La lettre de Jean-Denis Lejeune à Michelle Martin


BELGA

Mis en ligne le 29/08/2012

 « Quoi qu’il arrive, sachez que vous n’aurez jamais mon pardon car vous êtes directement responsable du pire. »

Jean-Denis Lejeune, le papa de Julie, a adressé une lettre manuscrite à Michelle Martin, l’ex-femme de Marc Dutroux qui a quitté mardi soir la prison de Berkendael pour rejoindre le monastère des Clarisses à Malonne.

Dans sa missive, publiée in extenso mercredi par nos confrères de Paris Match, Jean-Denis Lejeune interroge Michelle Martin sur les circonstances qui ont conduit au décès de sa fille, la pressant de répondre aux questions en évoquant une souffrance « qui enchaîne pour l’éternité, qui vous use comme un cancer, qui vous tue à petit feu, qui vous amène à désespérer, à ne plus croire en rien ».

Dans sa missive, le père de Julie explique qu’il a refusé de participer à une tentative de médiation demandée par Michelle Martin. Il évoque son refus d’entendre une demande de pardon et sa volonté de ne pas offrir la démonstration d’un père meurtri. Tout au long de la lettre, il réclame des explications sur la nature humaine de celle qui a joué un rôle dans l’enlèvement des enfants. Il veut savoir comment, pourquoi elles ont été enlevées et ce qu’il s’est passé tout au long de leur séquestration.

Il s’interroge aussi sur l’absence de réaction de Michelle Martin alors que les petites étaient enfermées dans la cave et que Marc Dutroux était en prison. « Quoi qu’il arrive, sachez que vous n’aurez jamais mon pardon car vous êtes directement responsable du pire », écrit-il encore.

Michelle Martin répondra à Jean-Denis Lejeune dans la discrétion

Michelle Martin, l’ex-épouse de Marc Dutroux libérée mardi soir sous conditions, répondra à la lettre que lui a adressée Jean-Denis Lejeune, mais dans la discrétion, a indiqué mercredi son avocat. »Mme Martin a déjà eu des paroles, mais peut-être n’était-ce pas audible à ce moment-là. Elle a fait au moins deux fois une proposition de médiation pour répondre aux questions (des parents) et aussi évidemment leur dire pardon, mais elle sait aussi que les parents ne peuvent pas lui pardonner », a commenté Me Thierry Moreau, sur les ondes de La Première (RTBF).

Ce pardon, « c’est éventuellement quelque chose que les victimes peuvent lui donner, mais cela ne pourra se faire qu’au terme d’un parcours ensemble et dans la discrétion, toutes les expériences victimes-auteurs le montrent ».

Me Moreau s’est dit par ailleurs impressionné et attristé par la violence des personnes qui ont attendu à Malonne l’arrivée de sa cliente. « Cette réponse violente ne peut conduire qu’à l’escalade, mais j’ai confiance dans les autorités pour assurer la sécurité. Je peux entendre que l’on reproche à Mme Martin les comportements qu’elle a eus, mais on ne peut pas au nom du droit et du bien devenir violents, même à l’égard de celui qui a commis des crimes ».

source

Michelle Martin, vous n’êtes pas seule


anniebannie n’a jamais beaucoup aimé hurler avec les loups et au spectacle de la foule haineuse qui attendait MM devant le couvent, elle n’a pas hésité à reproduire ce texte

