L’enjeu israélo-palestinien, un brûlot… bruxellois


18 décembre 2009 · Le Vif/L’Express · Marie-Cécile Royen

La Ville de Bruxelles et le parlement bruxellois sont mis sous pression par des élus propalestiniens hostiles à Israël. Une transposition du conflit du Proche-Orient? Les partis politiques s’y brûlent… en paroles.

Le conflit israélo-arabe est en passe de devenir un enjeu de politique locale à Bruxelles. Aux élections régionales de juin 2009, le petit parti radical bruxellois Egalité a fait campagne sur deux thèmes: l’international (Palestine, Irak, Afghanistan, Congo…) et le local (l’infériorisation des enfants d’immigrés). Il a obtenu plus de 4000 voix. Pas énorme. Néanmoins, ce micro-parti islamo-gauchiste agit comme un révélateur de tendances. Les deux causes sur lesquelles il veut attirer l’attention – la déréliction des jeunes des milieux populaires et l’impéralisme judéo-occidental – sont brandies jusqu’à se confondre émotionnellement. Cette virulence fait parfois irruption sur la scène politique conventionnelle, qui se réveille alors avec une mauvaise gueule de bois. La preuve par le débat qui s’est tenu, le 9 décembre dernier, en commission des Affaires économiques du parlement bruxellois, autour de la question des relations commerciales avec l’Etat d’Israël.

Il s’agissait de pas grand chose, en somme: une mission économique multisectorielle organisée en Israël du 6 au 10 décembre par Bruxelles Export, conjointement avec les Régions wallonne et flamande. But: promouvoir dix entreprises, dont quatre bruxelloises, actives dans les services médicaux, les jeux vidéo, le traitement des déchets et les loisirs. Mais ce voyage a déplu aux députés Jamal Ikazban (PS), Ahmed El Khannouss (cdH) et Sarah Turine (Ecolo), membres de la majorité de l’olivier et, tous trois, échevins ou conseillère communale molenbeekois.

«L’argent a la couleur du sang»

En séance, Jamal Ikazban s’est interrogé “fortement” sur le bien-fondé de cette mission au regard de la situation politique et la manière ont Israël a mené son attaque contre Gaza en décembre 2008 et janvier 2009. Il s’est référé au rapport Goldstone (NDLR: commandé par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU), “accablant avant tout pour Israël” et a mis en doute le caractère démocratique d’Israël

La vice-présidente d’Ecolo, Sarah Turine, après avoir critiqué sévèrement Israël, a voulu s’assurer que les partenaires israéliens des firmes belges n’étaient pas liés à la colonisation. Ahmed El Khannouss (cdH), par ailleurs conseiller au cabinet du ministre régional de l’Economie Benoît Cerexhe, a repris les arguments qu’il avait déjà développés dans La Capitale, en octobre: “Une mission dans un pays qui bafoue les droits des Palestiniens et qu’un rapport de l’ONU juge avoir commis des crimes de guerre très graves est inopportune. C’est un mauvais message. Dire qu’il ne faut pas mélanger économie et politique est absurde”.

L’ennui, c’est qu’aucun autre pays au monde, y compris ceux qui se rendent coupables des pires violations des droits de l’homme et avec lesquels la Belgique entretient des relations commerciales, n’a jamais suscité un tel intérêt dans l’enceinte bruxelloise. La députée Viviane Teitelbaum (MR) n’a pas manqué de le relever. “Attaqué depuis sa création et bien qu’il ne soit pas à l’abri des critiques, l’Etat d’Israël est une démocratie et un pays ami, a-t-elle rappelé. Dès lors que des relations diplomatiques existent, que des relations culturelles et économiques existent, je ne comprends pas le sens des interpellations de mes collègues. J’ai toujours plaidé contre tous les boycotts qui fragilisent et radicalisent les populations”.

Lorsque le ministre Benoît Cerexhe a défendu la mission, lui déniant tout caractère de soutien au gouvernement israélien, le député Izkaban s’est fâché… tout rouge: “Si l’argent n’a pas d’odeur, il a en tout cas une couleur… et cette couleur, c’est celle du sang”. Choquée, Viviane Teitelbaum confie que le débat transpirait la “haine”.

