Radio France Internationale condamnée pour le licenciement d’Alain Ménargues


La cour d’appel de Paris vient de condamner Radio France Internationale (RFI) à verser des centaines de milliers d’euros d’indemnités au journaliste Alain Ménargues, licencié en 2004 parce qu’il avait osé rappeler une évidence, le caractère raciste de l’Etat d’Israël.

Alain Ménargues était directeur-général adjoint de RFI en octobre 2004, lorsqu’une campagne vénimeuse fut lancée contre lui par le lobby sioniste, qui disposait déjà, à cette époque, de puissants relais à l’intérieur de la station. Le responsable de la communication de RFI, par exemple, est l’un des animateurs de l’Association pour le Bien-Etre du Soldat Israélien, spécialisée dans la collecte d’argent pour l’armée israélienne.

Le crime de Ménargues ? Avoir rendu compte, de longue date, des crimes de l’armée israélienne au Proche-Orient, que ce soit dans ses reportages ou dans ses livres. Alain Ménargues connaît bien la région, pour avoir été notamment correspondant de Radio-France à Beyrouth pendant de nombreuses années.

Alain Ménargues a ainsi révélé, dans son livre « Les secrets de la guerre du Liban », comment, lors du massacre des Palestiniens à Sabra et Chatila en 1982 à Beyrouth, l’armée israélienne ne s’était pas contentée de fournir un soutien logistique à ses supplétifs des milices phalangistes (fascistes) libanaises, mais qu’elle avait aussi participé, directement, aux éxécutions sommaires de civils palestiniens désarmés.

Dans un autre livre, « Le Mur de Sharon », paru en 2004 (avant d’être mis sous le boisseau), Ménargues explique, entre autres, comment l’idéologie sioniste fondatrice de l’Etat d’Israël conduit inexorablement à une politique d’exclusion des populations non juives, palestiniennes.

L’accusation d’antisémitisme fut alors brandie, terrorisant les plus pleutres des journalistes de RFI, c’est-à-dire pas mal de monde quand même, et Ménargues fut promptement viré. Depuis lors, les éliminations ou mises à l’écart des émissions ou éléments suspects se sont succédées à RFI, dont la direction, confiée à Ockrent, la femme du ministre des Affaires étrangères Kouchner, licencie maintenant par charettes entières.

Alain Ménargues avait rapidement porté plainte, devant le tribunal des Prud’hommes, pour ce licenciement abusif. Il avait perdu.

SUITE

La revue The Lancet retire de son blogue un article consacré à Gaza.


L’auteur de l’article s’explique

vendredi 6 mars 2009 – 06h:07

Aucune erreur spécifique, ni une quelconque correction… n’ont été suggérées… Une lettre, rédigée par quatre Israéliens, objectant à l’article, a été publiée… Le Dr. Swee répond ici à ces péripéties et développe les chiffres avancés.

Le chiffre de 1,5 million de tonnes d’explosifs est, de notre point de vue, une estimation extrêmement prudente. Ceux qui ont des doutes à cet égard doivent venir ici, pour voir.

Le 2 février, le site internet Global Health Network online, de la revue médicale britannique The Lancet Medical Journal, a publié l’article Les blessures de Gaza (The Wounds of Gaza), des Drs Swee Ang et Ghassan Abu Sitta. Cet article avait été publié initialement par notre site Pulsemedia. The Lancet avait introduit l’article en ces termes :

« Deux chirurgiens britanniques, le Dr Ghassan Abu Sitta et le Dr Swee Ang, ont réussi à pénétrer à Gaza pendant l’invasion israélienne. Ils décrivent ci-après ce qu’ils ont vécu, font part de leur point de vue, et concluent que la population de Gaza est extrêmement vulnérable et sans défense, dans l’éventualité d’une nouvelle attaque israélienne ».

SUITE

Le tribunal correctionnel de Lyon relaxe Siné


LE MONDE | 25.02.09 |

« De même qu’une société démocratique implique que les athées, voire les antireligieux, tolèrent que les croyants manifestent paisiblement leur religion, ces derniers doivent également tolérer la critique exprimée librement par les athées car les systèmes religieux ne forment pas des ensembles intouchables ou tabous », dit le jugement rendu mardi 24 février par le tribunal correctionnel de Lyon.

Maurice Sinet, 80 ans, dit Siné, a été relaxé. Le dessinateur était poursuivi pour incitation à la haine raciale par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme à la suite de deux chroniques parues dans Charlie Hebdo en juin et juillet 2008.

