur de publication de la revue Regards, m’accusait en mars dernier de négationnisme dans un billet d’humeur intitulé «Un indigène à géométrie variable» .

Dans une récente carte blanche publiée dans Le Soir, c’est aujourd’hui au tour du Pr. Sosnowski, président du CCOJB et professeur à l’ULB, de m’accuser d’antisémitisme et de négationnisme, pour des propos tenus lors d’une conférence sur la liberté d’expression, organisée par le Cercle du Libre Examen de l’ULB, le 20 septembre dernier. Le Pr. Sosnowski envoya également cette carte blanche sous forme de lettre ouverte au Conseil d’Administration de l’ULB afin de lui demander une sanction .

Les accusations du Pr. Sosnowski se font l’écho des mêmes griefs portés par la parlementaire MR Teitelbaum, à la une sur le site du CCLJ et sur les ondes de radio Judaica, dès le lendemain de ladite conférence.

Actuellement, l’UEJB diffuse massivement un montage vidéo dénaturant à l’extrême ma pensée, en décontextualisant et tronquant mes interventions du 20 septembre. Cette grossière tentative de manipulation médiatique est évidente au regard de l’enregistrement intégral de mes propos. Tant cet enregistrement que la caricature qui en est faite par l’UEJB sont disponibles sur la toile.

A cette indigne escroquerie intellectuelle succèdent depuis des menaces de mort accompagnées d’un déferlement de haine islamophobe. Anonymes bien entendu.

Que me vaut cette campagne de dénigrement et d’intimidation? Pourquoi ces honorables associations ne saisissent-elles pas les tribunaux si elles pensent avérés les délits infâmes dont elles m’accusent ?

En réalité, et le film de la conférence l’atteste de manière irréfutable, ce ne sont pas d’impossibles propos antisémites ou négationnistes qui cabrèrent d’indignation le Pr. Sosnowski et qui le firent bondir vers la sortie de l’hémicycle, mais bel et bien mon inaudible et blasphématoire « Israël est un État raciste, ségrégationniste et colonial». Mme Teitelbaum le rapportera à sa façon: « (…) il tient des propos vomitifs sur la Shoa, mais surtout il hait Israël. (…). Ils ont la haine du Sioniste, du juif sioniste, du Juif…»4.

Ainsi donc la critique rationnelle de l’État d’Israël, réduite avec mépris à l’expression d’un affect haineux, surpasserait dans l’ignominie le négationnisme? Ainsi donc la critique du sionisme serait-elle celle des Juifs? Que de faux raccourcis attentatoires à notre si chère liberté d’expression !

Ce n’est pas la première fois que le Pr. Sosnowski laisse entendre «qu’antisionisme et antisémitisme [sont] les deux faces d’une même pièce » , pour reprendre les propres termes du président du CCOJB qui entend également « endiguer le venin de l’antisionisme » . Est-ce cette croisade contre l’antisionisme qui l’amena également à formuler des « propos malveillants et diffamatoires » contre l’UPJB, au motif qu’elle ne reconnaîtrait pas « l’existence de l’Etat d’Israël » ?

Ainsi donc, plutôt que de débattre de la légitimité et de la pertinence de la mise en question du régime israélien, le Pr. Sosnowski préfère mener cabale et recourir au terrorisme intellectuel afin de réprimer le débat citoyen, et ce dans le temple même du Libre Examen. Il n’hésite pas pour ce faire à instrumentaliser la mémoire des victimes du génocide juif, au service de la défense « à tout prix » d’un Etat critiqué pour son ethnocide des Palestiniens et pour son mépris patent du droit international, par une part importante et grandissante de l’opinion.

Belle éthique humaniste que celle qui met en concurrence la souffrance des uns et des autres. Le génocide juif, comme tous les crimes contre l’Humanité, appartient à la mémoire universelle. Il doit être remémoré dès que l’histoire bégaie, sans forcément attendre qu’elle se répète. Ce n’est pas minimiser le génocide juif, ce n’est pas le diminuer. Que la mémoire des morts participe à sauver de la mort, quel plus bel hommage peut-il être rendu aux victimes du nazisme ? C’est en ce sens que bien des consciences juives fondent leur solidarité avec les Palestiniens, au nom précisément de leurs chers exterminés par les nazis. En opposition radicale avec nombre de margoulins de l’industrie de l’Holocauste, pour emprunter à l’une des plus belles voix juives de notre époque, l’inestimable Norman Finkelstein.