Un tapis de fleurs bruxellois pour Tel-Aviv

Ce n’est pas la première fois que les Bruxellois connaissent des poussées de fièvre à propos du conflit israélo-arabe. En septembre, les édiles de la Ville de Bruxelles avaient été inondés de protestations à la suite de la décision du bourgmestre Freddy Thielemans (PS) d’accepter l’invitation de la mairie de Tel-Aviv pour le centième anniversaire de la ville. La place Yitzhak Rabin devait être ornée d’un riche tapis de dahlias et de bégonias commandés à des horticulteurs belges, en l’honneur du Prix Nobel de la paix, assassiné par un extrémiste juif. A l’époque, l’échevin bruxellois Hamza Fassi-Firhi (cdH) avait déjà pris ses distances avec le voyage de Thielemans, qualifié de “geste politique symboliquement lourd”, arguant de la “sensibilité de la population bruxelloise” par rapport à la situation au Proche-Orient.

Mais quelle population bruxelloise? Malgré les SMS et les courriers comminatoires, le bourgmestre n’a pas renoncé à son déplacement, pas plus que la mission économique de la Région bruxelloise n’a été supprimée. La stratégie des partis politiques consiste-t-elle à autoriser certains élus à tenir des “propos politiques symboliques”, sans effet sur la réalité des contacts belgo-israéliens, du moins jusqu’à présent? “Le bureau du Parlement, dans lequel siègent tous les partis, avait donné son feu vert aux interpellations, fait observer le député bruxellois André du Bus de Warnaffe (cdH). Le débat a permis d’expurger quelque chose. Depuis, la tension est retombée. Mais il faut rester clairvoyant par rapport aux enjeux bruxellois”.

La crise du Proche-Orient affecte la vie publique bien plus que ne veulent l’admettre les responsables politiques. La réponse du berger à la bergère ne devrait pas tarder avec le Parti populaire de Mischaël Modrikamen, qui s’est installé dans des bureaux loués par Joël Rubinfeld, président du Comité de coordination des organisations juives de Belgique (CCOJB), déjà classé plus à droite que ses prédécesseurs. La polarisation se durcit. Le MR lui-même est diabolisé par la communauté maghrébine à cause de ses positions désormais intransigeantes sur la question des signes religieux. Ses sorties sur Israël, bien que très très calibrées, ne vont pas faire remonter sa cote…

La théorie de l’équidistance, qui voudrait que les responsables politiques belges s’abstiennent de prendre parti en faveur d’Israël ou des Palestiniens et qui a permis de mettre une sourdine aux tensions internes issues de l’interminable conflit, risque de ne plus tenir longtemps. Car, déjà, la balance penche en faveur des Palestiniens. “L’accord de coopération dans le domaine de la recherche et du développement industriel entre la Région de Bruxelles-Capitale et Israël (1998) est gelé depuis 2002, tandis que les Territoires palestiniens (sauf Gaza, depuis la prise de pouvoir du Hamas) continuent à être aidés de diverses manières par le gouvernement fédéral et la Communauté française”, rappelle Viviane Teitelbaum.

Une rencontre apaisante

Le PS, qui était autrefois l’ancrage naturel des juifs bruxellois, les a beaucoup déçus. Au point que la publication, après une réunion au sommet, le 10 décembre dernier, d’un communiqué commun du président du PS, Elio Di Rupo, et de Joël Rubinfeld passe pour une chaleureuse embrassade. “Bien que subsiste une lecture divergente de certains événements du passé, la rencontre a permis de clarifier les incompréhensions et de rétablir un climat de dialogue. Le PS et le CCOJB ont convenu de redoubler d’efforts pour une meilleure compréhension mutuelle”.

En cause, un contentieux qui s’alourdit entre certains juifs et certains socialistes: les propos d’André Flahaut (assimilant soi-disant la politique israélienne au nazisme, mais un jugement vient de l’exonérer du reproche d’antisémitisme, contre lequel le CCOJB ira en appel), de Philippe Moureaux (PS) au Vif/L’Express (“Cela m’attriste, aujourd’hui, de voir les juifs refuser aux musulmans ce droit à la différence dont ils ont bénéficié”), d’Anne-Sylvie Mouzon, députée bruxelloise PS (“Il y a un judaïsme extrême qui autorise cette forme de colonialisme qu’on appelle le sionisme”), de Jamal Izkaban (“l’odeur du sang”) et, enfin, la manifestation contre la guerre de Gaza dans les rues de Bruxelles, le 11 janvier… Tout cela a ébranlé la confiance juive. Définitivement?