Mis en ligne le 29/08/2012

La cour de cassation a statué: Michelle Martin est libérée sous conditions.Elle peut quitter la prison. Beaucoup a déjà été dit et écrit autour de sa libération conditionnelle: des torrents de haine, des cascades de mots bienfaisants aussi. Mais de ceux-ci, il n’y en aura jamais assez.
Voilà pourquoi, citoyens d’horizons divers, sous peine d’acquiescement à la vilenie, à notre tour nous parlons. Comme tout un chacun, nous avons eu notre lot de souffrances. Certains parmi nous ont vécu la mort de leurs enfants dans des circonstances particulièrement dramatiques. Nous savons que le chemin est long qui permet de nous ramener de la mort à la vie.
Et si être victime donne des droits que la justice doit respecter et rencontrer, elle ne confère pas de titre.
Nous prenons la parole aujourd’hui, pour deux raisons. La première: soutenir de toutes nos forces un groupe de femmes ardentes que leurs valeurs d’humanité poussent à accueillir chez elles, dans leur communauté, celle dont personne ne veut et que la plupart des médias s’obstinent à nommer l’ »ex-femme de Marc Dutroux », sans doute pour la lier éternellement à la figure du monstre absolu. Mais il n’y a pas de monstres. Les monstres n’existent que dans les histoires pour faire peur aux enfants.
Il y a seulement des hommes et des femmes, qui commettent des crimes horrifiants, et c’est leur condition humaine, justement, qui nous fait peur à nous, adultes. Alors, à ces religieuses, nous disons qu’elles ne sont pas seules, et que si nous ne sommes pas venus contre-manifester à Malonne ou à Bruxelles, c’est pour ne pas ajouter de la confusion à la haine.
La deuxième: dire à Michelle Martin, condamnée comme criminelle, et aujourd’hui libérée sous conditions, qu’elle non plus n’est pas seule. Nous croyons à la possibilité de reconstruction pour chacun, et si tel est son projet, nous sommes à ses côtés. Comme citoyens attachés à la justice rendue et à la défense sans relâche des droits de l’homme nous nous engageons, selon nos possibilités, à l’aider et à lui faciliter la vie, en concertation avec ses avocats, là où d’aucuns voudraient la lui compliquer. Car elle aussi est une citoyenne et c’est notre société qu’elle retrouve aujourd’hui. (Titre et sous-titre sont de la rédaction.)
Collectif de citoyennes et citoyens (voir les noms ci-dessous)
Marie-Hélène Rabier, Chantal Ghigny, Christian Dellicour, François Ladrière, Noëlle de Visscher, Emmanuel Stevens,Valérie Desomer, Jacques-René Rabier, Gudrun König, Michel Collard, Colette Gambiez, Chantal Joris, Christian Kugener, Bernadette Ditullio, Olivier Kervyn, Jean-François Godet, Françoise Budo, Paul Gerono, Véronique Schtickzelle, Fabienne Verhoeven, Anne-Marie Pringels, Marie-Christine Terlinden, Paulette Dubrulle, Michel Hoet, Sophie de Tillesse, Suzanne Daws, Jacques Glisse, Jean Debelle, Paul Smolders, Catherine Roba-Rabier, Denis Hees, Géraldine Ladrière, Anne Lombard, Fabienne Verhoeven, Juani Romera, Marcel Lenoble, C. Simar, Gérard Van Aerschot, Claudine Orts, Francis Ghigny, Michèle Chefneux, Francis Ruelle, Daniel Caron, Domi Caron, Eugénio Boléo, Rosalinda De Bast, Julie Vandenbussche, Henry Francart, Claude Francart, Elfriede Leinen, Marc De Keyser, Anne van der Vaeren, Anne Van Bellingen, Philippe Chevalier, Marie-Françoise Chevalier, Marie Campagne, Gabriel Campagne, Xavier Deutsch, Luc Tilman, Claire Delvaulx,Xavier Dijon, Ralph Schmeder, Bernard Cassiers, Solange Waucquez, Dominique Martens, François Lagasse de Locht, Jacques De Cock, Michel Bollen, Ewa Collet, Geneviève Lemaître, Jean-Lou Charlot, Reginald Jolly, Bernard Berin, Michelle Charlot, Léon-Marie Jodin, Michel Nève, Sabine Paternoster, Christiane Geurts, Michelle Nigay, Marie-Claire Berten, Jean Peeters, Nicole Peeters, Bernadette Guillaume, Alain Roba, Paul Ghigny, Marie-louise Bricout, Colette Vanden Rul, Henriette Menu, Joep Opfergelt, Georges Mailleux,Pierre Falque, Jean-Marie Derzelle, Vincent de Radiguès, Chantal Noël, Michel Nève, Annie Cornil, Anne-Elisabeth Nève, Charles Le Grelle, Pauline van der Linden, Etienne Gauthier, Chantal Nève, Vincent Nève, Christine Deltour, Odile Rabier, Hubert D’Ansembourg, René Roquet, Nguyen Hung Lân, Hélène Deladrière-Lathuraz, Béatrice de Négri, Michel Devuyst, Fabienne Simons, Claire-Agnès Duré, Thierry Bivort, Annick Guérard, Christine Gelders,Yvan de Menten, Kinou Boland, Corinne Saintes, Bernadette Glisse, Eric Wilberz, Sabine Derick, Nicole Quintin.

