Afghanistan : retrait des troupes belges pour la fin 2014


Belga

Mis en ligne le 16/05/2012

VIDEO Près de 600 soldats belges participent aux forces de l’Otan en Afghanistan.

La Belgique a confirmé mercredi qu’elle allait achever le retrait de ses troupes en Afghanistan à la fin 2014 après l’avoir entamé en septembre prochain, conformément à la stratégie de l’Otan qui sera réaffirmée à son sommet de Chicago des 20 et 21 mai.

« La Belgique confirme le retrait de ses troupes d’ici la fin 2014 », a-t-on indiqué de source gouvernementale à l’issue d’un conseil des ministres restreint, consacré à ce dossier, sous la présidence du Premier ministre socialiste Elio Di Rupo.

Près de 600 soldats belges participent aux forces de l’Otan en Afghanistan, essentiellement basés à l’aéroport de Kaboul, qu’ils contribuent à sécuriser, et sur la base aérienne de Kandahar (sud). Le processus de leur retrait débutera cet automne par l’aéroport de Kaboul.

Les conditions de retrait des 130.000 soldats internationaux seront au menu des discussions du sommet de l’Otan dimanche et lundi à Chicago. Le nouveau président français, François Hollande, devrait y confirmer sa décision de rapatrier les soldats combattants d’ici la fin 2012.

La Belgique s’est en outre déclarée prête à continuer à participer à la reconstruction de l’Afghanistan après 2014, avec une contribution financière de 12 millions d’euros par an pendant une période qui pourrait atteindre dix ans. « Sur la question du rôle militaire éventuel de l’Otan après 2014, tout rôle de combat devrait être exclu. Il va de soi qu’en cas de nécessité, ces troupes devront pouvoir se défendre », a-t-on précisé de source gouvernementale.

Didier la Gaffe


Édito : Dérapage

Mis en ligne le 11/05/2012

Francis Van de Woestyne

J’aurais pu aller à Molenbeek, cela aurait été plus près. C’était plus court pour me déplacer à l’étranger  » Qui parle avec autant de nuance et de diplomatie ? Le leader d’un nouveau parti extrémiste belge ? Non. Le ministre belge des Affaires étrangères : Didier Reynders. Deux remarques tout d’abord. 1. On connaît bien, on apprécie parfois, l’humour ravageur de Didier Reynders. C’est à la fois sa force et sa faiblesse. Il prend tout (sauf les critiques à son encontre) à la dérision. 2. Loin de nous l’idée de croire que l’intégration de certains immigrés dans certaines communes se fait toujours dans l’harmonie. Il y a des problèmes réels que l’on sous-estime et que l’on néglige. Des quartiers sont devenus difficiles à vivre. Et il est plus facile de nier ces problèmes quand on n’y est pas confronté. Cela étant dit, la déclaration de Didier Reynders constitue un dérapage verbal inacceptable. Le ministre s’en est d’ailleurs rendu compte : « Si mes propos ont heurté, je le regrette », a-t-il dit pour tenter d’éteindre l’incendie que ses propos avaient déclenché. Dès lors, posons-nous ces questions :

Didier Reynders a-t-il livré le fond de sa pensée ou a-t-il tenu des propos électoralistes ? S’il a dit ce qu’il pense, l’on est à présent fixé sur ses convictions profondes. S’il s’est contenté de tenir un langage digne d’un parti extrémiste, en prévision du scrutin communal, on ne peut qu’être atterré par tant de maladresse. Car les électeurs préfèrent toujours l’original à la copie.

Didier Reynders a-t-il perdu son sang-froid ? S’il ne parvient plus à résister aux provocations de Philippe Moureaux, il est grand temps que notre ministre des Affaires étrangères change de compétences… ou de métier.

source

Dan Gagnon | « Le but n’est pas de convaincre ceux qui ne t’aiment pas de t’aimer ! »


Le spectacle a eu lieu ce soir et je crois pouvoir parler d’un énorme succès. Visiblement, la salle l’aimait. Son monologue, il l’a bien tenu. Il n’y a pas eu de temps mort. Il doit encore se forger un personnage, mais il est sur la bonne voie.

