Les derniers jours de Lumumba, l’homme traqué


COLETTE BRAECKMAN avec V.K.

Farouche partisan de l’indépendance du Congo, Patrice Lumumba a probablement signé son arrêt de mort le jour-même où celle- ci a été effective. Son discours du 30 juin 1960 dans lequel il raconte les souffrances infligées par le colonisateur heurte les Belges.

En quelques semaines, les ennuis ne vont pas tarder à s’accumuler pour le nouveau Premier ministre : mutinerie de la force publique ; sécession du Katanga déclarée par Moïse Tshombe, leader anti- communiste ; création de l’Etat autonome du Kasaï par Albert Kalonji, ex-compagnon de lutte de Lumumba.

Le 5 septembre, le président Kasa-Vubu révoque Lumumba et le 14, le colonel Mobutu prend le pouvoir. Patrice Lumumba est abandonné de tous : alors que ses partisans se sont organisés et ont fui vers Stanleyville (Kisangani), il se réfugie dans sa résidence de Léopoldville où il demande la protection des Nations unies.

En réalité, il est cerné par un double cordon : les Commissaires généraux mis en place par Mobutu ont décidé son arrestation et des militaires congolais entourent la maison. A quelques mètres, des Casques bleus veulent prévenir l’élimination du Premier ministre et empêcher ses partisans de se réorganiser. Immobilisé, deux fois prisonnier, Lumumba n’a rien perdu de ses talents.

Ayant réussi à convaincre à sa cause les militaires qui l’entourent, il décide de rejoindre ses partisans à Stanleyville, et dans la nuit du 27 au 28 novembre 1960, recroquevillé dans le coffre d’une voiture, il réussit à tromper la vigilance de tous.

Au lieu de foncer en direction du Haut-Congo, de semer au plus vite les soldats qui le traquent et les hélicoptères que la CIA met à la disposition de Mobutu pour repérer son convoi, Lumumba, qui est resté un homme politique, un tribun, traîne en chemin. Il harangue les paysans qui le reconnaissent et l’ovationnent, il rencontre un colon belge et prend le temps de lui expliquer son combat, et, alors qu’il a franchi la rivière Sankuru à Lodja, il n’hésite pas à retraverser le fleuve pour attendre son épouse Pauline qui a pris du retard.

C’est l’erreur fatale : le 2 décembre, l’armée congolaise le rattrape, le ramène à Léopoldville d’où il est envoyé au camp militaire de Thysville (aujourd’hui Mbanza Ngungu), gardé par les militaires congolais. ALéopoldville, les commissaires généraux s’inquiètent de l’ascendant du détenu, qui pourrait bien inciter les soldats à se mutiner et convaincre l’ONU de le remettre en liberté.

A Bruxelles, le ministre d’Aspremont Lynden souhaiterait une solution plus définitive. A toutes fins utiles, la Banque centrale pour le Congo belge et le Rwanda Urundi a versé un crédit spécial de 500 millions de FB à l’intention des Commissaires généraux qui ne resteront pas longtemps des étudiants désargentés.

Depuis Bakwanga au Sud-Kasaï, Albert Kalonji, malgré la haine qu’il éprouve envers son ancien allié, refuse qu’on lui envoie l’encombrant « paquet ». C’est le 17 janvier que Patrice Lumumba, ses deux ministres Mpolo et Okito entament leur dernier voyage, en direction du Katanga.

Les pilotes belges du DC4 de la Sabena ferment la porte de communication avec la carlingue et se bouchent les oreilles pour ne pas entendre les cris des prisonniers. Lumumba et ses compagnons sont en mauvais état lorsqu’ils sont amenés dans la maison Brouwez où sont déjà les durs du régime katangais, rejoints par leur Premier ministre Tshombe.

Après avoir été frappés par ces Katangais – son sang éclabousse leurs costumes – Lumumba et ses compagnons sont emmenés à 50 km d’Elisabethville et exécutés dans un coin de brousse sans même le simulacre d’un procès. Le commissaire de police belge Verscheure, qui a assisté à l’exécution, note dans son carnet : « 21 h 43 : dood »… Plus tard, un policier belge, Gerard Soete, avouera avoir dissous les corps dans l’acide et conservé deux dents en guise de souvenir. ■

Le Soir du 23 juin 2010, pp. 2 &3

L’assassinat de Lumumba s’invite à la Fête


BRAECKMAN,COLETTE; BELGA; KIESEL,VERONIQUE; BORLOO,JEAN-PIERRE

Le Soir, mercredi 23 juin 2010

Il y avait du monde mardi matin dans les locaux de la Ligue des droits de l’homme. Beaucoup de médias africains venus prendre connaissance de la plainte qui sera déposée à Bruxelles, en octobre, contre douze Belges qui auraient été impliqués dans l’assassinat de Patrice Lumumba peu après l’indépendance du Congo.

Pourquoi maintenant ?

