http://www.youtube.com/watch?v=2SJv5KkibC0
http://www.youtube.com/watch?v=le8F8K1Ff6M
http://www.youtube.com/watch?v=J5c0I2nQZ_4
Si vous connaissez l'anglais, il y a aussi mon site parallèle, mais non identique http://bandannie.wordpress.com
Nous n’avons pas gagné la guerre, mais nous avons gagné cette importante bataille de notre liberté d’expression. Pour la campagne dattes, notre seul espoir ce sont les clients; quand ils cesseront d’acheter, les grossistes et les commerçants seront bien forcés de cesser d’acheter.
Nous étions deux vidéastes « officiels » à filmer, mais il y avait aussi des messieurs qui nous filmaient de loin et qui n’avaient pas l’air très catholiques. Bof !
[ndPYL] Les quatre partis francophones sont impliqués d’une manière ou d’une autre, de même que le SP.A et Groen!, dans cette affaire lamentable, puisque participant aux coalitions au pouvoir dans les communes concernées.
D’autant plus lamentable qu’il semble bien que, lors des brefs débats sur l’adoption des règlements généraux de police (communaux) soumettant (inconstitutionnellement et contrairement à la jurisprudence du Conseil d’Etat) la distribution de tracts à autorisation, aucun conseiller communal n’ait réagi, sauf un, qui a été rassuré par le bourgmestre: « ça vise le Front National, pour les empêcher de mettre des tables sur les places pour distribuer leurs tracts ».
Rassuré, ce très démocrate élu a ensuite participé (collaboré plutôt) au vote à l’unanimité en faveur de cette règlementation communale antidémocratique digne des régimes biélorusse et tunisien. J’invite les différentes sections locales et fédérations régionales des partis politiques, ainsi que les élus, à condamner ces entraves à la démocratie et à s’engager à tout mettre en oeuvre pour faire supprimer ces dispositions des règlements généraux de police.
A tous les citoyens, je suggère de chercher sur les sites des communes les adresses des élus communaux et d’aller les interpeller à domicile, c’est ça la « démocratie de proximité ». Exigez qu’ils s’engagent par écrit et publiquement, et que sinon vous, ou d’autres, reviendront tous les jours. Feed-back sur http://suffrage-universel.blogspot.com/]
extrait du mail d’une personne qui souhaite garder l’anonymat mais qui a parcouru les règlements généraux de police de trois communes bruxelloises:
– Le RGP d’Anderlecht est le plus restrictif. Les articles 29 et 30 interdisent – sauf autorisation du bourgmestre – toute activité susceptible de provoquer un attroupement sur la voie publique. Cela laisse beaucoup de place à l’arbitraire. En revanche, la distribution de tracts est libre. Le RGP impose « seulement » de ramasser les tracts jetés à terre par le public. Qui fait ça? Il interdit également d’accoster le public. Comment distribuer un tract sans accoster les gens, même brièvement? Ces deux exigences se retrouvent dans les RGP de Bruxelles et d’Ixelles. Ils ont dû faire un copier/coller…
– Le RGP de Bruxelles est en apparence plus libéral. L’article 11 semble dire que seule la distribution d’imprimés à caractère commercial est soumise à autorisation. Je dis bien « semble dire » car la mention « à caractère commercial », placée de façon un peu ambiguë dans la version française, est inexistante dans la version néerlandaise! Mais c’est la version la plus favorable au citoyen qui doit primer à mon sens. En outre, l’alinéa 1 dudit article 11 exclut de son champ d’application des quartiers entiers de la ville où il est strictement interdit de distribuer quoi que ce soit. Il en va de même des écoles, des lieux de culte et des bureaux de chômage dont il faut être éloigné d’au moins 50 mètres.
– Le RGP d’Ixelles est le plus libéral. L’article 11 dit clairement que seule la distribution d’imprimés à caractère commercial est visée par une autorisation du bourgmestre. Sauf à proximité des écoles et des lieux de culte où c’est interdit comme à Bruxelles. Il est aussi interdit de déposer une table ou un stand sans autorisation du bourgmestre.
L’avis de Manu Lambert, juriste à la Ligue des droits de l’homme, dans Le Soir du 20/08/2009:
« La liberté de manifestation est un droit fondamental »
ENTRETIEN
Manuel Lambert est juriste à la Ligue des droits de l’homme. Il évoque l’arrestation administrative de ce militant du Mouvement citoyen Palestine.
Seize militants portant le même t-shirt et invitant les passants à boycotter des produits d’Israël, est-ce un délit ?