Le jugement estime que « la liberté d’expression et la liberté de religion sont d’égale valeur : l’une ne supplante pas l’autre ». « Le bouffon joue un rôle éminent dans la défense des libertés », a commenté Fernand Schir, président de la 6e chambre de la presse.
Richard Schittly

Alerte : CAPJPO-EuroPalestine menacé


Nous venons de prendre connaissance d’une plainte déposée contre CAPJPO-EuroPalestine par L’ADEFDROMIL (Association de défense des droits des militaires à propos de nos positions) sur l’Afghanistan et plus particulièrement d’expressions que nous avons utilisées dans l’un de nos articles.

Parallèlement, le député député UMP Damien Meslot a demandé rien moins que l’interdiction de notre site et la dissolution de l’association CAPJPO-EuroPalestine. Ceci est une manifestation de plus des restrictions de la liberté d’expression en France. Nos positions sont pourtant claires.

SUITE

Thierry Meyssan n’est plus protégé depuis l’arrivée de Sarkozy et a quitté la France


Voir les très intéressantes interviews de Thierry Meyssan ici; elles traitent notamment du Moyen-Orient, mais aussi des dangers qui nous guettent en Europe

par Silvia Cattori

Quand on entend Thierry Meyssan, et quand on a la chance de le rencontrer, de converser avec lui, on est à chaque fois impressionné par ses capacités d’analyse, son sérieux et sa clarté d’esprit ; et charmé par sa gentillesse, sa modestie.

Et on ne comprend pas comment dans un grand pays comme la France, tous les médias, gauche et droite confondues, en sont arrivés à le diffamer, puis à le maintenir au ban de la société, depuis ce jour où il est devenu célèbre pour son livre : L’effroyable imposture, un succès de librairie pourtant mérité.

Si l’on comprend bien pourquoi le Président Bush considère Thierry Meyssan comme l’homme à abattre et a demandé à ce que la France le mette sur la liste des « terroristes », on a du mal a comprendre pourquoi, non seulement le quotidien Le Monde et Libération, mais aussi la gauche et les sites altermondialistes, l’ont traîné dans la boue, pour l’isoler, le faire taire.

Et on ne comprend pas pourquoi il ne se soit trouvé personne, y compris dans les rangs progressistes, pour se dresser pour sa défense, alors qu’il avait écrit le livre qu’il fallait écrire, où il posait les questions que toute personne sensée aurait dû se poser sur ce qui s’était réellement passé le 11 septembre 2001 et sur les perspectives terrifiantes que ces questions ouvraient.

Les censeurs, ceux qui excluent tel ou tel auteur d’un journal, d’un site, sont connus de nous tous. Il suffit d’observer ce que chaque media dominant ou progressiste diffuse pour savoir qui est exclut du débat.

Les lecteurs ne sont pas dupes ! Ils savent reconnaitre les voix qui ne se sont pas asservies aux vérités officielles.

Quant à ceux qui ne savent pas encore, s’ils ont l’occasion d’entendre la voix de Thierry Meyssan, ils comprendront eux aussi, pourquoi les gens qui dévoilent les vrais enjeux apparaissent comme une menace pour les grands et petits pouvoirs en place. Et pourquoi on cherche à les museler.

Silvia Cattori

Joffrin, journaliste, juge de Siné : une question « factuelle »


par ALTER INFO

Joffrin, journaliste, juge de Siné : une question « factuelle », dit-il
Une phrase de Siné a mobilisé contre elle et son prétendu antisémitisme les grandes consciences sans lesquelles nous ne saurions pas quoi penser [1]

De Philippe Val, écrivions-nous, nous n’avons, provisoirement, rien à dire que nous n’ayons déjà dit depuis longtemps, tant ses qualités de patron de presse et de journaliste, attachés l’un et l’autre à un usage immodéré des calomnies, nous sont depuis longtemps familières. De Bernard-Henri Lévy, écrivions-nous aussi, nous ne dirons, provisoirement, rien de plus : c’est grâce à son propre soleil qu’il brille à tous propos et en toutes saisons.

Laurent Joffrin, en revanche, en sa double qualité de journaliste et tenancier de la « Maison commune de toute la gauche » (c’est ainsi qu’il présente Libération [2]…) mérite tout notre attention (que nous aurions pu accorder, il est vrai, à quelques autres). Il la mérite d’autant plus que dans le jour où il éditorialise, il saute de surcroît de « rebond » en « rebond ». Consacré à la phrase de Siné, un premier « rebond » – « Charlie Hebdo : sanctionner l’antisémitisme » – nous avait déjà valu d’éprouvantes leçons d’arrogance et d’ignorance. Quant au second …

Voir l’article ici

en sinep.s.

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