Une question revenait sans cesse : alors que les faits sont connus depuis des années et que la plainte ne sera déposée qu’à l’automne, pourquoi l’annoncer maintenant ? L’avocat Christophe Marchand explique : « Nous n’avons pas l’intention de poser des problèmes à la Maison royale qui doit se rendre au Congo. Mais nous ne voulions pas déposer la plainte une fois qu’ils seraient là-bas. Nous l’avons fait avant pour qu’ils le sachent avant de partir. »

Outre cet aspect « royal », un élément symbolique intervient également, reconnaît l’avocat. « On parle beaucoup de l’indépendance mais il y a encore beaucoup de choses à éclaircir sur cette époque. Et surtout, il ne faut pas oublier cette absence de justice autour de la mort de Lumumba. Cet événement constitue un nœud dans les relations belgo-congolaises, il pose question sur le colonialisme, sur la façon dont on digère, par la suite, un tel événement historique. Et, avant de faire la leçon ailleurs, au niveau national il convient aussi de balayer devant sa porte. »

Pourquoi

en Belgique ?

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Voir aussi : la justice enfin pour ces morts insubmersibles

Lumumba et le péché originel du roi Baudouin


Ludo De Witte

mercredi 23 juin 2010, 11:28

Sociologue et historien flamand, Ludo De Witte est né en 1956. Il est spécialiste de l’histoire de la décolonisation du Congo belge. Il est, notamment, l’auteur de L’assassinat de Lumumba (Karthala, Paris, 2000).

L’anniversaire des 50 ans de l’indépendance congolaise à Kinshasa promet de laisser un arrière-goût d’amertume. C’est comme si, à des noces d’or, il y avait un terrible secret de famille dont on ne parlera pas, même si tout le monde le connaît, parce que « cela n’a plus d’importance », puisque, entre-temps, l’oncle que ce secret concerne est décédé. Au cours de ces festivités, personne ne dira rien de la camisole de force dans laquelle les Belges, les Américains, les Français ont maintenu le Congo au cours des années qui ont suivi l’indépendance. Il faut donc analyser les données qui restituent le contexte dans lequel se sont produites la déliquescence de l’Etat congolais et les souffrances de sa population : la dislocation du premier gouvernement congolais et l’assassinat de ses principaux leaders ; cinq années de répression de toute résistance, au prix de centaines de milliers de morts ; l’aide fournie à Mobutu pour qu’il s’empare du pouvoir ; et les dizaines d’années de soutien à son régime dictatorial.

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En Belgique, une plainte déposée à l’encontre de 14 dirigeants israéliens


mercredi 23 juin 2010, par La Rédaction

Deux avocats belges, Me Georges-Henri Beauthier et Alexis Deswaef, ont annoncé, mercredi 23 juin, à Bruxelles, le dépôt d’une plainte pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre à l’encontre de 14 dirigeants politiques et militaires israéliens. Elle vise des actes commis à la fin 2008 et au début 2009 à Gaza, lors de l’opération militaire « Plomb durci ».

La plainte cite, entre autres, Ehoud Olmert, Tzipi Livni et Ehoud Barak, respectivement premier ministre, ministre des affaires étrangères et ministre de la défense à l’époque des faits. Le vice-ministre de la défense et ancien général de Tsahal, Matan Vilnaï, est également cité, ainsi que divers hauts responsables de l’armée et des services de renseignement.

Agissant notamment pour le compte d’un médecin belge d’origine palestinienne, Anouar Rashid Saïd El-Okka et ses deux frères, dont les champs de fruits et d’oliviers ont été intentionnellement détruits et brûlés au phosphore, les deux avocats s’appuient sur les dispositions de loi belge en matière de compétence universelle.
Leur plainte vise aussi le bombardement de la mosquée Al-Maqadmah, à proximité du camp de réfugiés de Jabaliya. Seize civils, dont des enfants, avaient été tués lors d’une attaque censée viser des militants du Hamas. Les avocats belges représentent 13 victimes, blessées ou qui ont perdu un proche.

Me Beauthier et Deswaef déposent au parquet fédéral belge un document très fouillé de 70 pages, reprenant, entre autres, les conclusions d’un rapport des Nations unies (la « mission Goldstone ») sur les violences commises à Gaza. Il invite la justice belge à se saisir de leur plainte étant donné que « la Palestine n’étant pas reconnue comme Etat, son appareil judiciaire ne permet pas de telles poursuites ».

Quant aux juridictions israéliennes, « elles ne présentent pas les qualités d’indépendance, d’impartialité et d’équité, telles qu’exigées par le droit international des droits de l’homme », note le texte.

Ce n’est pas la première fois que la justice belge est confrontée à une plainte concernant Israël. En 2001, des Palestiniens et des Libanais avaient tenté de faire juger l’ancien premier ministre Ariel Sharon pour les massacres des camps de Sabra et Chatila, en 1982. L’affaire avait tourné à l’incident diplomatique et la Belgique avait, dans la foulée, décidé de restreindre la portée de sa loi de compétence universelle.

Celle-ci prévoit désormais un critère de « rattachement », à savoir l’implication directe d’un citoyen belge. Ce critère est rempli dans le cas présent, le docteur El-Okka possédant la nationalité belge.

Les biens que ce dernier possédait avec ses deux frères ont été entièrement dévastés, et son puits d’eau rendu inutilisable, alors que les cultures visées constituaient les seules ressources de sa famille, dans la région d’El-Zeytoun au sud-est de Gaza. Selon ses avocats, la région ne comportait aucun combattant palestinien et aucune arme n’y était stockée.