 

source

Mineurs non accompagnés à la rue-recherche d’accueil d’urgence


Date : 17 juillet 2012 16:24

Bonjour,

Je vous ai téléphone aujourd’hui concernant la situation de mineurs étrangers non accompagnés qui se trouvent sans accueil et doivent dormir actuellement à la rue. Nous travaillons pour le Service Droit des Jeunes qui est une association d’Aide en Milieu Ouvert, lié à l’aide à la jeunesse. Chaque jour des jeunes se présentent chez nous à la recherche d’un toit et chaque jour on essaie de trouver des solutions pour ces mineurs non accompagnés. Chaque jour au moins 7 mineurs étrangers non accompagnés (MENA) arrivent ou sont découverts en Belgique. Ces enfants ont la particularité d’être mineurs, de se retrouver sans parents ou tuteur, en dehors de leur pays d’origine et d’avoir vécu un (souvent long) parcours de migration et d’exil.

Le problème est qu’actuellement ces jeunes, souvent entre 15 et 17 ans (surtout Marocains, algériens, tunisiens, égyptiens, syriens, … ), ne sont pas accueillis par les autorités responsables (FEDASIL) et doivent dormir à la rue. Le droit à l’accueil de ces jeunes est inscrit à la loi mais n’est malheureusement pas respecté par les autorités. Entre temps ces jeunes se trouvent dans des situations inhumaines.  Il existe sur Bruxelles de l’accueil d’urgence pour des mineurs mais toutes les places sont pleines. Il y a aussi les squats mais cet accueil est très loin d’un accueil pour des enfants. Les organisations qui s’occupent des personnes sans abris refusent de prendre ces jeunes parce qu’ils sont mineurs…Pour ces jeunes on va introduire des recours juridiques pour obtenir par les Tribunaux  un accueil auprès des instances responsables  mais entre temps il nous faut trouver un toit pour ces jeunes. Cette période peut prendre de 2 jours à deux semaines. Nous sommes donc à court de solutions.

Nous sommes donc à la recherche d’associations ou de particuliers qui seraient disposés à accueillir ces jeunes pour une ou plusieurs nuit(s)en urgence. Toute nuit pour ces jeunes où ils ne sont pas exposés aux dangers de la rue, au froid et à la pluie est déjà une bonne chose. Bien sur il n’est pas idéal de changer ces jeunes d’endroit de nuit en nuit donc s’ils peuvent rester plusieurs jours, le temps que leur situation se règle, c’est mieux.  Ces jeunes ont vécu beaucoup de choses mais sont aussi des jeunes qui sont en demande d’aide et veulent avoir une chance de bâtir leur futur. Un futur difficile si on les laisse à la rue.

Si vous voulez plus d’informations ou si vous pensez que votre organisation ou votre famille est prête à aider ces jeunes vulnérables et dans une situation inhumaine, même juste pour une nuit, n’hésitez pas à nous contacter.