Ceux qui, comme le président du CCOJB, recourent au terrorisme intellectuel afin de museler les débats en amalgamant légitime solidarité communautaire et soutien inconditionnel à l’Etat d’Israël, soutien « à tout prix » comme le revendique bien, selon l’UPJB10, la charte du CCOJB, ceux-là portent une écrasante responsabilité morale dans la confusion dangereuse qui conduit tristement certains à confondre antisionisme et antisémitisme.

Rappelons ici avec force notre rejet de toutes les discriminations raciales. Qu’elles soient le fait d’antisémites ou de sionistes. Rendons également hommage à l’une des figures mythiques de l’ULB, le très regretté Marcel Liebman, en citant un extrait de son témoignage autobiographique de la condition juive sous l’occupation allemande : « Une solution des problèmes du Moyen-Orient n’est concevable que si Israël, (…), prend graduellement les mesures propres à diminuer toutes les conditions discriminatoires entre Arabes et Juifs qu’il a établies en vertu de sa nature sioniste. Une telle perspective impliquerait certes un abandon des postulats fondamentaux du sionisme. Mais si la survie de millions d’Israéliens, comme individus et comme collectivité, était à ce prix, qui donc prendrait la responsabilité de la rejeter, et même, comme cela est si souvent le cas, d’en refuser l’examen? »

Ces lignes furent écrites en 1977. Que de chemin parcouru depuis…à reculons!

Souhail Chichah Chercheur en Economie de la discrimination ULB

1 http://bougnoulosophe.blogspot.com/2010/02/supplique-mon-roi.html 2 http://www.cclj.be/article/45/876 3 http://www.ccojb.be/publications/communiques/lettreouverteauconseildadministrationdelulbdemauricesosnowski/ 4 http://www.cclj.be/article/3/1319 5 http://sidimedia.blip.tv/ ouhttp://www.youtube.com/watch?v=jWCHjReJed8 6 http://www.youtube.com/watch?v=o4Ee0xjFZiI7 http://blogs.politique.eu.org/Un-bateau-juif-pour-Gaza 8 http://www.lalibre.be/actu/belgique/article/568306/maurice-sosnowski-nouveau-federateur-du-monde-juif.html 9 http://www.upjb.be/spip.php?article111

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Génération Palestine : LES LUNDIS DE LA FORMATION



L’association Génération Palestine Belgique est ravie de lancer son premier cycle de formation qui sera animé
par Majed Bamya,
diplomate palestinien à la Délégation Générale de Palestine auprès de l’UE, de la Belgique et du Luxembourg.
Nous aurons le privilège d’accueillir
Fayez Tanib,
Secrétaire général du Comité de coordination de la résistance populaire contre le mur et la colonisation,
à l’occasion du second module traitant de la résistance pacifique dans le territoire palestinien occupé.
Ce cycle comportera trois modules :
Le premier module portera sur le Mouvement national palestinien et se déroulera le 25 octobre 2010 de 19h à 22h.
Le second module portera sur la Résistance pacifique et se déroulera le 8 novembre 2010 de 19h à 22h.
Le troisième module portera sur les Prisonniers politiques palestiniens et se déroulera le 15 novembre de 19h à 22h.
(Vous trouverez les détails dans la brochure en annexe.)
Ce premier cycle des Lundis de la formation se déroulera dans les locaux d’APRODEV, au 28 Boulevard Charlemagne – 1000 Bruxelles.

Génération Palestine Belgique organise une formation préparatoire gratuite pour l’ensemble du cycle et portant sur l’historique du conflit le dimanche 24 Octobre 2010 de 19h à 21h à l’ABP, 9 Quai du Commerce – 1000 Bruxelles. Veuillez indiquer votre souhait d’y participer lors de votre inscription aux modules.

Pour vous inscrire à l’un de ces modules, veuillez envoyer un mail à l’adresse suivante formations@generation-palestine.org avant le 18 octobre en précisant le(s) module auquel(s) vous souhaitez participer et versez la somme de 5 euros par module (3 euros pour les membres de l’association) sur le compte suivant 001-5782973-06.