Au lendemain de la rencontre, Elio DI Rupo écrivait sur son blog que “le PS aurait dû réagir pour condamner fermement les dérapages antisémites et négationnistes qui ont eu lieu lors de la manifestation du 11 janvier 2009 contre l’horreur à Gaza. Je m’étais aussi exprimé il y a peu sur ce même blog pour regretter les raccourcis inappropriés entre judaïsme, sionisme et colonialisme”. Un signe encourageant pour le CCOJB.

Joël Rubinfeld explique: “Depuis des années, les juifs ne peuvent plus mettre une kippa sans prendre le risque de se faire taper dessus. Les entrées et les sorties d’écoles juives sont sous protection… C’est une question de société qui concerne tous les Belges. Avec la participation de membres éminents du PS, du cdH et d’Ecolo, en tête d’une manifestation où l’on criait “Mort aux juifs!” et où Israël était assimilé aux nazis, sous les bannières du Hamas et du Hezbollah, qui sont les enfants idéologiques du IIIe Reich, un pas de trop été franchi. Nous le savons, le Centre pour l’égalité des chances ne donnera pas suite à la plainte du CCOJB contre les 86 associations organisatrices. Mais, à l’occasion de l’anniversaire de cette triste manifestation, les partis politiques pourraient encore se désolidariser des slogans haineux qu’on y a vus et entendus et rétablir la confiance”.

© Le Vif/L’Express

Marocains victimes du délit de faciès en Belgique ?



15.12.09 – 09:10

La population d’origine marocaine en Belgique se sent plus discriminée que la population d’origine turque, ressort-il d’une étude européenne à grande échelle sur les minorités et les discriminations dont De Morgen parle mardi.

La population d’origine marocaine en Belgique se sent également plus visée par la police. Un coup de sonde dans les bases de données des polices européennes confirme cette impression, selon le rapport.

L’Agence européenne des droits fondamentaux a mené pour la première fois une étude à grande échelle sur la discrimination au sein des Etats membres, écrit De Morgen.

En 2008, l’Agence a interrogé 23 000 personnes appartenant à une minorité, plus 500 autochtones de 6 Etats membres, dont la Belgique. En Belgique, on a interrogé des membres des deux minorités principales, les Marocains et les Turcs.

La Belgique se trouve dans la moyenne du taux de discrimination, mais les Marocains se sentent systématiquement plus discriminés que les Turcs. La différence se fait surtout sentir à l’école. 35% des personnes d’origine marocaine interrogées ont estimé avoir été traitées sans respect par leurs professeurs, contre 10% des Turcs.

Les enquêteurs ont également sondé l’attitude de la police. Il en ressort, selon De Morgen, que la population d’origine marocaine se sent plus discriminée et contrôlée par la police que les Turcs et les « autochtones ». Les services de police européens semblent le confirmer. Les Marocains ont été en moyenne contrôlés trois fois plus par la police et dans presque tous les cas, ils ont été fouillés ou leur voiture a été examinée.

Belga

La Belgique est condamnée à payer plus de 2 millions et demi d’euros à David Sofer pour la villa Salamé


Trente ans de loyers impayés

Renée-Anne Gutter
Correspondante à Jérusalem

Cela a pris près d’un an. Mais ce lundi, le tribunal de district de Jérusalem a définitivement tranché : la Belgique devra payer. Elle devra notamment s’acquitter de tout le montant exigé par l’homme d’affaires israélien, David Sofer, pour les arriérés de loyers impayés de la villa Salamé à Jérusalem. En l’occurrence, plus de 2 millions et demi d’euros pour la location de cette élégante maison de maître palestinienne qui est occupée depuis plus de 60 ans par le consulat général de Belgique et abrite aujourd’hui sa résidence officielle.