Un cadeau  à la Belgique que ce  Québécois

En introduction, un excellent clip sur son  pari.

L’INVITÉ DU WEEKEND > L’humoriste canadien s’est mis au défi de remplir le Cirque Royal en 50 jours. Il met en vente sur le web, 2000 places pour son spectacle. Un standup où Dan va raconter, avec l’humour qui le caractérise, sa vie. Rencontre à dix jours du grand soir…


D’où vous est venue cette idée de défi ?

Quand les humoristes veulent se faire connaitre, ils essaient de décrocher une chronique en radio ou en télé. Comme je viens déjà de la radio, ça n’aurait pas changé grand-chose pour moi. Il fallait donc que je trouve quelque chose d’original pour me faire connaitre dans cet exercice-là. Le public préfère aller voir des personnes qu’ils connaissent déjà ou alors un spectacle lié à un évènement. J’avais entendu qu’un chanteur du Québec avait loué la plus grande salle de concert de Chicago et tout en vendant ses tickets, il a été remarqué par Oprah Winfrey qui a fini par l’inviter dans son émission. J’ai bien aimé le concept. Mon objectif est vraiment  de me démarquer.

Vous allez parler de quoi dans votre spectacle ?

C’est un spectacle qui est écrit mais ce sera du « pur » standup. J’aurai un micro à la main et je partirai avec le public. Je vais raconter mon histoire. Répondre aux trois questions que les gens me posent le plus souvent : « Qu’est-ce que tu fous ici ? Qu’est-ce que tu faisais au Canada ? Et que penses-tu de la Belgique ? » Je raconte pourquoi je suis à Bruxelles. Pourquoi les Canadiens ont un accent sauf quand ils chantent. Comment j’ai rencontré ma copine… Toutes les anecdotes seront vraies. A la limite, si ce n’est pas drôle, ce sera au moins une discussion intéressante pour les personnes qui veulent me connaitre un peu plus.

Raconter sa vie, ce n’est pas un exercice difficile ?

Je ne vais pas tout expliquer non plus. En fait, ce seront les mêmes « private jokes » que faisais en comité restreint avec des amis qui se demandaient comment je me suis retrouvé en Belgique. J’ai choisi les plus drôles et qui pourraient intéresser le public qui ne me connait pas forcément autant que le monde des médias. Je reprendrais une phrase d’Alfred De Musset : « Il ne m’est pas arrivé grand-chose d’intéressant, mais il y a une façon intéressante de la raconter. » Mais loin de moi l’idée de me comparer à ce grand poète.

Le standup, ce n’est pas risqué chez nous ?

Je suis même d’ailleurs un peu terrorisé. Mais les choses n’ont jamais été faites jusqu’à ce qu’elles soient faites. Prenons l’exemple du tennis, il y a eu plein de jeunes filles qui se sont inscrites à ce sport après les victoires de Kim et Justine. Il faut bien que quelqu’un commence quelque chose un jour. Combien on fait de l’humour absurde après le succès des Snuls ? C’est peut-être risqué, mais en humour, je ne suis pas capable, au stade actuel, de faire autre chose que de raconter des histoires. D’un autre côté, dès que tu fais quelque chose de différent, tu prends de toute façon un gros risque.

La promo de l’opération s’est faite surtout en radio ou dans la presse, très peu en télé chez les Taloche par exemple…

Ils ne m’ont pas invité, mais je n’ai pas exprimé le souhait d’être invité non plus. Entendons-nous bien, s’ils m’appellent, je ne refuserai pas. Je préfère être proactif dans ma promo que d’attendre qu’une opportunité tombe du ciel. La question aurait pu aussi se poser pour « On ne demande qu’à en rire » chez Ruquier. Le stand up est un exercice qu’ils n’apprécient pas beaucoup dans le concept de l’émission, et si on le fait, il faut être très bon. Je ne pense pas être capable, au stade actuel, d’être bon en écrivant un sketch en moins de 45 minutes. Mes priorités aujourd’hui sont ailleurs, mais je ne dis pas que je ne le ferai pas… Mon but n’est pas de convaincre les gens qui ne m’aiment pas de m’aimer mais de convaincre un nouveau public de venir te voir.