Si vous souhaitez vous inscrire à l’entièreté du cycle, soit les 3 modules, veuillez verser la somme de 12 euros (7 euros pour les membres de l’association) sur le compte mentionné ci-dessus.

Brochure Lundi de la Formation Génération Palestine.pdf Brochure Lundi de la Formation Génération Palestine.pdf
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Ali Aarrass



Compte-rendu de la conférence de presse du 07.10.10 dans l’«affaire Ali Aarrass », donnée dans les locaux de la Ligue des Droits de l’Homme, à Bruxelles.

Luk Vervaet introduit la conférence de presse en remerciant la LDH de l’accueil dans leurs locaux, ainsi que les divers intervenants pour leur présence.

Il rappelle ensuite certains faits, en commençant par pointer les changements intervenus dans le monde, suite aux attentats du 11 septembre 2001. Ces changements sont de deux ordres : d’une part, guerres en Irak et en Afghanistan. Ce 7 octobre est d’ailleurs la date anniversaire du lancement de la guerre contre l’Afghanistan. D’autre part, la stigmatisation de tous les citoyens ainsi que de certains mouvements citoyens dans le monde, qui osent opposer une résistance à ce nouvel ordre mondial voulu et imposé par la nouvelle politique « anti-terroriste » américaine. Cette politique consiste à soupçonner tout individu qui ne se plierait pas à ses diktats. Les dérives sont telles, qu’elles mènent à enfermer des individus non plus sur base de leur culpabilité avérée, mais sur base de « soupçons » éventuels d’appartenance à des mouvements jugés douteux. Elles peuvent entraîner leur incarcération sans jugement, dans des conditions terribles, comme dans les prisons de Guantanamo, Abou Ghraïb (pour les plus connues) ainsi que dans d’autres lieux où la torture est pratiquée. Pire : les pays dits « démocratiques » du Nord, en profitent pour délocaliser certains prisonniers vers des dictatures du Sud afin de les sous-traiter non sur base de leurs actes, mais sur celles de leurs intentions. Pays du Sud qui en profiteront pour museler et écraser toute forme de résistance et d’opposition à leur politique autoritaire.

Dans la foulée, Luk Vervaet informe la salle du lancement de la Campagne de soutien à Ali Aarrass, via le site internet www.freeali.eu

Farida Aarrass, sœur d’Ali, se concentre en quelques mots sur l’historique familial. Farida Aarrass rappelle que son frère est né à Melilla, enclave espagnole en territoire marocain, et pointe donc le fait qu’à l’origine son frère est de nationalité espagnole, Etat de l’UE. Pour des raisons familiales, Ali Aarrass se retrouvera en Belgique où il obtiendra la nationalité belge. Il mènera des années durant, une existence paisible de libraire sur le territoire belge, où l’ensemble de sa clientèle dira tout le bien qu’elle pense de lui. Puis, après plusieurs années, Ali rejoindra son père resté à Melilla. C’est-là qu’Ali sera arrêté sur base de soupçons, et non sur base de preuves… inexistantes !

-Le père d’Ali, Mustapha Aarrass complète en espagnol le portait de son fils, pointant le fait qu’Ali a rempli ses obligations militaires en Belgique. Ainsi, si par malheur, un conflit grave devait surgir entre la Belgique et le Maroc, Ali devrait se battre aux côtés des forces belges, contre les forces marocaines. Il signale également que le gouvernement espagnol a indiqué que la Belgique n’ayant pas bougé dans ce dossier, l’Espagne n’avait aucune porte de sortie pour le faire avancer de manière positive vis-à-vis des autorités marocaines.

Aberrahman Benyahya, président et porte-parole de la CIM (Commission Islamique de Melilla)  explique que les différentes constitutions des pays européens donnent pratiquement les mêmes droits à tous les citoyens, sans aucune distinction de race, de genre, d’appartenance religieuse, de culture,… Or, dans le cas précis d’Ali Aarrass, ces droits sont tout simplement ignorés, et par ce fait, les droits de l’Union Européenne également. En principe, un Etat donne des garanties à ses citoyens. Dans ce cas-ci, l’Etat belge dont Ali est citoyen, a abandonné l’un des siens, ce qui illustre in fine que les citoyens ne sont pas tous égaux en fonction de leur origine, religion, etc… La relation entre l’Etat et ses citoyens est donc corrompue. Cette situation est d’autant plus grave qu’elle risque fort à l’avenir, d’ouvrir la voie à une corruption généralisée des relations entre les Etats et leurs citoyens.