Source (Mercredi, 23 juin 2010 – Avec les agences de presse)

Lettre ouverte à Jean-Luc Dehaene concernant Dexia Israël


La plate-forme répond à la lettre de Jean-Luc Dehaene suite à l’assemblée générale de Dexia du 12 mai 2010.

Le mercredi 12 mai 2010 environs 25 actionnaires ont posé des questions pertinentes durant l’assemblée générale de Dexia à Bruxelles. Après l’AG le président Jean-Luc Dehaene, irrité dépêche Pierre Mariani pour faire toute la clarté, dixit De Tijd.

La réponse de Dexia, en annexe, s’est fait attendre jusqu’au début juin, mais ne satisfait pas l’attente de la plate-forme.

La lettre d’Intal :

Cher Monsieur Dehaene,

Nous vous remercions pour votre lettre en réponse aux questions que nous avions posées lors de l’Assemblée Générale de Dexia le 12 mai dernier. Bien que votre lettre ne réponde que partiellement à nos questions, nous tenons à y réagir. On ne peut laisser sans réponse une lettre d’un ancien Premier Ministre, d’un Parlementaire européen et du Président de Dexia.

Je prends la liberté d’en venir immédiatement au cœur du problème. Vous niez que nos documents prouvent que Dexia a à nouveau consenti des prêts aux colonies en territoire palestinien occupé.
N’entrons pas dans une discussion technique. Les documents montrent de toute façon que Dexia Israël reste un intermédiaire pour le financement des colonies et reste donc toujours concernée par leur construction. Par son soutien actif à sa filiale israélienne, Dexia rend l’occupation possible. Comment une banque belge peut-elle justifier de telles pratiques auprès de ses actionnaires? Et surtout maintenant que le gouvernement israélien est intervenu d’une façon brutale à l’encontre d’un convoi humanitaire et que par ailleurs il continue à démolir des maisons palestiniennes à Jérusalem-est.

Votre lettre nous a permis d’avoir une meilleure idée des subtilités que déploie Dexia Israël pour persévérer dans sa politique. De nouveaux documents du groupe israélien ‘Who Profits’ – que nous allons envoyer par la poste et publier sur notre site – montrent l’importance des transactions. Depuis juin 2008, Dexia Israël a assuré aux colonies illégales des emprunts pour un montant de 17.000.000 €, et au cours de la première moitié de cette même année, ce montant se chiffre à 16.000.000€.
Les 11 colonies concernées sont : Gush Etzion regional council, Jérusalem, Beitar Illit, Shomron regional council, Emanuel, Oranit, Mate Beyamin regional council, Golan Heigts regional council, Kedumim, Har Hebron regional council et Giva’at Ze’ev.

Et non, M. Dehaene, le fait que ces montants n’apparaissent pas dans la comptabilité de Dexia n’est pas fait pour nous rassurer. Les montants que la Loterie Nationale Israélienne transfère aux colonies illégales en Palestine par l’intermédiaire de comptes Dexia n’apparaissent pas non plus dans la comptabilité. On peut se demander si une banque peut, en connaissance de cause, offrir ses services pour financer des activités illégales.

Dans votre lettre, vous nous informez que Dexia Israël fournit ses services aux colonies et à l’Etat d’Israël sans la moindre commission ni profit. Dexia fournirait vraiment des services gratuits à ses clients ?
Vous prétendez qu’il y a un accord obligeant Dexia Israël à fournir au gouvernement israélien ce type de services. Une telle affirmation nous pose problème.

Premièrement, on nous ferait croire que le financement de colonies illégales pourrait être justifié par un contrat, quod non. Ensuite, et cela est fort étrange, il semble que le contrat auquel vous faites allusion n’existe plus.
Dans le rapport d’activités 2009 de Dexia Israël, en page 132 nous lisons que ce contrat a expiré le 31 décembre 2008. Dexia Israël a donc décidé de son propre gré de continuer à fournir ses services en fonction de l’occupation et à en tirer profit.
Il y a plus grave. En page 35, Dexia Israël déclare qu’elle fera tout son possible pour minimiser les conséquences négatives dues à l’expiration de ce contrat. De quelles conséquences négatives s’agit-il, M. Dehaene, puisque Dexia Israël ne touche aucune commission ni profit de ce contrat ?

Nous sommes également étonnés que vous essayez de justifier la politique de Dexia Israël en Palestine occupée, en vous référant au financement de communes arabes en Israël. Cela nous semble complètement hors de propos : comme si la non-discrimination d’une partie de la population vous donnait un blanc-seing pour le soutien de l’occupation illégale.

Et pour finir, ceci encore. Lors de l’assemblée générale de Dexia le 12 mai 2010, il vous a échappé que ‘Jérusalem-Est n’existe vraisemblablement pas’. Est-ce pour cette raison que vous n’avez aucune objection à ce que votre filiale finance la ville de Jérusalem ? Cette ville continue pourtant à démolir au bulldozer des maisons à Jérusalem-Est -inexistante.

Vous pouvez comprendre que nous soyons fort désappointés par le contenu de votre lettre. D’après vos écrits et sur base des documents mis en lumière par ‘Who Profits’, nous pouvons conclure que Dexia Israël continue a être impliquée dans le financement des colonies illégales en Cisjordanie, y compris à Jérusalem.