Il y aura une captation TV ?

Oui, mais le but n’est pas de le vendre en télé, ce serait plutôt de le jouer un maximum pour toucher un maximum de public. Je veux que ce spectacle soit une carte de visite pour la suite de ma carrière d’humoriste. Je ne sais pas encore si je vais le découper pour le mettre sur Youtube ou si je vais l’offrir en intégralité…

Qui a eu l’idée d’inviter Jean Barbera ?

J’ai toujours été hyper fan de ce qu’il fait et j’aurais vraiment trouvé ‘con’ d’aller le chercher pour qu’on se moque de lui. Il est exceptionnel parce qu’on ne sait jamais ce qu’il va se passer et ce qu’il va se dire avec lui. Et pour moi, c’est le principe même d’un bon divertissement. C’est un plaisir sincère de le côtoyer quelques instants. Il fait partie du top 5 des personnalités les plus intéressantes en Belgique francophone. A coté de cela, c’est quelqu’un de très gentil.

Il va faire quoi ?

Il sera la voix off du lancement du spectacle… quelqu’un avait d’ailleurs mis sur Twitter : « Les deux plus gros accents de Belgique réunis dans une même vidéo ». J’ai trouvé ça assez juste et très drôle. Plus égoïstement, c’est aussi parce qu’à la base j’avais envie de rencontrer Jean Barbera.

« Sans chichis »… un bilan positif ?

Beaucoup de kilomètres ! J’ai une vision différente de la Wallonie depuis cette saison… Le plus drôle, c’est que je ne suis pas très bon en télé, et ça mettait tout de suite les gens chez qui on allait tourner à l’aise. La plupart du temps, je me trompais plus que les intervenants. Ma plus grande force dans les « Trucs de Dan », c’est d’avoir été assez mauvais. (Rires)

La radio ne vous manque pas ?

Non. Et ça m’a surpris ! C’est peut-être le fait de savoir que les portes ne sont pas fermées au cas où. Et que je m’investis beaucoup dans le spectacle. J’ai fait plus de 1.000 chroniques, à la radio sur NRJ. Je n’avais plus grand chose à dire. Et je trouvais que je manquais parfois un peu de temps pour peaufiner mon texte. J’avais l’impression d’être ‘juste’ bon alors que je misais le ‘très bon’. J’espère refaire de la radio, un jour, mais pour l’instant, ce n’est pas dans ma liste des priorités.

Vous avez été courtisé ?

Pas de propositions concrètes, mais quelques contacts. J’ai toujours un pied chez NRJ/Nostalgie où je fais de la consultance.

Un petit teaser pour vendre les 600 dernières places…

Pour avoir une petite idée du standup, du undi 7 mai, au Cirque Royal, je participerai, ce dimanche, au gala d’ouverture du Brussels Comedy Festival. Je présenterai un sketch de 5 minutes tiré du spectacle. Ce sera diffusé, en direct, sur le site web de la RTBF.

> www.2000places.be

Propos recueillis par Pierre Bertinchamps
pierre@tuner.be
Photos : ©Mathieu Buyse

source

Voir aussi son site http://www.dangagnon.be/

et du côté de youtube, il y a plein à voir comme ceci  http://youtu.be/6uaCEO4-K6U

Formations professionnelles, journée portes ouvertes


Journée portes ouvertes

Formations professionnelles :

– Horeca, Bureautique, menuiserie, bâtiments, plomberie, électricité, mécanique –

Animations – Expositions – Dégustations

Le samedi 05 mai 2012

De 11h à 15h

Au 34, rue de la Victoire à 1060 – Saint-Gilles

Personne de contact :

Naïma Nassir : 02/5379452

Moureaux : « J’ai eu la nette impression d’avoir été trompé, manipulé »


DAVID COPPIsamedi 21 avril 2012, 07:36

Après la polémique sur « Questions à la Une », Philippe Moureaux s’explique. « J’ai ouvert la voie à des interprétations qui ne sont pas les miennes. »

Le bourgmestre de Molenbeek revient sur la polémique de la semaine : l’islam, « Questions à la Une », la RTBF et la référence à « Goebbels ».