Absolument pas. La liberté de manifestation comme la liberté d’expression sont des droits fondamentaux. Ils sont inscrits dans les traités internationaux, comme la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que dans la Constitution belge. Les citoyens ont le droit de distribuer des tracts, quel que soit le contenu de ceux-ci. Si elle est pacifique, une manifestation spontanée ne peut pas être interdite. Les seules exceptions nécessitant une autorisation préalable des autorités locales ou justifiant la dispersion par les forces de police, c’est le cas où ladite manifestation trouble l’ordre public ou si celle-ci constitue une entrave à la circulation. Mais la règle générale, ça reste la liberté de se rassembler et de s’exprimer.
Luk Vervaet, un Bruxellois de 57 ans qui enseigne le néerlandais à la prison de Saint-Gilles depuis cinq ans, s’est brusquement vu refuser l’entrée à la prison de Saint-Gilles et à toutes les autres, sans véritable explication.
Un prof privé de cours en prison sans justification
L’information est à lire dans le quotidien Le Soir. C’est le 10 août que l’association bruxelloise pour laquelle le professeur travaille a reçu un appel du SPF Justice indiquant que le prof de néerlandais était persona non grata à la prison de Saint-Gilles et dans les autres prisons du royaume. Le coup de fil a été suivi, une semaine plus tard, d’un courrier du directeur général de l’administration pénitentiaire, Hans Meurisse, précisant que Luk Vervaet est interdit de prison pour des raisons de sécurité.
> VIDEO : LE REPORTAGE DU JOURNAL
Depuis, silence radio, tant du côté de la prison de Saint-Gilles que de l’administration centrale. Luk Vervaet a engagé un avocat pour tenter de faire valoir son point de vue et soupçonne que son éviction soit due à ses convictions politiques. Sur son blog, l’homme dénonce la surpopulation carcérale et soutient la Palestine, notamment.

Ce jeudi (20/08/09), 39 militants de la COBI (Coordination Boycott Israël) se sont réunis vers 9h00 à la Maison du développement (9, Quai du commerce à Bruxelles) pour recevoir des consignes dans le cadre d’une nouvelle action de terrain relative à la campagne de boycott à Bruxelles des dattes produites par les sociétés israéliennes.
La “grosse action” de ce jour s’est limitée à la sensibilisation (non autorisée) des commerçants grossistes dans le quartier du rassemblement ainsi qu’une distribution (autorisée) de tract sur le marché hebdomadaire de Molenbeek.
Un incident a éclaté lors du premier arrêt des manifestants devant le n°11 du Boulevard d’Ypres juste à côté du magasin d’un commerçant grossiste dans le quartier. Plusieurs jeunes travailleurs d’origine marocaine ont agressé, insulté et menacé les manifestants (dont une femme enceinte). “Allez, dégagez ! Alez, allez, allez ! Vous m’emmerdez dans mon travail. Viens ici espèce de pédé ! Pas me filmez moi ! Et toi, vas mettre un foulard sur ta tête !“, a déclaré l’un des travailleurs fortement en colère contre les manifestants.
“Je ne comprends pas ce qu’il s’est passé. Deux ou personnes qui n’appartiennent pas à notre groupe ont bloqué l’entrée du magasin, ce qui a évidemment énervé le commerçant. Ces personnes sont peut-être des provocateurs ou des membres d’un groupuscule quelconque visant à faire échouer la campagne. Notre but n’est certainement pas d’inciter à la provocation mais tout simplement de sensibilier calmement le public à la problématique du financement de la colonisation israélienne“, a précisé Jan Dreezen, responsable de la COBI.
HUGUES DORZEE
vendredi 21 août 2009, 09:29
Trois communes bruxelloises (Schaerbeek, Saint-Gilles et Anderlecht) ont interdit à la « Coordination Boycott Israël » de distribuer des tracts invitant à boycotter les dattes israéliennes sur les marchés, mais de telles actions sont toutefois autorisées à Bruxelles-Ville, Molenbeek et Forest. Où est la cohérence ?, se demande l’association ?

La « Coordination Boycott Israël » (COBI) mène depuis plusieurs jours des actions en région bruxelloise appelant les citoyens à ne plus acheter de dattes en provenance d’Israël.
Cette association de fait, composée de militants pro-palestiniens issus de divers courants (Intal, LCR, Mouvement Citoyen Palestine…), se mobilise sur les marchés publics et à proximité des grossistes.
rectification de Jan Dreezen : » La description de Cobi par Le Soir est erronée
COBI
Cobi est une coordination de 5 petites groupes de solidarité avec la Palestine et une dizaine de comités locaux de solidarité.