M. Dehaene, ne serait-il pas temps pour Dexia de se défaire de Dexia Israël ? Ce serait la seule manière de rompre tout lien avec l’occupation, ce qui est l’exigence centrale de la plate-forme « Palestine occupée-Dexia impliquée ».

Je vous prie de croire, Monsieur Dehaene, en ma parfaite considération.

Mario Franssen
woordvoerder | porte-parole
‘Israël koloniseert – Dexia financiert’ | ‘Palestine occupée – Dexia impliquée’

Voir le reste ici malheureusement, la lettre de Dehaene est en néerlandais.

Plainte de proches de P. Lumumba contre des Belges


22.06.10 – 07:41

Trois fils de l’ancien Premier ministre congolais, Patrice Lumumba, portent plainte contre une dizaine de Belges, complices présumés de son arrestation et de son assassinat en janvier 1961, une plainte pour crimes de guerre, des crimes imprescriptibles en droit.

Ce sont nos confères du Soir et du Standard qui annoncent cette action judiciaire. Les avocats chargés de la défense des fils de Patrice Lumumba donneront une conférence de presse ce mardi mais on connaît déjà leur argumentation : il s’agit de crimes de guerre, dans un pays indépendant.

Rappelons les faits : le Premier ministre du Congo indépendant, Patrice Lumumba, est limogé en septembre 1960 par le président Kasavubu. Joseph Mobutu s’empare du pouvoir. Patrice Lumumba tente de prendre le fuite. Il est arrêté et transféré au Katanga, en pleine sécession. Il est torturé et puis assassiné le 17 janvier 1961. Son corps sera dissous dans de l’acide. Des militaires belges et des agents secrets ont participé à l’opération d’élimination de Patrice Lumumba.

49 ans après les faits, trois des enfants de Patrice Lumumba déposent plainte pour complicité de guerre contre une dizaine de Belges. Les noms des accusés ne sont pas connus. Sans doute ne sont-ils plus tous vivants. Selon nos confrères il s’agit de militaires et de policiers.

Les plaignants s’appuient, entre autres, sur les conclusions de la commission d’enquête parlementaire de 2001 qui avait conclu à la responsabilité morale de la Belgique. Le gouvernement Verhofstadt, avait présenté les excuses de la Belgique au Congo. Mais pour les plaignants et leurs avocats cela ne suffit pas : le parquet aurait dû lancer une action pour identifier et sanctionner les agents d’exécution de l’élimination de Patrice Lumumba.

Le Congo fête dans huit jours le 50e anniversaire de son indépendance.

M.S. avec Françoise Nice
source

Interview de Philippe Geluck réalisée avant le 13 juin 2010


anniebannie a résolu le problème de son appartenance ethnique et linguistique en disant :
je suis moi et
la langue est ma patrie.Des patries, elle en a plusieurs, la Syrie entre autres, la Belgique également ou ce qui en restera.

Interview de Philippe Geluck, un artiste bien connu, notamment à Paris.

Autrefois belgicain, le chatoyant dessinateur humoriste ne veut plus de
cette Belgique-là. Et ça ne l’amuse pas.

Si une majorité de Flamands veut foutre le camp, qu’elle foute le camp!

Lorsqu’on évoque les très prochaines élections, même les responsables
politiques ont beaucoup de mal à dissimuler leurs pieds de plomb. Mais il y
a plus profond: dans la population, ce pays a fini par susciter une profonde
lassitude. Parce que les extrémistes du Nord ont fini par donner le cap des
comportements politiques, le sentiment que la Belgique a déjà franchi un
point de non-retour est plus que perceptible au Sud. Sentiment aggravé par
la conviction qu’un palier supplémentaire sera franchi le 13 juin, par un
vote massif en faveur des nationalistes flamands. Mais cette Belgique de
l’exclusion, certains n’en veulent plus.

Parmi eux, Philippe Geluck. Le dessinateur du Chat était un unitariste
jusqu’ici convaincu, imprégné qu’il était par la grâce biculturelle dont
bénéficiait notre petit pays. Mais les comportements d’une certaine Flandre
ont tout chamboulé: « J’ai passé ma jeunesse et le début de ma vie d’adulte à
Bruxelles. Puis j’ai longtemps habité en Wallonie, où j’ai peut-être moins
perçu ce qui se tramait réellement au nord du pays. Récemment, je suis
revenu habiter à Bruxelles. Cette plus grande proximité avec la Flandre
d’aujourd’hui m’a ouvert les yeux. Je ressens plus fortement le virage
qu’ont pris trop de Flamands. Et ce que je vois est détestable.
Inconciliable, en tout cas, avec ma conception du vivre ensemble, et même de
la démocratie. Ma déception est immense. » Et le coup de sang est à la
hauteur du désenchantement.

Récemment, vous déclariez dans un quotidien que « ce qui faisait la
spécificité et la richesse de la Belgique est devenu sa principale raison de
se séparer ».

Philippe Geluck – Oui. La vraie Belgique, celle de la diversité, du mixage
linguistique et culturel, représente quelque chose pour moi. J’ai toujours
dit et je continue de dire que j’aime la culture flamande et les Flamands.
Mais quand la Flandre me crache constamment au visage, ça va comme ça.
Disons que je suis patriote. Mais le patriotisme, c’est l’amour des autres.
Le nationalisme, c’est la haine des autres. Je suis très triste de voir
qu’au nord de mon pays, il y a de moins en moins de patriotes et de plus en
plus de nationalistes.