suite

lesoir : La Flandre n’a rien à apprendre de Sarkozy


Jan Goossens Directeur artistique du KVS

Qu’il pleuvine à Bruxelles lorsqu’il pleut à Paris, nous le savons tous. Mais en Flandre aussi, les discussions qui ont cours en France sont à l’ordre du jour. Le président Sarkozy avait à peine lancé le débat sur l’identité nationale, pour lequel il voulait mettre au travail le ministre de l’Identité Besson, qu’en Flandre, le thème monopolisait déjà plusieurs programmes radio et chroniques dans les journaux. Ce n’est pas vraiment surprenant dans une région où ils sont nombreux à être sous le charme d’un projet qui date au fond du XIXe siècle : le développement d’une nation flamande. Cela implique de cultiver l’illusion d’une identité flamande stable. Pourtant, de surprenantes alliances sont nées suite à la proposition de Sarkozy : le journaliste du Morgen Walter Pauli et le président de la N-VA Bart Dewever s’accordèrent parfaitement sur le fait que le président français avait réalisé un énième coup de maître.

Admettons-le : ce n’est pas un débat insensé ; et les années 90 postmodernes, au cours desquelles le mot « identité » ne pouvait plus être prononcé, sont révolues. Des positions fortes ont été défendues dans les pages du Morgen. L’historien Marnix Beyen de l’Université d’Anvers a plaidé pour le remplacement d’une identité flamande « statique », imposée par une majorité dominante, par des identités stratifiées. Les immigrants, qui s’identifient à deux ou trois langues et cultures, sont des exemples dont on peut s’inspirer. Beyens : « N’est-il pas révoltant qu’un demi-siècle après la grande vague de migration des pays méditerranéens, nous sachions si peu de l’histoire de ces pays ? Que pas un Belge autochtone n’ait des notions d’arabe ou de berbère ? » Le président de la N-VA Dewever pouvait au contraire se retrouver totalement dans un réveil identitaire. Pour lui, l’identité est la base de notre démocratie et de notre citoyenneté. Les nouveaux arrivants doivent s’adapter. Le sociologue de la VUB, Mark Elchardus estimait que le débat sur l’identité doit avant tout être mené par des scientifiques et des artistes, pas par des hommes politiques.

Indépendamment du fait de savoir qui a raison, plusieurs choses me frappèrent. Tout le monde parlait de l’identité flamande, alors que fut à peine abordée la question de l’identité belge ou européenne. Le défi est cependant de faire le lien entre les différents niveaux d’identité. En termes culturels : pourquoi puis-je, moi, en tant que Flamand qui réside à Bruxelles, m’identifier à un film flamand comme La merditude des choses, mais aussi au film bruxellois Les barons, de Nabil Ben Yadir ? Ou au cinéma wallon des frères Dardenne ? Pourquoi tous ces films me semblent-ils « de chez moi » ? Qu’est-ce que cela révèle de la relation complexe entre langue et identité en Belgique ? Dans une perspective européenne : pourquoi est-ce que je me sens en lien avec Almodovar, Haneke ou Von Trier, plus qu’avec, par exemple, Quentin Tarantino ? Pouvons-nous peut-être quand même parler d’espaces culturels belges et européens partagés ? Ne serait-il pas plus sensé de s’y investir, maintenant que des compromis politiques belges sont nécessaires et que nous sommes fiers comme Artaban de notre président européen ? Last but not least : qui n’a pas voix au chapitre dans ce débat ? Pourquoi Les barons fut-il catalogué en Flandre comme un film « allochtone » , comme s’il ne « nous » appartenait pas ?

L’époque où nous pouvions faire la sourde oreille aux débats sur l’identité est révolue. Tant mieux. Mais nous devons bien savoir comment et avec qui nous menons la discussion et qui sont nos exemples. Certainement pas Sarkozy. Les listes de questions simplistes sur le site web de son ministère de l’Identité sont franchement déprimantes. Plus parlant encore est l’incident récent autour de l’écrivain franco-sénégalaise Marie N’diaye. En août, deux mois avant qu’elle ne reçoive le prestigieux prix Goncourt, elle déclara dans le magazine Les Inrockuptibles pourquoi elle avait décidé d’échanger Paris contre Berlin : parce qu’elle trouve le pays de Sarkozy « effrayant » et ne veut rien avoir à faire avec des ministres comme Besson et Hortefeux. Dans les cercles de l’UMP, ce fut une raison suffisante pour poser la question de savoir si « nous » devions bien attribuer un prix à une artiste qui se retourne de cette façon « contre nous ». Le ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand préféra lâchement se taire. Incompréhensible : N’diaye écrit de la littérature française par excellence et doit être une voix éminente dans le débat sur l’identité. Même si elle est noire, même si elle réside à Berlin et même si elle critique Sarkozy. Nous Belges, nous pouvons aussi en tirer la leçon : que la voix de l’autre et de l’opposant, qu’il soit flamand, wallon ou nouveau Belge, et même s’il parle une autre langue, est d’un intérêt capital pour « notre » identité. C’est seulement quand Sarkozy fera de N’diaye une partenaire de dialogue que le débat sur l’identité française pourra déboucher sur quelque chose.