Vous assumez votre comparaison avec la désinformation à la Goebbels ?

Mais je n’ai pas voulu faire une telle comparaison. J’aurais dû être plus explicite, car j’ai ouvert la voie à des interprétations qui ne sont pas les miennes. Je n’ai jamais dit que ces journalistes étaient des Goebbels, mais précisé que la technique de la désinformation a eu un maître, celui-là.

De ma part, ce fut une réaction épidermique, avec ce que cela peut avoir de dangereux. Eh oui !, je suis encore un homme politique qui « réagit », au lieu juste de « calculer ». Et en voyant l’émission, j’ai eu la nette impression d’avoir été trompé, manipulé, comme d’autres personnes sollicitées d’ailleurs.

Par mon intervention, j’ai aussi voulu lancer un cri d’alerte par rapport à une évolution particulièrement dommageable consistant, pour ce qui concerne les musulmans, à ne parler que des aspects religieux problématiques, extrémistes, et pas du reste, de l’essentiel.

Reste, donc, que cela n’a rien à voir avec la période nazie…

… Ce n’est pas les années 30 que j’aurais dû évoquer, mais les années 20, avec, comme à l’époque, sur fond de crise, une exacerbation permanente de l’opposition entre les populations d’origine étrangère et de cultures différentes. L’émission me donne l’impression de reculer d’au moins un an dans les efforts que nous faisons pour créer plus de cohésion sociale, de « synergies ».

Vous avez dit tout à l’heure réagir sans calcul. Même électoral ?

C’est d’un ridicule ! Cela fait partie des égouts de la politique. Les gens qui me connaissent savent que ce n’est pas moi.

Source

La police belge aux ordres de l’Etat israélien?


Entretien : MBs

Mis en ligne le 17/04/2012

« Les conventions internationales contre le racisme et la discrimination raciale sont violées

Des manifestations se sont tenues ce lundi à Bruxelles et à Charleroi pour protester contre l’interdiction d’entrer sur son sol formulée dimanche par Israël aux militants de l’opération « Bienvenue en Palestine ». A l’aéroport de Zaventem, plusieurs compagnies (en particulier Brussels Airlines) avaient refusé d’embarquer une centaine de personnes pour Tel Aviv. Entre 100 et 120 manifestants avaient fait entendre leur voix dans le hall des départs et la police belge était intervenue. Bilan : plusieurs arrestations pour trouble à l’ordre public.

Sébastien Courtoy est avocat de la plateforme « Bienvenue en Palestine ». Il a répondu aux questions de La Libre.

La police est intervenue à l’aéroport de Zaventem pour refouler les militants de « Bienvenue en Palestine » qui devaient s’envoler vers Tel-Aviv à destination de Bethléem. Diriez-vous que la police belge est aux ordres du gouvernement israélien

Bien sûr, oui. C’est un constat. Je peux comprendre que l’Etat d’Israël soit souverain et puisse refuser (pour de mauvaises raisons en l’occurrence) l’accès à son territoire d’une série de personnes. En revanche, il est inimaginable que la police belge refuse aux citoyens belges de quitter le territoire belge ! Sur place, j’ai constaté que quand les militants de « Bienvenue en Palestine » ont voulu franchir la frontière, ils se sont fait crosser par la police, ce qui est une violation de la libre circulation des personnes, garantie non seulement par le Traité de Rome, mais qui est aussi un droit constitutionnel.