Ils le sont tous?

On nous dit qu’une majorité de Flamands tient encore à ce que j’aime dans la
Belgique. Mais alors, j’aimerais bien qu’ils me le montrent! Or, c’est tout
le contraire qui se passe. Qu’ils me le montrent le 13 juin par les urnes.
Qu’ils me le disent dans la presse. Qu’ils me le montrent en arrêtant toutes
ces mesures « anti-francophones ». Qu’ils me le montrent en arrêtant de
participer par dizaines de milliers au Gordel, cette « promenade » cycliste
autour de Bruxelles. Des pères et mères de famille avec leurs enfants font
le tour de Bruxelles à vélo, pour bien dire aux Bruxellois francophones:
vous êtes nos prisonniers, on vous encercle! Sous couvert d’une randonnée
familiale, c’est une manifestation de mépris et de haine.

[…]

Vous rejoignez donc Olivier Maingain, qui a comparé certaines pratiques
flamandes avec celles de l’Occupation allemande?

Je trouve qu’il y a des parallèles. Il faut voir ce qui se passe sur le
terrain, en Flandre. Quand la commune d’Overijse organise un bureau de
délation anti-francophone, ça doit quand même nous rappeler quelque chose.
Ce qui m’inquiète le plus, c’est que tout est écrit. Que des intellectuels
flamands ou des autorités se mobilisent pour organiser l’exclusion, puis en
fassent des écrits. Cette manière d’étouffer Bruxelles en la sous finançant
pour en faire un objet de chantage, ils l’ont écrite! La « doctrine Maddens »,
du nom de ce professeur d’université de la KUL qui préconise d’assécher
l’Etat fédéral de ses ressources pour que, finalement, les francophones
soient demandeurs de plus d’autonomie, c’est un écrit. Des décrets comme le
« Wooncode » sont des mesures d’exclusion de type raciste, et c’est écrit!
Tous ces écrits font froid dans le dos. Comme Mein Kampf aurait dû alerter
l’opinion internationale. Tout était écrit!

Et s’est réalisé…

Les Flamands pourraient encore empêcher la réalisation de ces doctrines
d’exclusion et de haine par voie démocratique. Mais le pire, c’est que
certains veulent vraiment les réaliser. C’est ça qui est devenu
irrespirable. En Flandre, les nationalistes et les extrémistes tiennent le
gouvernail. Et négocier avec ces gens-là, c’est entrer dans leur logique. Si
vous faites une concession pour montrer votre bonne volonté, ils la
saisissent puis exigent le truc suivant en inventant d’autres exclusions
pour mettre la pression. On ne peut pas entrer dans cet engrenage. C’est
pour cela qu’il faut changer la Constitution, et y inscrire la possibilité
de faire des référendums.

Pour définitivement poser aux Flamands la question de la rupture avec la
Belgique francophone?

Oui. Si c’est non à la rupture, il faudra qu’ils en déduisent une série de
choses: le respect des solidarités, des minorités et des droits humains
fondamentaux qu’ils ne respectent pas pour l’instant. Si c’est oui, il
faudra que les démocrates flamands se demandent où commence et où s’arrête
la solidarité au sein d’une Flandre devenue indépendante. Après s’être
désolidarisés des francophones, que feront-ils si une partie de la Flandre
est plus pauvre qu’une autre? Ils vont aussi l’exclure pour ne conserver
qu’une Flandre triomphante? Ça peut aller loin, ce genre de logique. Ça peut
aller jusqu’à une logique de sous citoyens. C’est là que ça rejoint la
logique du IIIe Reich.

Le 13 juin, la N-VA pourrait devenir le premier parti flamand. Quelle serait
votre réaction?

Je commencerai à regarder les annonces immobilières à l’étranger. Sans
déconner! Ces gens me glacent. Est-ce que je pourrai encore vivre dans un
pays où des nationalistes et des néo-fachos du Vlaams Belang façonnent les
mentalités? Est-ce que, comme les Juifs dans les années 1930, je ne dois pas
me dire: il est temps de quitter l’Allemagne?

Vous seriez prêt à entamer un processus de séparation dès maintenant?

Moi, je suis un démocrate. Si une majorité de Flamands dit qu’elle veut
foutre le camp, eh bien qu’elle foute le camp! Nous signerons l’acte de
séparation. Mais pas à n’importe quel prix. Vous avez votre indépendance,
mais à condition que nous gardions le nom de Belgique, qui sera composée de
Bruxelles, de la Wallonie et aussi des communes à facilités. Ce qui assure
donc un lien territorial entre la Wallonie et Bruxelles, via
Rhode-Saint-Genèse et quelques kilomètres carrés de forêt de Soignes, au sud
de Bruxelles, où les arbres ne parlent aucune langue. S’ils veulent qu’on
respecte leur volonté d’indépendance, il faudra aussi qu’ils respectent le
vote d’une majorité de francophones: vivre dans un autre espace que le leur.
Mais avec une grosse nuance par rapport à la Flandre actuelle: les
démocrates flamands seront les bienvenus dans cette nouvelle Belgique. Et
ils seront respectés dans leur identité linguistique.

