De crainte d’être arrêté, Ehud Barak renonce à sa visite en France


dimanche 13 juin 2010 – par Gilles Devers

Le Ministère des affaires étrangères israélien annonce qu’Ehud BARAK renonce à sa visite en France, ce lundi 14 juin 2010.

Le motif invoqué est la crainte d’être arrêté en raison de sa responsabilité, publiquement revendiquée, dans l’attaque sanglante de la flottille internationale à vocation humanitaire FREE GAZA, dans les eaux internationales entre Chypre et la bande de Gaza, dans la nuit du 31 mai 2010.

Les humanitaires, en accord avec la résolution 1860 du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui condamne le blocus israélien de GAZA, tentaient d’acheminer des produits et matériels de première nécessité.

Le juge français a compétence universelle pour connaître des crimes commis en haute mer, laquelle, n’appartenant à personne, doit être protégée par tous.

Il suffit que l’auteur présumé des crimes se trouve sur le territoire français (article 689-1 du Code de Procédure Pénale) pour relever du Juge répressif français.

Ainsi, sur plainte avec constitution de partie civile d’une quelconque victime, française ou non, est-il compétent pour instruire, et prendre toutes mesures contraignantes à l’égard de tout individu ayant commandité ou exécuté les meurtres voire assassinats, enlèvements, séquestrations, détournements de navires ou s’en étant rendu complice.

Les humanitaires français du CBSP et de la CCIPPP ainsi que des participants étrangers, sont prêts à déposer une telle plainte, par l’intermédiaire de leurs avocats, Maîtres Liliane GLOCK du barreau de NANCY pour le CBSP (Comité de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens) et Gilles DEVERS du barreau de LYON pour la CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien).

source

« C’est la cupidité des multinationales qui est responsable de Bhopal »-


Interview de Rachna Dhingra, International Campaign for Justice in Bhopal (ICJB)

Le 3 décembre dernier coïncidait avec le 25e anniversaire de la catastrophe de Bhopal, le pire accident chimique de tous les temps. La Coordination contre les méfaits de Bayer s’est entretenue à cette occasion avec Rachna Dhingra (32 ans) de l’ « International Campaign for Justice in Bhopal» (Campagne internationale pour la justice à Bhopal).

Rachna, pourquoi êtes-vous engagée dans la Campagne internationale pour la justice à Bhopal ?
C’est toujours une expérience personnelle qui motive nos engagements. Pour moi, ç’a été la découverte que l’entreprise pour laquelle je travaille faisait passer ses profits avant le bien-être des humains (Remarque : il s’agit en l’occurrence de la multinationale Down Chemical, qui a repris en 2001 Union Carbide, patron de l’usine de Bhopal au moment des faits). Je suis venue à Bhopal pour soutenir les survivants dans leur lutte pour une meilleure prise en charge sur le plan sanitaire, une eau potable de bonne qualité et des poursuites pénales à l’encontre des personnes et entreprises responsables. Un quart de siècle à attendre qu’on vous fasse justice, c’est long, et j’espère que tous obtiendront enfin justice.

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Traduit par Michèle Mialane