Les 5 organisations sont: Codip (Centrum voor Onderzoek, Documentatie en Informatie over Palestina), Génération Palestine, Intal, Vlaams Palestina Komitee et Vrede.
Les comités locaux sont constitués de citoyens qui sont concernés par les problèmes des Palestiniens.
L’action dattes est organisée par le groupe de travail ‘dattes’.
L’action est basé sur l’appel de la société civile palestinienne qui demande de boycotter des produits en provenance d’Israël. Cet appel demande aussi de retirer des capitaux des entreprises qui investissent en Israël et à oeuvrer pour prendre des sanctions contre Israël) »
« N’achetez pas de grosses dattes, lit-on sur ses tracts traduits en quatre langues (français, néerlandais, arabe et turc). Elles proviennent toutes de sociétés israéliennes. Les bénéfices d’exportation de ces dattes aident à financer l’occupation de la Palestine. L’Etat d’Israël a massacré à Gaza près de 1.500 Palestiniens, dont beaucoup d’enfants, en janvier 2009. Acheter ces dattes c’est donner un soutien à ces pratiques. N’oubliez pas Gaza 2009 ! Boycott Israël ! Palestine vivra ! »

Trois communes bruxelloises – Schaerbeek, Saint-Gilles et Anderlecht – ont interdit à la « Coordination Boycott Israël » (COBI) de distribuer des tracts sur leurs marchés, mais de telles actions sont toutefois autorisées à Bruxelles-Ville, Molenbeek et Forest, rapporte vendredi le quotidien Le Soir. « Où est la cohérence? « , se demande l’association.
Dans son tract, traduit en quatre langues et distribué sur les marchés publics, la COBI appelle les citoyens à ne plus acheter de dattes en provenance d’Israël. « Les bénéfices d’exportation de ces dattes aident à financer l’occupation de la Palestine », peut-on notamment lire sur le feuillet.
Sur les six communes contactées par l’association pour pouvoir distribuer son tract et utiliser un mégaphone sur la voie publique, seule celle de Molenbeek a donné formellement son autorisation. Forest semble également favorable, tout comme Bruxelles-Ville où la police a donné un accord verbal.
Saint-Gilles, Schaerbeek et Anderlecht ont signifié leur refus, la première au nom de la « sécurité », la seconde pour « maintenir la paix communautaire » et la troisième sans donner la moindre explication. « Or tout acte administratif doit être formellement motivé », déclare l’avocat de la COBI.
L’association va donc mettre la commune d’Anderlecht en demeure de retirer sa décision. Le cas échéant, elle se réserve le droit de l’attaquer au Conseil d’Etat. La commune de Schaerbeek a pour sa part précisé que la COBI pouvait toujours distribuer son tract en toutes-boîtes. (belga/acx)
21/08/09 08h17
* Lire aussi: La police d’Anderlecht accusée de racisme
Par Mehmet Koksal, Parlemento, le 18 août 2009
Tamimount Essaidi (Ecolo) est échevine de la Solidarité, de l’Intégration sociale et de la Prévention à Schaerbeek
Réagissant le 14/08/09 à la campagne de boycott des dattes israéliennes lancée par la COBI (Coordination Boycott Israël), Marc Weber, le chef de cabinet de la bourgmestre de Schaerbeek Cécile Jodogne (MR), avait répondu par la négative en rappelant que “le Collège [schaerbeekois] a donc tranché et refuse les tracts sauf, après demande officielle, ceux d’intérêt public ou considérés comme tel“ tout en ajoutant que “les services de police ont remis un avis négatif” à ce sujet.
Aujourd’hui (18/08/09), Tamimount Essaïdi, échevine (Ecolo) de la Solidarité à Schaerbeek, dément totalement la version de Marc Weber et indique même avoir “interpellé ce matin le Collège” à propos de la distribution des tracts appelant au boycott des dattes israéliennes. La première échevine de Schaerbeek précise que “la décision a été prise par le Bourgmestre f.f.-f.f., sur avis des services de police. (L’Echevin Etienne Noël faisant fonction de Bourgmestre durant les congés de Cécile Jodogne, elle-même Bourgmestre faisant fonction.) Le Collège n’a donc pas été saisi en tant que tel de la demande d’autorisation de distribuer des tracts – ni, a fortiori, n’aurait pu décider de la refuser“…