Traduit du néerlandais par Fabienne Trefois.

source

[ABP] Conférence, débat, concert – dimanche 29 novembre à partir de 14h / Journée internationale de solidarité avec le Peuple palestinien


A l’occasion de la Journée internationale des Nations Unies pour la solidarité avec le Peuple palestinien

l’association belgo-palestinienne a le plaisir de vous inviter à une conférence débat suivi d’un concert :

Dimanche 29 novembre 2009 à partir de 14h

Théâtre Molière

Galerie de la Porte de Namur
3, Square du Bastion – 1050 Bruxelles

Colonisation :

Gel de l’Etat palestinien

Abe Hayeem, architecte, membre fondateur de « Architects and Planners for Justice in Palestine”

Colonies, leur architecture et le droit international

Influence politique dans l’architecture des colonies

Rezeq Daraleis, membre du ”Union of agricultural work committees” (UAWC)

La situation particulière de la vallée du Jourdain

Les agriculteurs palestiniens – les colonies de peuplement – les exportations vers les marchés européens

Salwa Alenat, membre de Kav LaOved

Syndicat défendant les travailleurs palestiniens dans les colonies

Gaza :

Situation et rapports

Linnea Arvidsson, ancienne Desk officer Israël/Territoire palestinien occupé du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, commanditaire du rapport Goldstone. Actuellement responsable du bureau régional européen du Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

Le rapport Goldstone : Elaboration, contenu et implications

Pierre Viart, chef de clinique honoraire à l’ULB, membre du groupe Proche-Orient santé.

Gaza 9 mois après les bombardements: un bien triste constat.

20h : Concert Marwan Abado

Réfugié palestinien né à Beyrouth, Marwan Abado habite aujourd’hui à Vienne, ville depuis laquelle il promène son oud et sa voix chaleureuse à travers le monde. Marwan cherche son inspiration dans la poésie et la prose contemporaine arabe, une poésie qui touche à l’amour comme à l’exil.
Chaleur, profondeur et délicatesse de la musique, voici Marwan Abado et son oeuvre passerelle entre les cultures et les peuples.

Traduction simultanée FR/EN

En collaboration avec Muziekepublique

Info: abp.eccp@skynet.be – 02 223.0756

Association belgo-palestinienne – Wallonie/Bruxelles asbl

quai du commerce, 9 – 1000 Bruxelles

tél: +32 (0)2 223 07 56 – fax: +32 (0)2 250 12 63

mail : abp.eccp@skynet.be

L’ART AU FÉMININ – فن بالمؤنث


Le samedi 28 novembre 2009 à partir de 18h

Le dimanche 29 novembre 2009 à partir de 12h30

à la Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale de Molenbeek, Chaussée de Merchtem 67 à 1080 Bruxelles (proximité Métro Ribaucourt et Comte de Flandre).

AWSA-Be asbl et la Maison des Cultures ont le plaisir de vous inviter à un weekend artistique animé par des femmes artistes originaires du monde arabe, avec la participation exceptionnelle de Sabrine El Koulali, révélation de la Star’Ac marocaine 2007.

L’exposition d’arts plastiques et de vidéo se poursuivra jusqu’au 12 décembre.

Belgique et Afghanistan: donnez une chance à la paix, retirez les troupes


Position d’intal à l’occasion du 8ème anniversaire de la guerre en Afghanistan
Action contre la guerre en Afghanistan

Apporter la sécurité, la démocratie et le développement au peuple Afghan. C’est ainsi que le gouvernement Belge, le Ministre de la Défense De Crem en tête, justifie la participation de la Belgique dans la guerre en Afghanistan.

Après huit années de guerre, voici le résultat: plus d’insécurité; pas de démocratie mais des fraudes électorales, de la corruption et du népotisme; pas de développement mais de la pauvreté pour les paysans Afghans; des milliers de pertes civiles et des millions de réfugiés; et la déstabilisation menaçante de toute la région.