Maître Mohamed Ali Nayim, avocat espagnol d’Ali Aarrass poursuit en rappelant que la demande d’extradition d’Ali vers le Maroc est l’une des conséquences des attentats survenus à Casablanca en 2003. Un grave malentendu a surgi suite à des accusations de prisonniers marocains ayant « avoué » la complicité d’Ali, sous la torture pratiquée à leur encontre dans les geôles marocaines. Il soulignera qu’après trois années d’enquête et de procès, et sans la moindre preuve à charge d’Ali, les tribunaux espagnols établiront la totale innocence d’Ali Aarrass dans un quelconque lien supposé à ces attentats, jugement établi par Baltasar Garzon, juge spécialisé dans ce type d’affaires. Maïtre Nayim rappelle qu’il existe une convention entre l’Espagne et le Maroc pour empêcher les extraditions respectives de citoyens. Par ailleurs, il informe l’assemblée présente de l’éventualité envisagée par la famille Aarrass d’attaquer l’Etat belge en justice, pour son indifférence et sa passivité dans le traitement de ce dossier.

Maître Dounia Alamat, avocate d’Ali en Belgique, continue en recadrant l’historique des cas et l’analogie de l’affaire avec des dossiers identiques. Elle établit un constat : la Belgique n’a jamais extradé de citoyen belge ou étranger dès lors que les critères pour pouvoir juger un individu dans les pays qui en font la demande apparaissent trop vagues aux yeux des instances belges. S’y ajoutent dans le cas présent, les cas avérés de torture au Maroc, constatés par diverses ONG telles Human Rights Warch, Amnesty International, la Ligue Internationale de Droits de l’Homme, etc… Les juridictions belges ont dès lors toujours refusé les extraditions sur de tels constats accablants. A ce propos, voir : http://www.hrw.org/fr/news/2010/02/12/maroc-d-claration-de-human-rights-watch-sur-l-affaire-dite-belliraj-devant-le-tribun

Enfin, Maître Christophe Marchand, également avocat dans le dossier en Belgique, loue le travail des défenseurs espagnols d’Ali Aarrass. Il ne comprend pas l’attitude du gouvernement  belge, pourtant bien informé de la situation des prisonniers marocains et dénonce son manque de réaction. Dans le même temps, il se félicite de la tenue de cette conférence de presse pour alerter l’opinion publique, tout en rappelant que les conventions internationales de par leur caractère contraignant, obligent les Etats à intervenir dans ce type de dossier.

L’avocat espagnol, Maître Nayim, rappelle que le représentant du Consulat belge en Espagne lui a déclaré que dès l’instant où ils quittent le territoire il existe deux types de citoyens belges : ceux qui le sont d’origine… et les autres !

Farida Aarrass conclut en rappelant qu’à ce jour il y a près de 3 ans que son frère est incarcéré dans une prison espagnole en attendant son extradition vers le Maroc pour fait de « terrorisme ». Le 21 avril 2009, Amnesty International (Espagne) écrivait : « Ali Aarrass fait l’objet d’une information judiciaire ouverte en 2006 par l’Audience nationale espagnole pour des infractions liées au terrorisme mais, le 16 mars 2009, cette juridiction l’a provisoirement close en raison de l’insuffisance des éléments de preuve… ». Pourtant, Ali reste en prison, en raison de la demande d’extradition du Maroc. Amnesty International Espagne a lancé l’appel suivant : « Exhortez les autorités à ne pas extrader Ali Aarrass vers le Maroc car il risquerait d’être détenu au secret, de subir des actes de torture et d’autres mauvais traitements, ainsi que d’être victime d’un procès inique ». Farida Aarrass termine en insistant sur la situation humaine dramatique de son frère dont la santé a terriblement souffert de ses conditions de détention, au point d’en devenir alarmante.

Nous en concluons pour notre part, que ÉGALITÉ trouve dans ce cas précis, toute sa raison d’être et dénonce avec force cette inacceptable dualité dans le statut des citoyens du pays. Et de constater qu’il y a donc bien deux types de Belges pour certains responsables politiques : ceux de souche et ceux « entre guillemets » selon la triste et lamentable déclaration de Anne-Marie Lizin à l’époque.