Katja Fournier

Coordination- Coördinatie

Platform Kinderen op de vlucht – Plate-forme Mineurs en exil
30 Rue marché aux poulets – 30 Kiekenmarktstraat
1000- Bruxelles – Brussel
T: 02.210.94.91

F: 02.209.61.60

Pour vous abonner à la lettre d’information de la plate-forme, cliquez ici

Klik hier om u te abonneren op de nieuwsbrief van het Platform

www.mineursenexil.be
www.kinderenopdevlucht.be

Alicia Arbid, Coordinatrice
Arab Women’s Solidarity Association -Belgium ASBL  
+ 2 229 38 10 ou  0473 400 854
alicia.awsabe@gmail.com 

Local A 133
Amazone asbl
10 rue du Méridien
1210 Bruxelles

Website: www.awsa.be

Nous irons donc mendier


    • lundi 16 juillet 2012
    • 18:00
  • Etterbeek Place Jourdan

A l’instar de ce qui est désormais de rigueur à Liège (où la mendicité n’est plus autorisée que dans des horaires précis) et suivant cet exemple, précisent les autorités d’Etterbeek, les mendiants ne pourront désormais plus se trouver à plus de 4 par rue de la commune, en tout cas dans une dizaine de rues.Outre le ridicule de cette mesure, qui précise que les « habituels » ne sont pas concernés et dont on se demande comment elle sera appliquée (un système de pointeuse à chaque carrefour? un cachet?), outre ses dangers aussi (la rue va vite devenir chasse gardée), outre son inutilité (Comme le reconnaît elle-même une conseillère FDF, «cette mesure, inspirée par la ville de Liège, ne résout évidemment pas le problème »), ce qui nous choque surtout, c’est ce qu’elle représente.

Elle représente un pouvoir qui, faute de montrer la moindre volonté de lutter contre la pauvreté, lutte contre les pauvres. Un pouvoir qui, surtout à l’approche des élections, pense sincèrement que si nous ne voyons plus la misère, nous penserons qu’il n’y a pas de misère.

Un pouvoir qui pense que l’électeur est dérangé par la vision de ces pauvres que notre système produit. Que l’électeur est une autruche. Que l’électeur pensera qu’en cachant les pauvres, on les aide.

L’électeur, c’est nous. Et nous sommes tout à fait capables de supporter la vue des produits de ce système que nous refusons d’autant plus qu’il refuse d’assumer ses propres incuries.

Nous regardons en face cette misère et nous savons d’où elle vient. Nous connaissons aussi des moyens de lutter contre elle. Nous refusons de voir nos dirigeants verser une larme sur les plateaux de télé et sur ces pauvres qu’ils veulent mettre hors de notre vue.

Nous voulons que ces gens puissent chaque jour nous rappeler les négligences de ceux qui nous dirigent. Nous le voulons parce que c’est peut-être leur seul espoir. Parce qu’en les voyant, nous pouvons les aider, en espérant qu’un jour nous ne serons plus les seuls à refuser les oeillères.

Nous irons donc mendier, le 16 juillet à 18h (au départ de la place Jourdan), par groupes de 5 par rue, dans la commune d’Etterbeek. Mendier une pièce et mendier un peu, rien qu’un peu, de courage politique. Au moins celui d’affronter en face ses propres lâchetés.

Voir sur facebook : échanges etc.

Réaction-Droit de réponse-Communiqué du Comité BDS-ULB (2)


Par ailleurs, un vrai dialogue ne peut se construire qu’à condition que les interlocuteurs soient sur pied d’égalité, ce qui est impossible entre un peuple occupé et une puissance occupante. La sociologue palestinienne Lisa Taraki affirme dans un récent article : « le dialogue ne promeut pas le changement mais renforce le statu quo et est, en fait, principalement dans l’intérêt du côté israélien du dialogue, étant donné qu’il fait sentir aux israéliens qu’ils font quelque chose alors qu’en fait ils ne font rien. La logique de BDS est la logique de pression »6.

Quant à ceux qui estiment que le BDS viole les libertés académiques, nous estimons que ces libertés peuvent être momentanément restreintes si les restrictions ont pour objectif de faire respecter un ensemble plus large de droits fondamentaux, ce qui est précisément l’objet de l’appel BDS. De plus, il est aberrant de parler de liberté académique tout en cautionnant un système qui empêche les chercheurs palestiniens de se déplacer librement et d’avoir accès aux mêmes institutions que les Israéliens. Il faut à cet égard encourager l’augmentation de contacts directs avec les institutions académiques palestiniennes.