Je ne vois pas très bien quel serait l’intérêt de la Belgique de mettre des coups de matraque sur ses citoyens, donc c’est effectivement l’Etat israélien qui tient les commandes. Des faits similaires se sont déjà produits par le passé. Et, au lieu de nous aider cette fois-ci, la Belgique fait le boulot à la place de l’Etat israélien. C’est navrant

Aucun pays ne peut donc interdire à une personne de quitter son territoire. Mais ne peut-il pas, en revanche, en interdire l’accès ?

En principe pas, non. Seulement une fois que quelqu’un est sur place, il peut le refouler. La menace brandie par l’Etat israélien auprès des compagnies était d’ailleurs justement de mettre les frais de rapatriement à charge de ces compagnies, plus amendes, et plus menace d’interdiction d’encore atterrir sur les aéroports d’Israël. Un Etat peut édicter tout ce qu’il veut, certes, mais il y a ici une violation flagrante des règles de droit international. Comment un Etat peut-il a priori refuser l’accès à son territoire à des personnes qu’il n’a jamais interrogées pour savoir quel est le but de leur voyage, qu’il n’a jamais fouillées pour voir si elles transportent quelque chose de dangereux, etc. ? Les conventions internationales contre le racisme et la discrimination raciale sont violées !

Selon certaines sources, le ministère des Affaires extérieures aurait “fait exécuter cette décision”. Avez-vous entendu cela ?

Non, mais j’en ai la conviction en effet. Car quelques jours avant le départ avorté de dimanche, en Belgique et dans les autres pays concernés, des représentants du ministère des Affaires étrangères ont convoqué les « chefs » des délégations (là, ils pouvaient être reçus par le ministre, c’est marrant) pour dire qu’ils avaient reçu de l’Etat israélien une liste de persona non grata. Pourquoi l’Etat israëlien s’en cacherait-il, d’ailleurs, puisque tout lui est permis ?

Les compagnies aériennes peuvent-elles légalement être menacées de sanctions ?

Oui. Mais il y aurait une autre solution : arrêter tout commerce avec le pays à l’origine de la menace. Bien sûr, si tout le monde ne voit que son intérêt personnel et ferme les yeux, les compagnies font ce qu’elles ont fait : refouler des gens sans raison. Mais Brussels Airlines aurait pu décider de ne plus desservir Israël Ou alors de transporter les personnes et de les rapatrier : c’était payable.

Etait-ce de la provocation de passer par Israël ?

S’il est impossible d’atterrir en Palestine, c’est parce que tous les aéroports payés avec l’argent des impôts européens ont été détruits là-bas de façon à ce que tous les arrivées et départs soient filtrés par Israël ! Alors la vraie question n’est ni provocation ni terrorisme, mais est : qu’est-ce que l’Etat israélien a à cacher pour refouler ainsi des observateurs étrangers ?

Si un autre Etat qu’Israël avait agi de la même façon, que se serait-il passé ?

Je ne suis pas activiste. Simplement avocat, depuis douze ans. Mais je dis qu’aucun autre Etat n’aurait pu se permettre cela. Vous savez, on ne s’attaque jamais qu’au plus faible. Depuis quatre ou cinq ans, on a des procès d’islamistes en Belgique : on dirait qu’il n’y a d’extrémistes que chez les musulmans…

source : La Libre

Manifestation hier, lundi, devant le Ministère des affaires étrangères, en Palestine ? non, à Bruxelles


Plusieurs scènes se succèdent ici :

– Kaoutar, encore au sol, est invitée par les ambulanciers à monter dans leur camionnette pour d’autres soins. Elle refuse et leurs demande d’aller voir les autres prisonniers, rangés le long du ministère. Certains ayant été blessés au visage.

– Un homme s’approche pour donner de l’eau à Kaoutar, mais les policiers l’en empêchent, et le font prisonnier à son tour.

