Belgique : le dossier BHV pour les nuls


C’est le caillou dans notre chaussure. Une balle de jokari dont la politique belge ne parvient pas à se débarrasser. La voilà qui revient. Un retour en arrière pour saisir ce curieux problème.

Les Belges disent souvent ne rien y comprendre. Pourtant, et pourvu que l’on écarte les péripéties politico-juridiques qui lui sont liées, le problème de l’arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde est plutôt limpide.

Pour bien le saisir, il faut remonter aux sources du Royaume et évoquer deux des combats majeurs du mouvement flamand. Le premier : la reconnaissance du néerlandais comme langue officielle. L’autre : faire de la Flandre un espace unilingue flamand.

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MISSION MULTISECTORIELLE ECONOMIQUE ET COMMERCIALE : ISRAEL – TEL – AVIV, du 6 – 10 décembre 2009


Madame, Monsieur,

J’apprends avec stupéfaction que la Direction du Commerce extérieur du Ministère de la Région de Bruxelles-Capitale, en collaboration avec Flanders Investment & Trade et AWEX, organise une mission économique multisectorielle en Israël. Cette mission aura lieu du 6 au 10 décembre 2009 à Tel-Aviv.

Dans le document de présentation de la mission, nous pouvons lire : « En 60 ans, Israël s’est imposé comme une puissance économique régionale majeure ». Vous n’ignorez pas qu’Israël s’est surtout imposé comme une puissance militaire violant depuis 61 ans toutes les résolutions de l’ONU la concernant.

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LES BOOKSHOPS OXFAM-SOLIDARITE D’IXELLES ET UCCLE


se font en octobre 2009
la BELLE-GIQUE

Des vitrines pleines de poésie, de littérature, d’histoire de Belgique … les deux bookshops de Bruxelles collaborent pour une belle campagne de diffusion de notre culture, de notre richesse, de notre diversité et reviennent, en deux rencontres passionnantes, sur notre passé colonial …

IXELLES : le vendredi 16 octobre à 18 h 30 (suivi d’un petit cocktail)

Alain Berenboom, l’un de nos écrivains à l’humour décapant ,est interrogé par Maddy Tiembe à propos de son avant-dernier roman, « Le Roi du Congo » (éditions Bernard Pascuito) où il nous emmène au Congo belge, en 1948, dans le Katanga et à Léopoldville …

http://www.rtbf.be/info/societe/litterature/le-roi-du-congo-le-nouveau-roman-dalain-berenboom-83481

Uccle : le vendredi 30 octobre à 18 h 30
(suivi d’un petit cocktail)

En 1862, une anversoise, Marie Van Langendonck, part au Brésil pour … fonder une colonie belge.
Fiction? Non, il s’agit bien d’un document historique, retrouvé par des éditeurs, Patrick Lowie et Hassan Chazak, qu’il republient aujourd’hui sous le titre « Une colonie au Brésil » aux éditions Biliki, maison belge pleine d’imagination. La préface qu’en donne Serge Noël est un chef d’oeuvre d’ironie cinglante et pertinente, d’observation de la mentalité coloniale.
Soirée animée par C. Zylmans et Marie Ledent.

http://www.biliki.com/index.php?biliki=une-colonie-au-bresil

Notez bien ces deux rencontres et faites suivre l’information … Ce serait dommage de ne pas y être présents.
Dans les deux cas, il sera possible d’acheter les ouvrages.

BIENVENUE !

**BOOKSHOP IXELLES : 254 chaussée d’Ixelles (à deux pas du Flagey et du théâtre Marni)
**BOOKSHOP UCCLE : 248 rue Vanderkindere (à deux pas de la place Vanderkindere)

The shouting fence, à Gand et à Liège


La chorale d’AWSA-Be asbl participe au spectacle
« The Shouting Fence : 300 voix de toute la Belgique chantent par-delà le Mur en Palestine »

shouting

http://www.shoutingfence.be/

Représentations :

Le 17 octobre 2009 à 17h et 20h30 à De Centrale, Kraankindersstraat 2, Gand (réservation : Tél. : 09 265 98 28, Email : info@decentrale.be)

Le 18 octobre 2009 à 18h à la Salle Philharmonique, Boulevard Piercot, Liège (réservation : Tél. 04 220 00 00, Email: location@opl.be)

Manifeste musical

The Shouting Fence est un grand manifeste musical contre le mur en Palestine, et par extension contre tous les murs, au sens propre et figuré, dressés au nom du nationalisme et autres extrémismes.

Les compositeurs britanniques Orlando Gough et Richard Chew ont composé The Shouting Fence après avoir vu dans un journal la photo d’une femme palestinienne tenant un mégaphone dans le village syrien de Majdal Shams, situé sur les hauteurs du Golan et coupé en deux par un no man’s land depuis 1973. Tous les vendredis soirs, les villageois se rassemblent des deux côtés de la frontière et communiquent avec leurs parents et amis en se hurlant les dernières nouvelles.