Vous avez le sentiment d’un énorme gâchis?

Tout ça m’attriste. Je parle les deux langues, je crois en la richesse de
l’intégration des cultures. Mais aujourd’hui, trop de Flamands se fichent de
cela. Vous pouvez être parfait bilingue, ouvert à leur culture, vous serez
toujours le francophone à exclure. Une fois de plus, malheureusement, on
peut refaire un parallèle avec ce qui s’est produit en Allemagne: vous aviez
beau être Allemand, parler la langue parfaitement, aimer Beethoven et
Goethe, si vous étiez Juif, vous deviez être exclu. C’est là qu’on est dans
l’apartheid, le racisme, la haine de l’autre. Tout ça m’est odieux.

Stop à la « sionisation » de nos institutions !


En avril 2007, le gouvernement bruxellois a reconnu avoir accordé des licences d’exportations à la Sabca dans le cadre d’un contrat avec Israël Aerospace Industries Ltd. En 2007, la Belgique était le cinquième exportateur d’armes européen vers Israël.

En décembre 2008, l’Union européenne a décidé le « rehaussement » des relations bilatérales avec Israël. Quelques jours plus tard le territoire de Gaza était mis à feu et à sang par l’armée israélienne qui avait donc carte blanche pour commettre, en toute impunité, des « crimes de guerre », voire des « crimes contre l’humanité ».

En 2009, les Nations-Unies adoptent le rapport Goldstone, celui-ci dit que des « actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité » avaient été commis durant les massacres contre la population de Gaza fin décembre 2008. La Belgique lors du vote de la résolution s’abstient !

Neuf mois après le massacre de Gaza, un tapis de fleurs était offert par la Ville de Bruxelles, à Tel-Aviv. Un an après, la Direction du Commerce extérieur du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, en collaboration avec Flanders Investment & Trade et AWEX, organise une mission économique multisectorielle en Israël. Cette mission a eu lieu du 6 au 10 décembre 2009 à Tel-Aviv.

En mai 2010, la « flottille pour la liberté » tente de forcer le blocus de Gaza en apportant une aide humanitaire aux assiégés. La flottille est attaquée dans les eaux internationales par les « pirates militaires » israéliens qui tuent 9 turcs, blessent et prennent en otage les civils présents sur les bateaux dont 5 Belges.

L’ONU vote une résolution pour la mise en place d’une « mission d’enquête internationale ». La Belgique lors du vote de la résolution s’abstient !

AUJOURD’HUI ?

L’aéroport belge de Bierzet est toujours un point de passage obligé pour les armes israéliennes. Dans le rapport semestriel du gouvernement concernant l’importation, l’exportation et le transit ainsi que la lutte contre le trafic d’armes (période du 1er juillet au 31 décembre 2009), on constate qu’une licence d’arme en destination d’Israël a été accordée par le gouvernement bruxellois, dans la catégorie industrie – matériel lourd pour un montant de 772.130 euro.

Nous pouvons constater aussi l’achat à Israël d’armes légères pour un montant de 13.148 euro. Ces armes vont-elles servir à « sécuriser » nos quartiers où est mis en place la « tolérance zéro » ?

Ce dimanche 06 juin 2010, une manifestation pro-sioniste était organisée devant l’ambassade d’Israël à Bruxelles. Cette manifestation était organisée par plusieurs organisations de jeunesse juive (Hanoar Hatzoni, Habronim Dror, Hashomer Hatair, Bne Akiva, UEJB) avec le soutien du CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique). Plusieurs mandataires du MR (dont Corinne De Permentier et Viviane Teitelbaum) et du PP (dont Mischael Modrikamen et Joël Rubinfeld) étaient présents à cette manifestation.

Deux intervenants, David Welner, Président de l’UEJB (Union des étudiants Juifs de Belgique) et Tamar Samash (ambassadrice d’Israël en Belgique) se sont vus offrir les services de la police bruxelloise ! S’adressant à la foule en utilisant le mégaphone de la camionnette des policiers belges, la diplomate israélienne a comparé les récentes victimes du bateau turc à « des cinglés qui viennent se fracasser contre un mur ».

Une dizaine de militants Egalitaires étaient présents pour contre-manifester (à l’écart et encadrés par la police) avec des drapeaux palestiniens collés sur la bouche.

La Belgique peut, seule, sans attendre l’accord de ses partenaires européens, prendre quelques mesures. Nous demandons donc de notre gouvernement :

· qu’il exige immédiatement la mise en liberté de tous les ressortissants belges et internationaux retenus ;

· qu’il exige la restitution des bateaux arraisonnés et l’acheminement des marchandises qu’ils contenaient vers la bande de Gaza ;

· la suspension immédiate des relations diplomatiques entre la Belgique et Israël ;

· la fermeture de l’ambassade israélienne et l’expulsion de l’ambassadeur israélien à Bruxelles ;

· le retour de notre ambassadeur/consul belge posté en Israël ;

· l’instauration du visa à tous les citoyens israéliens désirant se rendre en Belgique, tant que l’État d’Israël empêchera nos concitoyens de se rendre librement en Palestine ;

· qu’il avise les citoyens belges qui effectuent leur service militaire en Israël, qu’ils ne sont pas autorisés à servir dans les territoires occupés. Leur participation aux actions d’une armée d’occupation pourrait entraîner des poursuites judiciaires.