– Une scène étonnante où deux policiers profitent d’un moment d’inattention (Kaoutar au sol), créent une brèche, et avec d’autres tentent de kidnapper Nadia. Aidée, par ses compagnons, elle arrive à s’en défaire, et peut continuer à manifester… pacifiquement (joyeux anniversaire Nadia!)

ça y est, j’ai compris, nos policiers ont fait un stage en Israël :

Un mort dans l’incendie criminel d’une mosquée à Anderlecht


DIDIER HAINE

lundi 12 mars 2012, 23:09

Une mosquée d’Anderlecht a été incendiée peu avant 19 heures et a complètement brûlé. Une personne est décédée. Des centaines de personnes sous le choc se sont rassemblées devant la mosquée.

Peu avant 19 heures, la mosquée chiite RIDA située, rue du Docteur De Meersman à Anderlecht, a été incendiée et a totalement brûlé. Vers 18h30, un homme s’est introduit dans la mosquée qui accueillait ses fidèles. Il s’agirait d’un Salafi. L’homme est entré armé d’une hache, de deux jerricanes d’essence. Il a d’abord cassé les fenêtres à l’aide de sa hache afin que le feu puisse se propager plus rapidement par la suite. Puis il aurait aspergé d’essence la salle principale de la mosquée, selon certaines sources. Mais cette information n’a pas pu être confirmée. Les fidèles l’ont immobilisé à l’intérieur en attendant l’intervention de la police.

L’iman de la mosquée âgé de 47 ans y a laissé la vie en essayant d’éteindre l’incendie. Il aurait été intoxiqué par la fumée. Vers 18h45, les pompiers avaient déjà sorti une victime légèrement intoxiquée, qui n’avait pas nécessité de soin. La seconde victime, l’imam, est décédée sur place et n’a été retrouvée que sur le coup de 19h30. C’est un témoin qui a vu le pyromane mettre le feu avec de l’essence et qui a immédiatement alerté les policiers. L’incendiaire a pu être interpellé. Des centaines de personnes sont rassemblées pacifiquement devant la mosquée. Ils sont sous le choc, beaucoup de gens sont en pleurs. La police est présente massivement. En fin de soirée, elle tentait d’identifier le suspect via les caméras de surveillance de la mosquée.

Le bourgmestre d’Anderlecht a confirmé qu’une attaque s’est produite contre la mosquée chiite de sa commune. Il semblerait, a ajouté le maïeur, sous réserve des devoirs d’enquête, qu’un seul projectile ait été lancé à l’intérieur du bâtiment et que l’auteur présumé ait été intercepté. Le bourgmestre a confirmé que la victime est décédée par intoxication.

La vice-présidente de l’Exécutif des musulmans de Belgique, Isabelle Praile, qui est elle-même chiite, se déclare « consternée » par le drame. Elle met en cause des extrémistes salafistes. La mosquée chiite Rida a effectivement déjà fait l’objet de menaces salafistes, en 2007. « Le centre islamique Rida, qui est la plus importante mosquée chiite de Bruxelles, avait déjà dû être placée sous la protection de la police, voici quelques années », précise encore Isabelle Praile. « D’après ce que je sais, un des jeunes agresseurs – ils seraient au nombre de trois – aurait évoqué la situation en Syrie pour justifier l’incendie… Je ne peux que déplorer la propagande anti-chiite que véhiculent en Belgique certains Etats, comme le Bahreïn. Manifestement, cela a poussé quelques extrémistes à commettre l’irréparable. J’appelle la communauté chiite de Belgique au calme : il ne faut pas tomber dans le piège de cette provocation. »

Sur Twitter, Fadila Laanan s’est dite « scandalisée par cet attentat dans ma commune contre une Mosquée. Un homme est mort et c’est ignoble. Rien ne peut excuser un tel acte… »

La ministre de l’Intérieur, Joëlle Milquet, a fait savoir lundi soir que, « très choquée par les faits qui se sont produits » dans une mosquée d’Anderlecht où on a déploré un décès, elle condamnait ceux-ci « avec fermeté et indignation ».

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