Les textes de la plupart des chansons sont de la plume des deux grands poètes de la littérature arabe contemporaine, le Palestinien Mahmoud Darwish et le Syro-Libanais Ahmed Saïd Esber, plus connu sous son pseudonyme d’Adonis. La musique marie des sonorités orientales et ethniques avec des éléments de la comédie musicale, de la chanson engagée et du théâtre.

Pendant le spectacle, 300 chanteurs de 10 chœurs bruxellois, flamands et wallons chantent en face à face, tandis que le public est absorbé dans cet affrontement. Les chanteurs chantent et parlent, et comme on l’observe souvent dans l’art populaire, les passages oppressants sont contrés par des plaisanteries et des morceaux d’improvisation vocale et instrumentale.

The Shouting Fence est une expérience musicale intense qui, jusqu’à présent, n’a été présentée qu’à Londres, Amsterdam et récemment à Adelaïde (Australie).

Le Dr Nawal El Sadaawi parraine cette production.

Michel Collon


BRUXELLES : ATELIER TEST-MEDIAS

Attention, c’est le 17 octobre (et non le 19 comme annoncé dans notre précédente newsletter) que Michel Collon animera un atelier de test-médias. Deux thèmes : « L’image de Chavez » et « Gaza 2009 : des médias équidistants ? ». Vous pouvez nous envoyer ou apporter sur place des coupures de presse et extraits de télé. Inscription souhaitée – Renseignements sur le site de l’APED.

Cet atelier s’inscrit dans le programme ci-après :

Six Heures pour l’Ecole Démocratique

Samedi 17 octobre, les « Six heures pour l’école démocratique » seront le rendez-vous de tous ceux qui ne se résignent pas au démantèlement de l’école. Des dizaines de débats, d’ateliers et de promenades, rehaussés par la participation d’un vaste panel de personnalités (Jean-Pascal Van Yperseele , Ricardo Petrella, Geoffrey Geuens, Paul Lannoye, Faouzia Harriche, Nabil El Haggar, Anne Morelli, et bien d’autres…). Programme et inscription en ligne.

Parlemento.com L’agence de presse des minorités Le professeur de néerlandais persona non grata dans les prisons accuse la Sûreté de l’Etat


Luk Vervaet, militant belge d'extrême gauche, est professeur de néerlandais dans les 33 prisons du Royaume
Luk Vervaet, militant belge d'extrême gauche, est professeur de néerlandais dans les 33 prisons du Royaume

Ce mercredi (07/10/09), Luk Vervaet, professeur de néerlandais récemment interdit d’enseigner dans les prisons du Royaume de Belgique, a comparu devant le Tribunal des référés de Bruxelles dans le but d’obliger l’Etat belge à lui fournir le détail des “raisons de sécurité” invoquées par les autorités pour lui refuser l’accès aux institutions pénitentiaires qu’il fréquentait pourtant depuis 5 ans. L’impossibilité d’avoir accès à son principal lieu de travail a pour conséquence une perte d’emploi pour cet enseignant flamand bruxellois.

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Le grand strip-tease des Flamands


CROUSSE,NICOLAS

Mardi 6 octobre 2009
Cinéma « La merditude des choses » fait l’ouverture, ce soir, à Gand

Avec La merditude des choses, sur nos écrans dès demain et qui fait l’ouverture du Festival de Gand ce mardi soir, Felix Van Groeningen signe un formidable film, qui tombe à pic pour faire le point sur le cinéma flamand. Un cinéma qui est en train de changer, de mûrir, de bonifier à une vitesse sidérante. On a longtemps opposé, en Belgique, le cinéma francophone au flamand. Le premier est dit d’auteur, de qualité, il est courtisé des grands festivals européens mais il ne passionne guère sa propre population (euphémisme).

Le second accumule les gros succès locaux, tout en ayant du mal à traverser les frontières. Enfin cela, c’était jusqu’il y a peu. Car le cinéma flamand fait ces derniers temps de petits miracles, avec l’émergence d’une vraie génération de talents tels que Koen Mortier, Patrice Toye, Tom Barman, Dorothée van den Berghe, Dimitri Karakatsanis, Peter Brosens.

Le Festival de Cannes a récemment fait la fête à deux petits bijoux flamands : Moscow, Belgium en 2008 ou, cette année, La merditude des choses (Quinzaine des réalisateurs).

article ici

Les ghettos de Bruxelles


anniebannie: cette carte blanche m’a bcp touchée et me navre à la fois à cause des faits qu’elle évoque et à cause de la manière dont ils sont évoqués. C’est un son de cloche que je n’entends pas pour la première fois. Je vis moi-même dans un quartier qui a beaucoup changé, mais je m’y sens absolument à l’aise, beaucoup mieux que si je devais vivre à Uccle par exemple. J’ai sans doute eu de la chance.