· qu’il lance une campagne pour tracer l’origine des produits israéliens exportés en Belgique et interdire (pas seulement taxer) les produits des colonies ; il s’agit seulement de se conformer au droit et aux décisions de l’Union européenne.

Nordine Saïdi

1er sur la liste Egalité

Carte blanche refusée


A la suite de l’attaque meurtrière israélienne sur la flottille humanitaire Free Gaza, une « carte blanche » (texte ci-dessous) a été rédigée par des professeurs d’Universités et divers acteurs de la société civile. La publication de ce texte a été refusée par les deux quotidiens belges francophones de référence, Le Soir et La Libre Belgique ainsi que par le quotidien français Le Monde. L’argument avancé par les trois journaux est identique : « Manque de place ! ». Il est à noter qu’entre l’envoi de notre texte à La Libre Belgique et la réception de leur réponse négative : il s’est exactement écoulé 18 minutes …

Les auteurs sont aussi consternés par ce triple refus que par la gravité des faits qui ont suscité le texte. Contournant ce rejet d’ouvrir un débat à la hauteur de l’indignation planétaire qu’à provoqué le dernier crime de l’État d’Israël, nous avons entrepris de faire circuler ce texte en dehors des médias traditionnels. Nous vous invitons à le diffuser largement. Sa circulation massive démontrera la futilité des efforts de ceux qui pensent qu’il est encore possible aujourd’hui d’étouffer un débat légitime et nécessaire.

Olivier Mukuna

La Belgique, complice de crimes de guerre ?

En 2009, le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies adopte une résolution condamnant l’absence de collaboration d’Israël à l’enquête de la commission conduite par le juge Goldstone. Son rapport concluait que des « actes assimilables à des crimes de guerre et peut-être, dans certaines circonstances, à des crimes contre l’humanité » avaient été commis par l’armée israélienne et des militants palestiniens lors de l’offensive militaire israélienne contre Gaza fin décembre 2008. Que fait la Belgique lors du vote de ladite résolution? Elle s’abstient !

1,5 millions de Gazaouis survivent dans une bande de terre équivalente à 1% de la superficie du territoire belge, en situation de catastrophe humanitaire depuis l’embargo illégal imposé par Israël en juin 2007. Un convoi civil maritime tente de forcer ce blocus en apportant une aide humanitaire aux assiégés. Il est assailli dans les eaux internationales par les militaires israéliens qui tuent, blessent ou enlèvent un nombre encore indéterminé de civils dont 5 Belges. Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU vote une résolution relative à la mise en place d’une « mission d’enquête internationale ». Que fait la Belgique? Elle s’abstient !

Le blocus de Gaza est justifié par la prise du pouvoir par le Hamas en juin 2007. Mais pourquoi celui-ci ne pourrait-il pas exercer le pouvoir, alors qu’il a gagné les élections en janvier 2006 dans l’ensemble du territoire plus ou moins administré par les Palestiniens? En quoi le Hamas serait-il moins légitime que le parti d’extrême-droite du ministre israélien des Affaires étrangères ?

Le Hamas est accusé de vouloir détruire Israël, ce qui est supposé justifier toutes les sanctions contre les habitants de Gaza. Mais la revendication fondamentale du Hamas, comme de tout le mouvement national palestinien depuis la création d’Israël en 1948, c’est le droit au retour pour les réfugiés expulsés ou ayant fui à l’époque. Au nom de quoi refuse-t-on à des réfugiés de rentrer chez eux après un conflit? De plus, ce droit est sanctionné à la fois par l’article 13 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme et par la résolution 194 du Conseil de Sécurité de l’ONU. Mieux, comment peut-on considérer qu’un « peuple » a le droit de « revenir » sur une terre habitée par ses supposés ancêtres il y a 2000 ans, mais que les habitants de cette terre en 1948 ou leurs enfants n’ont pas ce droit ?

En pratique, le mouvement national palestinien, y compris le Hamas, accepte de renoncer à ce droit et se borne à demander l’établissement d’un Etat palestinien sur les seuls 22% de la Palestine historique conquis par Israël en 1967. Plus globalement, un plan de paix adopté par le Sommet arabe en 2002 propose la reconnaissance d’Israël par les Etats arabes en échange de son retrait des territoires conquis en 1967. Ceux-là même que la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’ONU exige qu’Israël évacue.

Depuis le « processus de paix » d’Oslo, qui remonte à 1993, cette solution -deux Etats pour deux peuples – est bloquée. Mais par qui ? Comment peut-on penser que c’est le faible, celui qui n’a pas d’Etat, qui empêche le fort de lui en octroyer un ? Quand la résistance palestinienne est non violente, on étend la colonisation. Quand elle devient violente, Israël en prend prétexte pour justifier l’arrêt des négociations.

Guerre du Liban, blocus et assauts contre Gaza, assassinats ciblés de leaders politiques palestiniens, extension constante des colonies et aujourd’hui, attaque en haute mer de civils ressortissants de plus de 40 pays différents. A chaque fois, Israël oppose la même justification : sa raison d’Etat prime sur le droit et les Institutions internationales. Un tel mépris de la Communauté internationale n’est possible que par la complaisance conciliante des gouvernements des Etats-Unis et de l’Union Européenne.