Pour terminer, n’oublions pas qu’Israël, sous la bannière de la démocratie, applique une politique d’apartheid contre les Palestiniens7. Au coeur de la définition de l’apartheid, il y a la domination institutionnalisée et légalisée d’un groupe racial sur un autre. Le gouvernement israélien a légalisé un tel système institutionnalisé de discrimination raciale à l’égard des Palestiniens, en mettant en place des lois et pratiques qui ont pour but de les exclure, de les dominer et de les opprimer en raison de leur origine.

La loi du Retour (1950) en est un exemple frappant: les Juifs du monde entier peuvent acquérir automatiquement la citoyenneté israélienne en s’établissant en Israël ou dans les Territoires palestiniens occupé. Le droit au retour est par contre refusé aux Palestiniens expulsés en 1948 et qui sont depuis devenus des réfugiés.

Dans les Territoires occupés, les colonies, le mur de séparation, les checkpoints et les routes exclusivement réservées aux colons dominent le paysage et séparent les populations sur base ethnique. La loi civile s’applique aux Palestiniens, la loi militaire aux colons.

Au sein même de la société israélienne, la dissidence est sévèrement réprimée. Des nouvelles lois en ce sens ont été votées récemment, comme la “Boycott Law” qui criminalise les organisations qui supportent ouvertement l’appel BDS. Des ONG comme l’organisation israélienne pour les droits humains « B’tselem » sont attaquées par une loi qui impose un impôt de 45% sur les fonds de l’étranger (principalement de l’UE), réduisant radicalement le budget de ce genre d’organisations8.

Il est absurde que l’ULB, au vu des valeurs qu’elle défend et auxquelles
nous adhérons, entretienne des liens académiques avec des universités israéliennes qui sont complices d’un régime d’oppression et de discrimination ethnique. Le droit s’applique à tous. C’est là tout l’objet de l’appel BDS auquel nous répondons.

6 http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2011/08/201188976675245.html

7 http://www.russelltribunalonpalestine.com/en/sessions/south-africa/south-africa-session-full-findings-french

8 http://www.haaretz.com/news/national/likud-yisrael-beiteinu-draft-new-bill-to-limit-foreign-funding-to-israeli-ngos-1.398787

Réaction-Droit de réponse-Communiqué du Comité BDS-ULB (1)


Face aux multiples réactions qui ont suivi la reconnaissance du cercle BDS-ULB par le conseil d’administration de l’université, nous souhaitons apporter quelques clarifications.

L’appel pour le Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) a été lancé par la société civile palestinienne en 2005, à la lumière des violations répétées du droit international et des résolutions des Nations unies par Israël, et fut rapidement signé par plus de 170 organisations et syndicats palestiniens1.

Le boycott est un outil de pression politique et une forme de résistance non-violente. Le but est de le maintenir jusqu’à ce qu’Israël reconnaisse le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et se plie à trois obligations qui lui incombent en droit international, à savoir : mettre fin à l’occupation et à la colonisation de toutes les terres arabes2 et démanteler le mur de séparation ; reconnaître le droit fondamental des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue ; respecter et protéger les droits des réfugiés palestiniens tels que définis par la résolution 194 de l’ONU.

Le cercle BDS-ULB a pour but de relayer ce message et ouvrir le débat au sein de l’université. Les valeurs qu’il défend sont le respect de la justice et de l’égalité fondamentale entre les peuples. Il rejette à cet égard toute forme de racisme, en ce compris l’antisémitisme et l’islamophobie, ou de stigmatisation, quelle que soit la communauté.