Mardi 6 octobre 2009
Carte blanche

Luckas Vander TaelenDéputé flamand Groen

Je réside à Forest, tout près d’un quartier qui s’étend de la rue de Mérode jusqu’à la gare du Midi et que l’on ne peut décrire autrement que comme un ghetto, même avec le plus grand parti pris pour le multicuralisme.

Ma fille a depuis longtemps renoncé à entrer dans ce quartier. Histoire qu’elle s’y sente bien à l’aise, elle y a été très souvent (et une fois de trop) insultée. Je le traverse quotidiennement à vélo et y vis toujours une nouvelle aventure. Voitures stationnées en double file, conducteurs qui bloquent le carrefour pour parler entre eux, jeunes qui traînent et qui vous dévisagent comme si vous entriez dans leur domaine privé.

N’essayez surtout pas de prendre la parole lorsque vous manquez de peu d’être renversé : la dernière fois que je m’y suis risqué, j’en ai pris plein la figure de la part d’un observateur, lequel ne devait pas avoir 16 ans, qui conclut une tirade des plus blessantes par le message « Nique ta mère ». C’était encore moins grave que la fois précédente, lorsqu’un autre jeune conducteur maghrébin avait été vexé par mon comportement : j’avais osé prendre ma priorité. Son honneur avait été à ce point offensé qu’il ne pouvait, semble-t-il, le rétablir qu’en me crachant au visage…

Donc surtout : se taire. Parce que lorsque vous essayez d’expliquer que 70 km/h est une vitesse trop élevée en zone 30, vous heurtez de front la dignité d’un jeune nouveau Belge qui ne peut pas supporter que quelqu’un lui interdise quelque chose et qui est déjà prêt à en découdre.

Il y a une vingtaine d’années, j’étais convaincu que les jeunes nouveaux Belges seraient rapidement assimilés. Mais maintenant, à Bruxelles, a grandi une génération de « rebels without a cause », qui se sent toujours dépitée et lésée. Qui ne doit répondre de rien, c’est toujours la faute d’autrui : de l’autorité, des Belges racistes. Et à l’intérieur de leur propre famille, les jeunes garçons maghrébins sont intouchables. Lorsque la police a arrêté un jeune à Molenbeek, le père a immédiatement organisé une manifestation parce que son fils « ne volerait pas même une pomme ».

L’année passée, une étude de l’ULB a montré que les efforts déployés par les autorités dans les quartiers à problèmes ont fait en sorte que les jeunes ne voient plus la nécessité de les quitter. Ainsi se crée un esprit de village dans une grande ville.

La fille d’amis marocains a un petit ami belge. Elle ne sort jamais avec lui dans ce quartier, parce qu’elle y est immédiatement apostrophée. Car pratiquement tous les jeunes allochtones ont beau avoir la nationalité belge, ils ne s’identifient aucunement à ce pays. Bien au contraire : « Belge » est une injure…

Vous ne rencontrez pratiquement jamais de jeunes femmes seules dans le quartier. Et encore moins dans les tavernes : elles n’y sont même pas tolérées. Lorsqu’une collaboratrice de la commune y commanda un café, on lui fit très vite comprendre qu’elle ne devait pas compter être servie. Lorsque j’entre à vélo dans le quartier Mérode, je sais que jusqu’au delà de la gare du Midi, je n’apercevrai pas une seule femme à une terrasse de café. Et je ne parle même pas encore de la morale sexuelle hypocrite qui exige que les jeunes femmes allochtones restent vierges jusqu’à la nuit nuptiale, alors que chacun sait que les hôpitaux bruxellois réparent l’hymen par une simple opération…

Jusqu’à la semaine passée, un artiste franco-marocain présentait une exposition remarquable à Bruxelles : une série de tapis de prières avec des chaussures. La galerie d’art fut immédiatement la cible de menaces téléphoniques, la vitrine devant l’œuvre fut souillée et endommagée. L’agitation fut suscitée par une paire de chaussures rouges à talons hauts exposée près d’un tapis de prières. C’est ainsi que l’artiste voulait aborder la question de « la place de la femme dans l’islam ». Mais ce n’est déjà plus possible à Bruxelles : l’exposition fut démontée après quelques jours.

Nous devons peut-être nous demander pourquoi nous avons accepté que des principes comme la liberté de l’artiste et l’égalité des droits des hommes et des femmes ne s’appliquent pas à tous dans ce pays.

Pourquoi n’osons-nous pas nous lever pour ce qui est au fond essentiel : le respect des lois et des valeurs du pays dans lequel nous vivons ? Interdire le port du foulard n’est pas une solution. Mais pourtant, comment faire comprendre avec force que nous osons défendre ce que nous considérons comme important ? Nous devons peut-être y réfléchir.

Le mérite de la gauche fut de réclamer plus d’attention pour la discrimination et l’exclusion sociale. Le problème est malheureusement plus profond : nous avons eu peur d’être accusés d’imposer nos valeurs aux allochtones. Ces valeurs me sont bien trop chères pour les laisser se perdre.

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