Sans doute les pacifistes du Free Gaza Flotilla n’avaient-ils plus grande confiance dans les organisations internationales pour exprimer leur refus du blocus de Gaza. Ils ont cher payé, certains de leur vie, la lâcheté de leurs représentants politiques, souvent si prompts à condamner verbalement Israël pour mieux occulter leur obstruction à toute action coercitive sanctionnant l’état hébreu. La récente adhésion d’Israël à l’OCDE à l’unanimité de ses membres, dont la Belgique, n’est pas faite pour les contredire.

Faut-il rappeler qu’en 2007 la Belgique fut le cinquième exportateur d’armes européen vers Israël ?

Faut-il rappeler que les aéroports belges demeurent des points de passage obligés pour les importations israéliennes ? Que l’Union Européenne est le premier partenaire commercial d’Israël ?

Faut-il rappeler que le droit international reconnait la légitimité de la résistance armée en cas d’occupation ? Que face à la répression coloniale, les peuples recourent bien souvent à la violence, y compris parfois sous des formes terroristes ?

Faut-il rappeler que l’immense majorité du monde non occidental, ainsi qu’une partie croissante de notre opinion publique, s’indignent de la duplicité de nos représentants politiques et considèrent que celle-ci discrédite nos principes et valeurs démocratiques?

Il convient donc de prendre acte de la complicité passive de nos Autorités et de balayer devant notre porte : comment pouvons-nous en tant que citoyens de Belgique nous désolidariser de l’ethnocide en cours des Palestiniens ?

Notre intérêt bien compris doit nous mener à répondre positivement à l’appel de la société civile palestinienne demandant le boycott d’Israël tant qu’il violera le droit international.

Jamila Bouajaja (Economiste ULB)

Jean Bricmont (Professeur UCL)

Souhail Chichah (Economiste ULB)

Jean-Marie Dermagne (Avocat et ancien Bâtonnier)

Jamal Essamri (Sociologue)

Oscar Flores (CRER – Coordination de solidarité avec les réfugiés)

Bahar Kimyongür (Membre du Front populaire – Turquie)

Olivier Mukuna (Journaliste)

Monique Mbeka Phoba (Réalisatrice)

Anne Morelli (Professeure ULB)

Nouria Ouali (Sociologue ULB)

Pierre Piccinin (Professeur Sciences-Po Ecole Européenne)

Aurore Van Opstal & Abdellah Boudami (Co-auteurs de « Israël, parlons-en ! »)

Elections Belgique Egalité



et les collègues :

VIDEO: Nordine Saidi

Nordine Saidi, 1er sur la liste Egalité, sur la Palestine, l’égalité devant la précarité, la discrimination, le colonialisme belge, … Avec une brève apparition de Daniel Vanhove, 17e sur la liste Egalité.

Durée 7’30 min. http://www.youtube.com/watch?v=_SemDSvIpmY

VIDEO: Amina Amadel

Egalité pour les néerlandophones et les francophones. Amina Amadel, 5e sur la liste Egalité, habite à Zellik, en Flandre unilingue, juste à côté de Bruxelles capitale bilingue. Les francophones y sont discriminé(e)s dans l’administration, dans l’enseignement, dans la recherche d’un logement. Amina plaide pour l’élargissement de la région de Bruxelles bilingue et contre la scission de Bruxelles-Halle-Vilvorde BHV. Pour l’égalité de tous les citoyens. Durée 3 min. http://www.youtube.com/watch?v=UYiBQMVRdJY

VIDEO: Farida Aarras et Fatima-Zohra Hdidouan

« Dans les quartiers populaires, nous sommes tous des Palestiniens », disent Farida Aarras et Fatima-Zohra Hdidouan (2e et 7e sur la liste Egalité). Durée: 3 min. http://www.youtube.com/watch?v=aCf2ylrgdIU

VIDEO: Nadine Rosa-Rosso

Nadine Rosa-Rosso, 3e sur la liste Egalité parle de la pauvreté à Bruxelles et les discriminations.

Durée: 6 min. http://www.youtube.com/watch?v=qfh4rR6ohwI

VIDEO: Fatima et William sur la mobilité

Fatima Hamyani (9e sur la liste EGALITE) et William Van Duffel (12e sur la liste EGALITE) sont deux personnes à mobilité réduite.

Ils s’intéressent aux difficultés de l’emploi, de la mobilité, de l’accessibilité des bâtiments. Et ils s’engagent dans EGALITE. http://www.youtube.com/watch?v=Ib3gSog_Fcs

VIDEO: Luk Vervaet

Luk Vervaet, 11e sur la liste Egalité, plaide pour des alternatives à l’incarcération massive et pour le mouvement anti guerre. Durée: 2’30 » min http://www.youtube.com/watch?v=Zzxw4Xegzo4

VIDEO: Richard Delvaux

Richard Delvaux, 18e sur la liste Egalité parle de l’aspect négatif du colonialisme belge et de la précarité à Bruxelles. Durée: 2 min. http://www.youtube.com/watch?v=DKy0HppgtL4

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