L’OTAN veut plus d’argent pour la guerre, plus de troupes, plus de police et plus de guerre psychologique. Une stratégie qui mènera inéluctablement dans une impasse. Mais la Belgique suit, dans le cadre de la ‘solidarité transatlantique’. De la sorte, la Belgique s’identifie avec la stratégie de l’OTAN qui consiste à contrôler militairement la vie économique et politique dans cette région sensible.

Ceci n’est pas notre guerre, nous ne voulons pas de cette guerre. La Belgique doit mener une autre politique en Afghanistan, une politique qui mène réellement à la paix et au développement. Le retrait immédiat des troupes Belges serait un signal politique clair en faveur d’une approche totalement différente de l’approche militaire.

* Le retrait des troupes et le remplacement de la mission de guerre de l’OTAN par une initiative de paix dirigée par les Nations Unies. Faire taire les armes et mettre sur pied des pourparlers de paix, avec toutes les puissances qui désirent collaborer à la restauration de la souveraineté de l’Afghanistan et au développement réel du pays, dans l’intérêt du peuple Afghan.
* Le retrait des troupes et l’organisation d’une conférence régionale pour une collaboration économique et pour la ré-intégration des réfugiés Afghans.
* Le retrait des troupes et une scission complète entre la coopération au développement et l’agenda de l’OTAN et de l’Occident. La promotion d’initiatives de solidarité internationale avec le peuple Afghan. La reconnaissance et l’assistance humanitaire des réfugiés Afghans en Belgique.

L’Afghanistan n’aura une chance d’aboutir à la paix que si les troupes Belges et toutes les troupes de l’OTAN se retirent.
source : intal

Camp de réfugiés dans un parc scharbeekois



Rédaction en ligne

mercredi 18 novembre 2009, 11:28
Cinq ONG ont ouvert à 6H00 un camp pour réfugiés dans le parc Gaucheret, à Schaerbeek. La bourgmestre, Cécile Jodogne, a donné l’ordre à la police de ne pas intervenir.

Archives Marton – Le Soir

Douze tentes familiales et 3 tentes dispensaires seront montées afin de fournir aux plus vulnérables des demandeurs d’asile, en plus d’un abri pour la nuit, de la nourriture, un accès aux soins de santé, ainsi qu’une assistance juridique et sociale.

« Les jours et les nuits passent, et à ce jour, aucune assurance n’a été donnée pour permettre la prise en charge des personnes qui sont quotidiennement renvoyées à la rue par manque de capacités d’accueil », expliquent les ONG dans un communiqué.

article ici

Expo photo « Femmes du monde arabe, ici ou ailleurs…un regard alternatif »: rencontre-débat ce jeudi 19/11 à 19h au Centre culturel arabe


Dans le cadre de la Quinzaine des Femmes Bruxelles-Ixelles 2009, AWSA-Be vous invite à l’exposition « Femmes du monde arabe, ici ou ailleurs…un regard alternatif » du 13 au 27 novembre au Centre culturel arabe, rue de l’Alliance 2 à 1210 Saint-Josse (proximité Métro Madou).

L’exposition comprend une sélection des meilleures photos du concours dont l’objectif était de casser les stéréotypes associés aux femmes arabes et de traduire, par les images, la richesse de leur diversité situationnelle, culturelle et religieuse.

La rencontre-débat « Femme et arabe, un projet universel » avec Hawa Djabali, co-directrice du Centre culturel arabe, aura lieu ce jeudi 19 novembre 2009 à 19h.

En dehors des évènements ponctuels, l’exposition sera accessible du lundi au jeudi de 9 à 12h30 et de 13h30 à 18h, le vendredi de 9h à 12h30.

Entrée libre.

Merci de diffuser cette invitation autour de vous!

NB: Commandez, dès maintenant, le calendrier 2010 d’AWSA-Be, reprenant les douze meilleures photos de l’expo, par téléphone au 02 229 38 10 ou par mail à gesine.awsabe@gmail.com. Vous soutiendrez ainsi notre association.

Avec le soutien des Collèges des Bourgmestres et Echevins de la Ville de Bruxelles et de la Commune d’Ixelles.

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