Le boycott académique auquel appelle le BDS ne vise pas les individus du fait de leur nationalité. Il vise par contre les institutions impliquées dans l’occupation des territoires palestiniens et l’assujettissement du peuple palestinien. Le boycott académique ne renvoie pas à la rupture de tous les liens avec le peuple israélien, mais à l’exercice d’une pression sur une succession de gouvernements qui se sont tous refusés à mettre fin à l’occupation et qui ont mis en oeuvre une politique d’apartheid envers le peuple palestinien.

Le boycott vise à mettre fin à la normalisation des relations avec l’Etat d’Israël dans le monde académique, car nous estimons qu’elles occultent les violations du droit international commises par cet Etat. Il ne vise donc rien d’autre que de forcer Israël à se conformer aux droit et normes internationaux.
Le boycott académique a un effet assez direct sur les responsables de l’oppression, puisque les institutions académiques israéliennes qui ont des liens avec l’ULB contribuent à en maintenir et en légitimer les structures. Les universités israéliennes ne sont pas neutres et apolitiques.

Un exemple remarquable est l’Université Technion, qui fournit au gouvernement israélien les fondements technologiques de l’occupation militaire et avec laquelle l’ULB coopère dans le cadre des programmes de recherche européens. Technion a été directement impliquée dans le développement du bulldozer “D9”, utilisé par l’armée israélienne pour démolir les maisons palestiniennes. Elle a créé un centre de recherche conjoint avec Elbit Systems, la plus importante société privée d’armement israélienne, qui est impliquée dans la construction du Mur, dont le tracé a été déclaré illégal et dont la Cour internationale de Justice a demandé le démantèlement il y a de cela 6 ans déjà3. Elbit a également fourni des drones à l’armée israélienne qui ont été utilisés contre des civils durant l’opération « Plomb Durci »4. De nombreux membres du corps académique de Technion ont fait partie de l’élite de l’armée et/ou ont travaillé pour les compagnies d’armement israéliennes5.Les universités comme Technion contribuent directement à des crimes condamnés par les plus hautes instances internationales en fournissant la connaissance, les ressources, la recherche et la technologie qui servent à les perpétrer.

1 http://www.bdsmovement.net/call#.T8SGwGAUPW0

2 Territoires occupés tels que définis par la résolution 242 de l’ONU du 22 novembre 1967

3 http://webee.technion.ac.il/news/Elbit-establishes-Vision-Systems-Research-Center

4 http://www.hrw.org/fr/news/2009/06/30/isra-l-le-mauvais-usage-de-drones-caus-la-mort-de-civils-gaza

5 http://www.admin.technion.ac.il/President/Eng/President’s%20Report%202011_FINAL.pdf

Comment dénoncer une femme portant le niqab en 13 lignes ?


Cher Monsieur Dewinter, j’ai lu votre appel à la délation où vous promettez une prime de 250 euros à tout qui dénoncera une femme portant le niqab. Je trouve cette initiative intéressante et très tendance dans le style « retour aux années trente ». C’est cool car pour le moment, je vous avoue que les fins de mois sont dures. Et 250 euros, ça fait toujours plaisir comme on dit. Je suis donc parti à la chasse aux femmes en niqab… Pas facile ! Il n’y en a pas beaucoup finalement. Je vous avoue que j’ai eu du mal à en trouver. J’en ai vu une ou deux dans la rue. Mais j’ai un problème : comment je fais maintenant pour les dénoncer ? Je veux bien remplir un formulaire de délation, mais comment vous faire la description d’une personne qui a le visage caché par un niqab ? Je devrais demander leur nom, mais vous imaginez que c’est un peu embêtant : « Bonjour, pourrais-je avoir vos coordonnées, c’est pour vous balancer aux fascistes pour 250 euros, LOL ? » Non, finalement, je n’ai trouvé qu’une seule personne dont je connais le nom et dont je peux dire, preuve à l’appui, qu’elle a porté le niqab. Mais euh… je suis un peu embêté, euh… c’est votre fille, An-Sofie Dewinter, sur une affiche électorale. Vous pouvez verser les 250 euros sur mon compte au numéro « 132-5156361-76 ».

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