Signez la pétition contre l’extradition d’Ali Aarrass : http://lapetition.be/en-ligne/petition-8046.html

Visitez le site créé en soutien à Ali Aarrass et pour sa libération : http://www.freeali.eu/

Séminaire Identités Culturelles et Immigrations


A l’initiative de l’asbl DéClik avec le soutien de Monsieur Alain Leduc, Echevin de la cohésion sociale à Saint-Gilles.

Nous organiserons un Séminaire sur l’éducation à la citoyenneté sous forme de 5 ateliers. Les ateliers seront gérés par deux animateurs-formateurs professionnels qui se chargeront également de rédiger les rapports et les synthèses pour chaque atelier. Les différents travaux des ateliers permettront l’élaboration et la réaliseront d’un guide, « connaissance des autres cultures et religions ».

Premier atelier de ce séminaire: « Identités Culturelles et Immigrations »

« A vrai dire, nous dit-elle, je me sens étrangère ici, je me sens étrangère dans le pays de mes parents.

Qui suis-je ? Quelle est mon histoire ? Quelle est celle de mes parents ? Quels sont mes repères ? Quelles sont mes valeurs ?

Mes projets, mes rêves… Comment pourrais-je arriver à me situer dans la société ?»

Ce premier atelier aura lieu le vendredi 8 octobre 2010 de 9h à 11h30, il abordera bien évidement les questions liées à l’identité culturelle et l’immigration et ce, grâce à Monsieur Hassan Bousseta (Intervenant), chercheur au FNRS et maître de conférence à l’Université de Liège.


Adresse: 35, rue du Fort 1060 Saint-Gilles (Salle Zabriski)
Entrée: 2€ (café, thé + croissants prévus)
Gratuit pour les groupes de + de 5 personnes ayant réservés
Réservation par mail: asbl_declik@live.be
Infos: 0484/934.234

Pour l’asbl DéClik
Samira Benallal/présidente

DéClik asbl
++32(0)484/934.234

Si vous aussi souhaitez soutenir notre asbl, tous vos dons à partir d’1€ sont les bienvenus

La vérité sur l’Euro-Manif 2010 à Bruxelles (Truth about Euro-Demonstration 2010)



..ou ce dont les medias et les syndicats préfèrent ne pas vous parler. L’état policier en Europe.

The truth about the Euro-Demonstration 2010 in Brussels (29 sept) or what medias and union traders don’t want to talk about: arrestations of pacifist demonstrators, police violence, infiltration of policemen among demonstrators, preventive arrestations, intimidations of independant journalists, collaborations of union traders with the police… The police state in EU.

Blog: http://dac.belgium.over-blog.com/
DAC sur Facebook:
Désobéissance Action Changement Activistes: http://www.facebook.com/group.php?gid…
Désobéissance Action Changement Sympathisants: http://www.facebook.com/pages/DAC-Des…
Email: dac.belgium@hotmail.com

Des Belges vont à nouveau tenter de briser le blocus de Gaza


Dans la foulée de la flottille humanitaire internationale pour la liberté (Freedom Flotilla), des organisations et des citoyens belges, dont certains anciens passagers de la flottille, ont décidé de participer à une nouvelle flottille qui prendra le large cet automne en direction de Gaza, indiquent vendredi les membres du projet dans un communiqué de presse.

Réunis sous la plate-forme « Belgium to Gaza », ils tenteront à nouveau de briser le blocus de Gaza. L’objectif est d’atteindre Gaza avec un groupe de citoyens belges et de l’aide humanitaire. « Car le blocus continue de plonger la population palestinienne dans des conditions de vie extrêmement difficiles.

C’est pour dénoncer cette situation intolérable que des citoyens belges ont décidé de se mobiliser », expliquent les membres du projet.
En mai dernier, une première flottille humanitaire internationale avait décidé de mettre le cap sur la bande de Gaza dans le but de briser le blocus. Bien qu’il se trouvait dans les eaux internationales, le convoi avait alors été arraisonné par l’armée israélienne et l’opération s’était soldée par la mort de neuf passagers. (belga)

01/10/10 18h02

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